Chapitre 07

Le trio de sorciers s'installait doucement mais sûrement, cela faisait quelques jours qu'ils avaient vu Jean Claude, ils avaient décidé de rester au Manoir pour finir d'emménager. Meredith avait enfin pu enterrer Hedwige, pour cela elle avait choisit une place sous le saule pleureur près des rives du Mississippi, Sirius avait même installé une balancelle pour profiter de la beauté du paysage, et il pensait à acheter un bateau pour se promener sur le fleuve, il avait déjà prévu d'avoir plusieurs véhicules qu'il modifierait comme il avait charmé sa moto lorsqu'il était plus jeune. Elle aimait s'installer avec son nouveau chevalet ou son cahier d'esquisses tout en rêvant à la possibilité que sa belle chouette puisse être avec elle.

En plus de cela, elle avait eu sa première rencontre avec la guérisseuse de l'esprit, c'était une jeune femme d'une vingtaine d'année qui possédait aussi un diplôme en psychologie infantile, elle était gentille et patiente. Elles avaient discuté presque deux heures puis Emma avait rejoint Remus et Sirius pour leur donner une idée de l'état d'esprit de leur fille.

Meredith n'était pas aussi brisée qu'ils l'avaient tous cru. Oui, elle avait vécu l'enfer et oui il faudra du temps pour s'en remettre mais elle avait comprit que ce qui était arrivé n'était en rien sa faute, qu'elle n'était qu'une victime des travers des autres... La jeune sorcière savait que tout ce qui lui était arrivé n'était pas de son fait, les véritables coupables étaient Vernon et Dumbledore. Personnes d'autres !

Emma les avait prévenu que la plus grosse difficulté de l'adolescente n'allait pas être l'acceptation, non cela allait être la sécurité... Elle avait besoin de savoir qu'elle était en sécurité, pour cela elle risquait de régresser pour se comporter comme une petite fille, si cela arrivait ils devaient juste suivre le courant, faire avec et lui confirmer qu'elle ne risquait rien. Cela lui permettrait aussi d'avoir une sorte d'enfance, ce qu'elle n'avait jamais pu avoir à ce jour.

Sirius et Remus ne savaient pas comment prendre cela mais ils savaient qu'ils feraient tout pour prendre soin de leur petite fille, ils détruiraient le monde si besoin pour qu'elle soit en sécurité. Ils avaient déjà décidé qu'ils tueraient pour elle et ne mourraient pas. L'un comme l'autre étaient toujours passablement énervés par le comportement des deux métamorphes et du vampire... Ils avaient comprit qu'ils allaient surement avoir des problèmes surtout avec le léopard et la louve, il était clair qu'ils étaient tous les deux des sadiques mais ils ne savaient pas qui ils avaient en face et ce que les deux sorciers étaient capables de faire pour prendre soin de leur charge.

Remus avait beaucoup médité et put discuter à de nombreuses reprises avec son loup intérieur, ils avaient trouvé un accord pour que la protection de leur louveteau soit toujours la priorité numéro une. Grâce à cela il était maintenant capable de changer à volonté, même si cela ne se passait pas comme les métamorphes d'après les recherches qu'il avait fait, en effet, il avait réussit à trouver quelques ouvrages via l'aide du MACUSA et il était écrit que les métamorphes changeaient à volonté mais à chaque transformation apparaissait une sorte de glu, de même les vêtements étaient détruits et il fallait du repos ainsi que de la viande pour que l'animal se sente bien... Pour Moony cela ne se passait pas ainsi, il n'y avait ni glu ni repos, seulement les vêtements étaient détruits. Il se sentait en meilleur santé par rapport à avant : plus fort, plus puissant, plus rapide... Ses sens s'étaient encore améliorés et ses airs de mauvaise santé avaient complètement disparu... Fini l'homme trop maigre, les cicatrices et les cheveux gris... Avec l'acceptation était venue une nouvelle jeunesse pour le loup-garou.

Avant il avait une forme difforme, stoppé entre un humain et un loup se tenant sur ses deux pattes arrières, les poils ne recouvrant pas entièrement son corps et sa tête bloquée entre les deux... C'était fini ! Lors de son premier changement il fut étonné... Il était maintenant un bel et grand loup... Il devait mesurer 1m40 au garrot pour 2 mètres de longueur et un poids de 150 kg, ce n'était qu'une estimation. Il avait de beaux yeux ambres et son pelage était un dégradé de noir vers le blanc, le haut de son corps était entièrement noir et plus il descendait et se dirigeait vers ses pattes plus il s'éclaircissait au point que le bout de ses pattes et de sa queue était blanc. Maintenant la question était de savoir pourquoi sa transformation était si différente que les autres... Pour le moment il avait tablé sur sa magie... Il ne voyait pas ce que cela pourrait être d'autre de toute façon.

Sirius avait toujours eu un secret depuis son adolescence... Il l'avait gardé par honte, il avait tellement voulu se séparer de tout ce qui faisait de lui un Black, un sorcier sombre alors il avait quelque peu modifié sa véritable forme Animagus... Il se transformait en gros chien noir, avec des airs de Sinistros mais restait tout de même un chien... Mais en réalité sa forme Animagus était magique car il était un véritable Sinistros. Il décida que pour prendre soin de Meredith il avait besoin, comme Remus, d'accepter tout ce qu'il était et ainsi pour la première fois il accepta sa forme de Sinistros. A cause de cela lorsqu'il se transforma la première fois il avait prit des centimètres de l'épaisseur... Avant il avait la taille d'un gros chien comme un Mastiff, maintenant il était encore plus grand et plus épais... Il faisait la taille d'un petit cheval avec ses un mètre vingt au garrot et ses presque deux mètres de long... En poids il devait facilement peser 150 kg... Il était à peine plus petit que Moony. Son pelade était entièrement noir, comme l'ébène, pas une touche de couleurs ou même de blanc... et ses yeux étaient rouge comme l'enfer... Avec cette acceptation il avait lui aussi obtenu quelques changements : vitesse, force, puissance, sens... Pas au niveau de son ami mais s'en approchant de près.

Ils s'installaient ainsi tous les trois dans une petite routine... Remus travaillait actuellement sur un bracelet pouvant protéger ses vêtements ou les emmagasiner pour qu'ainsi il ne finisse pas nu à chaque fois qu'il redevenait humain après une transformation. Meredith adorait Moony, elle avait prit l'habitude le soir de s'enfoncer dans son pelade pour lire un livre ou regarder un film une à deux fois dans la semaine, parfois plus.

Un matin, presque dix jours après cette première rencontre, Meredith se leva en plein milieu de la nuit... Elle avait fait un étrange rêve alors elle attrapa la peluche que ses papas lui avaient offert qui était un petit faon tout noir avec le ventre blanc en souvenir de son surnom lorsqu'elle était petite qui était Bambi. Elle était vêtue de son pyjama, c'était une robe de nuit verte avec des fleurs dessus. Elle se leva tout en tenant sa peluche d'une main et son pouce dans sa bouche et marcha jusqu'à la chambre de ses papas, elle entra doucement et s'approcha, elle vit qu'il dormait, elle tapa doucement sur la main de son papa Siri et lorsqu'il ouvrit les yeux il la vit.

- Ma puce que fais-tu ici ?

- Je peux dormir avec vous ?

Sirius regarda Meredith et vit comment elle se comportait...

- Quel âge as-tu aujourd'hui ?

- J'ai six ans papa Siri... Alors je peux ?

- Bien sûr, viens ma puce...

Il s'écarta doucement et fit de la place au centre et l'aida à monter dans le lit.

- Veux-tu me dire pourquoi tu voulais dormir avec nous ?

- J'ai fait des rêves étranges...

- Tu veux nous raconter louveteau ? grogna doucement une voix.

- Papa Rémi... Je... Je...

- On ne dira rien ne t'inquiète pas... et tu sais que tu n'es pas obligé...

- J'ai vu grand-frère Nev...

- Grand-frère Nev ?

- Neville... Tu sais... Il a des potions et d'autres choses comme moi... Et puis mes démons jumeaux aussi... Leur maman est méchante avec eux et ... elle veut pas qu'ils soient heureux... Alors avec le grand méchant pas beau avec des cheveux blancs sur son visage ils vont donner des mauvaises potions... Mais pas qu'eux... la méchante Ginny aussi... Elle veut avoir un mari riche alors elle va donner des potions à cousin Draco... Et puis... Ron... Ronald il est pas content que je sois plus là alors comme Ginny il va donner des potions mais à Luna... Et... J'ai eu peur alors je suis venue...

Les deux hommes se regardèrent quelques instants en silence, réconfortant doucement Meredith avant que Remus parle doucement.

- Ma chérie... Est-ce que cela pose un problème si on dit tout à Tom et Severus ? Ils pourront aider tout le monde et empêcher que cela arrive.

- Vraiment ? Vraiment ?

- Vraiment...

- Alors oui... Et puis tu pourras dire à Tonton Sev et Mama Bella qu'ils peuvent aussi s'il te plait ?

- Tonton Sev ? Mama Bella ?

- Oui... Ils sont pas heureux et puis Mama Bella elle aime pas son mari alors elle veut partir et elle est gentille ...

Et alors qu'elle finissait sa phrase elle s'endormit doucement.

- Rémi... Tu crois qu'elle parle de Severus et de Bellatrix ? murmura Sirius

- Je... je crois... Je me demande comment elle sait tout ça... Elle n'est pas une voyante...

- Je ne sais pas ... J'espère qu'elle n'aurait rien de pire que ce qu'elle a vu cette nuit. Allez dormons, on préviendra tout le monde en se levant, quelques heures de plus ne changera pas grand chose maintenant...

Ils se rallongèrent et enfermèrent Merry dans leur bras avant de s'endormir. Quelques heures plus tard, ils étaient debout, dans leur cuisine se préparant un café tout en pensant à ce qu'ils avaient apprit dans la nuit.

- Je pense qu'il serait bien d'envoyer un miroir à Thomas pour parler plus facilement qu'échanger des lettres ou passer par la cheminée ce que je n'ai jamais vraiment aimé... Dommage qu'il n'ai pas un portable cela nous aiderais pas mal...

- Ouais, le miroir est déjà bien... Tu vas en chercher un ? demanda Sirius

- J'arrive.

Remus partit dans le bureau pour prendre un des miroirs se trouvant dans un tiroir et revint dans la cuisine où une tasse l'attendait avec une assiette préparée par Winky. Ils prirent quelques instants de plus pour écrire une lettre en envoyèrent le tout via la boîte postale que leur avait fournit les gobelins. Ils décidèrent de garder le double avec eux en attendant un contact. Aujourd'hui ils devaient parler de ce qu'ils allaient faire de leur avenir... Ils pensaient de plus en plus à ouvrir une boutique dans le District puisqu'ils avaient l'entrepôt. Ce n'était pas pour l'argent mais plus le désir de ne pas rester toute la journée à la maison à ne rien faire.

Et alors qu'ils mangeaient ils entendirent Meredith descendre les escaliers et venir vers eux. Elle était lavée et habillée, mais toujours une petite fille. Elle devait avoir eu l'aide de Winky, elle portait une robe avec la partie haute à manche trois-quarts et entièrement noire et la partie jupe qui était en tartan rouge et noire avec une ceinture pour marqué la taille, elle avait un collant sombre et une paire de ballerine. Elle avait ses cheveux coiffés de deux couettes hautes de chaque côté de sa tête avec des petits nœuds rouges. Elle était adorable on ne pouvait lui nier ça.

- Bonjour Papa Siri. Bonjour Papa Rémi. Je peux avoir des pancakes aujourd'hui s'il te plait ?

- Bonjour à toi aussi et oui tu peux. Viens t'asseoir.

Remus lui fit une place et posa une assiette devant elle avec un verre de lait.

- Alors bien dormi ?

- Oui j'ai vu Mama Belle Morte. Elle n'était pas contente...

- Et pourquoi cela ?

- Elle a dit que Jean Claude avait été méchant, qu'elle l'avait disputé et que si il était encore un méchant vampire elle viendrait lui mettre une fessée et le mettre au coin...

Alors qu'elle disait ça elle pencha la tête sur le côté et regarda Remus.

- Dis... Si je suis méchante j'aurais aussi une fessée ? Je veux pas de fessée...

- Non princesse... SI tu es méchante tu iras au coin mais jamais tu ne sera frappé et si quelqu'un te fait du mal comme ça tu nous le dis et on s'en occupera d'accord ?

- D'accord.

Elle reprit son repas tranquillement laissant les deux adultes plongés dans leur pensées. Il était clair pour eux que lorsque Belle Morte avait parlé de fessée et de coin cela voulait dire tout autre chose mais si elle avait eu à faire à Merry de six ans il était normal qu'elle avait fait attention à ses propos...

- Oh... J'ai un message de Mama Belle Morte pour vous...

- Et qu'est-ce que ce serait ?

- Qu'on doit aller revoir Jean Claude il ne sera plus méchant avec moi... Et si le méchant chat et la méchante chienne reviennent vous pouvez leur frapper le bout du nez comme les animaux qui sont pas gentils pour leur apprendre...

- D'a... D'accord ma puce. Bien... Nous irons...

- Tu crois qu'on peut y aller ce soir ?

- Et pourquoi ce soir ?

- J'ai vu dans le journal qu'il y avait un spectacle avec un grand serpent ce soir... et j'aime les serpents... S'il te plait papa... s'il te plait s'il te plait s'il te plait...

- D'accord D'accord... On peut y aller ce soir, coupa Sirius. Si on ne peut pas le voir on verra au moins le spectacle.

Après cela ils finirent leur repas avant de s'installer devant un film. Il n'y avait pas grand chose à faire aujourd'hui surtout avec une jeune sorcière pensant avoir six ans. Heureusement elle était du genre calme, elle ne cherchait pas vraiment à faire de bêtises. La journée passa tranquillement, ils furent interrompu par l'appel de Thomas à qui ils expliquèrent ce qu'ils avaient apprit, celui-ci promit de voir ce qu'il pouvait faire. Il leur confirma aussi que Severus et Bellatrix pensaient à quitter l'Angleterre car ils ne sentaient vraiment plus à leur place... Tous les deux étaient mal vu pour des choses hors de leurs mains et ce n'était clairement pas une vie. Remus lui dit qu'ils pouvaient venir s'il le désirait, il y avait assez de place dans le Manoir pour encore une dizaine de personnes facilement sans faire d'agrandissement et vu la taille du terrain cela était aussi faisable, de plus ils possédaient une grande cave donc Severus pourrait créer son laboratoire sans difficultés.

Ils quittèrent la maison pour le Cirque des Damnés, le soleil se couchait et la nuit prenait son ampleur. Les visiteurs étaient déjà bien présents. Un bouquet de spots surplombait l'entrée, déchirant la nuit de leur lumière et atténuant l'éclat multicolore des lettres néon qui composaient les mots Cirque des Damnés. Des clowns démoniaques dansaient autour en une pantomime étrangement figée. Des panneaux de tissus recouvraient les parois : l'un montrait un homme écorché ; le suivant une cérémonie vaudou ; le troisième des zombies s'arrachaient de leur tombe. Cela amusa le trio lorsqu'ils virent que les clowns possédaient des canines pointues.

De la chaleur et du bruit montaient de l'intérieur : ceux de centaines de corps pressés ensemble dans un espace clos. Le brouhaha était pareil au ressac de l'océan. Une suite de mots indistincts. Il y avait beaucoup de familles. Papa, maman et les enfants. Les gamins avaient des ballons attachés au poignet et de la barbe à papa sur la figure. Ça sentait la fête foraine : les épis de maïs grillés, les beignets au sucre et la transpiration. Le trio humait aussi une odeur plus discrète que seul les sens améliorés des surnaturels pouvaient trouver : le sang, c'était léger mais bien présent.

Et alors qu'ils se promenaient, ils passaient devant des dizaines de stand différents proposant diverses choses allant de la classique confiserie de fête foraine : barbe à papa, pomme d'amour, chichis, churros, ... au spectacle de zombie... Même la pêche aux canards était quelque peu différente puisque l'eau était rouge, les canards noirs et ils avaient des dents de vampires. Merry, toujours une petite fille, joua et devint l'heureuse détentrice d'un diadème noire sertit de pierres rouges et un sceptre assortit. Remus et Sirius jouèrent aussi à quelques jeux comme le chamboul'tout, le tir à la carabine, les anneaux... Ils étaient assez agile et précis et ainsi ils purent obtenir plusieurs peluches à la jeune fille, toutes étaient sur le thème du Cirque des Damnés donc pas de licorne, ou de nounours tout mignon... Non ici vous aviez des vampires, des métamorphes, des chauve-souris, des araignées, des serpents... les nounours avaient des dents de vampires ou des crocs de métamorphes avec des griffes et des gouttes de sang... Rien n'aurait dépareillé avec Halloween. Enfin il fut l'heure de se rendre au chapiteau où aurait lieu le spectacle, il était prévu qu'ils y soient avec de l'avance pour parler à Jean Claude. Remus avait prit le temps dans la journée pour appeler le vampire, et laisser un message pour prévenir de leur passage.

Ils marchèrent donc vers leur rendez-vous, les bras chargés, ils trouvèrent un coin discret où les peluches furent données à Dobby qui vint à leur appel. Meredith ne gardant que le diadème, le sceptre et une peluche serpent qu'elle nomma Serpy... Pas original mais cela fonctionnait.

Ils arrivèrent à une énorme tente bleu rappelant celle des cirques d'autrefois. A l'entrée, un homme en redingote rayée s'époumonait :

- Le spectacle va commencer ! Entrez, messieurs dames ! Venez voir le plus gros cobra du monde ! Venez admirer Shahar, notre séduisante charmeuse de serpents ! Nous vous garantissons une soirée inoubliables ! Une file de gens présentaient leur ticket à une jeune femme qui les déchirait et leur en rendait un morceau. Ils n'eurent pas le temps de décider quoi faire car un homme sortit de la foule et s'approcha d'eux. Il était plus grand que Meredith mais plus petit que les deux sorciers, avec des yeux d'un bleu limpide et des cheveux blonds bouclés qui lui tombaient sur les épaules. Il portait une chemise bleu clair dont les manches relevées révélaient des avant-bras musclés. Un jean moulant soulignait ses hanches minces et dissimulait presque la pointe de ses bottes de cow-boy. Il leur sourit, révélant des dents très blanches.

- Vous êtes les Black ?

Ils ne répondirent pas. Ce n'était pas toujours une bonne idée de révéler son identité à des inconnus.

- Jean Claude m'a demandé de vous attendre...

Il avait une voix douce et hésitante, presque enfantine.

- Comment vous appelez-vous ? demanda doucement Meredith.

Son sourire s'élargit.

- Stephen.

Il leur tendit la main pour qu'ils puissent la serrer.

Il avait une poigne ferme, mais pas au point de leur broyer les mains, pas qu'il aurait pu mais quand même.

- Suivez-moi, je vous prie, dit-il avec une politesse de serveur.

Avec cela il se retourna et avança directement à l'avant de la queue, fit un signe à la femme à l'entrée et entra à l'intérieur. Des rangées de gradins montaient jusqu'aux parois de la tente, entourant une piste circulaire. Presque tous les sièges étaient occupés. Shahar et son cobra allaient donner une représentation à guichet fermé. Stephen monta quelques marches de ciment. Donc, malgré son aspect, la tente était une structure permanente, une sorte de mini-Colisée. Les sorciers suivirent tranquillement le métamorphe, avec Meredith se tenant entre eux. Ils avaient rapidement comprit que Stephen était un loup-garou, un jeune, soumis de surcroit mais ne le connaissant pas il pouvait toujours être un risque.

Arrivés en haut, ils regardèrent vers la piste. Elle semblait plus petite vue d'ici. C'était encore le temps de l'installation, d'ici ils avaient aussi une vue partielle des coulisses qui se trouvait derrière une rideau, ils pouvaient ainsi voir que deux colosses vêtus d'un pagne se préparer à entrer en scène avec une sorte de cariole, à côté se tenait une femme à la peau très mate en costume de danseuse hollywoodienne. Son épaisse chevelure noire cascadait jusqu'à ses chevilles.

- Papa Siri... Je pourrais voir le spectacle hein ?

- Bien sûr... Tu dis Bonjour à Jean Claude et on redescendra... On pourra toujours lui parler après le spectacle.

Elle laissa échapper un cri de joie avant de revenir vers la porte, attendant impatiemment qu'ils arrivent pour en finir avec cette partie.

- Jean Claude est à l'intérieur, déclara-t-il, une lueur amusée pétillant dans ses yeux bleus.

- Tu viens ? questionna Remus.

- Non... J'ai quelqu'un que je dois récupérer à l'entrée... Je vous laisse ici.

- Merci pour avoir fait le guide alors.

Remus poussa la porte et entra suivit des deux autres. Ils avancèrent vers la loge. Celle-ci était plongée dans le noir. Les vampires n'ont pas besoin de lumière. La loge ressemblait à un placard tapissé de rideaux. Remus tendit l'oreille. Il écarta les rideaux. Une porte était là. Le battant était en bois épais, avec des feuilles sculptées. La poignée ronde était blanche, des petites fleurs roses peintes au centre. Il tourna la poignée et poussa la porte jusqu'à ce qu'elle touche le mur, de l'autre côté. Le papier peint était blanc cassé avec des motifs dorés, argentés et cuivrés qui produisaient un effet vaguement oriental. La moquette était noire. Un lit à baldaquin occupait tout le mur de gauche. Les rideaux de gaze noire étaient tirés, mais il distinguait une silhouette endormir dans un nid de couverture noires et de draps écarlates. D'après la courbe de la poitrine, il s'agissait d'un homme, mais ses cheveux bruns couvraient son visage tel un linceul. Un canapé noir garni de coussins rouge sang se dressait contre le mur du fond, et une bergère assortie contre celui de droite.

Quant à Jean Claude, il était assis au bord du canapé. Il portait un jean noir rentré dans des bottes de cuir qui lui montaient jusqu'aux genoux. Le col de dentelle de sa chemise blanche était fermé par une broche de rubis grosse comme le pouce. Les manches bouffantes étaient nouées aux poignets, et des manchettes de dentelles couvraient ses mains, ne laissant apercevoir que le bout de ses doigts.

- Dis Papa Siri... Tu crois que je peux avoir une chemise comme ça ? C'est jolie...

- Et bien je ne vois pas pourquoi... Il faut demander à Jean Claude où il les trouve par contre.

- Ha...

Meredith se tourna vers le vampire.

- Bonjour Jean Claude... Où est-ce que l'on trouve des chemises comme ça ? J'aimerais bien en avoir une ...

- Mon enfant... Je verrais à t'en faire envoyer quelques-unes si tu veux...

- Merci, s'écria-t-elle avec un grand sourire.

- Des grandes tailles, elle aime les hauts larges, précisa Remus. Elle pourra s'en faire une robe ou une tunique comme ça.

Meredith regarda autour d'elle avant de s'intéresser à ce qui se disait.

- Vous vouliez me voir ? questionna le vampire.

- Mama Belle Morte a dit que tu étais gentil alors j'ai dit qu'on te verrait... Papa Siri je veux voir le serpent...

- Remus, moi ou toi ?

- Tu expliques et j'y vais ?

- Ok. Papa Rémi va aller avec toi d'accord ?

- D'accord.

Merry prit la main de Remus et le tira vers la porte, le spectacle allait bientôt commencer. Ils redescendirent rapidement les escaliers et prirent une des derniers places disponibles, ils étaient assez proche de la piste. Ils étaient arrivés à temps puisqu'à peine assis que les lumières baissèrent, des spots s'allumèrent et une musique de fond débuta. Les colosses qu'ils avaient repéré plus tôt entrèrent en scène en tirant leur charrette et dessus il y avait en plus la jeune femme qui dansait au rythme de la musique, elle était envoûtante.

Remus alors qu'il regardait la scène continuait à garder un œil sur les escaliers, il vit une femme suivre Stephen et monter les escaliers, elle avait une odeur de mort, de sang et de poudre... Qui était-elle ?

Des cris de stupeur montèrent de la foule. Remus se reconcentra vers la piste et vit un gros serpent. Avec des anneaux noirs et blanc cassé, des écailles qui luisaient dans la lumière des projecteurs et une tête de cinquante centimètres de large au bas mot. Gonflée, sa capuche faisait la taille d'une parabole. Il siffla, dardant une langue pareille à un fouet.

Meredith regardait l'immense serpent, elle l'adorait, il était magnifique et il n'était pas aussi grand que le Basilic... Elle se sentait redevenir elle-même en même temps que le serpent sifflait. Il y avait un danger lorsque le sens de ce qu'il disait se fit comprendre. Il n'était pas heureux.

§- Encore ? Je veux être libre... Libérez moi ...§

Meredith n'aimait pas ce qu'elle entendait. La femme se laissa tomber à terre devant le serpent et appuya son front sur le sol en signe d'obéissance. Elle le considérait comme un dieu ? ... Pauvre bête.

Puis elle se releva et dansa sous le regard myope du cobra se transformant en flûte vivante. Les deux sorciers espéraient qu'elle ne commettrait aucune erreur. Le poison n'aurait pas le temps de la tuer : les crocs de l'animal étaient énormes, ils la transperceraient comme des épées. Elle mourrait d'une hémorragie bien avant que le venin commence à agir. Ils sentaient la magie. Était-ce ainsi qu'elle métrisait la créature ? Il était clair que ce n'était pas un cobra ordinaire.

Plus la magie montait et plus Remus sentait Meredith se tendre.

- Merry ?

- Remus... Je pense que ça va mal finir... Le serpent il n'est pas heureux... Et je ne crois pas que la femme pourra le tenir encore longtemps..

Au moment où elle disait ça, le cobra sortit de sa transe et attaqua d'un coup vif, en quelques instants la femme avait été mordu, son corps presque séparé en deux et un des colosses avait suivit le même destin. Le temps sembla comme s'arrêter avant que le public commence à hurler et à fuir vers les sorties, pendant ce temps Remus et Meredith s'étaient levé et se fixaient.

- Merry ? Que dit-il ?

§ - Tuer ! Vous allez mourir ! Je suis libre ! §

- Il a faim et il est en colère. Je...

Elle n'eut pas le temps de finir que des métamorphes entrèrent sur la piste pour attaquer le serpent... Non elle ne pouvait pas laisser cela se faire sans au moins essayer. Elle sauta par-dessus le muret qui séparait le public de la piste et courut devant le serpent en criant.

- STOP !

Sa magie se déploya et la scène se figea ne laissant qu'elle et le serpent mobile.

§ - S'il te plait... Je sais que tu es en colère mais ils vont essayer de te tuer si tu continue comme ça.

- Je veux ma liberté... J'ai si faim...

- Alors laisse moi faire, je te promet que tu sera libre et je vais t'avoir à manger... J'ai une grande maison avec un grand terrain, tu pourras venir avec moi... Si tu veux je peux même te rendre plus petit pour que je puisses te porter... S'il te plait laisse moi t'aider, supplia-t-elle

- Bien petite oratrice, je vais te faire confiance mais ne me trahit pas.

- Je te promet que cela n'arrivera pas. §

Et en disant cela elle laissa sa magie se calmer et le temps reprit. Le serpent s'était tu et avait posé sa tête au sol permettant à la jeune sorcière de s'approcher et de le caresser. Elle s'assit sur le sable et il s'approcha encore plus d'elle pour réclamer plus de caresse, elle avait l'impression qu'il n'avait pas reçu beaucoup de tendresse. Remus la fixa, secouant doucement la tête avec un petit sourire en coin, en vérité il avait l'air de se retenir de rire. Il vit des gens courir dans les escaliers et la femme qui était arrivée en dernier leva son arme pour tirer, elle visait la tête, sauf que Meredith était un peu trop proche à son goût alors Remus sortit sa baguette et fit apparaître en quelques instants un mur protégeant la créature et la jeune sorcière. Sirius arriva derrière la femme et la poussa sans ménagement.

- C'est ma fille que tu vises et si tu la touches je te jure que tu n'auras pas le temps de t'excuser car tu seras morte. Maintenant dégage de là ! grogna-t-il.

Il passa devant elle et fonça vers Remus.

- Que se passe-t-il ?

- Meredith comme d'habitude... Je pense que nous avons un nouveau locataire...

- De quoi ? Mais ... Mais ... T'as vu sa taille ?

- Je sais ... Mais je suis sûr qu'on peut lui donner une taille un peu plus ... réduite...

- Je... De toute façon quoi que je dises nous aurons le serpent n'est-ce-pas ?

- Tu en doutes ? Tu te sens capable d'aller lui dire non ?

- Mouais... Bon ... Allons rencontrer notre nouvel ami...

Ils s'approchèrent doucement de la tête, et donc de Meredith.

- Hey Princesse, tu nous présente ton nouvel ami ?

- Il n'a pas de nom... La femme ne faisait que se servir de lui et elle le maltraitait en coulisse... Normal qu'il soit devenu fou. J'ai décidé de l'appeler Sin.

- Très bien... Je me doute que tu le ramène à la maison...

- Oui... On peut le réduire.

- Alors fais le car il y a des gens nerveux autour de nous.

- D'accord.

§ - Je vais te réduire pour que tu puisses venir sur moi. Normalement cela ne te fera pas mal, juste un peu bizarre.

- D'accord. §

Merry relâcha sa magie et celle-ci entoura le serpent qui diminua petit à petit, il mesurait un peu plus d'un mètre maintenant, il avait aussi réduit en largeur. Elle se pencha pour lui tendre le bras et rapidement il monta et s'installa sur son corps.

§ - Hummm tu es tout chaud. Merci.

- Pas de soucis. §

Sirius s'installa derrière Meredith pendant que Remus faisait disparaître le mur. Ils virent Jean Claude, la femme avec le pistolet, la femme vampire qui était dans la loge et plusieurs métamorphes.

- Monsieur Black, pouvez-vous expliquer ce qui vient de se passer ? demanda le Maître de la Ville.

- Et bien... Ma fille a trouvé un nouvel ami, répondit Sirius avec un sourire narquois.

Soudainement ils sentirent une montée soudaine de magie, c'était lourd et lugubre, c'était la mort... Il eut diverses réactions. Les métamorphes soumis se baissèrent jusqu'au sol, les dominants grognèrent. Les vampires frissonnèrent et se tendirent, près à l'attaque. Le Sinistros de Sirius fit surface et grogna tandis que Moony refusa la dominance. Meredith se redressa et fixa l'origine de cette magie, elle fixa la femme d'un œil froid, un masque sans émotion prit place sur son visage.

- Je ne sais pas qui vous êtes mais je vous demande de retirer votre magie !

- Et qui es-tu pour me dire quoi faire ? grogna la femme.

- Je me nomme Meredith Black, Lady Peverell. Et je ne vais pas m'amuser à le redire, faîtes ce que j'ai dis !

- Et tu vas faire quoi ?

En disant cela la magie s'intensifia.

- Et toi, que fais-tu ? Tu ne veux pas que j'agisses !

- Est-ce une menace ?

- Non, une promesse !

Elle avait fini d'être gentille, cette femme menaçait sa famille avec sa magie, surtout qu'on voyait qu'elle était mal gérée. Elle se déplaça pour se tenir devant la femme et la fixa. C'était une femme de petite taille, juste à peine plus grande qu'elle, ses cheveux montraient qu'elle avait des origines hispaniques mais sa peau pâle démontrait cela... Un mélange ethnique ? Elle était vêtue d'un jean avec un tee-shirt et des tennis, elle tenait toujours son arme dans sa main et on voyait qu'elle avait envie de viser et tirer. Elle avait une odeur de sang frais, ainsi que de mort... Une Nécromancienne ? Peut-être... Assez haut niveau mais pas très bien maîtrisée et toujours plus faible que ne sera jamais Meredith.

La sorcière appela la Reine de la Nuit et ensemble laissèrent leur propre magie de la mort en liberté, et alors que celle de la femme était lourd, et... nauséabond... Celle de Merry était sombre et aimante, presque sensuelle dans son toucher. Elle caressa les vampires dans la pièce, elle frotta Sirius et toucha légèrement les métamorphes, ils n'étaient pas sien, ils étaient la vie là où elle cherchait la mort. Petit à petit elle chargea la pièce et remplaça la magie de la femme, la forçant à la rentrer en elle.

- Comme je disais tu n'aimerais pas que j'agisses !

- Qui... qui es-tu ? grogna la femme qui avait clairement mal.

Elle leva son arme et visa Meredith.

- Vas-tu vraiment me tuer sans raison valable ?

- Tu as fait de la magie ! Je dirais que j'ai agis en légitime défense contre une sorcière !

- Ainsi tu mentiras... Sache que je possède l'immunité diplomatique et que si tu réussi par une chance improbable à me tuer tu mourras dans la seconde.

- Improbable ? Je n'ai qu'à appuyer sur la gâchette et cela sera fini de toi !

- Crois ce que tu veux !

Meredith, une fois sûre que la magie de la femme était bien enfermée en elle, elle remercia la Reine de la Nuit et rappela sa propre magie. Jean Claude la fixa avant de se tourner vers la femme.

- Anita tu vas ranger cette arme ! Elle n'a rien fait que se défendre c'est toi qui a attaqué !

- Elle a dompté un putain de serpent géant et la réduit d'une pensée... Tu trouves cela normal ? Elle est un monstre !

- Tout comme toutes les personnes se trouvant ici, ainsi que toi... Arrête de croire que tu es seulement humaine et que ta foi ne fait pas de toi le même monstre que nous ! répliqua le vampire. Maintenant je te conseille de partir d'ici, tu as menacé mes invités !

- Bien, mais ce n'est pas fini !

Celle qui était donc Anita quitta rapidement la piste.

- Et si nous allions parler ?

- La loge ? demanda Remus.

- Effectivement.

Ils remontèrent vers la pièce qu'ils avaient quitté quelques temps auparavant. Jean Claude s'installa sur le canapé où il était préalablement, Merry choisit le canapé recouvert de canapé, rapidement rejoint par ses deux pères.

- Bien... Sirius n'a pas eu le temps de me dire grand chose car Anita est arrivée avant et il y a eu le soucis avec le serpent...

- Siri devait te dire que je suis malade, commença Meredith.

- Non, tu ne l'ai pas, coupa Sirius. Tu as des soucis mais tu t'en sors et tu guéris !

- Mais cela n'empêche que je suis malade. J'ai vécu des choses ... difficiles et maintenant je vois quelqu'un pour m'aider à aller mieux parfois j'ai des ... moments où je redeviens une enfant, ma psy dit que je fais cela pour tester et voir si je suis vraiment en sécurité.

- D'a... D'accord.

Que vouliez vous répondre à cela de toute façon.

- Et ce qui s'est passé tout à l'heure... Je suis ce qu'on appelle parmi mon peuple une Fourchelangue, les serpents nous nomment des orateurs. Je parle la langue des serpents, je n'ai pas testé pour d'autres reptiles. Sin, je viens de le nommer ainsi au fait... Il n'était pas heureux, la femme lui faisait du mal et il était en colère, il aurait tout détruit et tuer tous ceux qu'il pouvait dans sa vengeance... Je lui ai offert de venir avec nous... Nous avons une grande maison. Après j'ai utilisé ma magie pour le réduire...

- Et ce qui s'est passé avec Anita ?

- Qui est cette femme ? questionna Sirius.

- Anita Blake, une réanimatrice et exécutrice, elle travaille avec la Brigade surnaturelle lorsqu'ils ont besoin d'aide... Elle est aussi ma servante humaine par nécessité.

- Ne mens pas Jean Claude, coupa froidement Meredith. C'est une Nécromancienne et tu le sais...

- Qui... Qui es-tu ?

- Alors tu as remarqué... Je suis Meredith... ou une version de Meredith... La dernière fois, lorsque le chaton et la chienne ont désiré lui faire du mal c'était la Reine du Jour qui était au premier plan car c'était son rôle... Cette fois, cela avait un lien avec la mort alors c'est moi la Reine de la Nuit qui suit venu...

- Reine de la Nuit ? Reine du Jour ?

Jean Claude fixa l'enfant devant elle... Il connaissait ses termes mais c'était des légendes de son peuple... Ce n'était pas possible...

- Ne vous inquiétez pas ... Je ne suis pas là pour vous faire du mal...

- Que voulez vous ?

- La vérité serait un bon début.

- Bien... Je sais qu'elle est une Nécromancienne, elle est puissante et j'avais besoin d'elle pour protéger la ville.

- Voilà ce n'était pas si difficile. Et en effet c'est une Nécromancienne mais elle avilit son pouvoir, elle en a peur et cela est néfaste car elle ne lui laisse de la liberté que lorsqu'elle est en colère... Il y a une raison pour laquelle les vampires les détruisent...

- Et vous, qu'êtes-vous ?

- Je suis la Reine de la Nuit.

- Qu'est-ce que cela signifie ? Quelle était la magie que vous avez laissé sortir ?

- Ce n'est pas le moment de le savoir ! C'était ma magie... ou au moins une forme de ma magie. Meredith va reprendre sa place maintenant... A bientôt.

La froideur disparut et laissa place à la jeune sorcière.

- Elle répondra à vos questions lorsqu'il sera temps, il ne sert à rien de forcer les choses. Maintenant Papa Siri, Papa Remi, j'aimerais rentrer.

Rapidement, ils quittèrent le vampire qui était toujours perplexe... Jean Claude avait des recherches à faire sur les termes qu'elle avait utilisé, il connaissait les légendes mais cela datait un peu maintenant.


Alors qu'en pensez vous ?