Résumé

Hekate voit sa vie changée lorsque les Dursley furent obligé de l'emmener avec eux en Amérique. Que se passe-t-il ? Qui rencontre-t-il ? Reviendra-t-elle en Grande Bretagne un jour ?

Pour savoir tout cela et plus encore je vous invite à venir lire cette histoire.

A SAVOIR

- Harry James Potter est une fille du nom de Hekate Lily Potter.
- C'est un crossovers Harry Potter / Anita Blake


Chapitre 01

Hekate savait qu'elle devait se faire petite, mais elle avait du mal à contenir sa joie d'enfin quitter Privet Drive. Elle était assise sur un siège de la seconde classe de l'avion alors que le reste de sa famille profitait de la première classe, mais elle préférait cela ainsi car au moins elle n'aurait pas à supporter les coups de Dudley parce qu'il s'ennuyait et puis la dame qui faisait la service était gentille avec elle, elle lui avait donné de la nourriture en plus et venait la voir souvent pour voir si elle allait bien... Et Hekate était heureuse, elle avait l'estomac plein, c'était peut-être la première fois depuis des années que cela lui arrivait, elle était au chaud et confortable dans ce siège trop grand pour elle avec une jolie couverture et un bel oreiller. La dame a côté d'elle lui avait même donné un bonbon car elle était une gentille petite fille d'après elle. En effet Hekate était vraiment bien.

Et alors qu'elle faisait un dessin avec le papier et les crayons qu'on lui avait donné, elle prit le temps de penser à ces derniers jours, et même avant.

Hekate allait bientôt avoir cinq ans, dans exactement vingt-et-un jour et pour la première fois elle quittait la maison qui était son enfer personnel. Pourquoi une petite fille penserait ainsi ? Tout simplement par ce que c'était la vérité. Hekate était très mature pour son âge, en fait cela en était même effrayant car elle parlait convenablement et était déjà capable de lire et écrire... Comment ? Elle ne savait pas. C'était comme si la connaissance était déjà dans sa tête et qu'elle attendait juste de s'en servir. Elle avait aussi une assez bonne mémoire, pas parfaite mais suffisante pour se souvenir de son arrivée à Privet Drive, c'était avant que c'était plus difficile, juste quelques images flou qui n'avaient pas vraiment de sens : une moto volante, un homme qui devenait un chien, des flash de couleurs, ... enfin bref rien de clair. Mais les années après cela étaient plus clair que tout.

Sa vie n'était pas normal, elle le savait, elle n'avait pas le droit de sortir de la maison sauf pour sa corvée de jardinage et même cela elle ne devait pas se faire remarquer par les voisins, elle n'était appelée que par des noms comme Monstre ou Fille, elle connaissait son véritable nom, elle savait qu'elle se nommait Hekate Lily avant même que sa tante Pétunia lui dise il y a quelques jours qu'elle était Hekate Lily Potter, la fille de James et Lily Potter, un drogué et une putain qui étaient morts dans un accident de voiture qu'ils avaient causé. La femme lui avait dit parce qu'ils devaient partir en Amérique pendant un mois et que c'était l'entreprise, Grunnings, de Vernon, son mari, qui payait le voyage et comme il avait déclaré avoir à sa charge sa nièce, pour ainsi obtenir des avantages supplémentaires, pas qu'il les dépense pour elle, ils étaient obligés de l'emmener, et alors qu'ils avaient eu quatre billets d'avion en première classe, Vernon avait changé celui de Hekate pour une seconde classe et mit la différence dans sa poche.

Elle était arrivée dans cette famille, un premier novembre, plus exactement elle avait été déposée sur le pas de la porte comme on laisse une bouteille de lait pour qu'elle soit trouvé le matin par Pétunia qui venait prendre le journal. Depuis sa vie avait été difficile, elle n'était pas la bienvenue et ils le lui faisaient bien sentir. Sa chambre était le placard sous l'escalier, alors même qu'il y avait quatre pièces pouvant servir de chambre à l'étage, dont deux rien que pour leur fils pourri gâté Dudley. Elle avait droit à un biberon par jour jusqu'à ses deux ans puis cela devint une tranche de pain sec avec un morceau de fromage et un verre d'eau ... parfois quelques restes si elle avait de la chance. Lorsqu'elle n'était pas enfermée dans son placard elle devait faire des corvées qui consistaient à faire le ménage, la lessive, le jardinage et depuis peu la cuisine. Aucun enfant ne devrait faire ce genre de chose mais ce n'était guère important pour cette famille qui était heureuse d'avoir un esclave.

Maintenant nous savons que cet enfant était affamé et travaillé jusqu'à l'os, mais ce n'était pas tout... Elle était aussi humiliée quotidiennement avec des insultes et autres propos méchants qui la décrivaient comme un monstre fainéant, menteur et mauvais... Sans compter qu'elle deviendrait comme ses parents : une putain, une droguée et une alcoolique. Mais ce n'était toujours pas suffisant pour eux. En effet, Dudley était encouragé à passer ses humeurs sur la pauvre enfant, de même que Vernon qui se faisait un malin plaisir à la frapper régulièrement pas assez pour l'empêcher de faire son travail mais plus elle vieillissait plus les coups devenaient nombreux et durs. Heureusement, elle était capable de guérir rapidement ne laissant derrière que quelques cicatrices et marques sans douleur, que ce soit des coups de ceintures, des brûlures ou même des doigts cassés, à son réveil elle n'avait plus aussi mal. Il restait toujours une douleur sourde mais rien qui l'empêchait de faire ce qu'elle devait si elle avait l'espoir d'avoir un minimum de nourriture.

Pour survivre à tout cela, Hekate avait été obligée de devenir rusée, elle avait fait des cachettes dans son placard, sous les lattes du sol, où elle cachait un peu de nourriture et d'eau pour les jours où elle ne sortait pas, sauf pour un passage rapide au toilette, mais son plus grand trésor était les livres qu'elle escamotait dans la deuxième chambre de Dudley, c'était des cahiers d'apprentissage pour enfant, cela devait leur donner une avance pour l'école, mais son cousin n'en voyait pas l'utilité puisqu'à peine obtenu ils finissaient dans cette pièce, abandonnés et couverts de poussières. Alors elle les prenait et les cachait pour les lire, jamais elle n'écrivait dessus de peur que les Dursley l'accuse de voler leur précieux enfant. C'était grâce à cela qu'elle s'était rendu compte qu'elle possédait des connaissances dans sa tête, elle pouvait lire, compter et parfois elle savait des réponses à certaines questions du cahiers sans lire les leçons qui allaient avec.

Enfin bref... C'était sa vie... Jour après jour... Elle attendait juste le changement qu'apporterait son entrée à l'école primaire en septembre de l'année prochaine. Puis il y avait eu ce voyage. Elle était heureuse de voir un autre monde, surtout que de ce qu'elle savait l'Amérique acceptait les monstres. Elle avait entendu Vernon vociférait sur les monstres qui vivaient au grand jour et pouvaient se promener parmi les gens normaux comme eux, et qu'au moins en Europe on les cachait et qu'ils n'avaient pas de droit... En entendant cela, Hekate s'était promit d'y aller un jour puisqu'elle était elle-aussi un monstre donc si elle trouvait les siens elle serait peut-être acceptée.

Alors apprendre qu'elle allait voyager là-bas... Elle espérait avoir une chance pour trouver des gens comme elle et quitter les Dursley. Elle savait qu'elle était un monstre et pas seulement parce que Vernon et Pétunia l'appelaient ainsi. Non, elle était un monstre car elle était capable de faire des choses étranges. Elle pouvait faire apparaître des boules de lumières dans son placard, parler aux serpents dans le jardin pour leur dire de partir car sa tante les tuerait avec plaisir, faire flotter des objets s'ils étaient trop haut pour elle ou trop loin, ainsi que quelques autres petites choses.

La dame revint vers elle pour lui dire qu'il fallait ranger ses affaires et mettre la ceinture car ils atterrissaient à Toronto pour une escale de presque deux heures avant de reprendre un avion pour la ville de Saint Louis où se passaient la première conférence. Elle fut guidée en premier vers la sortie et amenée à sa famille. Vernon la regarda de travers, il avait sans doute espéré ne pas la revoir. Elle fut ordonnée de les suivre jusqu'à la salle d'attente où elle fut laissée dans un coin pendant qu'ils s'achetaient à manger et passaient le temps. Ils furent ensuite guidés pour le prochain avion où un voyage de deux heures les attendait.

Enfin ils étaient à Saint Louis, un chauffeur les attendait pour les emmener à leur hôtel, c'était un suite de deux chambres dont une avec deux lits pour les enfants mais Hekate n'avait pas le droit d'y aller, Pétunia lui montra un espace dans un coin avec une couverture et lui dit que cela allait être sa place pour le séjour, et surtout qu'elle ne se fasse pas remarquer.

Les prochains jours furent assez simple, les Dursley quittaient la suite, la laissant seule pendant quelques heures et se rendaient à la conférence de Vernon, ou visiter quelques lieux de la ville, ils ne sortaient pas la nuit de peur de rencontrer des monstres. Cela devait faire une semaine qu'ils étaient là lorsque le patron de son oncle leur offrit quatre billets pour aller au Cirque des Damnés, une sorte de fête foraine qui était dans la ville et qui avait beaucoup de critique élogieuse. Ils furent obligé d'apporter leur nièce et de plus c'était de nuit. Sur place, les adultes offrirent des bonbons, des jouets et des jeux à leur fils et ignorèrent leur nièce. Vernon avait bien fait comprendre à l'enfant qu'elle ne devait pas se faire remarquer malheureusement cela ne pouvait pas être ainsi pour elle.

Hekate était heureuse, elle aimait tout ce qu'elle voyait, il y avait plein de couleurs, de bruits, de joies... et cela sentait si bon. Elle ne pouvait pas jouer ou manger mais elle profitait de tout ce qu'elle voyait, elle emmagasinait tout ce qu'elle pouvait dans sa mémoire pour pouvoir s'en rappeler lorsqu'elle serait à nouveau enfermée dans son placard. Elle remarqua les affiches, c'était une fête de monstres... En verrait-elle ? Elle l'espérait.

Ils se dirigèrent vers un spectacle de serpents, ils entrèrent et s'installèrent. Elle était assez étonnée que Vernon et Pétunia acceptent tout cela, eux qui ne désiraient que la normalité... et on ne pouvait nier que dans ce lieu il n'y avait rien de ... normal ! Hekate était fascinée par la dame qui dansait et la musique... puis un serpent immense sortit de sa boite. Il était si grand, si beau... Elle l'entendit siffler et elle apprit qu'il était malheureux et en colère. Elle sentait quelque chose monter autour d'elle, c'était lourd et chaud... Cela ne lui voulait pas de mal mais cela servait comme une cage au pauvre serpent... Puis elle sentit cette même chaleur en elle qui s'élevait et sortit d'elle pour se joindre à ce qu'il y avait à l'extérieur.

Et là ce fut le drame. Le serpent s'énerva, il attaqua un des homme sur la piste et le croqua, puis un autre... puis la femme... Elle vit le public choqué ne pas réagir tout de suite puis ils commencèrent à fuir, les Dursley partirent sans elle, pas qu'elle voulait partir. Non, elle se cacha sous le banc pour ne pas se faire écraser par les adultes qui fuyaient et lorsque la voix fut dégagée elle se leva et regarda autour d'elle. Le serpent était en colère, il criait qu'il voulait être libre et qu'il avait faim, puis elle vit des gens foncer vers lui pour l'attaquer, le blessant et l'énervant encore plus. Elle ne voulait pas le voir mourir alors elle couru sur la piste et cria :

- STOP ! Grand Serpent s'il te plait... Ils vont te faire du mal... Je ne veux pas...

Il y eut une pause parmi les combattants pour fixer le serpent qui ne bougeait plus et la petite fille qui sifflait en regardant la bête.

- Un orateur ? Que fait un orateur ici ?

- Qu'est-ce qu'un orateur grand serpent ?

- C'est toi mon enfant.

Il baissa sa tête et l'approcha d'elle tout en douceur.

- Tu vas me manger grand serpent ?

- Je ne mange pas les orateurs petite fille.

- Mais c'est quoi un orateur ?

- Ce sont des sorciers qui peuvent parler la langue noble des serpents.

- Un sorcier ? Non... Je suis juste un montre.

- Je ne sais qui t'a dit cela petite fille mais ce n'est pas vrai... Tu es une puissante sorcière et un orateur.

- Je... Comment tu t'appelles ? Moi c'est Hekate. Pouvons-nous être ami ?

- Tu serais ami avec un serpent mon enfant ?

- Je n'ai jamais eu d'ami et puis tu es gentil avec moi alors oui je veux être ton ami.

- Je n'ai pas de nom que j'accepte. Choisis-en un pour moi.

- Je dois y penser pour que tu en ai un parfait alors.

- Prends ton temps mon enfant.

Et alors qu'il parlait, le serpent s'était doucement enroulé autour de la fille, donnant l'impression de la protéger des autres. Il sortit sa langue et lui caressa doucement le cou, ce qui la fit rire. C'était angélique tellement c'était doux, comme si elle n'avait pas l'habitude de rire.

Jean Claude observa la scène, il était descendu lorsque l'un des sien était entré en courant pour lui annoncer que le serpent était devenu fou, il s'attendait à un combat acharné mais une petite fille était entrée et avait changé la donne. Le serpent était passé de dangereux à doux comme un agneau. Mais maintenant que faire ? Il regarda autour de lui, il vit que Anita avait toujours son arme braqué vers la bête, il s'approcha d'elle.

- Baisse ton arme.

- Pourquoi ? Je devrais l'abattre.

- Au risque de blesser l'innocente avec lui ? Car si tu lui tire dessus, tu ne l'auras sûrement pas du premier coup et il va s'énerver, que fera-t-il ? Il tient l'enfant dans ses anneaux.

Anita savait qu'il avait raison mais le serpent était dangereux et elle ne savait qui était cet enfant.

- Alors qu'est-ce qu'on fait ?

- Je ne sais pas...

Hekate caressa doucement le serpent sur sa tête et regarda autour d'elle, elle vit un loup géant, un homme avec des longs cheveux noirs et une femme avec une arme à feu.

- Excusez-moi... dit-elle doucement.

C'était à peine un murmure mais c'était suffisant pour Jean Claude.

- Oui mon enfant... Tu me parles ?

- Vous allez faire du mal au grand serpent ? Il est gentil... Il a juste faim et ne veut pas être en prison...

- Vraiment ? Et c'est lui qui te l'a dit ?

- Oui monsieur... Il a dit aussi qu'il était mon ami... et qu'il n'avait pas de nom car il n'aimait pas celui que la méchante dame lui avait donné.

- Comme c'est intéressant mon enfant. Et toi comment tu t'appelles ?

- Je suis Hekate monsieur et vous ?

- Je suis Jean Claude. Nous ne ferons pas de mal au ... grand serpent s'il ne nous fait de mal non plus. Es-tu seule ?

- Ma ... famille a eu peur et ils sont partis... Mais ce n'est pas grave, ils ont du retourner à l'hôtel.

Cela fit sonner quelques alarmes dans la tête de ceux qui avaient entendu la petite fille.

- Et si tu nous laissais prendre soin de ton ami et je te ramenais à tes... parents ?

- Ce sont pas mes parents, c'est ma tante et mon oncle. Vous lui ferez vraiment pas de mal hein ?

- Aucun.

- Promis ?

- Promis. Tu pourras venir le revoir si tu veux.

- Vraiment ?

- Vraiment.

- Alors c'est d'accord.

Hekate se tourna vers le serpent.

- Je vais devoir partir... Ils prendront soin de toi, Jean Claude l'a promit. Mais tu dois être gentil avec eux.

- Tu reviendra mon enfant ?

- Je ferais ce que je peux.

- Alors... bien je serais gentil tant qu'ils n'essayent pas de me faire du mal. Dis leur que je comprends ce qu'ils disent.

- D'accord.

Elle se tourna vers l'homme qui lui avait parlé.

- Monsieur Jean Claude, il a dit qu'il vous comprenait et qu'il ne fera rien tant que vous ne serez pas méchant.

- Merci petite.

Hekate se détacha doucement du serpent et s'avança vers l'homme.

- Bien dans quel hôtel est ta famille ?

- Au... Four Seasons... Mais ils sont peut-être encore dehors...

- Bien allons voir sinon je te ramènerais à ton hôtel.

Il prit la main de la petite fille et la guida vers la sortie, les gens avaient quitté le cirque et se tenait à l'extérieur où des policiers et des ambulanciers arrivaient, Jean Claude fit un signe à un homme qui les suivaient, celui-ci se dirigea vers la police pour expliquer la situation. Hekate regardait autour d'elle, cherchant sa tante et son oncle, elle était sûre qu'il serait facile de trouver Vernon même avec tous les gens, il se démarquait facilement entre son physique de morse et sa grosse voix de tyran. Elle l'entendit avant de le voir, il criait pour que quelqu'un vienne s'occuper de leur pauvre Dudleyninouchet, honnêtement quel surnom horrible... monstre était presque meilleur à ce stade. Elle se tourna vers Jean Claude.

- J'ai trouvé ma famille, je peux y aller seule. Merci de m'avoir emmené ici. Prenez bien soin du grand serpent. Au revoir.

Rapidement, ne lui laissant pas le temps de dire quoi que ce soit, elle lâcha sa main et se perdit dans la foule pour s'approcher de son oncle. Elle reçut quelques insultes pour la peine, puis il fut enfin temps de quitter le parking pour retourner à l'hôtel. Vernon était en colère, cela se voyait et elle savait qu'elle allait en souffrir cette nuit. Et ce fut le cas une fois arrivé dans la suite. Pétunia prit son fils, lança un regard aigre à sa nièce et partit dans la chambre de Dudley. Vernon se tourna vers la petite.

- Toi... Sale monstre... C'est de ta faute j'en suis sûr...

En entendant cela, elle fit des pas en arrière et se fit de plus en plus petite. Elle recula jusqu'à se cogner contre le mur. Elle n'avait nul part où fuir.

- Je... Je n'ai rien fait mon oncle... Je ne sais... je ne sais pas...

- Tu ne vas pas me faire croire que comme par hasard un putain de serpent géant deviendrait fou le jour où nous y sommes... NE ME MENS PAS !

En criant les derniers mois il lui assena une gifle qui envoya sa tête contre le mur où elle fut assommée. Elle tomba au sol à quatre pattes et secoua sa tête pour retirer le flou de ses yeux. Elle n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit d'autre que le passage à tabac débuta : coup de poing, coup de pied mais pas seulement car il retira sa ceinture. A ce moment là, elle était recroquevillé face contre le sol, essayant de protéger ce qu'elle pouvait.

- Tu... Vas... Voir...

A chaque mot, il la fouettait... Encore et encore... Jusqu'à ce que la peau craque même à travers le haut. D'épuisement, de douleur, elle tomba sur le côté alors il lâcha la ceinture, posa ses deux mains sur le mur et donna des coups de pied dans son ventre, on entendit les os de sa cage thoracique craquer dans le silence de la pièce, il n'y avait que le souffle rauque de l'homme. Puis il s'arrêta. Elle était couverte de sang et ne bougeait plus.

- Bien... Peut-être apprendras-tu ta leçon avec ça... Que je te reprennes plus à faire une autre bizarrerie...

Vernon n'aimait pas la nièce de sa femme que ce soit parce qu'elle était une Potter, James était un sale gamin imbu de sa personne et riche... en vérité il était jaloux de l'homme qui avait l'air d'avoir tout ce qu'il désirait dans la vie ; soit parce qu'elle était magique, ce qui n'était pas normal or Vernon désirait être normal par-dessus tout, en plus d'être riche et d'avoir une femme jeune et belle... ou soit parce que le montre était très semblable à sa mère, et montrait qu'elle deviendrait sa copie en vieillissant et donc belle... et ça montrait aussi que Pétunia ne ressemblait en rien à la beauté qu'était Lily Evans. Bref des raisons absurdes et dérisoires pour expliquer ce qu'il faisait à la petite fille... Il regarda son œuvre et en fut fière... Soit il ferait en sorte de lui retirer toute sa bizarrerie et si cela ne fonctionnait pas elle serait horrible et surtout soumise à tous ses ordres. Une bonne petite esclave qui ferait tout ce qu'il désirait !

Il quitta la pièce, laissant le corps de la petite et alla se nettoyer avant de rejoindre sa famille tout ce qu'il y a de plus normal. Pétunia sortit rapidement, elle nettoya le sang sur le sol et le mur, prit une serviette et recouvrit sa nièce pour ne pas voir ce qu'il en était, elle la poussa du pied jusqu'à un coin pour être sûr de ne rien voir... Dommage qu'elle n'ai pas un placard pour refourguer le monstre pour la faire disparaître de sa vie.

C'était la faute de sa sœur si elle avait la gamine et si celle-ci vivait cet enfer... Pétunia n'avait jamais voulu la gamine chez elle, en vérité tout ce qu'elle désirait c'était la normalité et être loin du monde des monstres... Elle savait qu'elle n'était pas parfaite comme Lily, elle n'était pas belle ou intelligente comme elle, mais elle aimait sa vie avant ce premier novembre. Elle avait un mari qui travaillait, il avait un bon poste et désirait la normalité autant qu'elle, elle avait un fils précieux et parfait, il était l'héritier de son mari, ensemble ils formaient la parfaite et surtout normal famille, avec une maison parfaite et normal. Bien sûr, elle n'était pas stupide, elle savait que ce que son mari, ou même elle, faisait à sa nièce était mal mais ce n'était pas de leur faute... C'était de la faute de sa sœur... C'était elle qui s'était débarrassée de son enfant !

Une fois qu'elle eut fini, elle quitta la pièce et parti rejoindre son mari. Le lendemain, ils passèrent leur journée comme d'habitude, avec petit déjeuner, conférences, tourisme, ... C'est lorsqu'ils revinrent en fin de journée que Pétunia se rendit compte que la gamine n'avait pas bougé du coin où elle l'avait poussé. Elle s'approcha, retira la serviette qui la couvrait et vit qu'elle était vivante mais complètement assommée, et surtout que ses blessures ne guérissaient pas aussi vite que d'habitude... Vernon y avait été trop fort cette fois. Elle s'éloigna et s'approcha de son mari. Ils discutèrent doucement dans un coin avant que l'homme se redresse l'air d'avoir prit une décision.

- Il est temps ! Prends toutes ses affaires et mets les dans un sac poubelle. Je m'occupe d'elle.

Vernon se rendit dans la chambre et attrapa la grosse valise à roulette qu'il avait, elle était vide puisque Pétunia avait rangé leurs affaires dans le placard. Il s'approcha du monstre et la jeta dans la valise avec ses affaires que lui apporta Pétunia. Il la referma et se redressa.

- Je vais trouver un endroit et me débarrasser d'elle.

- On va nous poser des questions si on revient sans elle...

- Aucun monstre n'a vérifié après elle depuis le temps qu'elle est là... Ils envoient l'argent et c'est tout... Ils se moquent de ce qui lui arrivent à mon avis. Et pour les voisins, ils l'ont à peine vu, on pourra dire qu'elle est parti chez une autre famille qui voulaient l'accueillir ou dans un foyer...

Pétunia prit quelques instants pour penser à ce que venait de lui dire son mari et elle ne pouvait nier qu'il avait raison, alors elle fit un signe de tête pour lui confirmer son choix. Elle regarda Vernon redresser la valise et se diriger vers la porte. Elle resta avec son fils pendant une heure avant qu'il ne revienne avec un grand sourire fière de lui et lui annonça qu'il l'avait laissé dans une forêt à la sortie de la ville où il avait entendu des loups hurler, il espérait qu'elle finirait dévorée et ainsi ils seraient définitivement débarrassés. Rapidement ils l'oublièrent et continuèrent leur soirée.


Qu'en pensez vous ?