Disclaimer : Tout est à JKR, lieux, personnages -sauf certains que vous reconnaîtrez aisément- créatures, etc... je ne tire aucun bénéfice de cette histoire, si ce n'est celui du plaisir que je prends à écrire et faire partager ce que j'écris... Bonne lecture.


Chapitre 81

Un petit frère de plus

La cuisine de l'appartement de Percy était dans un désordre incroyable. Tonks achevait d'éponger le café renversé sur la table. Ron se remettait à peine de sa frayeur. Il jetait des regards furieux vers son frère.

-Tonks ! Tonks ! Tonks ! disait ce dernier. Je vais finir par croire que quelqu'un t'a jeté le sort de maladresse perpétuelle le jour de ta naissance, ma grande…

- Oh ! Eh ! fit Tonks. Cette fois, ce n'est pas entièrement ma faute. Si ton petit frère n'avait pas hurlé comme un cochon qu'on égorge en débarquant ici… j'aurais réussi à me servir une tasse de café sans en mettre partout alentour !

Ron grogna qu'il n'était le "petit frère" de personne et se renfrogna. Bill riait encore de sa farce. Il remercia Tonks pour avoir eu la présence d'esprit de renvoyer le bassin. Ils le laissèrent sur le bord de la table, pour Pénélope, précisa Bill, quand elle passerait dans la soirée pour se rendre à l'hôpital pour sa visite quotidienne à Percy. Ginny fit une grimace. Elle désigna la vaisselle qui s'amoncelait dans l'évier et les miettes de pain sur le plan de travail. Percy ferait une crise cardiaque quand il rentrerait chez lui.

- Je rangerai quand on rentrera de notre virée en ville, lui assura Tonks. On a eu une réunion ici hier soir, et avant-hier soir aussi, avec Pénélope, Arthur et Alastor. C'est plus sûr qu'au Ministère pour faire passer les informations que Pénélope récolte par-ci par-là…

- Et pourquoi pas à l'Hotel Delacour ? s'étonna Ron. Si j'ai bien compris, Pénélope est entrée dans l'Ordre, non ?

Bill hocha la tête et Tonks haussa les épaules.

- Tu connais Alastor, dit-elle dans un soupir. Il a le doute tenace. Il n'a aucune confiance en Percy et comme Pénélope est son amie… D'ailleurs, il est d'avis de ne plus mettre personne dans le secret du QG depuis que j'ai fait l'objet d'une surveillance suspecte de la part d'agents douteux du Ministère.

- Qui se sont fait arrêter lors de la dernière grande opération de nettoyage, d'ailleurs, ajouta Bill pour rassurer Ginny. Nous devons une fière chandelle à Rogue, sur ce coup-là. J'ignore comment il fait, mais il a été vraiment génial dans cette histoire. Même Maugrey a dû le reconnaître. Et pourtant, Merlin sait qu'ils ne s'apprécient guère ces deux-là !

Harry, Ron et Ginny échangèrent un regard discret. Ce serait là la dernière action d'éclat du professeur, songeaient-ils. Et elle avait failli lui coûter la vie, même si c'était indirectement.

Ils se retrouvèrent dans la rue, leur baguette rangée à l'abri des regards curieux des moldus. Tonks les mena d'un pas assuré dans les rues de la ville jusqu'aux boutiques dont elle pensait qu'elles les intéresseraient. Elle leur promit qu'ils trouveraient à s'habiller de pied en cap, mode et pas cher. Harry se fichait comme d'une guigne d'être à la mode ; ce qu'il désirait le plus au monde c'était des vêtements à sa taille, dans lesquels il n'aurait pas l'air d'un indigent. Il s'habilla pour l'été et pour l'hiver suivant également, conscient qu'il n'aurait sans doute pas de nouvelle occasion de se promener ainsi dans les rues de Londres. Ginny regretta l'absence d'Hermione. Cela aurait été amusant d'entrer dans les magasins pour essayer mille et une robes. Elle-même s'acheta une robe d'été que Ron trouva quasiment transparente. Bill fit remarquer à sa sœur que leur mère ne la laisserait jamais porter ce genre de choses. Ce à quoi Ginny répondit que leur mère n'avait pas besoin de le savoir.

Ron lui ne prisait guère la mode moldue. Il s'intéressa davantage aux objets en vitrine de la boutique voisine de celle où Ginny et Tonks passèrent des heures à choisir des sous-vêtements. C'était un genre de brocante, lui expliqua Harry, où les gens à cours d'argent venaient déposer des objets à mettre en vente. Ron posa mille questions sur mille objets insolites qui trônaient à l'étalage. Harry discutait avec Bill qui surveillait discrètement les alentours. Tonks et Ginny sortirent de la boutique de lingerie, ravies de leurs achats. Ils s'apprêtaient à quitter la place lorsque Ron, un peu embarrassé, demanda à Harry de le suivre dans la boutique voisine, parce qu'il avait certaines difficultés avec l'argent moldu. Il refusa de montrer ses achats sous prétextes que les filles n'avaient pas voulu faire voir les leurs.

- Tu veux vraiment que nous te montrions nos sous-vêtements ? se moqua Ginny. Remarque je peux toujours montrer ce que j'ai acheté pour l'anniversaire d'Hermione, tu me donneras ton avis.

Ron fit semblant de rire. Harry s'esclaffa franchement et son ami tourna sa mauvaise humeur vers lui.

- Au fait, Bill ne nous a pas dit quelle était cette jolie fille qui t'a mis le grappin dessus cet après midi ?

Ce fut au tour d'Harry de cacher son embarras. Il jeta un coup d'œil à Bill et préféra annoncer lui-même à Ron que la fille en question était Ellie McGregor et qu'elle saluait d'ailleurs Ginny chaleureusement.

- Qu'est-ce qu'elle faisait là ? demanda Ron.

- Le manoir appartient aux McGregor, répondit Tonks avec évidence.

Ron ouvrit la bouche.

- Tu veux dire… commença-t-il.

Harry haussa les épaules.

- Waouh ! fit le plus jeune des Weasley.

Il se tourna vers sa sœur :

- Dis donc, Ginny, toi qui traînes tout le temps avec McGregor, tu savais qu'elle était d'une famille aussi importante ?

Ginny fit une moue dubitative.

- Une fois, j'ai vu le sceau de son père sur une lettre qu'il lui avait écrite, avec le blason des McGregor : le lion d'Ecosse et l'aile des chevaux ailés qu'ils domptent depuis des générations. Mais elle n'aime pas beaucoup en parler…

- C'est vrai, reconnut Harry, presque pour lui-même. Elle ne fait jamais référence à son père, ni à sa fortune, ni à ses relations…

- C'est une fille discrète, estima Bill en souriant.

Harry éclata franchement de rire :

- Non, pas vraiment.

Ginny et Ron se mirent également à rire pour confirmer cette opinion. Bill secoua la tête.

- Elle est encore plus intéressante que je ne le pensais, alors… dit-il en adressant un clin d'œil à Harry.

Le jeune homme fit semblant de ne pas le voir et ils reprirent le chemin de l'appartement de Percy où Mr Weasley devait les retrouver.

Pénélope Deauclaire était de retour et elle avait commencé à mettre un peu d'ordre dans la cuisine. Elle préparait du thé tout en papotant avec Tonks et Bill. Elle avait longuement regardé Harry sans un mot avant de lui serrer la main toujours en silence. Harry s'était alors rendu compte que le bouton sur son nez avait disparu. Elle avait remercié Ginny de lui avoir envoyé régulièrement des nouvelles et donné l'occasion de se mettre en contact avec ses parents. Elle avait aussi félicité Ron pour son insigne préfet. Elle lui souhaita de décrocher celui de Préfet en Chef. Ron grimaça : ce n'était pas vraiment dans ses ambitions. Ginny se mit à rire.

- Tu n'as rien à craindre ! Hermione sera Préfète en Chef, on peut en être sûrs… et comme les deux Préfets en Chef ne sont jamais de la même Maison…

- Tu crois ? demanda Ron mi rassuré, mi déçu.

Pénélope tendit une tasse de thé à Harry et approuva.

- C'est certain ! Jamais deux Préfets de la même maison pour les Septième Année. N'est-ce pas Bill ?

- Mon pauvre Ron ! se moqua ce dernier. Tu n'as pas fini d'entendre maman soupirer.

- Elle aura sa fille pour se consoler, répliqua celui-ci en se brûlant les lèvres à son thé.

Ginny fit un sourire énigmatique.

- Qui sait où nous serons dans deux ans ? dit-elle. Qui sait même si Poudlard existera encore ? Qui sait si notre préoccupation dans quelques mois sera d'être Préfet en Chef ou tout simplement encore en vie ?

Ron regarda Harry, sa tasse à la main, comme s'il s'attendait à le voir démentir avec véhémence les propos défaitistes de sa sœur.

- Hum ! fit Pénélope. Tu viendras avec moi, Tonks, demain ? J'ai mon après midi de libre, on pourrait faire les magasins ensemble ?

- Peux pas ! fit Tonks en trempant ses lèvres précautionneusement dans son thé. Je suis en mission demain matin…

- Tiens ! l'interrompit Bill. Pour escorter l'amie d'Harry, d'ailleurs !

Ron ricana et Harry leva les yeux au ciel.

- Et l'après midi, je suis réquisitionnée par Dumbledore pour une mission de confiance, parait-il. Enfin… c'est Maugrey qui m'a dit ça ce matin. Moi qui comptais passer mon premier week-end de libre à dormir… c'est râpé !

- C'est quoi, cette mission surprise, se méfia Bill. Ils exagèrent quand même ! Tu n'arrêtes pas depuis des semaines. Ils pourraient avoir pitié de toi.

- C'est la guerre, Bill ! soupira Tonks. Et je n'ai pas choisi le métier d'Auror pour être tranquille…

Elle fit une grimace cependant pour exprimer un doute qui la tenaillait depuis quelques jours. Elle jeta un regard en dessous aux jeunes gens et haussa les épaules.

- Je me demande quand même, murmura-t-elle presque pour elle-même. Oui, je me demande dans quelle mesure on ne cherche pas à m'éloigner un temps…

- Tu as encore tanné Maugrey pour avoir des nouvelles de Charlie ? chuchota Bill en se penchant vivement vers la jeune femme. Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

Ron e t Ginny se penchèrent dans le même mouvement que leur frère. Ils fixaient Tonks du même regard inquiet. Le cœur d'Harry se mit à battre la chamade. Le visage de la jeune femme se ferma.

- Rien ! J'ai eu beau lui rappeler qu'il devrait être rentré depuis bientôt une semaine déjà, tout ce que j'ai pu tirer de ce gros tas de suspicion ambulante c'est : tant que Lupin n'aura pas vu son corps on ne pourra pas le compter parmi les morts. Pour l'instant il n'est que porté disparu.

Ginny poussa un cri qu'elle étouffa dans sa main. Ron fit un drôle de bruit de gorge. Tonks cacha son visage dans ses mains.

- Maugrey ! grogna Bill. Toujours aussi délicat.

Il mit son bras sur l'épaule de Tonks et la caressa maladroitement. Pénélope se hâta de servir à la jeune femme une autre tasse de thé.

Harry se rapprocha de la table et posa son menton dans ses poings.

- Pourquoi n'avoir envoyé là-bas que Remus tout seul ? demanda-t-il. Pettigrew et Lestrange, quelle que soit leur mission ne se priveront pas de faire appel à toutes sortes d'alliés. Que peut faire Remus contre eux ?

Bill le contempla un moment sans rien dire. Tonks releva la tête, totalement effarée.

- Mais Pettigrew n'a rien à voir avec Charlie, n'est-ce pas ? s'écria Ron affolé. Il est allé à Durmstrang pour donner les ordres de Voldemort à ses serviteurs d'Europe centrale.

- Oui, fit Ginny soudain pâle. Il est allé leur dire de tomber sur Charlie et le secret de Poudlard.

- Mais pourquoi Dumbledore n'y a-t-il envoyé qu'un seul homme ? cria Ron au bord du désespoir.

- Du calme ! fit Bill. Remus n'est pas seul. Il a retrouvé là-bas les partisans de l'Ordre. Ils recherchent Charlie activement. Le silence de notre frère ne veut rien dire d'autre qu'il se cache, car les meutes de Vous-Savez-Qui sont à ses trousses et qu'il ne peut rentrer sans se dévoiler.

Il fronça les sourcils à l'intention d'Harry et celui-ci baissa les yeux. Bill se leva. Il ramassa les tasses à thé et les posa dans l'évier. Pénélope se précipita pour les laver et les ranger aussitôt. Arthur Weasley arriva sur ses entrefaites, un sourire enjoué sur les lèvres. Chacun essaya de penser à autre chose qu'à l'absence de Charlie et répondit à son bonjour chaleureux. Pénélope se saisit du bassin de l'Hôpital et disparut de la cuisine. Tonks transplana rapidement, non sans s'être fait répéter l'heure du rendez-vous du lendemain matin. Mr Weasley sortit sa baguette et se saisit de la boite à sucre qui restait sur la table. Harry retint une grimace. Un autre voyage en portoloin en perspective…

Ron était enfermé dans la chambre depuis leur retour au QG. Harry l'avait laissé seul dès qu'il avait vu son ami sortir son miroir de sa poche. Ginny avait disparu dans sa chambre. Mrs Weasley n'était pas encore rentrée de l'Hôpital et Arthur s'était confiné dans le bureau de Dumbledore dès leur arrivée avec Bill et sans doute Maugrey ou quelqu'un de l'Ordre. Harry n'avait pas réussi à reconnaître la voix quand la porte s'était ouverte et aussitôt refermée.

Il feuilletait sans grand intérêt les pages du Code du Transplanage lorsque Bill refit son apparition dans le petit salon. Il vint directement à la table et s'installa auprès du jeune homme.

- Dis-moi, Harry, commença-t-il sans préambule. J'ai fait une petite enquête discrète sur la manière dont les jumeaux ont payé leur boutique et leurs fournisseurs l'année dernière.

Harry essaya de garder un air détaché. Rien ne pouvait le relier à cette affaire.

- Il s'avère que mes frères ont déposé il y a maintenant deux ans sur leur compte chez Gringott's environ mille gallions… dans une bourse marquée du sceau du Ministère.

Harry haussa une épaule. Il fit un sourire interrogateur.

- Oui… peut-être… qu'est-ce que cela a à voir avec moi ?

Bill tira sur son anneau en forme de crochet de serpent, d'un air un peu embarrassé.

- Si j'ai bonne mémoire, mille gallions c'est exactement le montant du prix offert au gagnant du Tournoi des Trois Sorciers… Je sais aussi qu'ils ont perdu beaucoup d'argent lors de la coupe du monde de Quidditch à cause de ce filou de Verpey… C'est moi qui me suis occupé du dossier. Cet argent est tombé vraiment à pic pour eux, n'est-ce pas ?

- Sans doute, bafouilla Harry. Mais je ne vois pas…

- Ecoute, l'interrompit Bill sérieusement. Je n'ai aucune intention de te faire un procès parce que tu auras aidé mes frères à réaliser leur rêve. Seulement, maman m'a chargé d'une mission dont je ne suis pas fier, mais je crois sincèrement qu'elle s'inquiète pour eux. Elle craint que certaines personnes n'influencent les garçons dans leurs penchants à faire fi de tous règlements… tu vois ce que je veux dire. Je veux juste pouvoir la rassurer ; lui dire que cet argent ils ne l'ont pas volé, mais qu'ils le doivent à la générosité d'un ami véritable.

- Elle voudra savoir qui est cet ami, soupira Harry.

- Sans doute, acquiesça Bill. Mais elle ne saura pas son nom par moi.

Harry hocha la tête. Il avoua que c'était bien lui qui avait donné l'argent aux jumeaux. Ils lui avaient promis de le lui rendre dès qu'ils auraient un fonds de roulement suffisant.

- Bien ! fit Bill dans un sourire. Je vais pouvoir dire à maman que Fred et Gorge se sont trouvés un associé qui tient à rester anonyme, mais tout à fait légal. Ainsi, elle cessera de me casser les pieds avec cette histoire. Comme elle va cesser avec cette affaire de mariage. Je te dois donc deux services, Harry. Tu ne veux vraiment pas que je parle pour toi à cette petite McGregor ? Même pas que j'essaie de savoir exactement ce qu'elle a en tête ?

- Non, merci, Bill, répondit Harry poliment.

Il savait pertinemment ce que McGregor avait en tête à son sujet et il n'avait aucune envie de se l'entendre confirmer. Laisser les choses où elles en étaient, c'était le mieux qu'il pouvait faire, nonobstant sa promesse à Hermione. Il crut qu'il pouvait reprendre sa lecture. Mais Bill restait assis près de lui. Il releva la tête vers le jeune homme.

- Tu as encore quelque chose à me dire ? demanda-t-il. Tu veux que j'aille dire à ta mère que c'est moi qui aie donné à tes frères les fonds nécessaire à l'achat de leur boutique…?

- Ca arrangerait bien des choses, fit Bill d'un air plein d'espoir. Mais je ne voulais pas te parler de cela… Quoi que…Tu étais sérieux en disant cela ?

- Si tu peux m'assurer qu'elle ne m'arrachera pas les yeux ?

Bill se mit à rire :

- Tu veux rire ? Tout ce que tu fais est toujours parfait ! Ce n'est que Harry par-ci, Harry par-là, et Pauvre Harry qui doit se sentir seul et abandonné, et "Ce n'est pas Harry qui ferait une chose pareille ! ou qui dirait de pareilles absurdités !" Tu sais quoi ? Je crois qu'en fait Percy nous a fait une grosse crise de jalousie à ton égard. Avant ton arrivée, il n'y en avait que pour lui. Si, si, je t'assure ! Personnellement, je ne m'en plains pas. Un petit frère de plus, c'est mieux qu'un petit frère de moins…

Il se tut brusquement et Harry comprit qu'il voulait lui parler de Charlie. Il referma son livre lentement. Bill baissa la tête.

- Qu'est-ce que tu sais de Charlie ? demanda-t-il précipitamment à voix basse.

- Rien ! répondit Harry sur le même ton. Rien de plus en tous cas que ce que Tonks et toi savez déjà.

- Justement, fit Charlie. Comment pouvez-vous, alors que vous êtes enfermés dans cette école sans autres moyens d'informations que cette fichue Gazette, savoir des choses que nous-mêmes au QG n'apprenons qu'à force d'espionnage et de filatures difficiles ?

Harry haussa les épaules.

- On a toujours les oreilles qui traînent, dit-il. Ou on a la chance de se trouver au bon endroit au bon moment. Ensuite on n'a plus qu'à mettre les morceaux bout à bout. On pose des questions quelquefois aussi et quand on n'a pas de réponse, on sait qu'on est sur la bonne voie, en général. Et puis, ajouta-t-il en souriant comme Bill le regardait toujours sérieusement, nous avons Hermione avec nous. Elle est capable de trouver la solution à des problèmes qui n'ont pas encore été posés…

Bill ne sourit même pas. Il baissa les yeux et se racla la gorge.

- A propos de Charlie, reprit-il la gorge nouée. Est-ce que tu as eu…

Il toucha son front, leva le regard vers Harry et se força à sourire :

- Tu sais… comme pour papa…

Harry secoua la tête.

- Je travaille à ne plus avoir de vision de ce genre, tu sais Bill, murmura-t-il.

- Mais si tu en avais, tu nous le dirais, n'est-ce pas ?

La voix de Bill était de plus en plus basse.

- Bien sûr ! se récria Harry. Bien sûr que je le ferais !

Bill devant lui croisait et décroisait ses doigts sur la table. Harry eut des sueurs froides soudain. Il crut qu'il allait lui demander de laisser Voldemort pénétrer son esprit pour savoir ce qui arrivait à Charlie. Comme Ron lui avait demandé de le faire l'été précédent pour savoir ce qu'il était advenu de Percy. Une angoisse sourde serrait la gorge du jeune homme. S'il lui demandait une telle chose, aurait-il le cœur de la lui refuser ? Se pouvait-il que le sort de Charlie fut le même que celui de Percy ? Et si ce n'était pas Bill qui lui demandait de fouiller l'esprit de Voldemort, Ron ou Ginny le ferait peut-être. Rogue était hors course à présent. Lucius ne lui livrerait plus aucune information importante. Serait-ce à lui qu'on demanderait de voler les pensées de Voldemort ? Ou bien le destinait-on à un rôle différent ?

- Je suis rassuré, disait Bill. Je craignais que tu n'aies eu une vision dramatique et qu'on nous l'ait cachée, à Tonks et moi, entre autres.

Ce fut au tour d'Harry de se sentir embarrassé pour poser la question qui lui brûlait les lèvres.

- Remus est parti en Roumanie ? demanda-t-il. Pour rechercher Charlie ?

- Et pour essayer de rallier une fois de plus les Loups-garous d'Europe Centrale à la cause de Dumbledore. Il a emmené avec lui de la potion Tue-Loup pour la prochaine pleine lune. Le professeur Rogue a trouvé le moyen de la préparer à l'avance tout en conservant ses propriétés curatives. Il travaille sur un vaccin contre la lycanthropie et il a autorisé Remus à parler de ses recherches aux Loups-Garous de Roumanie. Bien sûr, il doit se mettre en contact avec nos agents là-bas et nous tenir informés de la situation de Charlie. On sait qu'il ne cesse de se cacher depuis plusieurs semaines. Il change de cachette presque quotidiennement et il ne peut plus envoyer de messages.

Il passa ses mains sur son visage parsemé de taches de rousseur.

- Quand nous avons su que Lestrange et Pettigrew avaient pris le bateau pour le continent, nous avons eu très peur pour lui. Quelques jours après leur arrivée en Roumanie, nous n'avons plus eu aucune nouvelle de Charlie. On sait que Lestrange a rejoint Durmstrang. Pettigrew, on ignore où il se trouve. Remus a insisté pour être chargé de cette mission. Ils n'ont pas voulu que Tonks et moi l'accompagnions.

Il se tut un long moment. Harry n'osa pas rompre son silence.

- Finalement, Harry, je ne sais pas si c'est une bonne chose de dire à maman que c'est toi qui a permis aux jumeaux de laisser tomber les études… Elle est passablement énervée en ce moment. Je vais juste lui dire qu'ils se sont trouvé un généreux associé, tout ce qu'il y a de plus net et de plus légal mais de plus anonyme aussi, parce que les Farces et Attrapes, même si ça rapporte ça ne fait pas très sérieux. Peut-être que l'énergie qu'elle mettra à essayer de savoir quel il est lui fera oublier qu'elle s'inquiète pour Charlie.

Harry hocha la tête. Il n'avait pas envie non plus de donner à Mrs Weasley une raison de lui en vouloir. Il avait réellement souffert de sa froideur lors des dernières vacances, même si elle n'avait duré que quelques heures.

- Qu'est-ce que vous complotez tous les deux ?

Les deux jeunes hommes levèrent la tête vers Ginny devant la porte du salon. Elle s'avança vers son frère les bras tendus et s'assit sur ses genoux. Elle se blottit contre son épaule et mit ses bras autour de son cou.

- Tu ne crois pas que tu es un peu grande pour cela ? se moqua un peu Bill.

Il recoiffait cependant avec tendresse les mèches flamboyantes de la chevelure de sa sœur.

- Billy, j'ai si peur ! murmura Ginny dans son cou.

Harry se demanda un instant si la jeune fille n'avait pas entendu la conversation qu'il venait d'avoir avec son frère.

- Tout ira bien, Ginny, lui répondit Bill doucement. Tout ira bien.

Il regardait Harry en prononçant ces mots et le jeune homme sut qu'il le considérait vraiment comme un petit frère de plus.

Les journées étaient rythmées par les repas que préparait Deepher, ravi de s'acquitter de cette tâche depuis que Mrs Weasley passait plus de temps à l'Hôpital avec Percy. Elle s'était découvert depuis une véritable âme d'infirmière et maternait les blessés avec toute la force de son caractère volontaire et généreux. Les jeunes gens du QG en étaient également satisfaits. Ils avaient l'impression d'être libres, même s'ils devaient rester enfermés dans l'appartement. Ron et Harry étudiaient l'art du transplanage. Lorsque Bill était présent il leur donnait quelques conseils et ils s'entraînèrent avec lui à transplaner d'une pièce à l'autre –Fleur n'étant pas là, ils n'avaient à craindre aucune réflexion désobligeante. Ron émit quelques réserves quant à la légalité de leurs transplanages expérimentaux mais Bill lui assura qu'il ne risquait rien. Le Ministère avait les yeux tournés vers d'autres transplanages que les leurs et le QG était protégé des curiosités de ce genre, pour des raisons de sécurité. Ron poussa Harry à s'entraîner intensivement, car lorsqu'il serait de retour à Poudlard, il n'aurait plus l'occasion de le faire.

Son humeur était moins sombre qu'Harry ne l'avait craint au début des vacances. Le miroir restait rarement dans sa poche. Ils s'appelaient souvent avec Hermione. Cette dernière passait des vacances studieuses, mais très heureuses auprès de ses parents. Le deuxième jour des vacances elle avait eu la surprise de voir débarquer Tonks sur son lieu de villégiature. La jeune femme s'était montrée ravie de se voir confier la sécurité de son amie et ses parents. Les Granger se souvenaient parfaitement de Tonks –Comment oublier une jeune femme comme elle, d'ailleurs !- Elle sut se faire discrète dans les moments d'intimité familiale et apporta en même temps à Hermione ce lien avec le monde magique qui lui manquait un peu. Tonks parla de Charlie et la colère qu'elle ressentait à l'égard de ses supérieurs retomba quelque peu lorsque Hermione lui eût analysé la situation et prouvé qu'elle n'aurait guère pu faire grand-chose en Roumanie, vu que personne ne savait ce qu'il était advenu de lui. Il se cachait sans doute du mieux qu'il le pouvait en attendant le moment propice de se sauver au nez et à la barbe de ceux qui le recherchaient. Elle usa d'ailleurs d'arguments similaires auprès de Ron qui, heureux d'entendre la voix de sa bien-aimée, ne songea plus aux dangers que courait sans doute son frère. Tout ce qu'il voyait, c'était le sourire d'Hermione qui commençait à arborer un bronzage discret mais visible.

La première semaine passa très vite au gré d'Harry. La deuxième commençait à peine qu'il songeait déjà que quelques jours plus tard il rejoindrait Poudlard, seul. Puis il se souvint qu'il reprendrait les cours avec Rogue et cela le réconforta étrangement. Il lui tarda de se retrouver à nouveau dans le cachot du professeur à pratiquer l'ancienne magie. Peut-être saurait-il enfin ce qu'on attendait de lui.

Il essayait également de trouver une stratégie pour subtiliser les livres enfermés dans l'armoire de Rogue. Il avait beau réfléchir toutes ses rocambolesques machinations ne le satisfaisaient pas. Il ne voyait pas d'autre moyen que d'impliquer Dobby dans cette sombre histoire de vol et cela le gênait. D'autre part, l'elfe comprendrait-il vraiment ce qu'on lui demanderait ? Il s'agissait de ne pas se tromper de livre. Les occasions seraient trop peu nombreuses pour en gâcher une seule. Il cherchait dans sa mémoire ce que le nom de Mélusine lui rappelait. Il avait déjà entendu ce nom. A quel propos, il n'en savait rien. Et cela l'agaçait. Il en avait laissé tombé la rédaction de son devoir d'été de potions. L'interrogation portait sur la potion qu'ils étudiaient alors qu'il avait reçu en plein visage la colère sardonique de Voldemort. Il écrivait pourquoi il fallait doubler les ingrédients – à cause de la goutte et demi de sang de dragon, quand il sentit sa cicatrice le brûler vivement. Il jeta un regard à Ron assis dans le sofa, face à son miroir, qui chuchotait avec Hermione. Ginny lisait dans un coin de la pièce. La douleur s'estompa et Harry soupira de soulagement. Une fausse alerte, sans doute. Pourtant il gardait au cœur une amertume inquiète. Il essaya de se concentrer sur son devoir. Trois gouttes de sang de dragon… Sa cicatrice l'élança encore. Et encore. Et encore. Harry ferma les yeux. Il essayait de fermer son esprit tout autant. Il sentait Voldemort qui tentait de l'attirer vers lui, de le retenir à sa merci. Il voulait lui faire partager sa joie diabolique, lui montrer la force de son pouvoir. Des mots résonnait dans sa tête, en même temps que ce rire qui lui vrillait les tempes. Le phénix ne se relèvera pas de ses cendres, cette fois. Et Poudlard ne pourra plus cacher longtemps ceux qu'elle protège. Notre prochain face à face sera le dernier.

Harry poussa un cri de rage et de douleur. Il prit sa tête à deux mains et se coucha sur la table. Ginny lâcha son livre. Ron poussa un cri en écho. Il laissa le miroir sur le sofa pour courir vers son ami. Il appela, mais personne ne vint. Ils étaient seuls une fois de plus face à la violence des malaises d'Harry. Ginny l'étendit sur le sol. Ron reprit son miroir et appela Hermione à leur secours. Harry lui arracha le miroir des mains.

- Hermione ! cria-t-il. Où est Tonks ?

Le visage inquiet de la jeune femme aux cheveux rouges apparu derrière l'épaule d'Hermione.

- Appelle Arthur… ou Maugrey… ou les deux ! Il s'est passé quelque chose en Roumanie.

- Charlie ? s'écrièrent en même temps Hermione, Tonks, Ron et Ginny.

- Je ne sais pas, mais ça a un rapport avec l'Ordre…

Il se laissa à nouveau tomber sur le tapis. Ron rattrapa de justesse le miroir avant qu'il ne touchât le sol. La cicatrice d'Harry était rouge, comme chauffée au fer. Il luttait contre cet esprit malveillant qui le torturait. Quelles visions d'horreur lui montrait-il ? Il leva les mains vers eux. Ginny en prit une entre les siennes au mépris du danger de se voir repousser énergiquement. Elle sentit une onde qui la traversait. Ron se saisit de l'autre main de son ami. Elle se crispa sur la sienne. La voix d'Hermione l'appelait dans le miroir, stridente et angoissée.

- Aide-le Ron ! criait-elle. Il faut qu'il ferme son esprit. Il ne faut pas qu'il cherche à en savoir davantage. Dis-lui de laisser tomber !

Ron hésitait. S'il pouvait savoir ce qui était arrivé à Charlie.

- Dis-le lui Ron ! hurlait Hermione à son miroir. Dis-lui que tu ne veux pas qu'il risque la folie à vouloir chercher Charlie dans cet esprit démoniaque…

- Harry… balbutia Ron, complètement défait.

- Harry ! cria Ginny à sa place. Harry, reviens !

- Ron ! je t'en supplie ! pleurait Hermione à présent. Il le fait pour toi… Ne le laisse pas se perdre.

Ron repoussa sa sœur d'un geste brusque. Il lâcha le miroir qui se troubla sur un dernier cri d'Hermione. Il saisit Harry par les épaules et le secoua vigoureusement.

- Harry ! l'appelait-il. Reviens avec nous ! Harry ! Ne le laisse pas mettre le doute dans ton esprit. Harry ! Harry ! Harry !

Ses cris alertèrent Deepher qui accourut tout tremblant. Harry ouvrit les yeux sur le visage ravagé d'angoisse de Ron.

- Il est parti, dit-il simplement. Il voulait me forcer à voir des choses horribles, mais je ne le l'ai pas laissé faire.

- Qu'est-ce qu'il t'a montré, demanda Ginny plus pâle qu'une morte.

Harry lui fit un pauvre sourire et tendit la main vers sa joue. Il secoua la tête.

- Tu sais bien que ce qu'il montre n'est pas toujours la vérité.

Ginny retint un sanglot. Elle se glissa à côté d'Harry et le serra contre elle. Ron se laissa tomber à leur côté, épuisé.

- Pourquoi n'as-tu pas utilisé la magie ancienne ? demanda-t-il. Comme dans le cachot de Rogue. Tu nous aurais peut-être envoyé de l'autre côté de la pièce mais tu te serais débarrassé de lui en un claquement de doigts.

Ginny frappa sur l'épaule de son frère.

- N'as-tu pas entendu ce qu'Hermione a dit ? il voulait trouver Charlie… pour nous.

Elle détourna un regard plein de larmes.

- Je suis désolé, dit Harry en baissant la tête. Ce n'était pas le bon moment. Il pouvait me montrer exactement ce qu'il voulait que je voie.

Ron posa sa main sur son épaule et fit quelques "Hum ! Hum !" émus. Ils tendirent en même temps la main vers le miroir.

- Hermione ! murmurèrent-ils ensemble.

Harry laissa Ron prendre le miroir et appeler leur amie.

- Et Harry ? hurla Hermione dès que son visage apparut dans la glace.

Harry s'avança et lui sourit comme il put. Une fois qu'il l'eût rassuré et qu'elle les eût abreuvé de ses conseils de calme et de prudence, après que Ron l'eût assuré également qu'il veillerait sur leur ami et qu'il la rappellerait une heure plus tard pour lui donner des nouvelles, le jeune Weasley rangea son miroir dans sa poche. Puis il s'affala sur Harry et Ginny, sous l'œil rond de Deepher.

- Une tasse de thé ? proposa-t-il d'un air hagard aux trois jeunes gens.

- J'aimerais mieux quelque chose de plus fort, répondit Ron.

- Il reste des bièraubeurres, acquiesça l'Elfe.

- Je pensais à quelque chose d'encore plus fort, soupira Ron. Dans le genre Whisky pur feu…

- Ron ! pouffa Ginny.

- Quoi ? fit celui-ci. Il faut bien cela pour nous remettre de ce qui vient d'arriver non ?

Harry se mit à rire.

- De toutes façons, ça m'étonnerait qu'on en trouve ici…

- Hum… fit Deepher d'un petit air malheureux. Deepher sait où il y en a… Mais je ne peux pas garantir qu'il s'agisse de Whisky pur feu… c'est dans la chambre de Mondingus Fletcher…

Ron fut sur pieds d'un bond. Il tendit la main à Harry pour l'aider à se relever.

- Apporte toujours, Deepher ! On jugera sur pièce !

- Mais après Deepher devra se frapper la tête contre les murs, fit remarquer l'elfe de maison. Parce que ça étonnerait beaucoup Deepher que la mère des jeunes gens apprécie qu'il leur serve de l'alcool fort qui risque de plus être de l'alcool frelaté.

- On ne le lui dira pas ! assura Ginny.

- Parce que tu t'imagines que tu vas en boire ! se moqua Ron tandis que Deepher traînait les pieds vers la chambre de Mondingus Fletcher.

- Et pourquoi pas ? Pourquoi n'y aurait-il que toi et Harry qui en boiraient ?

- Parce nous sommes majeurs, ou peu s'en faut ! ajouta-t-il comme Ginny ouvrait la bouche pour faire remarquer qu'Harry n'avait pas encore dix-sept ans.

Harry se mit à rire.

- Si vous n'arrêtez pas, ce n'est pas à Molly que je dirais que vous voulez boire du Whisky de Mondingus. C'est à Hermione.

Ginny éclata franchement de rire tandis que Ron faisait une grimace.

Ce fut la même grimace qu'il servit à Deepher qui le contemplait avec inquiétude, la bouteille du vieux Ding à la main, alors que la gorgée de whisky brûlait son œsophage comme de l'acide chlorhydrique. Ginny renifla doucement le verre qu'elle tenait à la main et Harry trempa ses lèvres avec circonspection dans le liquide clair. Il savait pertinemment ce qu'en dirait Hermione. Il l'entendait même les mettre en garde contre les méfaits de l'alcool en général et ceux en particulier de celui dont usait Mondingus Fletcher. C'était sûrement un whisky frelaté, barboté en toute illégalité à quelque bouilleur de cru de ses connaissances. Mais Ron avait raison. Ils avaient besoin de quelque chose de fort pour se remettre de leurs émotions, et affronter celles qui ne manqueraient pas d'arriver à la suite de cette nouvelle. Voldemort fêtait une victoire et il voulait que cela se sût. Cela devait être terriblement important. Il craignait pour Charlie, il craignait pour Remus. Il craignait pour tous ceux qu'il ne connaissait pas là-bas en Roumanie et en Europe Orientale. Un instant le visage de Viktor Krum avait effleuré son esprit. De quel côté qu'il fût, il se trouvait sans doute en pleine tourmente. Harry avala cul-sec le reste de son verre. Les images terrifiantes que lui avait envoyé le Maître des Ténèbres s'effacèrent brusquement. Il regarda Ron sans le voir, les yeux embués et certain de n'avoir plus d'estomac.

Arthur Weasley trouva ses enfants et Harry effondrés dans le sofa du petit salon. L'excitation qui avait suivit la crise d'Harry s'était estompée. Le verre de Firewhisky trafiqué –Deepher avait refusé de leur en servir un deuxième et seul Ron avait insisté mollement- qu'ils avaient réussi à ingurgiter les avait laissé dans une torpeur épuisée. Venu aux nouvelles, Mr Weasley s'inquiéta de les voir aussi amorphes alors que Tonks lui avait décrit une scène apocalyptique. Il s'était hâté de rentrer afin de ne pas laisser les jeunes gens seuls dans l'état d'angoisse qu'elle lui avait annoncé. L'arrivée du père de ses amis, cependant, réveilla Harry. Avait-il des nouvelles ? Que s'était-il passé ? Hélas, répondit Arthur, il ne savait rien de Roumanie. Maugrey avait lancé des messages illico, mais ils n'auraient de nouvelles que dans quelques heures, voire quelques jours. Le vieil Auror était dans une colère noire. Il s'en était pris à Rogue, qui ne pouvait pas grand-chose à la disgrâce de Lucius Malefoy. Le vieil homme pourtant le rendait responsable de ce nouvel échec, comme il lui avait imputé la faute de la destruction de Pré-Au-Lard. Fol-Œil n'exerçait pas sa paranoïa seulement sur les nouveaux venus, mais également sur les anciens de l'Ordre, même si comme le fit remarquer Ron, Rogue était la victime idéale de cette méfiance maladive.

Arthur Weasley resta avec eux le temps que Molly rentrât de l'hôpital. Elle les serra contre elle tour à tour et tous à la fois, parla de quitter son activité pour rester auprès des enfants, s'inquiéta de leurs mines tristes et de leur silence. Elle parlait, parlait, parlait, s'activait dans la cuisine, à éplucher des pommes de terre que Deepher poussait devant elle. Tous savaient qu'elle ne voulait surtout pas penser à la Roumanie, à Charlie, à la guerre et la mort.


RAR : Merci à tous de m'avoir suivie ! enfin, d'avoir suivi nos héros sur les traces de ces nouvelles aventures...

ledesire : aussi j'espere que Percy ne sera pas comme Bill ou Charlie car ca ferait trop bizzare de le voir en sympa : Ben c'est Percy quand même on ne va pas le changer d'un coup de baguette magique… (sauf en tabatière, peut-être…)

cemeil : Et on replonge d'entrée de jeu dans ton histoire avec la conversation qu'a Harry avec Deepher. On se rappelle que trop bien Dobby et sa taie d'oreiller. On ne peut que penser aux conditions de vie qu'il avait chez les Malefoy. Et en faisant la comparaison avec Deepher, on ne peut que le comprendre. Pas le temps de s'endormir sur ses lauriers n'est-ce pas…
Mais qu'est-ce qu'il se passe avec Charlie ? Moi j'aime pas çà ! Tu vas nous le ramener en vie quand même ? Je sais même pas pourquoi je pose ces questions, vu que j'aurais pas de réponses… même pas un tout petit indice ? Hahahahahahaha bien essayé ! mais non ! pas encore !
Je me demande juste vu que Fleur est partie… comment vont-ils se débrouiller pour avoir des réponses à leurs questions… Eux aussi !

Lyane : Mais non, je veux pas te mettre la pression. C'est juste que j'ai conseillé ta fic à quelqu'un qui m'a demandé de lui raconté un peu de quoi ça parlais. Et je me suis rendu compte que les tomes de HP officiels sont plus simples (au premier abord) que ce que tu a fait. C'est un compliment (…) je l'avais pris comme cela !
Pour le premier chapitre de LSDH2(le nom entier est trop long, j'utiliserais l'abréviantion maintenant.), je suis loin d'être déçue. Oui, ou les Secrets 2…

Kika bon début qui mérite une suite lol ! Et que penses-tu de ce chapitre ?

Titia69 : Oups... je me rends compte que j'ai fait une petite erreur dans ma dernière review (excusable vu l'heure lol) tout le monde t'embete pour qu'il y ait de l'action mais la laisses le faire son shopping... j'avais compris… t'inquiète pas…
au fait pourquoi n'a t'il pas demandé à Ellie des renseignements sur melusine ? Oui tiens pourquoi ? mais pourquoi crois-tu qu'elle aurait pu lui répondre ?

atalante : je suis très contnete que tu es déjà commencée à poster la 2ème partie. Oui, je me demandais si je n'allais pas prendre quelques jours de vacances, mais finalement… j'ai changé d'avis.
merci de mettre à jour aussi régulièrement. j'adore aller sur la page de mes fics favorites et voir qu'il y a des nouveaux chapitres. Et moi j'adore voir dans ma messagerie des nouvelles de ffnet ! hahahahahaha !

Ayaminne : je veux bien poser d'excellentes questions! lol! mais quand aurais-je les excellentes réponses correspondantes? En lisant la suite ! loll !
Ellie en petite soeur, quel plaisir! La voilà qui prend une dimension plus… heu... moins… mince je suis aussi mélangée qu'Harry sur ce coup-là ! Enfin vous avez compris l'effet que ça lui a fait…

Titia69 : snif snif... je voulais etre la 1° a te laisser une review pour cette 2° partie... snif snif...Tant pis je fais tout de meme partie des 1° ! oui on se console comme on peut… lol !
Donc un très bon chapitre... un peu un renouveau... on part sur des bases toutes neuves pour une nouvelle partie c'est pas plus mal ! A nouvelle partie, nouvelle donne… du changement dans la continuité quoi…
J'ai hate de voir l'épisode shopping... et je sais que generalement on t'embete pour qu'il y ait du shopping mais laisses Harry se relooker sans incidents majeurs Stp ! Tu vois que j'avais bien compris ce que tu voulais !
Bon sinon... bizzarement depuis le dernier chapitre de la 1° partie, j'étais persuadé qu'il y avait un lion dans le tartan des Mc Gregor, par contre il me semblait que chez les écossais, il n'y avait pas d'histoires d'écussons mais bel et bien de tartan (tissu écossais ayant un tramage particulier selon la famille)... Bah dommage qu'elle parte pour la France... elle mériterait bien de faire partie de leurs vacances ! Non non ! McGregor dit à harry que son lion de Gryffondor ressemble à celui qui est le symbole de l'Ecosse. En effet les Ecossais ont des tartans aux couleurs de leur clan. Une couleur dominante pour chaque clan. Celui des McGregor est à dominante rouge, tramé de vert. Les familles qui leur sont apparentés ont aussi un tartan à dominante rouge. Le blason est quelque chose de différent. C'est à un autre niveau. En France tout le monde peut avoir un blason, à condition de ne pas prendre des armes déjà existantes. En Angleterre, c'est différent. Seules certaines familles sont habilitées à avoir un blason et une devise. Pour services rendus par exemple… Bon quand j'aurai le temps je ferai un A Propos sur les tartans et l'héraldique… lol !

FaDa : Tout dabord je tien à te dire que j'ai adoré Les secret d'Hermione 1! Tu fais bien de me le dire. J'ai cru que tu avais directement commencé par les Secrets 2 ! lol ! Tu écris vrm très bien! je crois savoir qui est un peu le personnage de mélusine mais à date je vois pas encore le rapport... Ce serait trop facile si le rapport était évident !

Alixe : Mhm, délicieux dialogue entre HArry et les Mcgregor. tu devais être morte de rire quand on te reprochais d'avoir fait disparaître Ellie au chapitre précédent. Nettement, oui ! Mais c'est tellement bon ! lol !
M'est avis que cette chère petite a marqué un nouveau point dans le coeur soi-disant pas à prendre du Survivant. Hé ! C'est bien possible.
Jolie scène avec Percy. Harry apprend la valeur du pardon. C'est très utile dans la vie, jeune homme ! Oui, à pardonner aux autres, peut-être apprendra-t-il à se pardonner à lui-même.
Ron et Hermione sont trop mignons avec leur mirroir. j'ai apprécié que tu aies montré qu'Hermione était contente de revoir ses parents. Dans les fics, on a généralement l'impression qu'ils n'existent pas. Ils sont régulièrement oubliés, c'est vrai.
Très sympatique aussi l'amitié entre Harry et Ginny, cette complicité qu'ils tissent entre eux. L'amour peut prendre différentes formes.