Bienvenue dans ma fic sur Charlie et la Chocolaterie ! Bon, comme la plupart des fics sont basées sur Wonka, j'ai décidé de baser la mienne sur les quatre gamins qui viennent crier vengeance !

Alors vous connaissez le principe, je ne possède aucun des lieux du film nipersonnages, sauf peut-être le mystérieux garçon, mais même lui est inspiré de tellement de personnages existants que je ne peux pas dire qu'il m'appartienne complètement.

Lisez et dites-moi ce que vous en pensez !

"Voulez-vous encore un peu de café, Willy ?"

"Non merci, Mme Bucket", répondit le chocolatier. "D'ailleurs, je dois aller me coucher. Nous aurons une longue journée demain."

Il souhaita bonne nuit à tout le monde, prit son manteau et son chapeau, et quitta la petite maison.

"Charlie", dit Mr Bucket, "je crois que tu devrais en faire autant."

Le garçon de douze ans embrassa ses parents et ses grands-parents et monta dans sa chambre. Avant de s'endormir, il eut une pensée pour ceux que Willy Wonka appelait le « Quatuor du Diable »: les quatre enfants qui avaient été les camarades de Charlie pendant une journée, mais dont la vie fut à jamais marquée par cette visite dans la chocolaterie, deux ans auparavant. Ils étaient tous devenus plus ou moins célèbres, et il n'était pas difficile de s'informer sur ce qu'ils devenaient. Charlie aimerait les revoir. Cette journée était passée tellement vite, et aucun d'eux ne l'a terminé dans de bonnes conditions. Ils n'avaient jamais eu l'occasion de devenir réellement amis. Mais comment un gentil garçon comme Charlie aurait pu devenir ami avec un gros goinfre, une fillette arrogante, une enfant gâtée et un petit génie égoïste ? Eh bien c'est simple: Charlie croyait qu'ils avaient tous un bon fond, et qu'ils l'auraient révélé s'ils avaient plus finir cette journée. Plus d'une fois, il avait essayé d'organiser une journée de réunion, mais à chaque fois, Willy s'y était fermement opposé, par trouille. Vraiment dommage…

Charlie regarda les quatre affiches collées sur le mur près du lit en essayant de se rappeler qui devenait quoi. La première affiche était un poster: une jeune fille de douze ans, portant un costume fait de cuir clouté. Son beau visage était bleu pâle, ses cheveux coupés au carré étaient roses, et elle avait de la peinture rouge sang autour des yeux, accentuant son regard hypnotisant. Elle portait une belle grosse guitare électrique. Difficile à croire, mais c'était bien Violet Beauregard.

Assise dans son salon, dans la banlieue chic d'Atlanta, Mme Beauregard ajusta soigneusement ses tampons d'ouate dans ses oreilles et se servit un triple scotch. Les enfants, dehors, s'étaient rassemblés devant la maison et regardaient le toit avec impatience. Le show allait commencer…

Violet, debout sur le toit, tenait à bout de bras une petite pièce d'argent en forme de cœur qui luisait au soleil, et rabaissa brutalement le bras pour frapper les cordes de sa guitare avec son médiator. Les enfants, en-bas, se mirent immédiatement à applaudir et à siffler d'admiration. Elle n'avait même pas joué une note, et ils étaient déjà aux anges. Ça, c'était le succès. Alors qu'elle commençait à interpréter un morceau des Judas Priest, elle se rappela…

Sa vie n'a pas été facile après la chocolaterie. A cause de sa peau bleue, les autres enfants la traitaient de monstre, lui jetaient des pierres, et lui faisaient subir les pires humiliations possibles. Même au karaté, elle n'était plus à sa place. Sa mère dut prendre les mesures adéquates: Violet ne sortait plus de la maison et avait des professeurs particuliers pour ne plus aller à l'école. Plus de compétitions, plus de trophées. Elle passa plusieurs mois à se morfondre jusqu'au jour où elle ressuscita: elle avait tellement tanné sa mère pour pouvoir sortir un peu qu'elle accepta de l'emmener à un concert de hardrock, d'un groupe nommé DeviantArt. Et pendant que sa mère était partie boire un Alka-Seltzer pour arriver à supporter le bruit, Violet s'était faufilée au premier rang où elle fut repérée par le guitariste du groupe. Juste après le concert, il vint la trouver et lui expliqua qu'il devait quitter le groupe, et qu'il devait se trouver un remplaçant. Il lui expliqua qu'il trouvait sa couleur de peau assez « planante », et qu'elle ferait « style » dans le groupe. Tout le reste s'était enchaîné très vite, entre les leçons intensives de guitare et le relookage que Mme Beauregard n'approuvait que moyennement ( les cheveux teints en rose, passe encore, mais cette horrible tenue de loubard et ce maquillage qu'elle devait porter pour les représentations lui restaient en travers de la gorge ), et du jour au lendemain, Violet était le guitariste officiel de DeviantArt. Et là, subitement, tout changea. De retour dans son quartier, elle était devenue « géniale », passant de « monstre » à « cool », et tous ses anciens ennemis étaient devenus ses fans et amis. Et comme sa visite à chocolaterie lui avait appris l'humilité, elle décida de les pardonner et leur offrit ce petit concert improvisé. La fille prétentieuse qui passait son temps à rabaisser les autres était devenue gentille, honnête et généreuse.

Lorsque son concert prit fin et qu'elle descendit du toit, les enfants l'invitèrent à un gros goûter. Violet regarda sa mère. Sa mère lui sourit. Mme Beauregard détestait le hardrock, mais faut avouer qu'elle jouait drôlement bien, la petite.

Charlie regarda la seconde affiche, un poster aussi. C'était un gros catcheur aux bras hypertrophiés, les cheveux roux coupés en brosse, dans une combinaison en lycra rouge sur laquelle était inscrit en doré: « The German Thunderbolt », qui se tenait debout au milieu du ring, brandissant une ceinture de champion et affichant une grimace de victoire. Le plus vieux de la bande, Augustus Gloop, qui avait maintenant quinze ans.

Gloop n'avait pas été blessé durant sa ( courte ) visite à la chocolaterie, mais ce plongeon dans la rivière en chocolat le marquait toujours. Même ce soir, alors qu'il se tenait sur le ring, grand, fier, glorieux. Il venait de vaincre le champion, c'était la consécration de sa carrière de catcheur. Augustus mangeait toujours du chocolat. Enormément de chocolat. Même ce bain forcé ne l'avait pas guéri. Mais il regrettait toujours de ne pas avoir terminé la visite. Il aurait dû être là pour porter secours à la douce Veruca, qui avait manqué de peu de finir dans le barbecue de ce malade. Et il restait persuadé ( à raison ? ) que Willy Wonka avait tout prémédité. Il restait persuadé que Wonka avait voulu le tuer. Cette haine donnait lieu à des crises de colères difficilement contrôlables. Mais il avait fini par trouver un truc: chaque fois qu'une crise venait, il faisait des haltères, soulevant les poids les plus lourds possibles jusqu'à avoir l'impression que ses bras allaient se déchirer. Après plusieurs mois de ce traitement, il s'était retrouvé avec des bras et des épaules impressionnants. C'est alors qu'il se rendit compte que le catch était un monde prêt à l'accueillir. Il s'inscrivit dans une fédération européenne et les choses sérieuses commencèrent. Il s'entraînait en mangeant jusqu'à vingt-sept barres Wonka par jour, et faisait passer ça en soulevant des poids pas possibles et en boxant les quartiers de viande dans l'entrepôt de la boucherie de son père. Ça faisait seulement deux ans maintenant depuis qu'il avait soulevé pour la première fois une haltère. Seulement deux ans, et il venait de vaincre le champion européen invaincu. En fait, au fond de son cœur, il ne savait pas vraiment s'il devait remercier ou continuer à haïr Willy Wonka.

Charlie regarda la troisième affiche. C'était la couverture d'un exemplaire du Time. On y voyait un type très grand, à la carrure de Jean-Claude Van Damme, vêtu d'un costume sombre façon « Men in Black », avec les Ray-Bans qui vont avec. Le gros titre était: « NSA: ces Hackers qui nous surveillent. »

Il était difficile de croire que le type de la couverture n'avait que quatorze ans et s'appelait Michael Teavee.

Mike Teavee se tenait devant son écran, dans son salon à Denver, en pleine partie de Halo. Il possédait le meilleur en matière de consoles de jeux et d'ordinateurs. Il pouvait se le permettre, avec ce qu'on lui payait…

Mike était risible en sortant de la chocolaterie: il mesurait plus de trois mètres de haut et ne faisait que quatre centimètres d'épaisseur. Ça a été long pour s'en sortir, avec des exercices de gymnastique à outrance et un régime alimentaire à base de calcium et d'autres produits, certains de provenance douteuse. Mais ça a porté ses fruits, car Mike mesurait désormais un mètre quatre-vingt quinze, était bien proportionné, et jouissait d'une musculature qui, bien que largement moins impressionnante que les bras d'Augustus Gloop, n'avait pas son pareil pour draguer sur la plage.

Son père entra dans le salon avec un air exaspéré.

"Mike, ces Messieurs ont appelé, tu as encore du retard dans ton travail !"

"Désolé Papa", dit-il sans détacher les yeux de son écran. "C'était quoi, déjà ?"

"Code SHAD-666."

"Ah oui, c'est vrai. Deux secondes."

Sans cesser de jouer, Mike attrapa son ordinateur portable, pianota un truc distraitement, et retourna à sa partie.

« C'est fait. » dit-il.

Le vrai changement dans la vie de Mike fut lorsqu'on apprit qu'il avait gagné son ticket d'or en piratant le système de distribution de chocolats. Deux jours après, la NSA le contacta et lui proposa un job de hacker. Il fit ses preuves en piratant le fichier fantôme de l'OTAN en tapant sur le clavier avec les doigts de pieds. Il y a bien sûr eu des échauffourées avec les boss quand sa photo apparut dans le journal avec un article à scandale, mais ses nombreux exploits pouvaient lui pardonner à peu près n'importe quoi. Il y avait un seul truc qu'il n'avait pas réussi à faire: infiltrer la chocolaterie en déjouant son nouveau système de sécurité, et trouver Willy Wonka, qu'il détestait plus que tout. Il ne pouvait pas encadrer la connerie profonde et le sadisme latent du chocolatier. Il ne pouvait pas lui pardonner ce qu'il lui avait fait,et surtout pasce qu'il avait fait à Violet.

Charlie regarda sa dernière affiche, une couverture du London Charivari. C'était une jolie brune de treize ans. Veruca Salt n'avait pas changé le moins du monde depuis sa visite. Le titre était: « Les enfants riches d'Angleterre: une journée avec Veruca Salt ».

Charlie s'était posé des questions en voyant la couverture, car Veruca souriait. Un sourire qui semblait sympathique, dénué de méchanceté. En lisant l'article, il s'était rendu compte qu'elle paraissait effectivementplus gentille, même si elle avait toujoursquelques caprices. On ne se refait pas complètement !

Bon, alors voilà le premier chapitre. J'ai essayé de faire original quant au destin des enfants: donc Violet est une rockstar, Augustus est un champion de catch, et Mike est un agent secret. Belle équipe, hein ? Quant à Veruca... ben en fait elle a pas vraiment changé...

Au fait, si quelqu'un s'y connaît mieux que moi en magazines anglo-saxons et voit que je me suis trompé dans les titres, dites-le moi.

Prochain chapitre: Veruca reçoit un étrange visiteur et de sombresrévélations...