Hum … hum … Tout est a J.K. Rowling !

Et merci a Pelouze pour sa correction


Scène volée

La voir pleurer le perturbait beaucoup. Hermione avait toujours été le membre stable du groupe. C'est elle sur qui on peut compter. Combien de fois les avait-elle sorti d'une mauvaise passe ?

Et la voir comme ça, sans défenses comme … la fille qu'elle était réellement. Lui faisant voir en face un aspect qu'il n'avait jamais vu d'elle.

Il se gifla mentalement. Elle avait besoin de son aide maintenant, c'est parce qu'elle était son amie qu'ils avaient tué ses parents. Il était de son devoir de la consoler, lui Harry Potter.

Elle lui tournait dos, dans une salle de classe vide et son manque de réactions lui prouvait qu'elle ne l'avait pas entendu entrer. Il se sentit soulagé, il n'aurait pas voulu la blesser plus.

Il s'approcha d'elle et s'assit à sa droite et chuchota : « Désolé ».

La jeune femme à côté de lui parut électrisée, elle sécha d'un geste rageur ses larmes et le regarda dans les yeux. « Ne dit plus jamais ca Harry. Je sais très bien se qui m'attends en étant amie avec toi, et j'ai choisis il y a longtemps. C'est mon choix ne te sens pas tant coupable. »

Elle avait réfléchis ? Qu'il pouvait parfois être naïf. Pourquoi lui fallait-il à chaque fois un choc pour qu'il se rende compte des choses ?

La sollicitude de son amie et ses sentiments noirs eurent raison de lui et ses yeux se mirent à picoter. Pour se ressaisir il se mordit la lèvre jusqu'au sang. Geste qui n'échappa pas à la Gryffondor.

A vrai dire au moment où Harry s'était excusé, elle avait remis son masque, il l'avait bien vu. Elle le protégeait, et lui maintenant, culpabilisait de lui faire endosser tant de responsabilités.

Elle se rapprocha de lui et le serra dans ses bras. Il les trouva chaleureux, mais pas comme ceux d'une mère. Pouvait-il vraiment ressentir quelque chose comme ça pour sa meilleure amie ? Il venait seulement à peine de la comprendre un tout petit peu.

Il s'accrochât à elle, la serrant désespérément, sentant son odeur, la désirant même. C'était une drôle de sensation, qui se répandait en drôles de petits picotements dans tous son corps. Puis il recula et la prit dans ses bras. Au début la jeune femme se raidit, comme étonné puis se laissa aller. Au bout de quelques minutes il lui dit tout bas : « Tu sais, tu peux pleurer. »

Elle le regarda avec ses grands yeux dorés à la lumière de la pièce. Il n'avait jamais remarqué qu'ils pouvaient prendre cette couleur. Et ils se remplirent de larmes, son uniforme devenant humide.