Note de l'Auteure (29 Janvier 2018):

Bon, voilà l'histoire.

J'ai commencé cette fanfiction lors d'un été tranquille, à l'âge de 16 ans. J'avais beaucoup de temps et rien à faire, alors j'ai pensé qu'entamer cinq fanfictions en même temps sonnait comme une très bonne idée.

La rentrée scolaire est arrivée, je me suis impliquée dans tout plein d'activités parascolaires. J'ai mis les fanfictions sur pause.

En 2008, j'ai gradué de l'école secondaire, j'ai quitté la maison familiale, et je suis allée poursuivre mes études en ville. Je me suis intéressée à d'autres fandoms, puis, vers 2010, j'ai tout simplement commencé à être trop occupée par mes autres projets de vie.

Long story short, je n'ai rien écrit pendant sept ans.

Cette année, j'ai terminé un gros contrat d'un an à Toronto, je suis revenue épuisée à Québec, et en terminant mon mémoire de maîtrise, j'ai soudainement re-cultivé une obsession pour le premier film de Saw. En trois semaines, j'ai écrit une fanfiction de 20 chapitres sur Adam/Lawrence (en anglais, parce qu'après sept ans d'études en anglais et un an à Toronto, me voilà convertie), que j'ai publiée sur Archive of Our Own.

J'avais complètement oublié cette fanfiction-ci, et je l'ai retrouvée un peu par hasard, alors que je publiais ma nouvelle. Depuis, je vis dans l'inconfort d'une chose non terminée.

C'est donc l'histoire de comment je me retrouve à terminer cette fanfiction dix ans plus tard.

Les chapitres sont tous terminés, je ne voulais pas la reprendre pour l'abandonner de nouveau. Si vous lisez ceci, c'est qu'elle est déjà complétée. (Si les chapitres ne sont pas encore tous publiés, ils sont malgré tout rédigés, et en processus de publication.) Soyez donc sans crainte.

Dans le courant de votre lecture, vous remarquerez sans doute que le style change un peu drastiquement, après le 26e chapitre. Les chapitres 1-26 ont été rédigés alors que j'avais 16-17 ans. Le reste a été écrit dans ma 26e année de vie. Les choses changent, en 10 ans. J'ai révisé les anciens chapitres pour y apporter un peu de cohérence, mais la différence demeure marquée. Vous m'en excuserez.

Sur ce… bonne Lecture?


Prologue

Lawrence adressa un doux sourire à sa fille, avant de se lever et de marcher en direction de la porte.

«Est-ce que tu vas nous quitter, papa?» fit la petite voix hésitante de Diana.

L'homme se retourna vers sa fille, une expression de surprise sur le visage.

«Quoi?» fit-il.

Il ne reçut aucune réponse. Diana se contenta de baisser les yeux, incertaine. Aussi s'avança-t-il lentement vers le lit.

«De quoi parles-tu?»

Il s'assit à nouveau sur le bord du lit et regarda sa fille dans les yeux.

«Tu veux dire, vous quitter, toi et maman?» demanda-t-il.

En guise de réponse, il reçut un timide hochement de tête.

«Non! Non, ma chérie. Je ne ferais jamais ça.» Ses sourcils se froncèrent, consterné. «Qui t'as mis cette idée en tête?»

«Personne.»

«Eh bien, c'est faux, d'accord?» répliqua l'homme, tout en repoussant, du bout des doigts, les quelques mèches de cheveux qui se retrouvaient sur le front de la petite fille.

«D'accord.»

La voix de Diana était timide, un peu comme si elle avait honte de sa question. Son père lui caressa doucement les cheveux, tout en lui adressant un sourire empli d'affection.

«Je t'aime comment?» demanda-t-il.

«Beaucoup, beaucoup, beaucoup!» répondit la petite fille, un sourire aux lèvres.

«C'est ça!» fit son père, tout en remontant les couvertures jusqu'à son menton. «Bonne nuit, ma chérie.»

Il l'embrassa sur le front et se leva à nouveau, pour marcher en direction de la porte. Au moment où il allait mettre un pied à l'extérieur de la pièce, il éteignit les lumières et se retourna une dernière fois vers sa fille.

«Demain, je te lirai ton histoire favorite.» dit-il.

«D'accord.» répondit Diana, d'une voix endormie.

Son père quitta la pièce, la laissant ainsi seule. De l'autre côté de sa porte, elle entendit vaguement les voix animées de ses parents, mais tenta de ne pas y porter attention.


«Comment peux-tu vivre ta vie comme ça, à prétendre que tu es heureux?» accusa Alison.

«Je suis heureux!» se défendit Lawrence en ramassant sa mallette.

«C'est n'importe quoi! Je préfèrerais que tu sois honnête et que tu me dises que tu me détestes. Au moins, il y aurait un peu de passion là-dedans...»

L'homme soupira.

«On peut parler de ça plus tard, d'accord?» dit-il.

Sa femme ne lui fournit aucune réponse, se contentant de lui transmettre tous ses ressentiments par un simple regard. Il lui offrit un faible sourire, espérant soulever la tension, et se pencha pour l'embrasser. Elle dévia la tête.

«Va t'en...» murmura-t-elle

L'homme soupira à nouveau, avant d'ouvrir la porte d'entrée et de partir, loin de se douter que c'était possiblement la dernière fois qu'il la verrait.