UA On s'entend sur le fait que Pétunia s'en fiche de Harry alors rien d'étonnant qu'elle l'enferme dehors. Pétunia est une moldue et donc pour elle une nuit d'été baignée par la pleine lune n'est pas plus dangereuse qu'une autre. Mais…et si le loup y était?

Chapitre 1 Seul

Harry avait cinq ans et déjà il s'habillait tout seul, faisait sa toilette tout seul et il se faisait à manger tout seul. Parfois même il devait faire sa lessive tout seul lorsque sa tante « oubliait » de vider son panier de linge sale. Il était également très poli pour un enfant de son âge.

Il n'avait presque pas de jouet et ceux qu'il avait étaient cassés. Sa chambre était dans le placard sous l'escalier et c'est là qu'il gardait le peu de chose qu'il avait. Harry n'était pas maltraiter physiquement mais psychologiquement ainsi que délaisser et ignoré sauf lorsqu'il faisait quelque chose de mauvais. Comme, par exemple, briser un verre remplie de jus sur le plancher ultra propre de sa tante…

- Sale petit monstre! Tu ne sais donc pas te tenir! S'écria Pétunia attirée par le bruit.

Harry avait déjà commencé à ramasser les yeux pleins d'eau sachant, et avec raison, qu'on allait encore crier après lui. Il aurait bien aimé que sa tante le considère de la même manière que Dudley. Harry n'aimait pas Dudley. Personne ne lui criait dessus, il avait plein de jouet, une grande chambre, une salle de jeux et, ce qui manquait le plus a Harry, l'amour de ses parents. Comme, par exemple, les câlins. Harry ne se souvenait pas avoir déjà eut des câlins dans sa courte vie. Il avait déjà essayé d'en avoir, sans succès. Une fois il avait même essayé d'être comme Dudley pour qu'on le traite comme Dudley. Il se rappelait encore de la correction qu'il avait eut. Cela avait été la première fois que son oncle lui avait donné une fessée. Il faut dire que Dudley n'était pas un modèle de politesse.

Mais ce n'était pas, pour Harry, la pire punition. Son oncle ne le frappait pas vraiment souvent. Harry ne se souvenait pas avoir eut plus de trois où quatre fessées dans sa vie. D'habitude, il préférait le jeter dans son placard ou pire le laisser passé la nuit dehors durant l'été. Dans ces moments là, il se sentait si affreusement seul et abandonné qu'il en pleurait presque toute la nuit

Ce n'était pas compliqué, sa tante et son oncle trouvaient toujours une raison pour l'envoyé dormir dans la remise durant l'été. « Comme ça, on a presque l'impression qu'il n'a jamais mis les pieds ici! » Disait souvent son oncle d'un ton satisfait. Alors, Harry en venait presque à souhaiter de n'être jamais né.

- C'est la troisième fois que tu fais des bêtises aujourd'hui! D'abord tu t'en prends à Duddy, tu brises ses jouets et là, tu détruis ma vaisselle! Puisque tu n'es pas capable de rester sage dans une maison tu iras dormir dans la remise! Lui cria Pétunia. « Va chercher ta couverture et ne crois pas que tu mérite un dîner. »

Reniflant pour retenir ses pleures, sachant que cela empirait la situation, Harry laissa sa tante nettoyer son gâchis et parti dans son placard récupérer la vieille doudou râpée et tâchée de Dudley et son oreiller raccommodé. Il sortis en se traînant les pieds. Un dernier avertissement de sa tante le fit sursauter : « Tu as intérêt à ne pas te faire voir des voisins! . Une fois que la porte de la cour arrière fut fermée, il courut à la remise où il s'effondra en larmes. Avec des mouvements saccadés, il souleva une latte du vieux plancher et en sorti son vieux chien en peluche emballé dans un sac d'épicerie en plastique pour qu'il ne prenne pas l'humidité. Il le cachait là pour que Dudley ne l'abîme pas et pour avoir un peu de réconfort dans cet endroit qu'il détestait. Le serrant contre lui, il se terra sous une haute étagère où un vieux matelas lui servait de lit.

- Paddy, reste avec moi d'accord? Il fit un câlin au toutou et essaya d'oublier qu'il faisait noir dans la remise. Harry avait peur du noir.

Il avait finit par s'endormir. Il s'en rendit compte lorsque du bruit dehors le réveilla en sursaut et déboussolé car, il ne se rappelait plus où il était. C'est lorsqu'il put reconnaître la silhouette de la tondeuse près de lui qu'il se rappela qu'il était encore dans la remise. Un bruit métallique de poubelle renversée le fit sursauter une nouvelle fois. Terrifié, il chercha sa peluche et se fit tout petit dans un coin. La tante Marge lui avait déjà dit qu'il y avait des méchants monstres horribles qui venaient la nuit chercher les mauvais enfants comme lui pour les mangers. Harry savait que ce n'était pas vrai parce qu'il avait entendu tante Pétunia le dire à Dudley lorsqu'il en avait fait des cauchemars. Mais là, dans le noir, tout seul, son imagination lui faisait oublier ses certitudes. Il se souvenait que l'oncle Vernon avait dit ce matin que le voisin du #2 avait eu la visite d'un raton laveur ou de toute autre bestiole dans ses poubelles. « C'est ça, ce doit être le raton laveur » se disait-il ou souhaitait-il.

Mais quand la porte de la remise se mis à bouger comme si quelqu'un essayait de la défoncer, Harry ne put s'empêcher de crier de terreur. Il alla se placer à l'opposé et essaya de se glissé sous l'établis. Cacher là, il plaqua son chien sur sa bouche pour étouffer ses sanglots hystériques. C'est à ce moment là que la porte s'ouvrit en frappant l'étagère derrière elle, faisant tomber le matériel de jardinage de sa tante.

Harry entendit quelque chose entrer et la chose grognait. Il osa regarder pour se retrouver face à un regard jaune qui le pétrifia de peur. La seule pensée logique qu'il avait était que la tante Marge disait la vérité. Ce monstre allait sûrement le dévorer.

C'est lorsque la bête qui ressemblait un peu a un loup ou un gros chien lui sauta dessus et lui croqua une jambe qu'il se mit à se débattre et à crier comme il n'avait jamais crié. Le loup le traîna dehors indifférent au coup de peluche que lui donnait l'enfant quand la porte de la maison s'ouvrit sur l'oncle Vernon et que les voisins allumèrent les lumières de leur cour arrière et sortirent pour voir ce qui se passait.

- QU'EST-CE QUI CE PASSE ICI! Beugla Vernon qui ne voyait qu'une ombre noir au-dessus de son neveu qui criait en s'en rompre les cordes vocales.

- Dursley, qui est-ce qui hurle comme ça? Demanda un de ses voisins en haussant la voix pour être entendu de l'autre côté de la clôture.

- BON DIEU! Mais il y a un loup dans votre jardin » s'écria l'autre voisine de sa cour et qui avait amené une lampe torche.

C'est précisément à ce moment que le « loup » sauta la haie et disparut. Mais Harry continua à crier.

- Bon sang, de bonsoir, mais c'est quoi cette histoire » marmonna Dursley en se dirigeant à grande enjamber vers son neveu.

Lorsqu'il vit la jambe de ce dernier, il ne prit même pas la peine de réfléchire au fait que les ambulances et l'hôpital coûtait quelque chose.

- PÉTUNIA, APPELLE LES URGENCES! Mon garçon cesse de crier s'est terminé.

- Doux seigneur » s'exclama le voisin qui avait fait la barrière lorsque le loup s'était sauvé. « Il faut stoppé l'hémorragie M. Dursley. Immobilisé-le! »

Il enleva sa robe de chambre, en prit la ceinture pour faire un garrot et pressa la robe sur l'énorme plaie sanguinolente. Pendant ce temps, Vernon tenait les bras de Harry qui tentait encore de se débattre malgré que ses cris se soient progressivement changés en douloureux sanglots.

Dans le ciel, la pleine lune éclairait d'une lueur sinistre les évènements alors que déjà loin de là un « loup » se félicitait, plus que satisfait.

Pétunia était partie avec les ambulanciers confiant Dudley a la voisine. Son mari était supposé la rejoindre à l'hôpital après en avoir terminé avec les policiers. Les gendarmes avaient fouillé tout le jardin et celui des voisins. Ayant trouvé des traces de patte mais pas la bête a qui elles appartenaient, leur chef avait appelé des spécialistes des animaux dangereux. Car comme l'apprit M. Dursley se n'était pas le seul cas d'attaque par une bête folle furieuse cette nuit : Harry était le troisième cas. Les deux premiers était un couple d'ado qui était rentré tard après une soirée chez des amis. Bref, le jardin était saccagé par les policiers et les gars de la fourrière, la haie de cèdre et la remise par un gros chien enragé, puis pour couronner le tout, les voisins s'agglutinaient sur la propriété. Vernon Dursley ne s'attendait vraiment pas à avoir encore plus de problème que maintenant. Une exclamation du voisin qui l'avait aidé, Bryan Coogan, lui prouva le contraire.

- C'est bien beau de s'interroger sur cette saloperie de bête mais moi la question que je me pose c'est qu'est-ce que cet enfant faisait dehors en plein milieu de la nuit? Demandait-il au policier qui prenait en note sa version de l'histoire.

Il eut sa réponse par des exclamations de stupeurs venant de la remise. Ceux qui la fouillaient avaient trouvé sous l'étagère derrière la porte un vieux matelas doté d'une couverture froissé et d'un oreiller. C'est la que les vrais problèmes de Vernon commencèrent vraiment.

- Bien », fit le chef de terrain regardant le lit improvisé « apparemment les services de la protection de la jeunesse va se joindre à notre petit comité. » Il se tourna vers Vernon, « A votre, place je me trouverai un avocat »

Après qu'il l'eut embarqué dans une des voitures pour ne pas que ce crétin et ses protestations les dérange, le chef, Ducan, appela au centre pour qu'on lui fournisse un mandat.

- « Et réveillez-moi cette emmerdeuse de Mathilde Majorel des services sociaux. Elle m'a cassé les oreilles avec l'affaire Parker la semaine dernière comme quoi on ne l'avait pas appelé assez tôt et bien là, elle en aura pour son argent! »

Il était quatre heures moins dix du matin et lorsque Majorel arriva à cinq heurs et vingt, ses cheveux blonds mal attaché et une veste légère sur son haut de pyjama, elle était de mauvaise humeur. Dans la quarantaine, le visage rond, le corps un peu potelé par l'âge, elle montrait toujours cet air déterminé sur le visage qui semblait dire : n'essaye même pas de me faire chier. Elle avait vu des choses dans sa vie par l'intermédiaire de son travail qui en rendrait plusieurs malades. Enfant battu, violé, abandonné, kidnappé, séquestré bref, en ce moment elle s'attendait à tout. Et heureusement pour les autres, sa patience n'eut pas à être mise à l'épreuve car le mandat avait été accordé. Elle entra dans la maison en même temps que Ducan et ses gars. Un des policiers lui avait donné un dossier fait à la vite de la famille Dursley. Directeur d'entreprise, femme au foyer, pas de dossier criminel, un fils et un neveu à charge. On lui apprit que le fils avait été confié à une voisine et que c'était le neveu qui avait été attaqué par la bête.

La maison était d'une propreté impeccable mais très observatrice la femme finit par se rendre compte qu'il n'y avait aucune photo du neveu, n'y dans l'entrée, ni dans le salon. À l'étage, il n'y avait que deux chambres celle des adultes, une d'enfant avec « Dudley » écrit en lettre enfantine sur la porte et l'autre pièce semblait servire de salle de jeux. Il manquait une chambre visiblement. Elle descendît lorsque Ducan l'appela.

-Regarde ça! » Lui disait-il en lui laissant la place face à la porte ouverte qui était sous l'escalier.

-« Je vois », fit la femme qui vit le panier de vieux linge, le matelas sans dessus, et les trois jouets abîmés qui jonchait le peu de place sur le sol. « Tu as bien fait de m'appeler Ducan. Visiblement l'enfant est victime de délaissement et de séquestration. Probablement aussi de violence psychologique au vu des photos manquantes et de l'énorme différence de traitement matériel entre lui et le fils Dursley. C'est comme s'il ne faisait pas partie de la famille. »

- Oh, pour ça j'en doute pas! Allez vient, si je t'ai appelé c'était à cause de la remise.

- La remise? Elle le suivit, inquiète de voir des choses horribles avant même d'avoir bu son premier café de la journée et en se disant que beaucoup gens mériteraient d'être stérile.

Pendant ce temps à l'hôpital, Harry avait eut quarante-quatre points de suture, une transfusion sanguine et une petite dose de morphine. Il avait été placé dans la même chambre que les deux autres personnes qui c'étaient fait attaquer. Le médecin était en train d'expliquer à une Pétunia fatiguée et agacée que l'état du garçon était inquiétant. Son rythme cardiaque avait parfois des irrégularités et il semblait souffrir malgré la dose de drogue possible à donner à un enfant de cet âge.

- Il présente également les même symptômes que les deux ados » disait-il, « une forte fièvre avec à l'occasion des spasmes musculaire assez inquiétant. On est présentement en train d'analysé ses prises de sang. Il est possible que l'animal lui ait transmis une maladie. Nous ferons tout ce qui est possible Mrs Dursley. »

- Donc, vous le garder?

- « Jusqu'à ce que son état se stabilise pour de bon. »

- Très bien, alors je n'ai plus de raison de reste ici. J'ai rempli les papiers, vous n'aurez qu'à téléphoner lorsqu'il sera guéri! »

Sur cette réplique sèche, elle planta là le médecin pour se rendre à l'accueil au premier étage où devait l'entendre son mari. Le docteur haussa les épaules en se disant que le môme n'était vraiment pas chanceux. Il dut retourner dans la chambre de son patient lorsque l'infirmière l'appela. Le garçon avait une nouvelle crise.

Malheureusement pour Pétunia, ce n'était pas son mari qui l'attendait à l'accueil mais un policier dans la trentaine et une policière au visage fermé

- Êtes-vous Mrs Pétunia Dursley? Lui demanda le policier.

- Oui, que se passe-t-il? L'air ennuyé, elle les fixait avec méfiance.

- Je suis l'agent Thomas, voici ma collègue l'agent Paterson. Je suis chargé de vous escorter au centre de police.

Au centre où son mari avait également été amené, elle fut placer dans une salle d'isolement avec une table, deux chaises et deux portes qu'on ne pouvait ouvrir que de l'extérieur. On lui expliqua la situation. À cause des évènements de la nuit, ils avaient découvert qu'Harry dormait dans la remise et, par une visite de la maison, découvert également que sa chambre n'était qu'un placard. Une plainte allait donc être déposée pour maltraitances sur mineur. Son neveu et son fils lui seront enlevé jusqu'à la décision du tribunal. Elle et son mari seraient libre de leur mouvement jusqu'à ce moment avec l'interdiction d'approcher des deux garçons et aussi de quitter la ville. Une femme mal vêtue et à l'air peu avenant lui fit comprendre qu'elle avait intérêt à se trouver un bon avocat car elle n'allait pas les laissez s'en tirer à bon compte. Bref, avant même qu'elles ne soient présentées Pétunia Dursley et Mathilde Majorel se détestait mutuellement avec beaucoup de ferveur.

Donc, une enquête fut menée les jours suivants. Les voisins, le fils Dursley, Harry et la famille du couple furent interrogés. Le jour du procès, les Dursley ratèrent une chance de se taire confirmant ainsi certains faits dont les accusaient les plaignants. (nda : du genre de traiter Harry d'anormal ou de monstre). Au final, ils perdirent provisoirement la garde des enfants. Dudley et Harry furent confié à des familles d'accueilles différentes alors que les parents se voyaient dans l'obligation de suivre une thérapie s'ils voulaient récupérer au moins leurs fils. Bien qu'ils se fichaient royalement de perdre Harry, ils étaient chamboulés qu'on leur retire leur fils.

NDL : Bon premièrement j'ai aucune idée s'il y a vraiment des services sociaux responsable de la protection de l'enfance en Angleterre. (J'ai surtout la flemme de chercher ) Et le concept d'orphelinat reste assez vague pour moi puisque je vie au Québec et qu'on a la DPJ ( c pas mieux vous me direz vv) Bref, c'est une fic dans toute sa fiction!

°OoO° Je SAIS qu'il y a des fautes même si j'ai corrigé. Alors pas la peine de me critiquer là dessus. Après tout, c'est moi qui coule mes exam de français, non?

Bref, j'espère que vous avez apprécié.