Bonjour a ceux qui lisent. Donc, ça, c'est le premier chapitre de ma fan-fiction sur Harry Potter, ou plus exactement sur le monde d'Harry Potter puisque lui, il n'est pas là. Ca se passe quelque part dans le courant du sixième tome, enfin a peu près. Je me suis imaginé ce qui se pourrait se passer si les moldus avaient appris l'existence des sorciers. Autant vous le dire tout de suite, c'est un beau chaos. J'ai déjà fini cette fic, donc je vais la publier, disons, un chapitre par semaine environ.

Disclaimer : Ce monde appartient à JK Rowling.

Rating : classée T. Merci de me prévenir en cas d'inexactitude.

Bonne lecture.

La Guerre des Sorciers n'aura pas lieu

Partie 1 : Les incidents

C'était la nuit. Aucun bruit ne se faisait entendre. A part celui des gyrophares. Au milieu des policiers affairés, leurs lumières bleues tournaient dans un mouvement de pendule régulier un peu stressant, éclairant un spectacle pour le moins sanglant.

- Bilan ?

- Dix blessés graves dont huit mangemorts, treize morts dont cinq mangemorts.

- Y'a des sorciers pas mangemorts ?

- J'vous répondrais quand on aura compté les bouts de baguettes. Dans l'état ou ils sont tous, c'est impossible de reconnaître qui que ce soit.

- Les deux policiers contemplèrent l'étendu du désastre.

- Difficile de croire qu'ils se battu à baguette contre main nue.

- Y'en avait pas mal qu'avait des armes blanches sur eux. D'toutes façons, même sans armes, une foule peut faire beaucoup de dégâts.

- Je vois ça.

Ce qui restait de la foule en question était assis un peu à l'écart, encadré de policiers, attendant qu'on les envoient au commissariat, échangeant des commentaires bien sentis sur les mangemorts et les sorciers en général. Ils n'étaient qu'une petite vingtaine de jeunes fêtant on ne savait trop quoi un peu trop tard ce soir, puis cette bande de mangemorts était arrivée et l'un d'eux avait lancé un sortilège de douleur au hasard, apparemment pour s'amuser. Un amusement qui lui avait coûté cher : La « foule » n'avait fait qu'un seul bloc pour se défendre à coup de poing, à coup de pied, à coup de chaîne, et à coup de couteau. Ce genre d'incident était fréquent, très fréquent. En revanche, que le commissariat arrive avant les « nettoyeurs », c'était rare. Trop rare pour se permettre de perdre du temps.

- Prenez les dépositions de ceux-là, envoyer les corps aux légistes et les blessé à l'hôpital, sous haute surveillance pour les mangemorts surtout.

- Chef…

- On les interrogera dès qu'ils pourront parler, en espérant qu'on arrive à les garder derrière les barreaux.

- Chef…

- Si on arrive à en tirer quelque chose, on pourra peut-être enfin faire notre boulot de flic.

- Chef !

- Quoi ?!

- Les nettoyeurs viennent d'arriver.

- …Merde !

En effet, les envoyés du ministère de la magie venaient d'apparaître au bout de la rue et marchaient vers les lieux avec un calme et une lenteur particulièrement énervante pour ceux qui, à bout de nerf, savent très bien qu'ils risquent de voir disparaître irrémédiablement les efforts acharnés de plusieurs mois de nuits blanches. Les policiers qui les avaient repéré commençaient à franchement s'énerver.

- On ne va quand même pas les laisser débarquer comme ça et embarquer toutes les preuves !

- Comment est-ce qu'on peut bosser, nous, s'ils ne nous laissent pas le moindre indice ?!

- Ils vont encore nous inventer une connerie du genre « fuite de gaz » ou « dispute de dealer » !

- Si au moins ça leur servait à quelque chose !

- Oui bon ça va, on est bien d'accord. Je vais les faire dégager.

- Euh… faites gaffe quand même, chef…

Le commissaire, lui, n'en menait pas large. On racontait beaucoup de chose à propos des sorciers. On disait qu'ils pouvaient tuer d'un simple geste, qu'ils pouvaient trafiquer la mémoire ou hypnotiser quelqu'un sans que personne ne s'en aperçoive, que les gens « normaux » étaient des sous-hommes par rapport à eux, que c'était pour ça qu'ils les méprisaient tant. On parlait de « maîtres du monde », d' « antéchrists », de « Dieux », de « Diables » et même d' « extraterrestres ». Il ne croyait pas à la moitié de ces rumeurs mais il savait que les sorciers pouvaient être dangereux, très dangereux. Il avait peur, mais après tant de temps à rechercher des indices fugaces dans des dossiers poussiéreux faute de vrais éléments sur lesquels s'appuyer, à relire pendant des heures la même page dans l'espoir qu'un début de commencement de piste se trouvait dans un mot ou un adjectif qui lui aurait échappé, il se sentait près à bouffer un tigre, tout en sachant très bien qu'il ne tenait debout que grâce aux litres de café qu'il avait but ce jour-là, litres désormais quotidien pour chaque employé du commissariat.

- Messieurs, vous n'avez pas le droit de venir sur les lieux de l'incident, dit-il en s'efforçant de paraître aussi professionnel qu'il le pouvait malgré la fatigue et la colère.

- Les sorciers s'arrêtèrent et échangèrent des regards entendus.

- Nous faisons partie du ministère. Nous nous occupons du reste. Vous pouvez partir.

- On s'en sort très bien sans vous, merci.

Son interlocuteur marqua un temps. Il n'avait visiblement pas l'habitude d'entendre ça. C'est vrai que normalement ils arrivaient toujours les premiers. Ils auraient été les premiers cette fois encore si la rixe ne s'était passé juste à coté du commissariat.

- Excusez-nous mais cette affaire est de notre ressort. Nous devons vous demander de partir.

- En admettant que ce soit du ressort de votre ministère, qu'est-ce qui me prouve que vous en faites partie ?

Ils ne saisirent apparemment pas l'allusion à « leur » ministère.

- Nous ne cherchons qu'à faire notre travail.

- Et le nôtre, vous en faites quoi ?!

Il se demanda qui avait parlé. C'est à ce moment seulement qu'il se rendit compte que toutes les personnes présentes, policiers et témoins, s'étaient figés dans leurs mouvements et suivaient la scène comme si leurs vies en dépendaient. Celui qui avait parlé était un de ses collègues, Dennis Parker. Un type efficace, mais qui se laisse facilement emporter.

- Ca fait je-sais-pas-combien-de-temps qu'on essaie de bosser sans même savoir ce qu'on cherche !

- Du calme, Parker.

- Mon gosse a deux ans, je ne l'ai pas vu depuis six semaines et sa mère non plus ! Parce que j'essaie de faire mon taf !

Les jeunes avaient repris leurs commentaires, en chuchotant pour ne pas perdre une miette du dialogue. Les regards qu'ils lançaient aux sorciers étaient assez effrayants. Si toute une bande de leur genre prenait le même parti que des policiers, il était quasiment impossible qu'ils aient tord. Les nettoyeurs, eux restaient impassibles. Difficile de savoir s'ils les avaient pris en compte ou même s'ils les avaient remarqués. Le commissaire, lui, n'allait pas tarder à craquer. Impossible de rester calme devant de tels hommes dans cette situation.

- Du calme, Parker ! Et vous, excusez-moi, mais je dois vous demander de dégager.

- Putain, il sort sa baguette ! cria un des adolescents.

En état d'alerte, ses yeux fixèrent automatiquement la main droite de son interlocuteur qui n'eu pas le réflexe de la cacher suffisamment rapidement derrière son dos. Il tenait bien quelque chose, même si l'obscurité ne permettait pas de savoir quoi. Le commissaire recula et braqua son arme de service sur l'homme, imité aussitôt par tous ses collègues. Il était paniqué. Non seulement il ne connaissait ni les intentions des sorciers ni leurs pouvoirs, mais en plus, si l'un de ses hommes perdait son sang froid, il risquerait de tirer et déclencher un second désastre. Il devait rester calme. Il le fallait absolument.

- Qu'est-ce qu'il y a dans votre main droite ?

- Il n'y a rien, répondit l'autre l'air surpris.

- Montrez ou dégagez !

- Mais voyons, c'est ridicule, rangez donc ça.

- Je vous dis de…

Il eu tout juste le temps de voir le garçon qui s'était placé silencieusement derrière les sorciers avant que ce dernier n'abatte sa batte de baseball sur la nuque du plus proche d'entre eux. Mais quel con! Il avait eu peur d'une éventuelle panique de la part des policiers mais avait oublié qu'en se concentrant à ce point sur les inconnus, ils laissaient aux jeunes tout le loisir de prendre les devants ! Ce qu'ils n'avaient pas manqué de faire ! Ces deux secondes semblèrent durer deux siècles. Le bruit des vertèbres brisées résonna dans la rue soudain silencieuse. L'homme tomba en avant, le cou dégoulinant de sang. Un de ses compères tendit la main, un rayon rouge fusa, et l'ado s'écroula. Une fille se jeta sur son agresseur et commença à le bourrer de coups de poing, ses bagues déchirant ses joues à chaque coup. Un policier essaya de lui faire lâcher prise tout en tenant ferme le poignet du sorcier qui essayait de diriger sa baguette vers la jeune fille. En quelques secondes, tout le monde s'était mis à se battre sur les cadavres du précédant combat dont certains saignaient encore. La situation tournait au massacre. Le commissaire tira plusieurs coups en l'air dans l'espoir qu'ils s'arrêteraient mais il ne réussit qu'à augmenter la panique et à alerter les voisins dont certains connaissaient très bien ces jeunes et sortaient dans la rue pour les aider. Il continua à leurs crier de s'arrêter même si ça ne servait strictement à rien. Un sort lancé au hasard l'atteignit en pleine poitrine.