Bonjour, bonsoir ! Alors, mille fois merci pour vos reviews qui m'ont beaucoup touchées ! Du coup je me suis super méga dépêchée d'écrire le chapitre 2, pour vous montrer que si ! Je suis une grande comique !

Par contre je vous préviens, à partir de maintenant ça sera une fois par semaine (si je suis régulière et pas en retard). Bin oui faut bien créer un suspens de la méga mort qui tue !

Alors dans ce chapitre vous allez voir, que même si en apparence ma petite Marguerite n'est ni une bomba sexual, ni une fille au caractère épicé, et bien intérieurement, elle n'en pense pas moins !

Allé sur ce, j'arrête de vous embêtez, je vous laisse lire et je vais répondre à vos merveilleuses reviews!


Marguerite Purpland, ou quand être banal c'est déjà exceptionne

Chapitre II – Le réveil

« Où suis-je ? »

Voilà la question que je me pose maintenant. J'ai l'impression de sortir d'un long rêve, mais en même temps j'ai l'impression d'avoir fermé les yeux depuis une seconde seulement.

Il fait tout noir, je ne sens pas mon corps. J'ai l'impression d'être engourdie, comme dans une bulle. Je ne sais pas si mes yeux sont ouverts ou fermés. Je ne sais pas si je suis dans mon corps. Peut-être que je suis dans le néant. C'est sûrement ça la mort !

« Bip… bip… »

Qu'est-ce que c'est ? J'entends des bruits maintenant. Des bips à intervalles réguliers. Et des pas ! Quelqu'un s'approche. J'entends des murmures au loin. Ce sont des anges ? Ou des démons ? Je suis peut-être en enfer ! Ce bip m'insupporte déjà.

Quelqu'un est à côté de moi.

« Comment te sens-tu ? »

C'est une voix d'homme. Mais très douce, et apaisante. Dieu ?

J'essaie d'ouvrir la bouche pour parler, mais elle ne semble pas vouloir bouger… Je continue mes efforts. Au bout de quelques minutes j'arrive à demander difficilement mais avec beaucoup d'espoir :

« Est-ce que… je… suis… m…morte ?

-Non bien sûr que non ! Heureusement ! » Me répond la même voix.

Je me sens anéantie tout à coup. Comment est-ce possible ? Pourquoi ? Où suis-je ? Je n'ai plus la force de parler, ni le courage, maintenant que je sais que je suis encore en vie.

J'ouvre enfin les yeux. Je vois flou, un garçon me regarde et me tient la main, je n'arrive pas à le reconnaître mais son visage m'est familier, qui est-il ? Pourquoi est-il là ? Où sont mes parents et mes sœurs ?

« Peter, va prévenir mademoiselle Pomfresh que Marguerite s'est réveillée ! »

J'entends quelqu'un courir vers l'autre sens

Peter ? Qui c'est celui-là ? Je commence à mieux percevoir le visage du garçon à côté de moi, il devient moins flou et je comprends que le Peter qui est parti chercher madamemoiselle Pomfresh est un des maraudeurs ! Peter Pettigrow ! Donc celui qui me tient la main est donc…

« Lu…pin ?

- Oui, ne t'inquiète pas, ça va aller »

Non ! Non ça ne va pas du tout ! Je devrais être n'importe où sauf encore en vie dans ce foutu collège ! Et pourquoi il est avec moi celui-là ? Il s'est rendu compte qu'il m'aimait quand j'ai voulu crever ou quoi ? Je me sens énervée, écœurée, mais je n'ai pas la force de répondre ou de me mettre en colère. Je ne sens même pas mon corps ! J'ai refermé mes yeux. Je veux dormir ! Non, mieux ! Je veux mourir.

Soudain je sens une grande agitation autour de moi, sûrement l'infirmière qui veut me parler, mais je ne l'entends plus… Je me sens repartir vers le sommeil.

OoOoOoO

Je me réveille de nouveau. Je ne sais pas après combien de temps. Cette fois je sens mon corps, mais il n'y a personne à côté de moi. J'ai mal partout, je sens les larmes me monter aux yeux, tellement la douleur est insupportable.

Je ne vois plus flou. Je suis bel et bien à l'infirmerie de Poudlard. Ce blanc immaculé, ces lits chaleureux.

Sauf que je ne suis absolument pas d'humeur à contempler le plafond. Je veux savoir pourquoi je ne suis pas morte ! En plus maintenant j'ai mal partout !

Je me relève difficilement. Je regarde autour de moi. Mon lit est entouré de rideaux. Je me demande de quel droit Remus Lupin a décidé de me rendre visite, je ne lui ai jamais parlé !

Je sens que la moitié gauche de mon visage est complètement gonflée. J'ai une minerve autour du cou, un bandage au crâne, et un autre à la cheville. Ma main gauche est écorchée et ne ressemble même plus à une main d'ailleurs. Comment ai-je pu me tirer d'une chute de trente mètres avec une main aplatie, et quelques bandages par-ci par-là ?

J'entends des bruits de pas, quelqu'un arrive. Mon rideau se tire, et je vois la jeune infirmière entrer.

« Bonjour mademoiselle Purpland, je suis heureuse de vous voir enfin pleinement réveillée. »

Moi, ça me fait mal à la tête de vous entendre parler.

Elle commence à m'examiner. Les yeux, mes plaies, elle me pose quelques questions auxquelles je réponds distraitement.

« Vous vous souvenez de qui vous êtes ?

- Oui

- Votre âge ?

- Oui

- Vous savez pourquoi vous êtes ici ?

- … Oui… »

Elle ne me fait pas de reproche, comme ça lui arrive parfois quand elle voit un élève s'être blessé au Quidditch ou quand un autre arrive avec 38°C de fièvre parce qu'il a passé ses vacances d'hiver à se rouler dans la neige. Elle me pose simplement ces questions, pour savoir si à défaut d'avoir une belle main j'ai réussi à conserver mon cerveau. A vrai dire j'ai l'impression de n'avoir jamais autant réfléchi que depuis que je suis réveillée.

« Pourquoi ? je demande soudain.

- Oui mademoiselle Purpland ?

- Pourquoi je suis encore en vie ? »

L'infirmière me regarde longuement avec un air triste. Puis elle me répond mystérieusement :

« Le professeur Dumbledore arrive ».

Je ne sais pas quoi répondre… En effet, quelques minutes plus tard le directeur de l'école arrive, et fait signe à l'infirmière de nous laisser seuls. Il s'assoit sur un tabouret à côté de mon lit. Nous nous regardons longuement. Il attend que je parle, je le sais. Je cède finalement à son désir.

« Professeur, depuis… depuis combien de temps, je suis ici… enfin depuis que j'ai voulu…

- Depuis combien de temps avez-vous tenté de mettre fin à vos jours, mademoiselle Purpland ? » finit-il pour moi.

J'acquiesce, honteuse, puis je continue.

« - Et pourquoi ? Pourquoi je ne suis pas morte ?

- Vous êtes ici depuis deux semaines. Vous vous êtes réveillées plusieurs fois durant la première semaine, mais parfois vous n'étiez pas vraiment consciente. Au cours de cette deuxième semaine votre état s'est stabilisé et nous n'avons plus craint pour votre vie. Des médicomages venus de Sainte-Mangouste se sont occupés de vous. Quant à votre seconde question, mademoiselle Purpland, je pense que si vous êtes encore en vie, c'est tout simplement que votre heure n'était pas arrivée. »

Je me tais le temps d'analyser tout ce qu'il m'a dit. Puis je me rappelle un détail.

« Remus Lupin était là. Je l'ai vu, il m'a parlé.

- Oui, en effet. Remus Lupin et ses amis sont beaucoup venus à votre chevet durant ces deux dernières semaines.

- Pourquoi ? Je ne leur ai jamais parlé. Ce ne sont pas mes amis… »

Dumbledore se tait. Il semble peser ces mots pour m'annoncer quelque chose, j'ai comme un mauvais pressentiment. Puis il commence à parler.

« Quand une personne se jette du haut d'une tour, il y a un risque, non seulement pour cette personne, mais aussi, pour ceux qui se trouve en bas de cette tour. »

Il me regarde par-dessus ces lunettes en demi-lune, et je ressens comme un ton de plaisanterie dans sa voix, que je retrouve à présent dans ses yeux. Moi, je ne rigole pas du tout. Je pousse une exclamation horrifiée, et je sens les larmes me monter aux yeux.

« QUOI ? Crie-je en avançant mes mains près de ma bouche, puis en me rappelant douloureusement que l'une d'elle me fait souffrir. Je suis tombée sur un élève ? Qui ?

- Sirius Black » me répond le directeur avec un sourire en coin.

Super, je n'ai même plus à vouloir me suicider, bientôt des hordes de filles vont me tomber dessus pour me tuer elles-mêmes.

« Oh non ! Ce n'est pas possible ! Il va bien ? Je dois aller m'excuser ! Où est-il ?

- Mademoiselle Purpland, vous n'avez pas à vous inquiéter. Monsieur Black va bien, il s'en est tiré avec quelques séquelles, et est sorti de l'infirmerie au bout d'une petite semaine. Il ne vous en veut pas du tout, et je pense qu'il vaudrait mieux vous préoccupez de vous pour le moment. Vous aurez tout le temps pour vous excuser plus tard ! » me répond-il en insistant bien sur le plus tard.

Sous entendus, vous êtes interdite de tentative de suicide jusqu'à nouvel ordre, et nous allons tout faire pour vous faire vivre votre vie de merde jusqu'à cent cinquante ans !

« Je pense, que vous comprendrez, mademoiselle, que vous serez sous haute surveillance jusqu'à ce que vous irez mieux » Continue-t-il

Sur ces belles paroles, il me plante, et je me rendors aussitôt après avoir avalé les trente potions antidouleur que Mademoiselle Pomfresh a le bon soin de me faire ingurgiter.

OoOoOoO

Je suis à nouveau réveillée en train de manger un dîner confectionné par l'infirmière quand celle-ci vient me prévenir que j'ai de la visite.

Je n'ai pas le temps de voir qui est là qu'une masse me fond dessus, en me renversant au passage ma soupe brûlante sur mes membres déjà endoloris.

« Espèce de petite idiote ! Je te déteste ! Pourquoi tu as voulu faire ça ! Qu'est-ce que j'aurais fait sans toi moi ? T'es vraiment trop nulle !

- Cerise… tu me fais mal !

- Pardon ! fait ma sœur cadette en s'éloignant. Ah non ! En fait ça t'apprendra ! »

Liliane, a déjà nettoyé la soupe qui s'est renversée sur moi et me prend dans ses bras.

Cerise et Liliane sont mes deux sœurs. Liliane a dix-neuf ans et est en deuxième année d'étude à l'Université de Commerce et de Marketing Chez les Sorciers de Londres avec pour ambition de travailler au ministère de la magie dans la section communication avec les ministères étrangers.

Cerise a quinze ans et est en quatrième année dans la maison de Gryffondor.

Mes deux sœurs se ressemblent comme deux gouttes d'eau. Avec moi par contre il n'y a qu'un air de famille.

Elles ont toutes les deux de beaux cheveux bruns bouclés et soyeux, et des yeux d'un marron très foncés. Des nez un peu allongés qui leurs donnent du caractère, et mettent en valeur leurs visages fins. Et elles me dépassent toutes les deux d'au moins cinq centimètres.

Je me tourne vers mes parents. Ma mère est celle qui me ressemble le plus physiquement. En gros, elle est comme moi et on nous prend souvent pour deux sœurs. Ma mère est une dresseuse de hibou.

Mon père est un très grand brun aux yeux bleus. Il a un nez très long, ornés de grosses moustaches noires. Il travail au département des sports au ministère en temps que publicitaire.

Je contemple un moment mes parents, quand soudain ma mère fond en larmes, suivie bientôt par mes deux sœurs et moi-même. Nous nous retrouvons alors tous les cinq enlacés pendant de longues minutes.

Finalement nous nous détachons les uns des autres, et ma mère me demande d'une petite voix :

« Pourquoi ?

- Pardon… je ne sais pas ce qui m'a pris… je ne recommencerai plus…

- Evidemment que tu ne recommenceras pas ! Je te l'interdis ! Nan mais oh ! N'envisage même pas cette possibilité ! s'énerve Cerise

- Chérie… commence mon père, tu devrais peut-être rentrer à la maison, le temps de te rétablir ?

- Je ne sais pas… je vais réfléchir… ».

Mademoiselle Pomfresh arrive pour que nous puissions parler du côté médical de mon cas. Elle s'adresse à mes parents.

« - Mademoiselle Purpland restera à l'infirmerie jusqu'à ce qu'elle ne souffre plus de ses nombreuses fractures et plaies. Grâce aux soins médicaux que nous procure Sainte-Mangouste, cela ne prendra plus beaucoup de temps.

Je pense qu'il faut lui laisser la décision ensuite de rester à Poudlard ou de rentrer chez elle, mais il lui faudra de toute façon un temps de repos et d'adaptation avant de se remettre à travailler aussi assidûment que demande une sixième année à Poudlard.

Cependant, la tentative de suicide de votre fille n'est pas à prendre à la légère. Le directeur et moi-même nous sentirions donc très rassurés si Marguerite était prise en charge par un bon psychomage.

- Quoi ? Je ne suis pas folle ! Je n'ai pas besoin d'aller voir un psychomage !

- Ces médicomages spécialisés, mademoiselle Purpland, ne s'occupent pas uniquement de fous. Aboutir à un tel acte, cache probablement une dépression importante, et une thérapie vous serait tout simplement recommandée.

- Je vais bien ! J'ai fais une erreur et je ne recommencerai pas !

- Chérie… argumente ma mère, même si ce n'était pas quelque chose d'intentionnel ou de prémédité, nous aimerions tous savoir ce qui s'est passé, et nous serions tous rassurés si tu allais voir quelqu'un… Fais-le au moins pour nous… »

Devant les yeux de ma mère, je cède finalement :

« Bien… d'accord… J'irai en voir un… Mais il ne me trouvera rien d'anormal de toute façon. »

Je suis trop banale (me dis-je intérieurement).

Mes parents, mes sœurs et l'infirmière semblent rassurés, et cette dernière me dit qu'elle me prendra un rendez-vous avec un de ses confrères réputés le plus rapidement possible. Cette nouvelle est loin de m'enchanter malheureusement…

Nous continuons de discuter encore longuement, jusqu'à ce que Pomfresh décide qu'il est temps pour moi de me reposer et met ma famille à la porte.

Durant les jours qui suivent je reçois de nombreuses visites, et je me découvre des amitiés que j'avais jusqu'alors insoupçonnées.

« Alors non ! Franchement je ne comprends pas ! Je t'avais demandé ce qui n'allait pas ! Je le savais bien ! Et toi tu m'envoies valser et tu te jettes de la tour d'astronomie quelques heures plus tard ! Pourquoi tu ne nous en as pas parlé ! On est quand même tes amies, non ? »

Depuis une bonne demi-heure Estelle s'enflamme sur mon cas. Mais j'ouvre la bouche comme un poisson lorsqu'elle prononce le mot « ami ».

« Mes… amies ?

- Hein ?... Bien sûr des amies ! Ne me dis pas que tu en doutais ! Tu as de la chance je vais mettre ça sur le compte de ta dépression ! Mais je te préviens si tu n'étais pas déjà sur ce lit avec une tête enflée comme une grenouille je te t'aurais refait le portrait ! »

Je pouffe de rire avec Pyrite. Mais je me sens aussi honteuse… Elles me considèrent toutes les deux comme une amie, et moi je les traite simplement comme des copines de passage… Je me promets intérieurement de me rattraper plus tard.

« Tu sais, me dit soudainement Pyrite, je suis désolée d'avoir pensé que ce n'était qu'une simple histoire de garçon. Si j'avais su que tu allais si mal je ne t'aurais pas embêtée…

- Ce n'est pas grave Pyrite, tu ne pouvais pas deviner. »

Nous nous regardons toutes les trois, et je sens comme un rapprochement invisible entre nous. Au bout d'un long moment je finis par lancer :

« Comment ça la tête enflée comme une grenouille ? Je suis si moche que ça ?

- Tu ne t'es pas vue dans un miroir ? s'exclame Estelle. Franchement désolée de te dire ça mais tu n'es plus vraiment agréable à regarder !

- Je ne l'étais pas beaucoup non plus avant…

- Quoi ? Nan mais ça va pas dans ta petite tête ! T'es toute mimi ! Moi je te dis qu'avec un peu de maquillage et une nouvelle coiffure tu deviens une petite bomba ma poulette ! me gronde Pyrite

- Ouais carrément ! Mais tu ne commences pas à te dénigrer sinon je te fais l'autre moitié du visage ! » enchaîne Estelle en me tendant un miroir.

Je pousse un petit cri en me voyant. Effectivement je ne me suis pas ratée. Toute la partie gauche de mon visage est d'une couleur bleue violacée. J'ai la paupière, la joue et les lèvres gonflées.

« Je ressemble à un hamster bleu, dis-je piteusement

- Ha ha ha ! Mon petit hamster ! se moque Pyrite

- Oh c'est bon toi ! »

Nous continuons à nous chamailler jusqu'à ce que Pomfresh arrive en hurlant « d'arrêter de faire ce boucan, que j'ai besoin de repos et que je vais avoir mal à la tête si on continue de discuter aussi fort ! »

Effectivement une fois mes amies parties, je suis prise d'un gros mal de crâne, mais intérieurement j'accuse plus Pomfresh et son hystérie que Pyrite et Estelle.

Le lendemain on m'annonce la visite d'une nouvelle personne. Que je ne m'attendais pourtant pas à revoir, malgré mes espérances.

« Salut » me fait Remus Lupin

Je m'apprête à répondre puis me souvient que j'ai une tête de hamster bleu et me cache sous mes couvertures.

« Salut, fais-je d'une voix étouffée par les couvertures

- Tu ne veux pas me voir ? me demande le maraudeur tristement voyant que j'ai plongé sous les couettes

- Ah non, c'est pas ça ! Mais je suis vraiment affreuse là !

- N'importe quoi ! dit-il en riant, ce sont des blessures de guerres ! Et en plus je t'ai vue pendant une semaine et demie avec cette tête là, et tes plaies étaient encore plus importantes. »

Je me relève en fronçant les sourcils, ce qui doit me donner un air de hamster bleu en colère. Apparemment ça fait bien marrer le maraudeur.

« Roh c'est bon ! D'ailleurs comme ça se fait que tu sois venu à mon chevet ? Pourquoi pas à celui de Sirius Black ? C'est lui ton ami…

- Je ne sais pas… peut-être que je me suis dis que tu avais besoin d'un peu de compagnie… Que tu te sentais sûrement seule, vu que tu… enfin, tu me comprends… Peut-être que tu avais besoin d'un ami en plus… »

Je sens les larmes me monter aux yeux. Je me trouve bête, mais bon, on ne me dit pas tous les jours qu'on veut être mon ami ! Enfin si, j'ai plein de lettres de gens qui ne me connaissent même pas qui veulent être mes confidents depuis que je me suis réveillée. Mais… Remus il est resté à mon chevet pendant plus d'une semaine sans me connaître.

Cependant, je ne veux pas me faire avoir. C'est quand même un maraudeur…

« Bin oui… mais… Tu ne m'aurais jamais parlé sinon, je pense même que tu ne m'as jamais remarquée avant…

- Je te connaissais de vue. Et tu as raison, je pense qu'on ne se serait sûrement jamais adressés la parole si tu n'étais pas littéralement tombée sur Sirius, mais bon… si tu veux on peut rattraper tout ce temps perdu sans se parler. Comme le dit Dumbledore, il faut épanouir les relations entre les maisons, me dit-il avec un clin d'œil

- Mais… et les autres maraudeurs ?

- Bin quoi ?

- Je ne sais pas… ils m'en veulent sûrement, d'être tombée sur Sirius Black… ils ne seront pas d'accord, non ?

- Tu me fais rire ! dit-il en riant, d'ailleurs.

- Pourquoi ?

- Personne ne t'en veut si tu es tombée sur Sirius ! Il n'a eu que des petites blessures ! D'ailleurs il clame haut et fort que c'est le destin qui vous a poussé l'un vers l'autre, et il veut absolument venir te voir. Mais ce soir il n'a pas pu, à peine rentré en cours, il a déjà une retenue, et en plus Pomfresh le trouve trop turbulent pour rendre des visites à l'infirmerie. »

Je me mets à rougir. Sirius Black raconte tout ça ? Mais ses groupies vont me tuer ! Je le fais d'ailleurs remarquer à Remus qui se met à rigoler.

« Ah oui en fait. Peut-être qu'elles t'en veulent elles ! Mais ne t'inquiètes pas. Maintenant on peut dire que tu es sous la protection des maraudeurs !

- Ah oui ? Fais-je en arquant un sourcil, ce qui me donne sûrement un air de hamster bleu étonné.

- Peut-être bien, répond-il avec un sourire mystérieux.

Et sur ces bonnes paroles, il me laisse avec un simple « bonne nuit ». Je me retrouve mi-perplexe mi-amusée, et m'endors en repensant à notre conversation avec quelques battements manqués au cœur.


Et voilà ! Fin du chapitre! Alors, que va-t-il se passer ? Serait-ce Lupin son grand amour ? Où va-t-elle rencontrer un hamster violet et viverons-t-il une idylle jusqu'à ce que celui-ci parte en guerre contre les cochons d'inde ? Ou encore une autre réponse!

Et bien vous ne le serez point pour le moment! Mouhahahahaha!

Bref, dans le prochain chapitre, il y aura, une première rencontre avec Siriuuuuus, et les autres maraudeurs, le psychomage, et la sortie de l'infirmerie! Que d'aventure en perspective :o

Allé à bientôt (si vous le souhaitez!) et n'hésitez à m'écrire combien vous m'aimez (si vous le souhaitez!)

Zouux