Bonsoir ! Voici le chapitre 3, à l'heure en plus !

Je vous remercie à nouveau pour vos reviews qui me font super plaisir! J'espère que ce chapitre va vous plaire. Enfin voilà je ne sais pas quoi dire, à par vous racontez ma vie, mais je doute qu'elle vous passionne beaucoup, donc je vais juste vous laissez lire et me précipiter pour répondre à vos reviews!

Ah oui au fait, je cherche un ou une beta reader pour cette fic, je ne sais pas comment ça se passe sur ce site, mais si vous êtes interessé, contactez-moi et j'irai regarder vos textes (ou s'il n'y en a pas je me fierai à votre motivation). Enfin voilà, je cherche quelqu'un qui soit bon en français, et qui soit critique, et qui soit sympa pour qu'on puisse discuter!

Allé, je vous laisse lire, et moi je vais répondre aux reviews et commencer ma disserte de socio à rendre pour... la semaine dernière :s


Marguerite Purpland, ou quand être banal c'est déjà exceptionnel

Chapitre III- La sortie et les rencontres

On est dimanche ! Et je vais enfin sortir de l'infirmerie. Enfin presque… J'ai d'abord mon premier rendez-vous avec le célèbre psychomage (enfin d'après Pomfresh, parce qu'elle doit bien être la seule à le connaître), j'ai nommé Monsieur Fieldbert ! Allez, avouez-le, son nom ne vous dit rien ? Bah moi non plus !

Enfin… Je vais faire plaisir à ma petite famille, pour leur montrer que mon suicide n'est plus à l'ordre du jour.

Sinon, j'ai retrouvé mon visage d'entant. Même si au moins j'étais originale en temps que hamster, je suis contente de ressembler à un être humain normal.

Ma main va mieux aussi, si ça vous intéresse.

Je suis donc en train de revêtir ma ravissante robe de sorcière (adieux immondes blouses et pyjamas blancs !) quand on m'avertit de l'arrivée de Monsieur Fieldbert. Je me demande ce qu'il va me trouver comme problème psychiatrique celui-là ! Il va peut-être me faire ces tests bizarres avec les taches d'encre noire(1), je me suis promis de répondre que je voyais des hamsters partout, si c'était le cas. Et je l'imagine bien annoncer à mes parents :

« Votre fille souffre apparemment d'un syndrome d'hamsteromanie… Le fait qu'elle ne possède pas de hamster l'a sûrement poussée à se jeter du haut d'une tour, pour calmer le manque angoissant qui l'envahissait. Pour améliorer ce problème, il serait fort judicieux de l'envoyer en centre de déshamsterisation… bla bla bla… »

Enfin, ce n'est qu'une hypothèse de ce qu'il pourrait m'arriver.

Me sortant de mon délire, Pomfresh vient me prévenir que mon super psy qu'elle a choisi elle-même, est arrivé.

Elle me fait entrer dans une petite pièce à l'arrière de l'infirmerie, dedans il y a un divan, un bureau et un fauteuil de chaque côté de ce bureau. Je ne suis jamais allée chez le psychomage mais c'est bien l'idée que je m'en faisais. J'en suis à ces contemplations lorsque le fauteuil derrière le bureau pivote sur lui-même me laissant voir ce cher Monsieur Fieldbert… et là…

OH MY GOD !

Je m'attendais à un vieux rat tout fripé à lunette, avec un regard pervers et de longs discours ennuyants…

Mais c'est un pur beau gosse d'une vingtaine d'années qui vient de se retourner. Genre grand, brun, des muscles qui transparaissent sous sa robe de sorcier, un sourire colgate… bref le gars directement sortie de ces boîtes moldues appelée « télévision », pour ceux qui connaissent.

J'en suis là en train de baver allègrement, quand il se décide enfin à ouvrir sa belle bouche.

« Bonjour mademoiselle Purpland, je suis le psychomage Fieldbert. Veuillez-vous asseoir, je vous prie, que nous commencions ce premier entretien. »

Je lui obéis avec un sourire béat sur mon visage. Je m'assois sur la chaise en face de lui et je regarde ailleurs mal à l'aise, tandis que lui me fixe avec ses grands yeux bleus électriques.

« Alors, me demande-t-il enfin, comment allez-vous aujourd'hui ?

- Très bien ! » Fais-je avec un grand sourire

Il doit se demander ce que je fous là, mais ce n'est pas de ma faute si ce mec est tellement beau qu'il me met de bonne humeur ! Décidemment Pomfresh avait raison, ça doit être un super psy ! Il soigne les gens sans ouvrir la bouche !

« C'est une réponse très satisfaisante, cependant, si vous êtes ici, c'est, il me semble qu'il y a eu un moment où vous n'alliez pas bien ?

- Oui, mais maintenant je vais bien. Alors je ne suis pas sûre d'avoir besoin de voir un psychomage…

- Aaah… les sentiments… comme ils évoluent vites… Un jour ils vous rongent tellement que vous ne voulez plus vivre, et le lendemain ils vous élèvent en des sommets de joie. Tellement contradictoire n'est-ce pas ?

- Heu… oui, peut-être ?

- Hier, vous vous jetiez du haut d'une tour, aujourd'hui, vous êtes ici et vous me semblez en pleine forme. Mais qui nous dit que demain, vous ne ressombrerez pas dans le terrible mal qui vous a poussé à commettre cet acte hier ?

- Je ne sais pas…

- Voilà ! Vous ne savez pas ! Et moi, je veux que vous sachiez ! Je veux que vous voyiez la vie encore loin devant vous. Alors nous allons travailler jusqu'à ce que vous voyiez demain. Vous comprenez ?

- Moui… »

En fait, il est aussi mignon que timbré celui-là je crois. Mais bon, on va dire que ça ne me dérange pas de venir le contempler une fois par semaine, surtout qu'apparemment le but du jeu c'est « il parle et j'acquiesce » non ?

« Alors, maintenant que nous sommes d'accord mademoiselle Purpland, parlez-moi de vous. Je vous écoute. »

Ah bah non en fait…

Pendant une demi-heure je lui fais le discours passionnant de ma vie. Il se contente d'acquiescer avec des petits « hum » de temps en temps. Il ne me pose aucune question sur la raison qui m'a poussée à tenter de me suicider, peut-être qu'il veut la garder pour plus tard, mais en fait ça m'arrange, je ne veux pas en parler.

Il me demande comment ça se passe avec mes parents, mes sœurs. Si j'ai des amis, si j'ai un petit ami. Comment sont mes notes à l'école… Bref, au bout de trente minutes de dur labeur, il m'annonce qu'on va en rester là.

Je me demande bien ce qu'il va faire de ce que je lui ai raconté, il n'y a rien à en tirer à part que je suis complètement banale, mais bon…

Je sors de l'infirmerie, suivie par Fieldbert. Mes deux copines m'attendent, et je pouffe de rire en voyant leur tête lorsqu'elles voient le psychomage.

« Attention, vous bavez ! fais-je en riant, une fois que je suis sûre que le psychomage est assez loin pour ne pas nous entendre.

- Nan, mais attends ! Me dis pas que ce gars c'est ton psy ? me demande Pyrite

- Bah si !

- Moi aussi j'ai besoin d'un psy, alors ! Je veux bien prendre trois rendez-vous par semaine pour me guérir ! annonce-t-elle

- Vu que t'es complètement cinglée, il faudrait que tu le vois cinq heures par jour ! plaisante Estelle

- Pas de problème, du moment que c'est ce Dieu vivant que je consulte !

- Tu vas le rendre fou, et moi j'en ai besoin, dis-je, alors bas les pattes !

- Ah dis donc Marguerite, il t'a aussi tapé dans l'œil !

- Pff ! N'importe quoi ! »

Les filles continuent de me charrier alors que nous nous rendons dans la grande salle.

Lorsque nous y entrons, je sens un certain nombre de regards se tourner vers moi, mais dès que je fixe une personne, elle détourne la tête gênée.

Nous allons nous installer à notre table, les Poufsouffles me souhaitent un bon retour parmi eux. Je regarde vers la table des Gryffondors, et je fais un petit signe à Remus Lupin. A ma grande surprise ce sont les quatre maraudeurs qui me répondent.

« C'est super que tu sois amie avec les maraudeurs, me dis Pyrite, on va pouvoir se rapprocher d'eux ! Potter me plait bien !

- Je ne suis pas amie avec eux ! Je n'ai parlé que quelques fois à Remus et je n'ai jamais parlé aux autres !

- De toute façon, renchérit Estelle, Potter est à fond sur Evans depuis des années, je doute que tu puisses le faire changer en un claquement de doigt !

- Moi ? rigole la noire, j'ai mis plus d'un mec à mes pieds ! »

Lily Evans est la préfète de Gryffondor, c'est une superbe fille avec une peau de lait pleine de taches de rousseurs, de grands yeux émeraude et une chevelure d'un roux flamboyant. James Potter est fou amoureux d'elle depuis des années, mais lui et Evans sont les deux derniers à le nier.

En fait, Evans ne supporte pas Potter, elle le déteste, et celui-ci n'arrête pas de la harceler en criant haut et fort que c'est pour rajouter un trophée à son tableau de chasse. Evidemment, ça n'enchante pas vraiment la préfète, même si la plupart des filles de Poudlard adoreraient faire parti de ce tableau.

« Tu sais, dis-je à Pyrite, il n'y a pas que les maraudeurs à Poudlard avec qui tu pourrais sortir. Il y a plein de mecs qui ne demandent que ça !

- Je sais ! Mais les maraudeurs, c'est l'élite quoi ! »

Nous continuons notre discussion pour savoir si oui ou non, il est obligatoire de sortir avec un maraudeur pour devenir populaire, jusqu'à ce que nous soyons interrompues par la préfète-en-chef de Poufsouffle.

Enora Williams. C'est une fille antipathique au possible. Elle est hautaine, méchante, perverse, arrogante et associable. Elle n'a aucun ami, et elle n'aime qu'une personne : elle-même. C'est une fille très en chair, avec un nez en forme de pomme de terre et elle se coiffe toujours de deux nattes très serrées qui lui arrondissent son visage encore plus.

Et quand elle adresse la parole à quelqu'un d'autre que sa personne, elle a la manie égocentrique d'annoncer tout ce qu'elle fait.

Toute l'école est absolument ravie qu'elle termine son cursus scolaire cette année.

« Purpland. Fait-elle en nous interrompant sans ménagement de sa voix mièvre. Le professeur Woodcock m'a chargée, moi, de te dire de le rejoindre dans son bureau, dès la fin de ton repas.

Et toi Orwell, n'oublie que nous avons une réunion des préfets très importante demain soir. Je m'en vais. »

Elle repart aussi soudainement qu'elle est arrivée.

« Je déteste cette fille, fait remarquer Pyrite, cette espèce de grosse vache, j'aimerais lui arracher ses nattes avec les dents !

- Il y a sûrement une raison pour qu'elle soit si… heu si… dit Estelle

- Hautaine ? Bête ? Méchante ?

- Il y a sûrement une raison pour qu'elle soit comme ça, continue Estelle en ignorant la remarque de Pyrite. Et puis ça ne servirait à rien de te battre. D'abord elle est préfète-en-chef et en plus elle s'en va à la fin de l'année

- Mouais… »

Nous terminons notre repas, et je laisse Estelle et Pyrite retourner à notre salle commune tandis que je me rends au bureau du professeur Woodcock.

Woodcock est le directeur de la maison des Poufsouffles, et aussi le professeur de botanique. Il est très vieux, mais très passionné et ses cours sont vraiment intéressants. Malheureusement, il prend sa retraite au mois de juin. C'est dommage car à Poufsouffle tout le monde l'adorait.

Son bureau se trouve tout prêt de la salle commune de Poufsouffle. Je toque, et le professeur me demande d'entrer de sa voix grêle et tremblante.

J'obéis, et je suis étonnée de voir que dans le bureau, qui ressemble à un terrier de taupe géant, se trouvent aussi mes parents et le professeur Dumbledore.

Le directeur m'invite à m'asseoir ce que je fais.

« Bonsoir, fais-je timidement

- Bonsoir mademoiselle Purpland, me répond Dumbledore tandis que mes parents et Woodcock me sourient. Si je vous ai réuni ici ce soir, continue le directeur, c'est pour discuter de votre scolarisation.

- Ah ? fais-je intéressée

- Nous avons longuement discuté durant cette semaine, et nous voudrions vous proposez quelques solutions.

- Bien sûr, ma chérie, c'est toi qui décide et si tu as d'autres idées, tu peux nous les proposer ! renchérit ma mère

- D'accord, je vous écoute.

- Très bien, enchaîne Dumbledore, alors il y a deux solutions. La première c'est que vous rentriez chez vous, et la seconde que vous restiez à Poudlard. Etant donné que vous raté deux semaines de cours, le professeur Woodcock et moi-même vous proposons de prendre au moins une semaine pour vous reposer et rattraper ce retard afin de reprendre le rythme de Poudlard.

- Oui c'est une bonne idée, dis-je. Je ne suis plus vraiment fatiguée, mais c'est un bon moyen pour que je rattrape mes cours.

- Très bien, nous verrons si vous êtes toujours prête à les reprendre à la fin de cette semaine. Maintenant il faut que vous décidiez si vous retournez chez vous ou si vous restez à Poudlard durant ce temps. »

Je jette un coup d'œil à mes parents et mon père me dit :

« C'est comme tu veux, ma puce, c'est toi qui décide. »

Je réfléchis quelques secondes, mais en fait j'ai déjà pris ma décision.

« Je pense que je vais rester à Poudlard, je préfère voir du monde ces temps-ci et puis ici si j'ai un problème avec les cours je pourrais demander de l'aide à un professeur ou à un élève…

- Tu es sûre ? me demande ma mère avec un regard triste

- Oui maman, ne t'inquiètes pas s'il te plait… »

Mes parents se regardent quelques secondes puis se tournent vers moi et acquiescent comme pour donner leur approbation.

« Parfait, conclue le professeur Dumbledore, dans ce cas vous pouvez retourner à votre dortoir. Et n'hésitez pas à venir me parler si vous avez un problème, Miss Purpland » ajoute-t-il avec un clin d'œil presque imperceptible.

J'embrasse mes parents, que je ne vais plus revoir avant l'été, et souhaite une bonne nuit aux professeurs.

De retour dans ma salle commune, je me dirige vers le dortoir par un des petits tunnels qui passe par la salle commune et je relate ce qui vient de se passer à Estelle et Pyrite.

OoOoOoO

Le lendemain, je me réveille la bouche pâteuse et l'œil morne. Je jette un coup d'œil à ma montre, il est onze heures passé.

Estelle et Pyrite sont bien évidemment parties depuis longtemps, mais je ne les ai pas entendues ce matin.

Je me lève et décide de travailler directement les cours que m'ont laissés les filles hier soir pour que je puisse les rattraper. Je me prépare rapidement et me rend à la bibliothèque. Je décide de commencer par le plus facile : la botanique. J'ai le temps de travailler une petit demi-heure, et aussi de regarder tous les petits dessins que Pyrite fait sur ses cours, avant que mon ventre ne cri famine.

Je décide de passer chercher les filles devant les cachots, car le cours de potion va bientôt se terminer.

J'attends cinq minutes devant leur salle, lorsque j'entends les chaises qui remuent. Quelques secondes plus tard les élèves sortent. Le cours de potion est avec les Serdaigles. Dommage, j'aurais aimé revoir Remus, je ne lui ai pas parlé depuis ma sortie.

Estelle et Pyrite se dirigent vers moi, avec un grand sourire :

« Alors, grosse feignasse, tu dormais bien ce matin quand on est partie ! Hein ?

- Ouais à poings fermés, je ne vous ai pas entendues.

- Tant mieux, on a eu peur, parce que Pyrite a fait tomber plein de livres, cette maladroite !

- Je ne suis pas maladroite ! se défend la concernée

- Oh que si !

- Non !

- Si !

- Non !

- Bon ça suffit les filles ? J'ai faim moi ! » je cri pour les calmer dans ce débat néanmoins très bien argumenté et tout à fait passionnant

Elles me lancent un regard noir, mais concèdent néanmoins à se bouger leurs fesses.

En chemin nous croisons les maraudeurs, qui se dirigent aussi vers la Grande Salle. A ma surprise, ils s'arrêtent à notre hauteur.

« Coucou Margot ! me lance James Potter comme si nous étions des amis de longues dates.

- Heu salut… fais-je déconcertée

- Bah alors Margot ! Tu nous présentes pas ? demande Pyrite qui semble apprécier le nouveau surnom que Potter vient de me trouver…

- Oui, présente-nous à ses charmantes demoiselles » renchérit Sirius Black avec un air… dragueur ?

Je lance un regard à Pyrite lui signifiant qu'elle va me le payer, puis je fais les présentations. Comme si les maraudeurs n'étaient pas connus !

« Heu… bah James Potter, Remus Lupin, Peter Pettigrow et Sirius Black, voici mes amies Estelle Orwell et Pyrite Smith. Et moi c'est Marguerite Purpland » j'ajoute complètement inutilement.

Les Maraudeurs et les filles se moquent de moi, et je rougis comme une tomate.

« On sait très bien qui tu es ! lance Peter Pettigrow entre deux rires.

- Oh laissez-là les gars, vous voyez bien que vous la mettez mal à l'aise ! » dit Remus

Ils arrêtent tous de rigoler, et je remercie Remus avec un petit sourire qu'il me rend. Je sens de nouveau mon cœur battre bizarrement, et ma couleur tomate ne semble plus vouloir disparaître.

« Bon maintenant que les présentations sont faites, nous allons manger, parce que notre petite Margot crève de faim ! cri Pyrite à la cantonade en nous embarquant Estelle et moi à sa suite.

- Heu… à plus ! » fais-je aux maraudeurs avec un air gêné.

Une fois assises à notre table, Estelle me regarde intensément, et Pyrite se met à rire.

« Quoi ? je demande avec humeur

- On t'a sortie d'affaire là ! me dis Pyrite

- Ah bon ? Moi j'ai plutôt remarqué que vous m'enfonciez ! Je vous avais dit que je ne les connaissais pas !

- On te parle de Lupin ! fais Estelle

- Hein quoi ? fais-je en piquant un nouveau fard

- Tu as vu comment tu rougis dès qu'on prononce son nom ? Et je ne te dis pas tout à l'heure la tête que tu as fait quand il t'a souris ! Tu aurais presque bavé !

- N'importe quoi ! Ca m'a juste gênée que vous me forciez à aborder les maraudeurs de cette façon !

- Bien sûr, bien sûr ! Allez, avoue-le ! Lupin te fait de l'effet !

- Mais non !

- On verra bien, conclue mystérieusement Estelle.

OoOoOoO

Je suis retournée travailler à la médiathèque dès le déjeuner terminé. J'y suis depuis des heures et les cours vont bientôt se terminer.

J'ai bien avancé sur la botanique et j'ai entamé la métamorphose. Je commence à m'énerver dessus car je ne comprends rien, lorsque je sens quelqu'un s'asseoir en face de moi.

C'est Sirius Black. Je sens mon cœur battre à fond et je me mets à rougir brusquement. Ca me fait peur de me retrouver toute seule avec celui que j'ai littéralement écrasé il y a deux semaines.

« Salut ! Tu fais quoi ?

- Heu… je… b…bosse » lui dis-je difficilement.

Il se penche sur mon parchemin et je déglutis. Je jette un coup d'œil autour de moi et je vois que certaines filles me lancent des regards méchants.

« Ah oui ! fait-il en relevant sa tête, moi aussi j'ai dû rattraper ce cours. Il est assez difficile ! Tu t'en sors ?

- Heuu… non, j'y comprends rien, fais-je en rougissant encore plus lorsqu'il évoque qu'il a raté des cours à cause de moi.

- Tu ne veux pas un coup de main ?

- Je ne sais pas… Je ne veux pas te déranger…

- Ca ne me dérange pas ! J'adore la métamorphose, et j'adore encore plus aider une jolie demoiselle en détresse ! » me dit-il avec un clin d'œil.

Ok… Là je suis rouge pivoine. J'essaie de cacher mon malaise et nous commençons à travailler. Au bout d'une heure j'ai à peu près cerné le cours.

« Je crois que tu t'en sors, mais maintenant il faudrait que tu bosses la pratique. Si tu veux je peux te donner un coup de main ? Par exemple demain soir, quand j'aurai fini les cours…

- Heu… Sirius… Je ne veux pas abuser de toi…

- Ce ne sont jamais les filles qui abusent de moi ! dit-il en riant

- Non… je veux dire… tu es gentil alors que j'aurais pu te tuer, et ça me met mal à l'aise que tu ne m'en veuilles pas. Tu ne me demandes rien, et tu proposes de m'aider. Je voudrais d'abord m'excus… »

Il me pose un doigt sur la bouche et me fait un sourire doux.

« Je ne veux pas que tu t'excuses. Je ne t'en ai jamais voulu, et je ne t'en voudrai pas pour ça. Maintenant je ne veux pas que tu me parles de ce petit dérapage, sauf si tu as besoin d'une oreille pour t'écouter. Mais sûrement pas pour t'excuser ! D'accord ? »

Son doigt est toujours sur ma bouche. J'essaie de ne pas y penser, et j'acquiesce doucement.

« Parfait ! s'exclame-t-il en retirant son doigt, mais je suis super déçu tu sais ! Je croyais que si tu étais mal à l'aise c'était à cause de mon charme fou ! »

J'émets un petit rire, et je dis avec un courage qui me sort de je ne sais où :

« Il y a un peu de ça aussi… »

Sirius me fait un nouveau clin d'œil, et me donne rendez-vous le lendemain soir avant de quitter la bibliothèque pour rejoindre ses amis.

Lorsque je rejoins les filles, pour prendre le dîner j'oublie volontairement de leur parler de cette rencontre. Je ne sais pas pourquoi, mais je préfère la garder pour moi.


(1) Test de Rorschach qui consiste à présenter au patient des planches avec des tâches d'encre. Le patient doit interpréter ce qu'il voit.

Voili voilou! Merci d'être arrivé jusqu'à là et n'hésitez pas à me donner votre avis, je ne vous en voudrai pas ! Dans le prochain chapitre, la reprise des cours, une sortie à pré-au-lard, des groupies furax et encore plein d'autres choses!

A la semaine prochaine (peut-être!)