Et on continue, merci pour les reviews, plus agréables à lire les unes que les autres, alors nous avions laissé John et Rodney après un premier baiser post tempête, que va t-il leur arriver maintenant ?

Petit chapitre de transition avant d'aborder la fin de la saison, il n'y aura qu'un petit POV rodney puis le POV Sheppard avec exceptionnellement un dialogue entre les deux héros.

Correction faite pour le major et le poisson Minniehina comprendra lol


Chapitre 8

POV Rodney

Les premiers rayons du soleil me réveillent, il fait beau, contrastant avec la terrible tempête d'hier le ciel est clair, je me redresse et je me rappelle, le baiser, un frisson de plaisir me parcoure la colonne vertébrale et je souris.

Je me hâte car je dois le voir pour un petit dej sur une des jetées à l'abri des regards et des oreilles qui pourraient trainer, je souris encore, c'est rare de moi et c'est ainsi que douché et rasé de près je me rends au rendez vous, nerveux et anxieux.

Avant je fais un tour au labo, j' hurle une fois ou deux par habitude, je ris intérieurement de voir les membres de mon équipe fuirent comme des animaux effrayés, il n'y a que Zelenka qui a l'air de ne pas s'en faire, il grommèle deux trucs en tchèque en haussant les épaules.

Je me retrouve devant un des téléporteurs, je déglutis, j'ai les mains moites, allez Rodney, courage, je ferme les yeux respire un bon coup et j'entre.

J'emprunte un couloir et me retrouve devant la porte qui s'ouvre dans un petit bruit, il est là de dos, tout en noir, le tissu suit les mouvements de ses muscles, il est sexy, bon sang oui je le trouve sexy et je n'en ai pas honte, enfin pas trop.

Il se retourne et me fait un signe discret de la main, m'appelant près de lui, lui aussi souris, j'ai droit au merveilleux sourire de Sheppard, il n'est adressé qu'à moi.

POV Sheppard

Ce foutu réveil sonne encore et encore, je m'étire et rouspète, j'ai encore sommeil, je me lève et regarde dehors, le ciel est bleu, pas un seul nuage alors qu'hier, hier la tempête, les geniis, Rodney, le baiser, mon dieu Rodney avec ses yeux si bleus qu'ils rendraient jaloux le ciel latien.

J'ai un peu moins de 45mm pour me préparer, aller « voler » à manger pour deux et me rendre sur la jetée, heureusement mes quartiers sont proches d'un téléporteur.

J'arrive enfin sur la jetée, je crois que je suis en retard, aujourd'hui tout le monde avait quelque chose à me dire ou me demander, c'est rageant, une cité si grande et si peu d'intimité, j'ai juste le temps de poser le sac contenant le café et des toasts quand j'entends le chuintement d'une porte, je me retourne et je te vois là devant moi, tu es si beau et tu n'en as même pas conscience, je te souris et d'une main je t'invite à t'approcher de moi.

Repos oblige ordre de Weir, toi aussi tu es en civil, pantalon gris et chemise bleu, aussi bleu que tes yeux, parler va s'avérer difficile, je sens des frissons qui parcourent ma nuque.

Je me concentre et je prend la parole :

- Bonjour Rodney, bien dormi ?

- Comme un loir Major, pas aussi bien dormi depuis longtemps.

- Rodney, vous pouvez m'appeler John surtout après...

- D'accord Major, euh John, difficile de perdre une habitude.

Je m'assois et l'invite à en faire autant, il se met à côté de moi, je me penche pour prendre le thermos et quand je me retourne je le vois qui me fixe intensément.

- A quoi vous pensez Rodney ?

- Je pense que c'est irréaliste comme situation.

- Pourquoi ?

- Parce que vous, moi, enfin nous quoi, ici et maintenant...

- Nous prenons simplement un café entre amis, très bon amis.

J'appuie sur le mot ami pour voir comment il réagit et je lui passe une tasse de café, nos doigts se frôlent, je le regarde et il rougit.

Rodney prend sa tasse et en évitant de me regarder en avale une gorgée, il ferme les yeux une micro seconde et émet un petit gémissement, c'est innocent car je sais qu'il aime le café fort mais dans ces circonstances c'est terriblement érotique.

- Ce café est divin, ou l'avez vous donc déniché ?

- C'est un échange avec un militaire colombien.

- Vous l'avez échangé avec quoi ?

- Contre des petites choses, mais je crois que nous ne sommes pas là pour parler de ...

- Je sais Major...John, j'essaie de noyer le poisson.

Je me met à rire devant cette phrase et le ton de sa voix, il me regarde interdit avant de sourire.

Soudain un silence gêné s'installe, nous buvons notre café l'un contre l'autre, profitant de ce moment, Rodney grignote un toast du bout des lèvres en réfléchissant, il doit y avoir le feu dans son cerveau car maintenant que je le connais bien je sais qu'il y a la tempête sous son crane, l'analogie avec l'ouragan d'hier me fait revenir sur terre et je me lance :

- Nous devons parler du baiser Rodney.

- Je le sais John mais pour une fois dans ma vie je ne sais que dire.

-C'est une première, si j'avais su que pour vous faire taire un baiser suffirait je l'aurais fait depuis longtemps.

- John !

Il me regarde d'un air faussement offusqué et rosit légèrement.

Allez encore un silence gêné, allons bon.

- Qu'est ce que vous avez ressenti hier quand nous nous sommes embrassés Rodney ?

- Du plaisir et pas une once de honte ou de remords dit il doucement dans un souffle.

- Pour moi c'était pareil, comme si c'était normal, comme si on l'avait toujours fait.

- Mais qu'est ce que ça veut dire John, que ressentez vous, c'est inimaginable, on est hétéros tous les deux, vous êtes un homme à femmes et moi je suis, en fait je sais que je suis intelligent mais à l'heure actuelle je ne sais plus ce que je suis. Ce que je sais aussi c'est que même si vous étiez gay je ne serais pas votre style d'homme, je suis tellement, tellement rien en fait, mon physique...

- Rodney, ça suffit !

Au secours mon scientifique préféré part en vrille et se dénigre allègrement. Il faut à tout prit le rassurer, il n'a aucune idée de ce qu'il est, de ce qu'il peut représenter. Il reste coi la bouche entrouverte, je pose un doigt sur ces lèvres et je les caresse, du velours, les lèvres de Rodney sont velours.

- Mon dieu Rodney, arrêtez donc, oui vous êtes intelligent, mais vous êtes plus que ça, vous êtes un compagnon agréable, un homme de valeur, et ne me dites jamais que vous êtes moches, stop ne me coupez pas, je sais que vous vous pensez laid, mais vous ne l'êtes pas du tout, et oui j'étais un homme à femmes jusqu'à...jusqu'à toi...

Rodney eut le souffle coupé, John venait de lui faire une espèce de déclaration émouvante qui lui chavira le corps et le cœur et sans réfléchir il se rapprocha plus de l'autre et initia un baiser passionné, John d'abord surprit fut tenté de reculer mais ces lèvres sur les siennes avaient quelque chose de magique, il posa sa main sur la nuque de Rodney pour appuyer le baiser, langues dansantes, souffles courts, ne faisant plus qu'un.

- Wow, et wow.

- Oh oui Rodney, c'était cela et plus encore.

Et nous recommençons, pas envie d'analyser, pas envie de parler, je suis déjà en manque de ces lèvres, les baisers sont plus appuyés, les mains aident, caressent et frôlent, elles se glissent à loisir sous les T-shirts et chemise sans retenue.

On s'entend gémir d'envie comme si nous étions autres, comme si nous assistions voyeurs à notre propre extase, incapable de respirer nous nous séparons en gémissant de frustration.

- Mon dieu dis je ébloui par notre fougue.

- Appelles moi Rodney, Dieu c'est beaucoup quand même.

Et nous rions comme des gosses, je ne l'ai jamais vu rire comme ça dans l'intimité et c'est merveilleux.

- Qu'est ce qu'on va faire John ?

- Que veux tu que l'on fasse Rodney ?

- Je veux que l'on continue à se voir, je veux passer du temps avec toi.

- Moi aussi , moi aussi mais tu connais ma situation, je suis un militaire et nous avons des lois qui pourraient nous poser des problèmes tu dois le savoir.

- Je le sais John, mais je ne veux pas me passer de toi, je ne veux pas passer à côté de nous deux, de ce que nous pourrions...

La voix de Rodney se brise, trop d'émotions fortes d'un coup.

- Si tu es d'accord avec moi on va établir des règles pour être tranquille ok ?

Je sens bien que le mot règle l'irrite mais il se tait et acquiesce.

- En mission on continue le vouvoiement, sur Atlantis on devra se montrer vigilant, pas question de sortir débraillé des quartiers de l'autre par exemple. Pas question de geste déplacé en publique

Rodney se lève et me regarde, rouge de colère.

- Tu me crois assez bête pour me pendre à ton cou ou te dire des mots d'amours en publique, tu me prend pour un adolescent ou quoi ?

- Non Rodney mais tu nous as vu, tu nous connais, on est déjà passionné en temps normal, toujours en s'embêter alors maintenant que nous sommes amoureux cela va être encore plus dur de ...

Il m'interromps, sa voix porte dans les aigus tout d'un coup.

- Amoureux, tu es amoureux de moi ?

- Ben oui, à moins que tu ne connaisses un autre scientifique casse pied à l'égo démesuré.

- Amoureux, John tu es...

- L'amour te rendrait sourd Rodney, oui je suis amoureux, et pas qu'un peu.

Il se penche vers moi et m'embrasse avec délicatesse.

- Je t'aime aussi John, et je me plierais à tes règles, tu en vaux la peine.

- Merci, Rodney, et puis pour nous ça va être amusant, étant les plus gradés, on peut aller et venir comme on veut et ou on veut, on va s'amuser, rappelles moi combien de pourcentage de la cité tu n'as pas encore exploré.

Il sourit et ces yeux pétillent.

- Beaucoup John, vraiment beaucoup, tu as raison, ça peut devenir amusant, très amusant.

Nous concluons notre pacte par un baiser et nous restons là côte à côte, bercés par le bruit de l'eau qui s'écrase contre les jetées.

Demain, après demain nous repartirons en mission en équipiers et le soir venu, à un moment fixé nous redeviendrons des partenaires amoureux.

L'univers s'offre à nous, à nous de le cueillir. Il y aura des embûches mais rien que nous ne puissions espérer régler.


Fin j'espère que cela vous à plu, reviews pleaseeeeeeee!