Titre : le baiser et l'infini

Fanfic : Stargate Atlantis

shash : McShep

Déclaration : la série ne m'appartient pas hélas, tout est à la MGM, à sci fi et à dieu le père.

Résumé : fanfic hors du temps, se passe un peu quand elle veut

Note de l'auteur : j'ai deux autres fics plus longues sur le feu, alors pour patienter je vous fait une fic plus courte qui fera dans les 2 chapitres environ avec peut être un épilogue.

Je classe la fic en M car il y a un petit lemon tout petit trop mignon, pas de quoi fouetté un chat tout de même.

Chapitre 1

Comment en étaient ils arrivés là, lèvres contre lèvres, langues entremêlées, et virilité masculine fièrement dressée, gênée par un caleçon et un boxer, derniers remparts de leurs vies d'avant .

John Sheppard le séduisant militaire aurait dit que c'était la faute à Rodney McKay, scientifique arrogant, énervant mais si sexy, ce dernier aurait rétorqué que c'était la faute du GI Joe terrien, au QI élevé, mensa oblige mais au réaction primaire digne d'un homme de cromagnon, cromagnon mais si mignon, la rime est si facile.

C'était avant tout la volonté du destin, depuis la nuit des temps, il devait en être ainsi, à ce moment précis de l'histoire de l'humanité, John et Rodney étaient arrivés à ce moment béni ou l'amour envahi leurs vies, mélant désir et infinité.

Tout avait commencé tranquillement, une mission de routine bien planplan, John et ronon en tête aux aguets, suivi d'une Teyla rêveuse, la tête dans les nuages, regardant le paysage de cette jolie planète dotée d'une foret luxuriante et puis il y avait McKay, qui détecteur en main n'accordait aucun intérêt au paysage, pestant contre les branches qui dixit faisaient exprès de lui griffer le visage, la faute des fleurs qui le faisait éternuer.

D'ailleurs notre petit génie s'était levé du pied gauche, pas ravi du tout de devoir crapahuter sur cette planète alors que l'attendait des tonnes de chocolats, amenés directement de Terre par le biais du dédale, des tonnes j'exagère mais quelques kilos presque passés en fraude par une Novak complice de gourmandise qui faisait les quatres volontés du canadien.

Puis d'un coup, au bout d'une heure de ballade forcée, notre scientifique s'était arrêté net, un petit point lumineux clignotait sur son détecteur.

- Tout le monde s'arrête.

- Quoi encore McKay, vous êtes déjà fatigué ?

- Non, enfin oui mais non, c'est pas le moment de m'embêter Sheppard, je détecte une énergie très faible droit devant à environ 200 mètres.

- Alors voir ça alors, je suis fasciné de voir à quelle vitesse vous récupérez quand vous détectez quelque chose d'intéressant.

John avait dit ça en pouffant de rire devant un Rodney furibond qui lui passa devant, le fusillant du regard, le militaire n'en revenait toujours pas au bout de temps d'années de voir comment McKay pouvait être susceptible et revanchard, il adorait le titiller et le voir partir au quart de tour, le scientifique avait beau avoir le QI le plus élevé du monde ou des mondes devrais je dire mais il avait aussi l'âme d'un enfant, pouvant faire un caprice ou se jeter la tête la première dans un mauvais coup quand il supposait qu'il y eu quelque chose d'intéressant.

Ils marchèrent presque au pas de course à travers un rideau de branches vers la direction indiquée par McKay, il y avait une petite sculpture, un peu semblable à un totem indien, avec un soleil et des nuages gravés dessus, l'énergie venait de là, le scientifique commença ces analyses mais dut se rendre à l'évidence, il lui manquait du matériel.

John dit à Teyla et Ronon de repartir sur Atlantis chercher ce qu'il manquait et de ramener Zelenka pour seconder Rodney, et c'est ainsi que notre duo se retrouva seul, John s'assit le plus confortablement possible, dos contre un arbre.

Il regardait son collègue aller et venir, tapotant sur son ordinateur, branchant tout un tas de fils, il devait bien admettre que c'était toujours aussi fascinant de le voir faire, il admirait toujours l' excitation de son ami quand celui ci trifouillait de nouvelles technologies.

C'est dans ces moments là que John le comparait toujours à un enfant le matin de Noël, sourire au lèvres il ne s'était pas aperçu que le scientifique s'était arrêté et le dévisageait.

- Quoi encore ! pourquoi vous me regardez en rigolant, c'est la deuxième fois aujourd'hui, vous avez décidé de vous payer ma tête ce matin.

- Ne soyez pas si susceptible McKay, j' admire seulement le fait de vous voir si concentré sur votre travail, et c'est la façon dont vous travaillez, déterminé, qui me fait sourire.

- Ouais, c'est ça monsieur le colonel, c'est hilarant. McKay fit un petit sourire en coin, il se retenait de tirer la langue au militaire, décidément ils faisaient un drôle de duo pensa t' il intérieurement.

Et il retourna à son travail, tournant le dos à son collègue, ce manège dura de longues minutes quand Rodney hurla faisant sursauter John

- J'ai trouvé.

- Bon sang McKay vous avez failli me faire faire une crise cardiaque, ça va pas bien.

- Pardon John, dit McKay un peu honteux d'avoir crier, la voix dans les aigus. J'ai trouvé que l'engin émet une fréquence bizarre et oups !

- Oups quoi ?

- Je viens de la couper involontairement.

- Et c'est grave.

- J'en sais rien moi, je vous dis que je comprend pas ce que j'ai fait. D'après le peu que j'ai traduit en me référant à la base de données des anciens c'est une espèce de station météo, ça doit pas être bien grave, on va peut être avoir la météo du Week end dit le scientifique en souriant.

Sheppard allait se mettre à parler quand le ciel s'assombrit à une vitesse phénoménale, des éclairs se mirent à zébrer le ciel et la foudre s'abattit à quelques dizaines de mètres eux les faisant sursauter tous les deux.

Il se mit à pleuvoir à seau, c'était comme si des tonnes d'eaux venaient frapper leurs visages, Sheppard réfléchit à toute vitesse.

- McKay on ne peut pas rester là, ou on va être noyé ou on va se prendre la foudre.

- D'après mes détecteurs il y a une formation rocheuse à 800 mètres à gauche.

- Allons y, il y a peut être des grottes.

Les deux hommes partirent dans la direction indiquée à toute vitesse, c'était une course contre le temps, et là ce n' était pas une figure de style, c'était la vérité.

Ils se retrouvèrent devant une espèce de falaise abrupte avec une volée de marche taillée dans la pierre, de là ou ils étaient ils ne distinguaient rien de ce qu'il y avait en haut et la pluie qui tombait à seaux les empêchait de voir à 10 mètres devant.

ils empruntèrent les marches, prenant garde de ne pas glisser, mais alourdit par le poids des vêtements mouillés et le sac à dos Rodney failli tomber, rattrapé in extrémis par John qui décida de lui prendre la main par sécurité.

Après quelques longues minutes d'effort intensif ils se retrouvèrent sur une espèce de terrasse taillée elle aussi dans la pierre et miracle il y avait une grotte.

Les deux hommes y rentrèrent toujours main dans la main.

- Euh John, je vous remercie mais je crois que je peux marcher tout seul maintenant.

Le militaire n'avait pas fait attention qu'il tenait la main de son coéquipier, il le lâcha prestement.

- Pardon Rodney, je vais explorer la grotte.

Il parti vers le fond et appela McKay.

- Venez voir, c'est spectaculaire et étonnant.

McKay le rejoignit, au fond de la grotte il y avait une source naturelle dont émanait une lueur bleutée, de la même couleur que les yeux de rodney pensa sheppard, il y avait une espèce de couchette taillée à même la roche et surtout il y a un espèce d' âtre avec un anfractuosité rempli de bois sec.

- Qui que ce soit qui est fait ça je l' en remercie, on va pouvoir faire sécher nos vêtements et nous réchauffer.

- Vous voulez que l'on se déshabille, dit Rodney en déglutissant.

- A moins que vous ne voulez attraper une pneumonie et passer des jours à l'infirmerie, c'est le seul moyen, ne soyez pas si pudique enfin.

- Je ne suis pas pudique, enfin pas trop.

- Et puis nous sommes entre hommes, on est fait pareil. Alliant le geste à la parole John se déshabilla prestement.

Rodney le regardait faire, pour lui c'est facile pensa t' il, étant militaire il était habitué à la promiscuité avec d'autres hommes et puis il avait un corps parfait, le scientifique ne pouvait s'empêcher de le détailler, regardant les mouvements des muscles et de la peau bronzé, à côté il se trouvait pathétique avec ces quelques kilos en trop et sa peau fine et laiteuse.

- Alors McKay, vous avez besoin d'aide dit John en le regardant.

Rodney sursauta encore une fois, décidément il avait beaucoup trop sursauté aujourd'hui, il pesta contre lui même, sa nervosité et contre le fait d'avoir été prit la main dans le sac en train de regarder fixement son ami.

- C'est très drôle Monsieur le comique, je vais y arriver tout seul.

John entreprit d'allumer le feu, il réussit du premier coup, celui qui avait stocké le bois et taillé l' âtre avait fait de l' excellent travail.

Il se retourna et vit une chose qu' il n'aurait jamais cru voir de toute sa vie, monsieur Rodney McKay en caleçon, mais ce n'était pas un caleçon quelconque, il y avait des feuilles d'érables dessus, John était comme hypnotisé, hésitant entre l'envie de rire ou de se moquer de son collègue, mais connaissant le caractère de cochon de celui ci il préféra s'abstenir, luttant pour ne pas craquer.

- Qu'est ce qu'il y a encore Sheppard, vous vous moquez de moi une nouvelle fois, vous avez encore quelque chose de pertinent à dire, oui j'ai un caleçon, oui je ne suis pas monsieur muscle et oui j' ai un manque de bronzage évident, monsieur parfait.

- Je compte les feuilles d'érables Rodney, décidément vous êtes canadien jusque sur votre caleçon. C'en était trop, Sheppard se mit à rire devant l'air interloqué et stupéfié du canadien qui pour une fois dans sa vie ne trouva rien à dire, sinon prendre ces affaires pour les mettre devant le feu en évitant de regarder son équipier.

- Allons Mc Kay, Rodney, vous n'allez pas vous vexer, et puis je n'ai rien contre votre corps, vous êtes très bien comme vous êtes.

- Vous le pensez vraiment dit le scientifique, ou vous dites ça pour ne pas me vexer.

- Mc Kay, arrêtez de dire des bêtises, bon on va faire l'inventaire de nos sacs pour voir ce qu'il y a d'utile pour passer le temps.

D'instinct ils se retrouvèrent côte à côte prés du feu, vidant leurs sacs à dos sur le sol, il y avait des barres et des boisons énergétiques, des rations de survis, du café lyophilisé et dans le sac de McKay il y avait du chocolat en tablette, John n'en fut même pas surprit. Ils avaient une trousse de premier secours au cas ou ils en auraient besoin et des couvertures de survies.

- On sait que l'on ne va pas mourir de faim, du moins pas après 5 jours en se rationnant.

- De toute façon cette pluie va bientôt cesser j'espère dit McKay en frissonnant,

- Moi aussi, et puis les autres ne vont pas tarder, on demandera à un jumper de nous récupérer. John déplia une couverture de survie et la mit sur les épaules de son ami.

- Merci John, c'est gentil.

- De rien, je ne veux pas que vous ayez froid.

Dehors la tempête se déchainait, le vent hurlé, il était humainement impossible de se déplacer, et john doutait même qu'un jumper puisse résister à un tel vent sans danger.

Il se passa de longues minutes quand la radio de John grésilla.

- Sheppard, ici Teyla, nous sommes arrivés mais un déluge nous a surpris, nous sommes obligés de rentrer sur Atlantis, il y a un torrent d'eau devant la porte rendant inaccessible le sentier à pied.

La Radio marchait très mal, peut être à cause d'interférence du à la falaise ou au mauvais temps.

- Bien reçu Teyla, la tempête a débuté quand Rodney a désactivé l'espèce de totem sur lequel il travaillait, le temps s'est dégradé à ce moment là, nous avons trouvé un abri, nous avons des vivres, vous pourriez tenter une mission de sauvetage mais je le déconseille, même un jumper serait secoué avec ce temps, nous avons des vivres, recontactez nous demain à la même heure et nous aviserons, et si le temps le permet allez faire analyser la structure par une équipe de scientifique.

- D' accord John, prenez soin de vous, à demain.

Rodney s'était rapproché de John, il lui mit la main sur l'épaule, John se retourna et vit de la colère dans les yeux de son ami.

- Qui a t' il McKay.

- Et bien voyons, il y a la tempête, c'est la faute à McKay, on est coincé, c'est la faute à McKay.

- Je n'ai jamais dit ça, mais c'est quand même une drôle de coïncidence.

- Evidement que ce n'est pas une coïncidence, je suis incompétent, d'ailleurs vous avez demandé Zelenka et une équipe entière, pfff. comme s'ils étaient plus malin que moi.

- Plus malin peut être pas mais mieux équipé ça oui, arrêtez de vous mettre dans des états pareils, vous avez trop d'orgueil et n'admettez jamais quand vous foirez, pourtant vous foirez souvent c'est humain.

- Ah, et je foire quand, quand est ce que j'ai foiré comme vous dites.

- Un seul mot, Doranda.

Sheppard avait lâché le mot maudit, le plus grand échec retentissant dans la carrière de scientifique du canadien, il avait par orgueil entrainé la destruction d'un système solaire et le pire c'est qu'il avait manipulé John et trahi sa confiance un temps.

- Allez,encore avec ça, combien de fois on va en parler, n' ai je pas démontré ma valeur depuis, j'ai fait une erreur, une gravissime erreur mais j'ai pris sur moi, j'avais espéré avoir tout fait pour faire oublier cette catastrophe, mais visiblement vous n'avez pas oublié.

- C' était quand même quelque chose d' énorme, reconnaissez le, et ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je dis que des fois que votre orgueil et une certaine suffisance vous mettent et nous mettent en danger.

Rodney regarda John comme s' il ne l'avait fait, avec tristesse et colère, il prit une décision rapide, avec hargne.

- Si vous pensez cela de moi, il ne me reste qu'une chose à faire, je me retire de cette équipe, vous prendrez un autre scientifique et moi je resterai dans mon labo.

Rodney s'éloigna le vite possible vers le fond de la grotte, visage baissé, il ne voulait surtout pas que John voit les larmes qui dégoulinaient malgré lui le long de son visage, il avait l'impression d' être en plein cauchemar, d'avoir perdu son meilleur ami.

John le rejoint, le scientifique lui tournait le dos et tremblait comme une feuille, drapé de sa couverture de survie.

- Allons Rodney, s'il vous plait, les mots ont dépassés mes pensées, j'ai confiance en vous, je n'accepte pas votre décision, vous m'êtes indispensable en temps qu' ami et scientifique.

John le fit pivoter et vit alors que le scientifique avait les joues baignées de larmes.

- Mon dieu Rodney, pardon, je n'ai jamais voulu ça, excusez moi.

Il mit une main sur le menton de son ami et le força à lever la tête et il essuya les larmes de son ami avec sa main libre, il le regarda fixement. Le canadien avait vraiment des yeux magnifiques et une carnation parfaite pensa t' il et s'en sans rendre compte, il s'était approché de Rodney, si proche qu'ils étaient yeux dans les yeux, chacun ressentait le souffle de l'autre et sans comprendre pourquoi et comment ils se retrouvèrent lèvres contre lèvres, s'embrassant passionnément.

John venait de se rendre compte qu'il était tombé amoureux de son équipier et Rodney comprit enfin les sentiments étranges qu'il ressentait envers lui, c'était de l'amour, un amour unique et merveilleux.

La couverture de survie avait glissé, rodney était maintenant en caleçon dans les bras de son ami, peau contre peau, se touchant, s'embrassant, cuisse contre cuisse, étonnement aucun des deux n'était surpris, on aurait cru qu'ils étaient destiné l'un à l'autre, que depuis leurs naissances ils avaient été conditionnés pour être comme ça, oublié le temps, oublié le lieu, oubliées les conquêtes, les coups d'un soir, oubliée la femme de John, oubliée la gentille botaniste.

Plus rien n'avait d' importance à part ce moment parfait.

L 'évidence s'imposait, toutes ces années, les regards échangés, la peur de savoir l'autre en danger, prenant des risques insensés pour se secourir, l'amour était là, depuis toujours, entendant son heure.

Le souffle court ils se séparèrent, les yeux brulants de désirs, tremblant d'envie, une chaleur immense aux creux de leurs reins, subjugués l'un par l'autre, amoureux. Mais toujours dans les bras l'un de l'autre, impossible de se séparer et de briser ce lien sacré.

- Waouh, c'était, c'était, je suis à court de mots.

- C'est une première mon scientifique adoré, j' ai réussi à te faire taire.

- On peut le dire, c'est bien une première dit fièrement rodney, tout sourire, les yeux si clairs et si brillant d' envie.

- Je t' aime dit John dans un murmure, comme s'il redoutait d'effrayer son amour.

Rodney se rapprocha doucement de son futur amant, il lui murmura à l'oreille.

- Prouves moi le alors.

John fut parcouru de frissons et de désirs contenus.

- Tu es sur, car il n'y aura plus de retour possible.

Pour toute réponse Rodney le prit pas la main, il récupéra la couverture de survie et l'étala sur la couchette de pierre.

Il s'allongea et tendit les bras, comme pour lui dire viens me prendre.

John le rejoignit et les baisers reprirent, plus passionnés, plus coquins aussi, chaque centimètre de peau était embrassé, mordillé, entrainant le plaisir plus loin plus haut.

Ils se donnèrent l'un à l'autre sans restriction, quand John pénétra Rodney il en fit son amant, il lui donna un plaisir infini, pas de gène, aucune honte, les corps étaient en harmonie, de coup de rein en coup de rein, de gémissements en suppliques, mêlant mots d'amour et encouragements ils jouirent l'un dans l'autre, l'un sur l'autre sans pudeur et quand le sommeil les prit, ils s'endormirent lovés l'un contre l'autre, dans une sérénité infinie.

Sans peur du lendemain, sur d'avoir fait le bon choix, sans réserve et en total abandon.

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