Destins croisés

disclaimer: les persos ne m'appartiennent pas, blablabla...

rating: PG-13 et « suspicion » de brothercest

pairings: Don / Charlie et Nathan / Peter

remarques: un peu inspiré d'X-Men 3; hypothèse: Angela Petrelli a un don de persuasion couplé avec celui de voyance

Pour l'âge de deux des personnages, j'ai pris la naissance de l'un des acteurs et l'âge du personnage de l'autre ! (presque pas compliquée la fille !)

L'histoire prend place au cours de la saison 1 de Heroes et de la saison 3 de Numbers.


Chapitre 1: « Naissances synchronisées »

8 Juillet 1977, Maternité de Kensington, Los Angeles.

L'infirmière se leva de son bureau et entrouvrit la fenêtre : le soir tombait, et avec lui la fraîcheur qui avait fait défaut durant la journée en ce chaud mois de juillet. La nursery était pratiquement vide - toutes les accouchées ayant demandé à reprendre leurs nourrissons dans leurs chambres – à l'exception de deux lits où dormaient deux petits garçons, nés dans la matinée. La jeune femme s'assura que la moustiquaire était bien en place puis, comme l'un des bébés commençait à se réveiller, elle bipa sa collègue:

« Tu m'as appelée, Kelly ?, demanda celle-ci.

- Oui, Suzanne, le petit Charles Eppes commence à se réveiller, est-ce que tu pourrais aller voir si la maman est en état de venir l'allaiter sur place ?

- Bien sûr. A mon avis, je pense qu'il faudra amener le p'tit bonhomme à sa mère : elle doit encore être fatiguée de son accouchement.

- Il y a des chances, mais si elle souhaite faire le déplacement, prévoie un fauteuil roulant.

- OK. »

Le nourrisson se mit à pousser de petits cris, signe que la faim commençait à le tenailler. Kelly s'approcha du lit, se pencha vers le bébé et lui sourit:

«Un peu de patience, Charlie, tu vas bientôt voir ta maman... Elle sera avec toi d'ici quelques minutes... »

En entendant le son de sa voix, le petit garçon s'était tu quelques secondes. Bien que le prénom choisi par ses parents fut « Charles », Kelly et ses collègues n'avaient jamais réussi à l'appeler autrement que « Charlie », persuadées qu'il en serait de même pour l'entourage de l'enfant. L'infirmière jeta un oeil sur le lit voisin, où l'autre bébé, Peter Petrelli, dormait encore.

Celui-ci était né plus de trois semaines avant le terme présumé, surprenant ainsi ses parents qui étaient venus à Los Angeles pour le travail du père, avocat : Monsieur Petrelli était venu plaider une affaire et sa femme avait désiré l'accompagner. Le gynécologue qui suivait Madame Petrelli avait donné son aval à la future mère pour voyager en avion à travers tout le pays, le couple étant de New York. Et quelques heures après l'atterrissage, le bébé avait manifesté son envie de venir au monde. L'obstétricien qui avait accouché la mère lui avait dit qu'il faudrait très certainement mettre le nourrisson en couveuse : chez le foetus, les poumons étaient les derniers organes à se former et une naissance un peu trop loin du terme présumé pouvait faire craindre une faiblesse respiratoire. Pourtant, contre toute attente, le petit Peter s'était montré capable de respirer l'air ambiant sans problème, prouvant ainsi au médecin qu'il saurait se passer d'un séjour en couveuse. Et maintenant, il dormait paisiblement à la nursery de la maternité qui l'avait vu naître.

Kelly observait avec attention les deux nourrissons, lorsqu'elle entendit une voix derrière elle:

« Excusez-moi... »

L'infirmière se retourna pour apercevoir la mère du petit Peter, Angela Petrelli, et lui répondit:

«Oui ? Oh, bonsoir Madame Petrelli ! Mais que faites-vous toute seule dans le couloir ? Ne me dites pas que mes collègues vous ont laissée quitter votre chambre, vous n'avez accouché que ce matin je vous rappelle !

- Ne vous inquiétez pas, mademoiselle, le médecin est venu m'examiner et m'a dit que j'étais en état de me déplacer jusqu'ici, alors je suis venue voir mon fils...

- Bien sûr ! Entrez, je vous en prie, mais... je crois que votre bébé dort encore...

- En effet, répondit Angela Petrelli en s'approchant des petits lits. Oh... Mais mon petit Peter n'est pas seul ici à ce que je vois ! Et comment s'appelle ce petit ?, dit la jeune mère en regardant la pancarte accrochée au lit. « Charles Eppes », lut-elle. Je suppose qu'il est venu au monde à peu près en même temps que mon fils ?, ajouta-t-elle en se tournant vers l'infirmière.

- Effectivement, répondit Kelly en regardant ses dossiers, il est né à 11h07 et votre fils à 13 h07... exactement deux heures après !

- Deux heures d'écart... J'aurais pu être synchro avec l'autre maman !, dit Angela Petrelli en souriant. Dites-moi, vous ne mettez pas l'heure de naissance avec la date sur les pancartes des lits ? Simple curiosité de ma part...

- Si, bien sûr, surtout lorsque nous avons plusieurs naissances le même jour, répondit l'infirmière.

- Eh bien... Je crois que cela n'a pas été mentionné... Il y a bien les noms et prénoms sur les pancartes, avec la date, mais je ne vois pas l'heure...

- Comment ça il n'y pas l'heure de naissance !, s'exclama Kelly.

Celle-ci se mit à côté de la jeune mère et regarda à son tour les panneaux:

« Eh bien ça alors ! Vous avez raison ! J'étais persuadée de l'avoir mise ! Heureusement que vous l'avez vu Madame Petrelli, merci !, dit l'infirmière en décrochant les petites pancartes.

- Mais je vous en prie, répondit celle-ci. Oh, on dirait bien que mon fils commence à se réveiller, je vais pouvoir l'allaiter... »

Quelques minutes plus tard, alors que Kelly venait de rajouter l'information manquante sur les panneaux, sa collègue Suzanne arriva avec une jeune femme en fauteuil roulant:

« Vous voilà à la nursery Madame Eppes, votre petit Charlie vous réclame ! Oh, bonsoir Madame Petrelli !

- Bonsoir, répondit cette dernière. Bonsoir Madame, reprit-elle en faisant un petit signe de tête à l'adresse de la mère de l'autre bébé.

- Bonsoir Madame, déclara Margaret Eppes. Les infirmières m'avaient dit qu'une autre naissance avait eu lieu aujourd'hui, un petit garçon aussi je crois...

- Oui, voici Peter, et je viens de découvrir votre petit Charles... Vous avez un beau bébé, vraiment...

- Merci, dit Margaret, émue... Votre fils m'a l'air tout aussi bien portant que le mien...

- Oui, grâce au ciel... Je ne devais accoucher que le mois prochain, donc chez moi à New York, mais allez savoir pourquoi, mon petit Peter a décidé qu'il arriverait maintenant !

- J'imagine que vous avez dû être sacrément surprise !

- Bizarrement... non . C'est étrange à dire, mais quand je suis montée dans l'avion à New York, j'ai eu le pressentiment que mon fils ne naîtrait pas là-bas... »

Tout en discutant l'une avec l'autre ainsi qu'avec l'infirmière, les deux mères avaient allaité leurs bébés puis les avaient reposés dans leurs lits. Kelly rappela sa collègue Suzanne pour qu'elle raccompagne les deux mamans jusqu'à leurs chambres, puis elle se rassit à son bureau, en face des deux lits occupés. Son regard se posa sur les pancartes qu'elle avait complétées plusieurs minutes auparavant, et une étrange impression s'empara d'elle. « C'est curieux, songea-t-elle, j'ai la sensation que quelque chose a bougé ici... »