Reviews, merci à :

Elinska : Et bien lis, et la réponse t'apparaitra )

Naifu-Sasu : J'habite en France, oui ! Et aujourd'hui il fait beau.

Night Shade : Ce sera le dernier petit bouton next de ma fiction ! Pour la date, je la disais précisément auparavant mais je culpabilisais tellement de ne pas poster à temps que je l'ai enlevée. Et postera aujourd'hui ! (pour ta dernière review)

Ayahne : Ah c'est la guerre, il y a des morts… Donc j'ose !

Bloody : Il faut bien que je trouve un moyen de fidéliser les lecteurs (et de les torturer un peu aussi, pour leur bien) XD

Sat1 : Oui, c'est le principal !

Kurotsuki-no-hana : Ah tiens, j'aurais pu exploiter l'idée, ç'aurait été pas mal… Tant pis, je mets ma version de la chose, et puis au moins, ça ne fera pas une fiction de 100 chapitres !

Lord-Makura : Face à ce cri déchirant, je ne peux que m'incliner.

Lulubell Alynn : La partie où Allen se transforme est évidemment dans le manga, mais je voulais absolument l'intégrer dans mon histoire parce que je l'adooooore ! Pour la question de l'épilogue et de la suite, c'est expliqué plus loin.

Hinatananatkae : Si le dernier est le 29, alors il n'en reste plus qu'un XD (ou alors je n'ai pas compris la question).

ErynCross : Bravo pour ton bac !

EveJHoang : Toutes les réponses et bien plus encore dans ce chapitre !

Fuhatsu : Ah si, il n'en reste qu'un seul malheureusement, et c'est celui qui arrive !

Guikat : Mes projets futurs seront expliqués un peu plus bas : P

Shigure-sensei : Je suis honorée qu'un nouveau lecteur apprécie mon histoire et me le dise, peu importe à quel moment il arrive !

Aiyushan : On EST à la fin (ah, que d'émotion !)

Mako Take : Bravo pour ta première partie de bac (17 à l'oral, tu gères !), et… je ne me souviens pas avoir dit que j'avais eu une mention, tu es… flippante…

Ayahne (again) et Ena : Alors comme ça on part au Japon trois semaines et on se plaint ! Non mais ! J'ai essayé de faire un truc pas trop bâclé, j'espère que ça vous plaira !

Little akary : Allen lui aurait sans doute fait une nouvelle coupe (incluant tresses et rastas, bien sûr), en s'aidant de son Innocence, autant dire que le résultat aurait été plus que douteux…)

Avant de vous laisser lire ce dernier chapitre, je voulais tous vous remercier : ceux qui me suivent depuis le début, ceux qui se sont greffés par la suite, ceux qui ont mis cette histoire dans leurs favoris, et surtout ceux qui ont laissé des reviews, avec une mention spéciale à ceux qu'ils l'ont fait du premier au dernier chapitre (vous pourrez changer d'avis après l'avoir lu, s'il est trop mauvais).

Il y a peu de chance pour que je publie une autre histoire avant l'année prochaine, sachant que je rentre en première année de médecine demain, et que ça va être intense niveau travail. Il y aura peut-être une suite à cette histoire, durant la septième année à Poudlard, et plus loin dans l'histoire du manga, mais ce n'est pas certain. Sinon je prévois de traduire cette histoire en anglais, c'est un petit défi personnel (qui ne se réalisera peut-être jamais).

D'autres projets verront sûrement le jour !

Très bonne lecture à vous tous !


Chapitre 36 : L'adieu


- Qu'est-ce que c'est que ça ?

Cela faisait une demi-heure qu'Harry, Ron, Hermione, Anna, Nils et les autres avaient été trainés de force à l'infirmerie. Madame Pomfresh les avaient examinés un par un et avait soigné leurs blessures, heureusement sans gravité.

Tout à coup, les yeux du Survivant avaient été attirés par une lueur provenant de la main gauche de Nils, puis avait remarqué que le même phénomène apparaissait sur la main droite d'Anna.

- Qu'est-ce que c'est que ça ?

Réagissant à cette remarque et aux regards braqués sur eux, les deux Serpentards baissèrent les yeux pour comprendre ce qui n'allait pas.

- Anna… fit Nils interloqué en ôtant lentement la bague qui émettait une faible lueur, c'est bien notre anneau que tu portes au doigt ?

La jeune fille acquiesça, stupéfaite.

- Votre anneau ? demanda Hermione

- C'est Nils qui les a trouvés, indiqua Anna, Allen en a un aussi. Nous savions qu'ils avaient des propriétés magiques mais jusque-là, elles ne s'étaient jamais manifestées…

- Allen en a un tu dis ? fit Harry la mine soucieuse

- Oui… C'est… inquiétant tu crois ?

- Je ne sais pas mais j'ai un mauvais pressentiment, pourquoi n'est-il toujours pas à l'infirmerie ?

Le jeune homme brun regarda tour à tour ses amis :

- Je crois que nous devrions aller le chercher.

- Mais nous ne savons même pas s'il est toujours dans la Grande Salle, fit remarquer Ginny

- Vu son état, il n'a pas dû aller bien loin, et de toute façon il n'y a pas d'autre solution.

- Harry n'a pas tort, intervint Hermione, il faut aller le chercher. Je propose qu'un groupe reste quand même ici, pour prévenir les autres si Allen vient à l'infirmerie.

Après un instant de hochements de tête approbatifs, Neville prit la parole :

- Harry, Hermione, Ron, Anna et Nils n'ont qu'à y aller, ils connaissent mieux Allen que nous et le trouveront sans doute plus facilement…

- …S'il est toujours vivant ! achevèrent Fred et George

Après leur avoir jeté un regard noir, Anna et Nils se dirigèrent les premiers vers la sortie de l'infirmerie, bientôt suivis par les trois Gryffondors.

- On commence par la Grande Salle, indiqua Harry

Au fur et à mesure de leur progression dans les nombreux escaliers, la lumière émise par les bagues des deux Serpentards devenait plus intense. Pourtant, lorsqu'ils dépassèrent le premier étage, l'intensité diminua.

- C'est curieux, fit Nils en fronçant les sourcils, j'aurais parié que ça avait un rapport avec notre position par rapport à celle d'Allen…

Arrivés dans le Hall, puis dans la Grande Salle, désormais vide, les bagues ne scintillaient presque plus. Ils durent se rendre à l'évidence : ils s'étaient éloignés de leur ami.

- Faisons demi-tour, proposa Ron, et retournons au premier étage.

Cette proposition fut approuvée de façon unanime et c'est avec une inquiétude croissante que les jeunes sorciers revinrent sur leurs pas.

- Voilà vous voyez ? C'est redevenu très lumineux, fit Nils mettant sa bague en évidence

- Et plus nous serons proches de lui, plus ça le sera, dit Hermione à présent convaincue

Ils s'aventurèrent tous les cinq dans le couloir du premier étage. Ils n'avaient pas fait quelques pas qu'Anna s'immobilisa brutalement, plissa les yeux et finit par tendre une main tremblante vers le sol :

- Regardez, c'est… c'est…

- … Du sang, acheva sombrement Harry, nous ne sommes plus très loin…

Ils continuèrent à progresser, longeant des armures vides et des tableaux désertés par leurs occupants. Ces derniers avaient préféré prendre momentanément la fuite à l'annonce de l'attaque.

Une masse sombre commençait à se dessiner à quelques mètres devant eux.

Tout comme les autres, Hermione sentit son cœur cesser de battre lorsqu'elle vit que la masse inerte gisant à terre n'était autre que le jeune exorciste. Elle entendit Anna hurler le nom de son ami, et les vit tous se précipiter vers lui, mais elle ne parvenait plus à réfléchir à ce qu'il fallait faire. Finalement, c'est Ron qui l'attrapa par le bras, l'amenant avec lui près d'Allen.

- Il respire, indiqua Harry, mais je ne sais pas pour combien de temps.

Essayant de ne pas tenir compte du teint de marbre de l'exorciste et du liquide pourpre qui l'entourait, Hermione prit la parole, plus morte que vive, débitant les nombreuses informations qui lui venaient à l'esprit :

- Il… Il faut le mettre sur le côté c'est… une position moldue pour aider les blessés, il faut… il faut aussi essayer de le… de le réveiller et tout faire pour qu'il ne… s'endorme pas et…

Ron plaça une main sur l'épaule de la jeune fille pour tenter de la rassurer :

- Hermione, je vais tout de suite prévenir un professeur ou la première personne que je croise, d'accord ? Fais ton… heu ton truc et je reviens vite.

Le jeune homme roux échangea un regard angoissé avec son meilleur ami avant de courir vers les escaliers pour aller chercher de l'aide.

Harry et Nils entreprirent de mettre Allen dans la position préconisée par Hermione. Ils virent alors que l'anneau que l'exorciste portait au cou brillait, tout comme ceux d'Anna et de Nils.

Allen entrouvrit les yeux.

- Allen ! S'exclama Anna en sanglotant

- Tu es dans un sale état, fit Nils qui priait tout bas pour que son ami reste éveillé

- Dumbledore va arriver, poursuivit Hermione la voix vacillante, Dumbledore ou quelqu'un…

Allen leur fit l'ombre d'un sourire :

- Ça va aller, j'ai c…

- Tu n'as pas intérêt à dire que tu as connu pire, le coupa Harry, parce que pire, tu serais mort.

Les quatre sorciers l'entendirent grommeler d'une voix pâteuse. Il était question d'un cœur, d'un papillon et d'un certain Tikky Mikk, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait dire.

- Tu restes avec nous hein ? murmura Anna en lui ramenant une mèche de cheveux blancs teintée de sang derrière l'oreille

Allen acquiesça doucement, sans un mot. Il savait qu'il n'allait pas tenir très longtemps sans avoir de soins, mais il tiendrait aussi longtemps qu'il le pourrait, pour ses amis.

Un juron se fit entendre derrière eux : Dumbledore était près d'eux, Kanda à ses côtés.

- Merci de m'avoir prévenu monsieur Weasley, pourriez-vous aller à l'infirmerie dire à madame Pomfresh de préparer un lit de toute urgence ? Merci.

Ron repartit aussitôt.

S'agenouillant près du jeune homme étendu, le directeur évalua d'un rapide coup d'œil la gravité des blessures.

Il se tourna vers Kanda :

- Vous pouvez le porter jusqu'à l'infirmerie ? Je ne peux le déplacer avec la magie.

- Tsss, évidemment.

- Hors de question, marmonna Allen, pas lui…

Pour une fois, le kendoka ne riposta avec aucune remarque sarcastique, se contentant de redresser doucement le jeune exorciste pour le placer sur une de ses épaules.

- Bakanda, tu ne t'inquiéterais pas pour moi quand même, fit le plus jeune à demi-conscient

Sa voix n'était plus qu'un mince filet à peine audible. Il n'avait plus mal, il se sentait juste engourdi et endormi.

- Crétin, pas pour toi, pour le gros trou que t'as dans le bide.

Harry, Nils, Hermione et Anna suivirent Kanda et Dumbledore jusqu'à l'infirmerie. A leur arrivée, madame Pomfresh poussa un cri d'horreur :

- Par Merlin ! Posez- le sur ce lit, pressons !

Allen sentit qu'on le déposait sur une surface moelleuse. Il n'arrivait pas à voir qui était autour de lui, ni à comprendre ce qui se passait.

- Quant à vous tous, ouste ! Vous n'avez plus rien à faire à l'infirmerie, j'ai un patient qui demande des soins et du calme !

Ce fut la dernière phrase qu'Allen entendit avant de sombrer dans les ténèbres.


Trois heures plus tard, c'est mortellement inquiets que les trois Gryffondors attendaient des nouvelles d'Allen dans la salle commune. Ils avaient dû subir un flot de questions de la part de leurs camarades, mais à présent que tout était redevenu calme, ils étaient hantés par la vision de leur ami couvert de sang.

- Ça suffit, fit soudain Harry, rompant le silence, on a assez attendu !

Il se leva et se dirigea vers le dortoir des garçons.

- Et… Tu vas où comme ça ? demanda Ron en le fixant avec incompréhension

- Voir par moi-même.

Hermione et Ron le virent disparaitre dans les escaliers, puis redescendre quelques minutes plus tard, avec la cape d'invisibilité.

Les voyant tous deux immobiles, Harry haussa un sourcil :

- Bon, vous venez ?

Dissimulés par la cape, ils sortirent du dortoir aussi silencieusement que possible et arpentèrent les couloirs et escaliers vides avant de se retrouver devant la porte de l'infirmerie. Se rapprochant aussi près que possible de la porte, ils écoutèrent la conversation qui s'y déroulait.

- …suturé ce que j'ai pu, mais c'est hélas tout ce que je peux faire pour lui, je suis loin d'être spécialisée dans la médecine moldue.

- Bien Pompom, bien…

La voix de Dumbledore semblait autant inquiète que lasse.

- Bien ? s'exclama la voix de Kanda, BIEN ? Mais vous l'avez regardé ? Il est encore plus blanc que ses cheveux de vioc !

- Jeune homme, étant donnée la situation, j'estime que nous avons fait ce que nous avons pu. Ste Mangouste ne pourrait rien de plus pour lui, puisque la magie des médicomages serait inefficace. De plus, vous devez bien comprendre que l'emmener dans un établissement pour moldus est totalement exclu, nous risquerions de subir une multitude de questions fortes peu agréables.

- Alors ramenez-nous chez nous, Komui est le seul qui puisse le soigner.

Komui… Apparemment, ce n'était pas le nom d'une école imaginaire mais bien une personne en chair et en os…

Il y eut un léger toussotement :

- C'est que, voyez-vous, j'ai bien peur qu'Allen ne survive pas au voyage, c'est loin d'être une partie de plaisir pour le corps, vu la complexité du sortilège. L'unique option qu'il nous reste est l'attente.

Le poing de Kanda s'écrasa sur la table, faisant sursauter les trois Gryffondors :

- Bordel, mais vous comprenez que dalle ! Si ça continue, le moyashi va vraiment creuver ! Demandez-lui, elle le sait !

Un long silence s'installa dans la pièce.

- Pompom ?

- C'est déjà un miracle qu'il ait tenu toutes ces heures monsieur le directeur mais…

L'infirmière soupira avant de continuer :

- … mais si on ne lui donne pas très vite les soins appropriés, il ne passera pas la nuit.

Un bruit se fit entendre, celui du raclement d'une chaise.

- Je vais m'employer à faire le nécessaire, décréta Dumbledore, contacter votre monde nécessite quelques préparations et précautions, mais tout devrait être en place dans une demi-heure.

- Alors dans une demi-heure, nous serons dans votre bureau.

- Inutile, le sortilège peut s'effectuer ici-même, si Pompom n'y voit aucun inconvén… Un problème ?

- Quelqu'un nous écoute, fit Kanda après quelques secondes

- Tous les élèves sont couchés à cette heure, et Rusard…

- Je vous dis qu'il y a quelqu'un derrière cette foutue porte !

Harry, Ron et Hermione n'eurent même pas le temps de faire un pas en arrière. Des bruits de pas rapides se firent entendre et la porte de l'infirmerie s'ouvrit, juste devant leur nez.

Dumbledore posa calmement ses yeux bleus à l'endroit où ils se trouvaient et les fixa pendant un certain temps. Il retourna ensuite à l'infirmerie et ferma la porte derrière lui.

- Personne. C'était sans doute miss Teigne. Rusard devrait venir dans ce secteur dans quelques minutes, s'il trouve des élèves hors de leur dortoir, les punitions risquent d'être assez… odorantes. On m'a dit que Peeves a fait des siennes au septième étage aujourd'hui…

C'est en prenant une bouffée d'oxygène qu'Harry se rendit compte qu'il retenait sa respiration depuis une trentaine de secondes.

- On rentre, murmura-t-il

De retour à la salle commune, les trois amis durent se séparer pour rentrer dans leurs dortoirs respectifs.

- On va… on va quand même le revoir non ? demanda Hermione avant de monter les marches

Harry lui fit un sourire réconfortant, mais il ne répondit rien, tout comme Ron.


Le lendemain, au petit-déjeuner, les élèves furent surpris de voir que la Grande Salle avait été parfaitement restaurée. Chaque table, chaque chaise, chaque colonne avaient été remis en place, presque comme si la soirée d'hier avait été parfaitement normale. L'absence de Dumbledore , de madame Pomfresh et de Kanda ne passa pas inaperçu. Tout le monde avait eu un récit détaillé de ce qui s'était passé la veille, et les conversations allaient bon train dans les différentes maisons :

- Je suis passée dans le couloir du premier étage, il restait des traces de sang, c'était affreux.

- Il parait que le ministère a demandé à avoir des morceaux de l'akuma pour les étudier, tu crois que c'est vrai ?

- Vous pensez qu'il est mort, Allen ? Enfin, on m'a dit qu'il était à l'infirmerie mais je n'y crois pas trop.

- J'ai cru ma dernière heure arrivée, je te jure, il a failli me foncer dessus !

Seuls les quelques élèves qui avaient véritablement assisté au combat et à ce qui s'était passé ensuite demeuraient silencieux. Tout comme les autres, Harry n'avait pratiquement pas touché à son assiette.

Les trois absences ne pouvaient signifier qu'une chose : Allen n'était pas reparti dans son monde. Il était donc toujours à l'infirmerie.

Mais…

En vie ou… ?


Allen marchait au travers des ruines. Il jeta un œil à la lune noire puis au ciel rouge-orangé. Il était déjà venu ici, lorsqu'il avait été sur le point de mourir après que Tease lui ait mangé une partie du cœur.

Il se demanda s'il était en train de mourir.

Regardant droit devant lui, il aperçut un homme qui lui tournait le dos.

Il sourit :

- Mana…

Progressant vers son père adoptif, Allen parvint finalement jusqu'à lui et lui tapota l'épaule.

Lorsque l'homme se retourna, l'exorciste se rendit compte avec stupeur que ça n'était pas Mana. C'était l'ombre qui le suivait partout depuis la bataille dans l'arche.

- Qui es-tu ? lui demanda-t-il presque en colère

L'ombre se contenta d'un sourire à glacer le sang.

- Tu es le quatorzième n'est-ce pas ? insista Allen

Son interlocuteur silencieux plaça l'index sur sa bouche, et commença à glisser vers l'arrière. Allen voulut le retenir, mais il s'aperçut que c'était lui qui glissait. Il tendit une main en avant :

- Attends !

L'ombre se contenta de rire. Ou bien c'était Road qui riait, Allen ne savait plus très bien. Glissant toujours il leva une nouvelle fois la tête vers l'énorme lune qui surplombait les ruines. Curieusement, il ne la trouva pas. A la place, la tête de Lavi flottait dans les airs :

- Qu'est-ce que tu fais encore là, il ne te dira rien, dit celle-ci en le fixant de son unique œil émeraude

- Mais je dois savoir ! protesta Allen

Lavi lui fit un clin d'œil, et se mit à fredonner, de plus en plus fort.

Allen avait mal à la tête, il se boucha les oreilles, mais l'air de l'apprenti bookman résonnait dans son crâne.

Il grogna :

- Que quelqu'un le fasse taire…

- Moyashi !

Allen ouvrit brusquement les yeux, pour les refermer presque aussitôt, ébloui par la lumière.

- Il est réveillé ! Il est réveillé !

- Lavi ? fit l'exorciste aux cheveux blancs en rouvrant progressivement les yeux

Une tignasse rousse munie d'un bandana vert apparut devant lui.

- Yep !

Allen se redressa, n'en croyant pas ses yeux : Lavi était assis sur son lit.

- Mais… qu'est-ce que tu fais là ?

- Je ne suis pas tout seul tu sais.

Tournant la tête sur le côté droit, il vit Komui assis sur une chaise :

- Re-bienvenue parmi nous Allen ! lui dit le grand intendant en lui souriant

- Ko…Komui ?

Komui le désigna le lit à sa gauche :

- Elle t'a veillé toute la nuit.

Incrédule, la tête d'Allen pivota vers la gauche. Lenalee, encore à moitié allongée sur le lit, se frottait les yeux en lui souriant.

- Lenalee ? Mais…

- Et c'est pas fini ! poursuivit Lavi

Crowley et Miranda se tenaient debout à côté du paravent, et lui firent un signe de main accompagné d'un sourire. Un peu en retrait, Bookman le regardait d'un air bienveillant.

- C…Comment ? Je suis toujours à Poudlard ?

- Tu en doutais ?

Le professeur Dumbledore fit son apparition.

- Vous les avez tous amenés ici ? fit Allen abasourdi

- Et bien pour être tout à fait précis, je dirais que j'ai fait venir Komui ainsi que Bookman, et voyant la mine suppliante de tous les autres, je me suis laissé attendrir.

Le mal de tête du blessé s'était envolé, il se sentait le cœur léger, comme débarrassé d'un poids.

- Tu nous as fait une belle peur Allen, dit Komui, quelques heures supplémentaires et… Heureusement, j'ai amené tout mon matériel et quand tu auras récupéré tes forces, tu seras comme neuf !

Voyant une scie et une perceuse adossées contre le mur, ainsi que de multiples seringues de taille extrêmement variable, Allen préféra ne rien savoir de plus.

Après de joyeuses retrouvailles, ils commencèrent à discuter des évènements qui s'étaient produits, dans ce monde et dans le leur. Dumbledore s'éclipsa pour les laisser entre eux.

- Un niveau quatre ? A vous deux ? s'étonna Lenalee, nous n'en avons eu qu'un seul depuis votre départ, et les généraux ont combattu avec nous pour le vaincre.

- Oui, mais nous avons été aidés par des élèves. Ils ont utilisé la magie pour empêcher l'akuma d'agir.

Regardant autour de lui, Allen remarqua une absence.

- Où est Kanda ? demanda-t-il

- Tsss…

Le son bien connu provenait d'un lit en face du sien qu'il ne pouvait pas voir à cause du paravent.

Kanda apparut près de Lavi :

- Tu ne vas pas me dire que je te manque moyashi ?

- Mon nom est Allen ! rétorqua le concerné en croisant les bras, et je posais juste une question. Je te signale que tu n'avais pas l'air aussi confiant hier.

- Qu'est-ce que tu insinues ?

- Je constate.

- Ce n'est pas moi qui a besoin d'une demi-douzaine de nurses.

Allen prit sur lui pour ne pas se jeter sur Kanda :

- La faute à qui ? Qui s'est pointé une demi-heure après que le combat ait commencé ?

- T'avais qu'à te démerder pour me prévenir avant, parce que si j'avais pas vu les deux crétins de jumeaux Noah me faire un pied de nez avant de se barrer, je ne me serais pas dit qu'il se passait un truc louche à l'autre bout du château.

- En attendant j'étais seul face à un niveau quatre, et j'aurais apprécié que tu mettes moins d'une demi-heure pour faire trois mètres.

Kanda eut un sourire de dédain :

- Je n'y peux rien s'il faut toujours que tu sois incapable de te débrouiller seul.

Cette fois, c'en était trop, Allen bondit… Avant d'être stoppé net par Lavi qui le retint par les épaules:

- Oh ! On va se calmer là.

- Lâche-moi Lavi ! Je vais lui…

- Pense à tes points de suture ! Tu ne voudrais pas qu'ils se rouvrent !

Kanda ricana :

- C'est vrai que la nounou Lavi veille au grain, mais il faut bien qu'elle fasse quelque chose, parce que question utilité cette année…

Lavi cessa de contenir Allen qui s'immobilisa aussi, surpris.

- Ca mon vieux… commença l'apprenti bookman en se retournant lentement, tu vas le payer cher !

- Lavi non ! fit Allen en saisissant Lavi par la taille

- Je vais l'écraser comme un vulgaire cafard, le faire frire, le…

- Pense à mes points de suture !

- M'en fous ! Tu n'avais qu'à pas être blessé !

- Contrôle-toiiii !

Une voix extérieure retentit soudain :

- Heu…

Toutes les têtes se tournèrent vers la source du bruit.

Le trio des Gryffondors ainsi que les deux Serpentards étaient entrés à l'infirmerie et observaient médusés la scène qui se déroulait sous leurs yeux, à savoir Allen, à moitié sorti de son lit, qui tentait de retenir avec peine un jeune homme roux par la taille, ayant lui-même les deux mains tendues comme des serres vers Kanda qui ricanait.

- Hem, commença Allen en reprenant place dans son lit, bonjour…

- Bonjour ? BONJOUR ? s'exclama Anna, j'ai cru que tu étais mort quand Dumbledore est venu nous chercher !

- Oui mais…

Quand la jeune fille s'approcha de lui en fureur et à grands pas, Allen crut qu'elle allait le gifler. Au lieu de cela, elle fondit en larmes en se jetant dans ses bras.

Lavi émit un sifflement :

- Fiou ! Tu brises les cœurs maintenant moyashi ?

Mais Allen ne l'entendit pas, heureux de revoir ses amis. Ces derniers étaient plus que soulagés de constater que, bien que toujours un peu pâle, Allen avait presque l'air en forme.

- Content de voir que tu vas mieux, lui dit Harry, parce que ce matin, j'ai vraiment imaginé le pire. Comment as-tu pu être guéri aussi vite ?

- Komui fait des miracles, fit Lenalee en s'approchant d'eux

- Qui est Komui ? demanda Hermione d'une voix remplie de curiosité

- Mon frère, le grand intendant de la Congrégation, il discute avec l'infirmière, là, tu vois ?

- Et tu es… ?

- Lenalee Lee, répondit la jeune fille en tendant une main amicale, je suis un exorciste.

Les présentations s'effectuèrent successivement pour Bookman, Miranda, Crowley et Lavi.

- Woah ! Vous êtes tous des exorcistes ! s'écria Ron

- Disons qu'on en représente cinquante pourcents, et c'est justement ça le hic… confia Lavi

- Vous avez tous des armes différentes ? questionna Nils

- Affirmatif, mais elles ne sont pas toutes du même type. Il y a les symbiotiques, comme Allen et Crowley, les types équipement, comme Kanda, Miranda ou moi et le type cristallisation, comme Lenalee.

- Et quelle est la différence ?

- Et bien… C'est un peu compliqué à expliquer, en particulier pour l'un des trois.

- Lavi, le rabroua Bookman, tiens un peu ta langue.

- Ah mais vieux panda ! Ce n'est pas comme s'ils étaient avec le Comte !

- Le Comte ?

Lavi se courba sous le regard noir de son mentor.

- C'est un peu…

- … Compliqué à expliquer ? compléta innocemment Allen

L'apprenti Bookman se ratatina encore plus :

- Alleeeeeen, ce n'est pas drôle ! Je suis brimé… Et en plus Kanda n'a pas pensé à mes chocolats.

- J't'en foutrais des chocolats… gronda Kanda

Allen se mit à rire avec les autres.

Hermione et Harry songèrent que leur monde magique n'était peut-être pas si bizarre que cela comparé au leur. En voyant Allen rire tandis que Lavi lui avait coincé la tête dans le creux du coup et lui frottait énergiquement le crâne, ils se dirent que tous ces gens avaient dû terriblement lui manquer.

Un grondement retentit soudain.

- Qu'est-ce que c'est ? s'alarma Ron

- Mon… mon ventre, bredouilla Allen confus qui réalisa qu'il avait une faim d'ogre

Ce fut à nouveau l'hilarité générale, hilarité à laquelle se joignit le blessé.

Madame Pomfresh les interrompit dans leur fou rire :

- Monsieur Walker a besoin de REPOS ! Quand j'ai accepté qu'il reçoive de la visite, ce n'était pas pour qu'il rit à s'en détacher les points de suture, allez, laissez-le reprendre des forces.

Exorcistes et sorciers furent poussés sans ménagement hors de l'infirmerie. Seuls Komui et Bookman eurent le droit de rester.

L'après-midi, Allen put à nouveau recevoir des visites, et c'est avec étonnement qu'il assista à un défilé d'élèves et de professeurs devant son lit. Beaucoup souhaitaient lui exprimer leur reconnaissance, et furent d'ailleurs soulagés de voir qu'ils ne se faisaient pas repousser violemment par l'exorciste, contrairement à Kanda.

A la fin de la journée, Allen se retrouva avec une montagne de cadeaux en tout genre, des boîtes de dragées surprise de Bertie Crochue aux kits pour élever les Niffleurs, en passant par les boîtes à Flemme de Fred et George.

- Ils ne m'en ont jamais donné à moi ! s'indigna Ron quand les trois Gryffondors revinrent à l'infirmerie

- Tu sais ce qu'il te reste à faire, rétorqua Harry en lui tapotant le dos, apporte-leur la dépouille d'un akuma que tu as vaincu.

Hermione sortit un énorme livre de son sac :

- Tu dois t'ennuyer ici, donc je t'ai apporté de quoi lire : « Débats sur la condition des créatures magiques ».

- M…Merci Hermione.

Allen s'empara du lourd grimoire en espérant que la jeune fille ne s'attende pas à ce qu'il ait tout lu le lendemain.

- On va y aller, fit Harry, on repasse te voir demain.

Ils se saluèrent et le trio quitta l'infirmerie.

Anna et Nils passèrent un peu plus tard, et ils purent discuter de tout et de rien tout en farfouillant dans le tas de cadeaux et de bonbons.

Anna était en train d'expliquer à Allen pourquoi elle préférait les Chocogrenouilles aux autres friandises quand son regard se posa sur l'anneau que le jeune homme avait accroché à une chaine autour du cou.

- Maintenant que j'y pense, dit-elle, j'ai beaucoup réfléchi à cette histoire de lumière qui nous guidait pour te trouver, et vous ne pensez pas que ce serait tout simplement ça le pouvoir des anneaux ?

- Nous guider vers ce que nous avons envie de trouver ? fit Nils

- Non, nous permettre de nous retrouver si l'un de nous est en danger. C'était sans doute ça qui faisait l'union des trois frères. Vous pensez… vous pensez qu'ils fonctionneront toujours quand tu seras parti Allen ?

Allen aurait bien voulu lui répondre que oui, mais il n'en savait vraiment rien. Il lui fit un sourire d'ignorance accompagné d'un petit haussement d'épaules.

Tous trois avaient en tête le fait que les exorcistes repartaient le lendemain, mais ils n'abordèrent plus le sujet.


Le lendemain, Harry, Ron et Hermione eurent la surprise de croiser Allen,Crowley et Lenalee dans le Hall, alors qu'ils se rendaient dans la Grande Salle.

- Tu es DEBOUT ? s'exclama Hermione, et dire qu'avant-hier tu étais aux portes de la mort…

- Les symbiotiques récupèrent assez vite, dès qu'ils ont les bons soins, fit Lenalee, vous n'avez pas mangé ?

- Non, on y va maintenant, vous venez avec nous ?

Dès qu'ils firent leur entrée, tous les regards convergèrent vers eux. Crowley avançait les yeux rivés sur le sol, loin d'être à l'aise. Ils s'installèrent à la table des Gryffondors.

Allen salua de loin Anna et Nils à la table des Serpentards. Ils étaient entourés de Lavi et Miranda.

- Alors, commença Ron en garnissant son assiette de plusieurs toasts, vous allez nous en dire plus sur vos pouvoir maintenant que le vieil homme n'est pas là ?

- Que veux-tu savoir ? demanda Lenalee

- Par exemple, tu as bien un pouvoir toi, il consiste en quoi ?

Lenalee désigna deux anneaux, qui n'avaient échappé à personne, accrochés à ses chevilles :

- C'est mon Innocence, elle se transforme en bottes et je peux voler.

- Dément !

- Et pour les autres ? fit Hermione

- Lavi a un marteau qu'il peut faire grossir et grandir à volonté, Miranda peut agir sur le temps, ce qui est pratique lorsque nous sommes blessés, et l'Innocence de Crowley réside dans ses dents, et il peut contrôler son sang.

Harry jeta un œil aux dents dudit Crowley, et se dit qu'elles contrastaient étrangement avec son attitude réservée. Il préféra continuer les questions :

- Allen a un uniforme, vous avez tous le même ?

Crowley répondit :

- Nous avons un uniforme adapté à nos morphologies et à nos Innocences, mais ils sont similaires par certains points.

La conversation se poursuivit jusqu'à la fin du petit-déjeuner.

Durant toute la matinée, Allen, Hermione, Harry, Ron, Nils et Anna entreprirent de faire visiter l'école aux exorcistes. Lavi en particulier retint chaque détail de la visite, des fantômes, au balai qui trainait sous l'escalier du premier étage.

Harry trouvaient leurs hôtes très sympathiques, bien qu'il n'ait échangé qu'un mot ou deux avec Miranda, certainement la plus timide.

Allen profitait des derniers instants avec ses amis sorciers, mais avait le cœur lourd à l'approche de son départ.

A la fin du déjeuner, Dumbledore se leva et prit la parole :

- Hum, s'il vous plait, je vous demanderai une minute d'attention. Comme la plupart d'entre vous l'ont constaté, nous avons depuis hier quelques exorcistes parmi nous. Nos hôtes partant en début d'après-midi, je suggère à ceux qui souhaitent leur faire leurs adieux de ne pas trop tarder. De plus, j'aimerais que nous remerciions comme il se doit Allen et Kanda d'avoir défendu Poudlard.

A ces mots succédèrent un tonnerre d'applaudissements, et Allen se rendit compte que Kanda et lui étaient les seuls encore assis, même les professeurs, les autres exorcistes ainsi que Komui s'étaient levés pour les applaudir.

Le jeune homme aux cheveux blancs ne savait pas quelle attitude adopter, il leur fit de grands sourires, un peu gêné. Kanda, assis à la table des Serdaigles, continuait de manger, impassible, s'obstinant à ignorer les compliments qu'on lui adressait.

Allen dut ensuite faire face à un raz de marée de mains qui voulaient serrer la sienne pour lui dire au revoir. En réponse, il distribua des sourires à n'en plus finir et des « merci » à la pelle.

Après le repas, il alla chercher ses affaires dans le dortoir des Serpentards, accompagnés de Nils et d'Anna, aussi muets que des tombes.

Ils se rendirent ensuite dans la cour de métamorphose, lieu où allait avoir lieu le transfert. Tous les exorcistes étaient déjà réunis, ainsi que qu'une grande partie des élèves, curieux de voir comment tout cela allait se dérouler. Dumbledore, muni d'un bout de parchemin, traçait des lignes et des cercles à la craie en différents endroits du sol, tout en marmonnant dans sa barbe.

Pendant ce temps, Harry parlait avec Lavi, adossé comme lui à une rampe en pierre :

- Vous avez choisi cette vie ? D'entrer dans cette guerre et de risquer votre vie ? demanda-t-il

- Certains l'ont fait par choix, d'autres y ont été forcés. De toute façon lorsque l'on découvre que tu es compatible avec l'Innocence, tu es déjà dans la guerre.

- Et ceux qui ont une famille, comme Allen ?

Lavi eut l'air surpris :

- Mais Allen n'a pas de famille.

- Sa mère est morte, mais son père ?

- C'est ce qu'il t'a dit ? Remarque, on ne peut pas lui en vouloir, ce n'est pas une histoire très drôle… Et avec ça, il fait pleurer les filles !

Anna venait effectivement de se mettre à pleurer dans les bras d'Allen, qui devait bredouiller des mots de réconfort sans grand succès.

- Alors quelle est la vérité ? demanda Harry, Allen nous a dit que sa mère était morte à sa naissance et qu'il vivait avec son père, ce qui n'est pas vrai j'imagine, vu qu'il est exorciste.

- Rien de ce qu'il vous a dit n'est vrai. Ses parents l'ont abandonné à cause de son bras. Il a été recueilli par un homme qui s'appelait Mana, et je crois bien qu'il travaillait dans un cirque.

- S'appelait ? Il est mort ?

- Oui. Allen était encore petit.

Allen était donc orphelin ? Comme lui ?

- Et il l'a transformé en akuma.

- Quoi ? fit le Survivant choqué

- L'Innocence d'Allen s'est activée et Mana a été détruit. Mais avant il a maudit Allen, c'est la raison pour laquelle il a cette marque sur la joue, les cheveux blancs, et qu'il peut voir les akumas.

Une malédiction ? Harry frôla sa propre cicatrice du bout des doigts.

- C'est aussi pour ça que ses yeux deviennent parfois dorés ?

L'unique œil du rouquin transperça instantanément ceux d'Harry :

- Qu'est-ce que tu viens de dire ?

- Ses yeux… Ses yeux ont changé de couleur une fois, balbutia le sorcier, ils sont devenus dorés, et sa peau a foncé. Je me disais qu'il y avait peut-être un rapport…

Harry remarqua que les poings de Lavi s'étaient resserrés sur la rambarde, et sa pupille avait rétréci.

- Il y a un prob… commença-t-il

- Mes chers amis, c'est prêt ! annonça Dumbledore, le coupant dans sa phrase

Harry vit Hermione dans les bras d'Allen, qui lui promettait de lire le livre qu'elle lui avait offert, et Ron, à côté, qui venait de lui dire au revoir. Il les rejoignit, accompagné de Lavi perdu dans ses pensées.

- Allen, fit Harry en lui serrant la main, je ne sais pas si on se reverra, mais… bonne chance.

Il lui aurait fallu la fin de l'année pour s'apercevoir qu'Allen était plus proche de lui qu'il ne le pensait.

- Merci, bonne chance aussi à toi, et à vous tous.

Allen enlaça une nouvelle fois Anna, qui pleurait à chaudes larmes. Nils lui fit un sourire crispé.

- N'oubliez pas que nous avons toujours le choix, leur murmura-t-il, Voldemort ne peut rien contre ça.

Après un dernier signe d'adieu, l'exorciste se plaça sur le dernier cercle libre tracé par le directeur, les autres étant occupés par Miranda, Bookman, Lenalee, Lavi, Crowley, Kanda et Komui.

- Vous êtes prêts ? demanda Dumbledore

Chacun d'eux acquiesça. Le trio des Gryffondors et les deux Serpentards reculèrent.

- Dans ce cas, allons-y.

Le mage commença à réciter des formules incompréhensibles avec une voix gutturale.

Des cris de surprise se firent entendre tandis que les lignes tracées par Dumbledore s'illuminaient.

Allen échangea une dernière fois un regard avec Harry, Hermione, Ron, Nils et Anna, aussi triste qu'heureux de voir que leur ami rentrait chez lui. Il n'y avait aucune chance qu'il les revoit un jour, mais il n'oublierait jamais les moments passés avec eux, ni toutes les personnes dont il avait fait la connaissance. Il n'oublierait jamais son année à Poudlard.

Allen ne vit pas Lavi le fixer d'un air étrange, ni le visage soucieux de Komui qui allait devoir lui annoncer à leur arrivée à la Congrégation qu'il allait être interrogé et placé sous surveillance.

Il grava une dernière fois le visage de ses amis dans sa mémoire.

Et tout disparut.