Voici ma nouvelle fiction qui se nomme De A à Z. C'est en fait une reprise du livre « l'ordre du Phoenix », plus centré sur Sirius et sur Harry. Je n'ai écrit que ce chapitre pour l'instant, mais le reste viendra, j'ai pour promesse de ne jamais abandonner mes fics, tant que cela m'est possible.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, même les critiques les plus poussées, je suis du genre pas trop rancunière.

Bonne lecture à tous, et aux autres.

Miliampere


Chapitre 1 : A comme Arrivée.

POV HARRY :

Mon oncle et ma tante ne sont pas là, ils sont sortis avec Dudley à une soirée pour je ne sais plus quelle célébration. Une histoire de jardin je crois.

Moi ? Je suis assis de sur la chaise de mon bureau, la tête dans les bras, les mains dans mes cheveux. Exclu de Poudlard, voilà ce que je suis maintenant. Je sors de ma poche un parchemin chiffonné, et je relis les mots inscrits par Sirius. Non Sirius, je ne veux pas rester ici. Je veux te rejoindre. J'ai peur. Je veux que tu me rassures.

Je suis comme toi à présent, je suis moi aussi rejeté. Mais même maintenant, je ne comprends pas l'impact que cela a sur moi.

Je ferme les yeux. Je veux dormir, mais je sais que je vais encore faire des cauchemars, et je suis sur que toi aussi tu connais ça. Alors je me relève et vais m'adosser à ma fenêtre. Le froid de la fenêtre fait du bien à ma cicatrice qui me semble en feu. Je regarde le soleil en train de se coucher. Il ne fait presque plus jour. La rue est vide, les lampadaires sont allumés, et quelque chose bouge dans le ciel.

A cette pensée je sursaute ! Quelque chose bouge ? En regardant de plus près, je vois un groupe de personnes, volant sur des balais, se poser juste devant la maison. Du moins, la maison où j'habite. Mais je ne la considère pas comme la mienne.

Ma première réaction est de sortir ma baguette, prêt à me battre. Quitte à être viré de Poudlard, autant l'être jusqu'au bout. Je me dirige droit vers le couloir, et m'arrête en haut des escaliers. Pourquoi ? Parce que devant moi se trouve mon ancien professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Remus Lupin. Il semble en meilleur forme que la dernière fois que je l'ai vu.

Je souris en y pensant, ce que je peux être bête.

_ Puis-je savoir ce qui te fais rire ? Me demanda-t-il.

_ J'étais en train de me dire que vous aviez l'air en forme, par rapport à la dernière fois que je vous ai vu. Mais cette fois là, c'était un lendemain de pleine lune, alors bon…

Je suis soulager de voir l'ancien ami de mon père rire.

_ Oui en effet. Mais, je m'attendais à ce que tu me demandes ce que je fais ici.

_ J'allais y venir figurez-vous ! Bonjour Professeur. Que me vaut ce plaisir ?

Mais c'est une autre vois qui répond. Un autre rire. Celui d'une femme qui apparaît près de Remus. Je la trouve tout de suite sympa. Je crois que ses cheveux roses me plaisent tout de suite. Elle a l'air jeune, un jean troué avec de grandes chaussettes rayées que je peux voir dessous. Un pull et une veste avec de vraies couleurs gaies. Rien à voir avec ma tante. C'est peut-être pour ça que je me mets vite à l'apprécier, je pense.

_ Alors le voilà, le célèbre Harry Potter. Déclare-t-elle.

Je ne peux pas empêcher un grognement de sortir de ma gorge. Célèbre. Rien que ce mot me donne la migraine. Je détourne la tête en faisant une énorme grimace, qui bizarrement, fait rire la femme.

_ Alors mon cousin avait raison, il déteste vraiment sa célébrité.

_ Vous aimeriez ça vous, être célèbre parce qu'un malade mental a tué vos parents sans vous avoir tué vous.

Elle continue à me sourire avec gaieté. Finalement, si elle continue comme ça, je ne vais pas l'apprécier longtemps.

_ Bon ce n'est pas fini la discut', vous ne voulez pas aussi les petits gâteaux ? Demande une vois grave, apparemment de mauvaise humeur.

Mon sang ne fait qu'un tour, et je me protège de ma baguette.

_ Harry ne t'inquiètes pas ! Lance Remus. C'est juste Alastor Maugrey.

_ La dernière fois, qu'on m'a dit ça, le Professeur Maugrey a essayé de me tuer. Je grogne.

_ Il a raison de se méfier. Vigilance constante !

Je lève les yeux au ciel. Pas de doute, c'est lui. Je vois un autre homme derrière, grand, noir, qui me fait un signe de tête. Lui, il est un peu intimidant quand même.

Remus proposa à la femme, qui apparemment s'appelle « Tonks » - drôle de prénom si vous voulez mon avis – de m'aider à faire ma valise. Il m'explique par ailleurs qu'ils sont tous venus me chercher pour m'emmener en sécurité. Ben tiens ! Il a quand même fallut que deux détraqueurs nous attaquent, mon cousin et moi, pour qu'ils comprennent que je n'étais pas en sécurité dans cette stupide baraque.

J'allais suivre « Tonks » qui m'a rejoint en haut de l'escalier, quand n'y tenant plus, je me retourne vers Remus.

_ Professeur Lupin ?

_ Harry… Arrêteras-tu de m'appeler comme ça un jour ? Demande Remus d'un ton joyeux.

_ Peut-être bien, mais c'est difficile de ne pas vous voir comme un prof maintenant, je crois que ça va vous suivre encore longtemps ! Je rigole.

_ Soit. Que veux-tu me demander ?

_ En fait je…

J'hésite à poser la question clairement, il y a beaucoup d'inconnus dans cette pièce, et franchement, j'aurai préféré me retrouver seul avec lui dans ma chambre, pour pouvoir parler plus facilement.

_ Je voulais savoir si… si vous aviez des nouvelles de…

Décidément, il y a beaucoup trop de monde.

_ Non rien laissez tomber.

J'allais me retourner vers ma chambre quand j'entends la voix de Remus.

_ Il va bien et il est impatient de te revoir. Tu lui manques beaucoup.

Je me suis retourné trop rapidement pour que ça paraisse normal, tout le monde a remarqué ma réaction, mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Ainsi, Lupin avait eu des nouvelles de Sirius. Peut être lui a-t-il écrit ? Parlé ? Mon sourire sur mon visage ne passe pas inaperçu et c'est avec un autre rire que cette fois je ne comprend pas, que la femme aux cheveux roses me demande de la suivre.

_ Alors comme ça on parle en message codé avec le loup garou, c'est quoi ça un truc que tous les Maraudeurs utilisent ?

_ QUOI ?

La c'est clair, elle m'a bluffé. Elle sait pour Remus ? Elle connait les maraudeurs ?

_ Et moi qui pensait que seul mon cousin pouvait faire ça avec lui, te voilà bien parti à suivre leurs traces…

_ Votre cousin ?

C'est vrai ça d'abord, c'est qui son cousin, ça fait déjà deux fois qu'elle me parle de lui.

Tonks me regarde en souriant.

_ Ben Sirius voyons, qui veux-tu que ce soit ! Je suis la fille de sa cousine, Andromeda Tonks, née Black.

_ Ah ouais… Donc votre prénom ce n'est pas Tonks.

_ Non, mais je veux que tout le monde m'appelle comme ça, je ne supporte pas mon prénom : « Nymphadora » .

_ Alors vous…vous connaissez Sirius ?

_ Harry, tu sais que ça ne sert à rien de me vouvoyer, je ne suis pas si vieille. Aller, si je te tutoie tu en fais autant ! Mais pour répondre à ta question, oui je connais Sirius, et je suis au courant de toute l'histoire, et tu ne dois pas avoir peur de parler de lui en ma présence. Ni en celle de l'ordre d'ailleurs.

_ L'ordre ?

Je trouve que ça fait un peu trop d'infos d'un coup non ? D'abord cette fille qui connait Sirius et ensuite, un Ordre ? Je lui demande en monosyllabe de bien vouloir m'expliquer, mais elle vient d'utiliser un charme pour faire ma valise. Je doit esquiver trois grimoires qui menacent de me fracasser le crane.

_ Et voilà, tout y est, prêt à partir célèbre Potter ?

_ Mais bien sur, Nymphadora !

Elle voulait jouer ? Elle allait perdre. Heureusement, elle ne semble pas rancunière, et elle explose de rire quand elle entend ma répartie. Elle me demande de prendre mon éclair de feu, son regard s'attardant sur la plume d'hippogriffe que j'avais accroché au bout du manche, et elle descend avec ma valise.

Les « membres de l'Ordre » (notons que je ne sais toujours pas ce qu'est l'Ordre), sont en train de discuter à voix basse dans le salon. Cette image pourrait me faire rire, si je n'étais pas à cent miles lieux d'ici. Je repense à mon cauchemar de cette nuit. Je sais que la femme n'a pas survécu aux tortures des mangemorts, mais est ce que le garçon a réussi à se sauver avec sa petite sœur ? Ou est ce que Voldemort a réussi à le rattraper ?

_ Harry ?

Je sursaute en voyant Remus m'appeler. Je lui souris en réponse et le suis dans le jardin. Ensuite tout le monde décolle et c'est la délivrance. Cela fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien. Cette sensation de légèreté me vide la tête, m'enlève mes soucis. Le vent qui fouette mon visage et qui balance mes cheveux, c'est grisant. Malgré moi, et malgré la présence de toutes ces personnes autour de moi, j'éclate en un grand rire et je ne peux m'empêcher de faire un piquet de quelques mètres avant de revenir à ma place en un looping, sous les cris de Maugrey et des autres. Dans le bruit du vent qui brouille mes oreilles, j'entend un « c'est ce genre d'attitude qui peut tous nous tuer, c'est quoi pour lui, vigilance constante ? ». Même cette critique ne m'enlève pas mon sourire, et c'est les yeux étincelant que je me tourne vers Remus, qui me répond par un clin d'œil avant de regarder devant lui. Je le suis dans le nuit.

Le reste du voyage se passe sans problème. Tonks continue de rigoler dès qu'elle voit un truc drôle, (elle a une manière bizarre de considérer le « drôle » mais bon… chacun ses goûts parait-il !).

Je n'ai pas la notion du temps sur mon balai, j'aurai pu y passer une demi-heure ou trois heures, je n'aurais pas vu la différence. Mais je sais qu'on est arrivé, même si je ne sais pas du tout où se trouve cette arrivée, quand Maugrey et l'homme noir, qui d'après mes souvenirs s'appelle Kingsley, entament la descente.

Alors que nous atterrissons dans un parc, couvert par les arbres, je remarque tout de suite quelque chose : nous sommes en quartier moldu !

A chaque fois que je fais cette comparaison, je m'étonne moi-même. Avec les années, je fais de plus en plus d'écart entre ces deux mondes auxquels j'appartiens. Mais depuis mon entrée à Poudlard, je ne vis que pour la magie, je ne peux plus imaginer ma vie sans, c'est impossible. Alors que je ne supporte presque plus le monde moldu, celui que je considérais avant comme normal, le monde de la magie lui, devient ma maison et mon univers, et aujourd'hui, c'est lui qui est normal, et c'est celui des moldus qui me devient comme étranger.

Encore une fois, c'est Remus qui me sort de mes pensées en me poussant vers la maison. Alors que je lève les yeux, je comprend tout de suite de quelle maison il parle. Nous sommes silencieux, et je vois les sorciers, une main dans la poche de leur baguette, qui surveillent les environs. La maison, je sais tout de suite qu'elle est magique. C'est quelque chose qui se « sent », rien qu'en la regardant. Et plus je m'approche, plus je peux le prouver. La poignée est gravée de manière très bizarre. Et il me semble que la patte contre la porte avec laquelle on est censé cogner est une patte appartenant à une créature magique.

Maugrey pousse la porte et enfin, j'entre dans la demeure, de plus en plus glauque, soyons honnête.

Je ne sais pas ce qui me fait le plus flipper. Les toiles d'araignée ? Non j'avais l'habitude, avec mon ancien placard sous l'escalier. La tapisserie sombre et rapiécée ? Mouais, c'est sur que pour quelqu'un qui vient de vivre plus d'un mois avec quelqu'un comme ma tante, ce genre de truc peut faire flipper. Le parquet qui grince comme s'il allait s'écrouler ? C'est vrai que c'est assez perturbant, mais j'ai déjà vécu pire ! Non, finalement, ce qui me fait froid dans le dos, c'est les têtes d'elfes de maison qui longent le mur de l'escalier, vers l'étage supérieur. J'avale ma salive alors que les membres de l'ordre enlèvent leurs manteaux. Avec une pensée pour Dobby, que je sais en sécurité à Poudlard, je continue de fixer les têtes d'elfes, mon regard montant jusqu'au palier qu'i mi étage. Un autre visage apparaît alors dans mon champ de vision. Celui là est en vie, celui là me sourit, et celui là, je le sais, attendait impatiemment mon arrivée.