Coucou tout le monde !

Sa y est après un long moment d'attente voilà enfin l'épilogue qui clôture cette fiction pour de bon, cela fait un peu plus de 5 ans que je l'écris et au final aujourd'hui c'est une page qui se tourne pour moi.
Je suis fière d'avoir tenu ma promesse : celle de finir quoi qu'il arrive cette fiction. j'espère qu'il vous plaira et que vous avez pris du plaisir à lire ma fiction, moi j'ai pris du plaisir à l'écrire et à lire vos commentaires durant ces années.

Merci à vois de m'avoir soutenu, sans vous je n'aurais pu tenir, je vous aime fort pour ça.

Un dernier petit message pour moi s'il vous plaît ?

Gros bisous et bonne lecture :)


Chapitre 62 : Epilogue

Le ciel teinté de multiples nuances de gris lâchait sur Poudlard une pluie diluvienne. Deux semaines s'étaient écoulées depuis la fin de la guerre et le mois de mai avait débuté avec le deuil de toute la communauté sorcière. Le ciel donnait l'impression qu'il reprenait en écho tout ce chagrin par la présence de ces nuages qui ne le quittaient pas. Tout comme les larmes qui coulaient sur nos joues, les gouttes d'eau coulaient sur les monuments protégeant nos morts. Les enterrements avaient eut lieu dans tout le pays et surtout ici dans l'illustre école. Beaucoup étaient tombés au combat lors de cette bataille, des gens qu'on appréciait énormément et qui sans eux la guerre n'aurait peut-être pas finit ainsi. Oui, ils avaient gagné, mais à quel prix ? La mort, la tristesse, le sacrifice et la destruction. Certains le voyaient ainsi, mais jamais ils n'arriveraient à tourner la page sur ces années de terreur ou le nom de Voldemort n'était qu'à peine prononcé. Pour Harry, Ron, Hermione et Ginny, oui, ils avaient gagné au prix de tout cela, mais le bénéfice était bien supérieur. La renaissance, la liberté, l'amour, et la famille. Bien sûr, ils leur faudra du temps pour passer outre l'horreur qu'ils venaient de vivre. Ils ne pourraient oublier, Fred Weasley, Remus Lupin, Nymphadora Tonks, Severus Rogue, Albus Dumbledore, et plein d'autres encore qui n'aurait jamais dû mourir aussi tôt et qui malgré cela avaient tout sacrifié au prix de leur vie, pour leur bonheur futur. Et pour montrer tout le respect qu'ils leur étaient accordés, la directrice fit une offre aux familles, celle d'enterrer leurs morts aux côtés de Dumbledore dans le parc du château. Certaines familles furent très honoré et d'autres préférèrent les garder aux près d'eux. Cela pouvait être vu comme une déchéance de l'école par la création d'un petit cimetière, mais pour tous les élèves qui revenaient aujourd'hui pour finir leur année d'études, c'était un rappel des sacrifices qu'ils avaient dû faire, un rappel du passé pour ne pas refaire les mêmes erreurs à l'avenir. La paix était revenue et fallait que cela continue.

Le Poudlard express avait démarré la veille de King Cross, avec à son bord tous ceux qui voulaient reprendre une vie normale. Toutes les maisons étaient représentées, mais très peu de Serpentard avaient osé montrer le bout de leur nez.

Hermione se trouvait à présent devant les tombes de Fred, Remus et Tonks avec ses amis. Elle pleurait silencieusement cachant ses larmes par la pluie qui tombait. Elle était la seule à ne pas vouloir s'en protéger. Blaise n'était pas monter dans le train et elle n'avait aucune nouvelle. Elle était déçue… encore une fois… Et fallait qu'elle fasse le deuil de leur histoire. Elle avait les mains sur son ventre qu'elle ne cachait plus à présent, enceinte de presque 5 mois, il commençait à bien se voir. Pourquoi le cacher quand tous était au courant.

Ce qu'elle ne savait pas, c'était que Blaise n'avait pas oublié sa promesse de revenir vers elle et leur enfant. Lui et Draco avaient eu une peur panique de remonter dans le train. Rester dans un train pendant plusieurs heures sans pouvoir descendre avec énormément d'élèves qui les détestaient était une mauvaise idée donc avec l'accord du professeur McGonagall, ils firent eux même le voyage et passèrent les grilles d'entrées le lendemain. Draco s'était tout de suite isolé dans leur dortoir. Blaise, lui, avait besoin de réfléchir et surtout de voir le lieu ou tout s'était déroulé avec une autre vision des choses. Il traversa le parc en s'arrêtant de temps à autre, découvrant que tout avait été réparé, remis à neuf comme si la bataille n'avait pas eu lieu, comme s'il n'avait jamais fait partie des méchants, comme si le temps s'était arrêté tandis que leur vie avait continué. Il avait une drôle d'impression, n'arrivait pas à ce dire qu'il méritait d'être là. Il ne savait pas s'il avait eu raison de revenir, mais il devait être là, parler à Hermione, finir leurs études et par la suite, devenir père…

C'était son rôle même s'il ne savait pas comment le jouer. Il apprendra …

Il se posa au bord de l'eau, là où la bataille avait réellement commencé, là où Voldemort avait mené Draco comme un pantin afin d'annuler les défenses de l'école. Il pleuvait toujours, mais au moins il était tranquille avec personne pour le voir dans ce parc. Il profitait du peu de temps qu'il restait avant que l'école ne se retourne contre lui.

Un craquement se fit entendre. Il tourna la tête et croisa son regard. Son cœur manqua un battement, la peur commença à monter en lui. Comment Hermione allait réagir à sa vue ? Allait-elle le laisser entrer de nouveau dans sa vie ?

Ensuite, son regard se porta sur Ron qui se tenait à côté d'elle puis sur Harry qui tenait la main de Ginny. L'amour avait eu raison d'eux. Blaise se releva, mais n'osa faire aucun mouvement. Le temps était suspendu entres eux.

- Je suis revenu, dit-il en regardant Hermione et ne sachant quoi dire d'autre.

- Comme tu l'avais promis, ajouta Ron, j'ai bien cru que tu ne tiendrais pas parole.

- Eh bien me voilà, dit-il en écartant les bras.

- Laissez-nous s'il vous plaît, dit Hermione qui ouvrait la bouche pour la première fois.

Ses amis hochèrent la tête et s'en allèrent vers les portes du château.

Le silence s'immisça de nouveau entres eux. Ils restèrent là, côte à côte à regarder la tranquillité de l'eau, aucun des deux n'osant interrompre ce moment. Tant de choses à dire, mais par quoi commencer ?

oO0Oo

Harry, Ron et Ginny, de l'entrée du château, les observèrent un instant afin de s'assurer que tout se passait bien. Mais leur relation n'avait pas l'air d'évoluer.

- Ron, tu viens ? dit Ginny qui s'éloignait avec Harry.

- Allez-y, je vous rejoins, répondit le rouquin sans se retourner vers sa sœur.

- Elle ne risque rien avec lui ne t'inquiète pas.

- Je sais.

- Ok, à tout à l'heure mec, ajouta Harry qui comprenait que son ami avait besoin d'être seul.

Ron comprenait qu'il devait tourner la page, mais ce n'était pas si facile, il voyait Hermione tous les jours.

- J'ai une impression de déjà vu, dit une voix féminine derrière lui.

Ron se retourna pour croiser le regard de Lisa Turpin.

- Sauf que cette fois-ci, tu n'as pas mon cavalier, dit-il en se retournant vers le parc.

- C'est vrai, mais toi, tu regardes toujours le parc remplit de regret.

Elle était à côté de lui à présent et elle ne se vexa pas qu'il ne lui réponde pas. Ensemble, ils regardèrent la pluie tomber à l'extérieur du bâtiment.

- Tu pourrais fermer les portes et tourner la page afin d'en écrire une autre, celle de ta propre vie.

- Et pourquoi je ferais ça ?

- Ça serait un peu suicidaire de ta part de ne pas le faire, dit-elle d'un ton taquin, je suis sûr que tu ne voudrais pas sacrifier ton cavalier au profit de la reine, je me trompe ?

Ron se tourna vers elle, surprit. Il n'avait jamais fait attention à la Serdaigle auparavant, mais elle savait comment lui parler.

- Tu joues aux échecs ?

- Ça m'arrive, dit-elle avec un sourire.

Ron hésita puis décida sans s'en rendre compte de tourner la page.

- Tu voudrais jouer une partie avec moi ?

- Maintenant ?

- Oui, si tu as le temps.

- Bien sûr, allons-y, dit-elle en lui attrapant la main pour l'attirer hors du cadre de la porte d'entrée.

Ron la regarda perplexe, par sa facilité à être à l'aise avec lui, puis se laissa faire.

- Tu veux jouer aux échecs normaux ou sorciers ? demanda Ron.

- A la version moldu, je préfère, répondit-elle.

- Je vais chercher mon plateau, on se rejoint à la bibliothèque ?

- D'accord.

Ron courus, le sourire aux lèvres, dans les escaliers afin de rejoindre son dortoir. Lisa, en bas des marches, sourit devant l'engouement du rouquin puis décida de rejoindre la bibliothèque afin de l'attendre.

Derrière elle, les portes se fermèrent laissant Hermione et Blaise seuls.

oO0Oo

- Comment tu vas, demanda Blaise au bout d'un moment.

- Ça peut aller, répondit-elle sans oser le regarder dans les yeux.

Le silence revint entres eux. Hermione fixait le lac tandis que Blaise la fixait, elle. Elle sentait son regard posé sur elle, mais ne voulait pas se tourner vers lui. Elle avait peur que la pointe d'espoir existant encore dans son cœur, soit détruit par ce qu'il pourrait dire lorsqu'elle le regarderait. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait elle-même, mais son inconscient oui.

- Hermione, souffla-t-il pour qu'elle se tourne vers lui.

Elle savait qu'elle ne pouvait lui échapper bien longtemps, et qu'elle devait regarder les yeux qui l'ont fait craquer. Alors elle se tourna vers lui et croisa son regard. Il avança d'un pas et son cœur manqua un battement. Elle avait tellement été déçue par son absence depuis la fin de la bataille qu'elle avait arrêté de croire qu'il serait un jour devant elle. Eh là maintenant qu'il était présent, elle ne savait pas quoi faire. Pourtant, la guerre étant terminée, leur camp respectif n'existait plus, ils n'avaient plus de raison de se détester, ni de s'éviter, ni de faire semblant…

- Il va falloir qu'on parle, continue Blaise.

- Je sais, souffla-t-elle.

- Dit quelque chose dans ce cas, la supplia-t-il.

- Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise ?! s'emporta-t-elle craquant sous la pression.

- Tout d'abord, s'il est bien de…

- De toi ? le coupa-t-elle. Mais bien sûr qu'il est de toi ! Tu crois vraiment que je t'aurais oublié si vite pour coucher avec Ron ? Ou n'importe qui d'autre ? Je n'ai pas pu tourner la page aussi vite que toi ?

- Parce que tu crois que j'ai tourné la page ?! s'emporta-t-il à son tour. Je n'ai pas eu le choix de rompre ! C'était un ordre de Draco pour… pour notre…

- Je sais, j'ai compris cela mais…

- Mais quoi ?

- Daphnée ? Elle est arrivée hier…

- Ah ça. Pour moi, c'était presque impensable qu'on perdrait la guerre du coup je… je n'ai pas eu le choix que d'essayer de m'adapter à ma famille, pour survivre, je n'aurais jamais pu me rapprocher de toi autant qu'on l'était et je devais faire une croix dessus. Daphnée est amoureuse de moi depuis des années et c'est un mariage arrangé par nos parents à notre naissance que j'ai d'ailleurs mis fin dès la guerre terminée et que je me suis retrouvé libre. Libre de refaire ma vie comme je l'entendais.

- C'est-à-dire ?

- Tu oses poser la question Hermione ? Ce bébé, c'est le plus beau cadeau que tu es pu me faire, de l'espoir dans ce monde remplit d'injustice. Je veux faire partie de sa vie, pouvoir lui donner ce que je n'ai pas eu, je veux être son père si bien sûr, tu m'y autorises…

- Euh oui, oui bien sûr…

Hermione ne dit rien, mais elle ne pu s'empêcher d'être déçu et d'avoir le cœur en morceaux. Il fallait qu'elle se l'avoue, elle espérait une deuxième chance avec Blaise même si elle ne le dirai jamais à voix hautes. Mais il avait choisi le bébé, juste le bébé…

- Ecoutes, je ne sais pas comment m'y prendre, mais je veux faire partie de votre vie, à toi de me dire jusqu'à quel point ?

Hermione ne put empêcher un sourire de s'accrocher à ses lèvres.

- Pourquoi tu souris ?

- Pour rien, oh ! s'exclama-t-elle en mettant la main sur le ventre. Il vient de donner un coup de pied.

Blaise resta un moment interdit devant ce spectacle et ne sut quoi faire.

- Tu veux sentir ? lui demanda-t-elle voyant la curiosité envahir ses yeux.

- Je peux ?

- Bien sûr, vient.

Elle attrapa la main qu'il tendait et l'attira jusqu'à elle. Elle la posa sur son ventre à l'endroit du coup de pied, en espérant qu'il continuerait de gigoter.

- Je ne sens rien.

- Oui, il a arrêté de bouger, faut être patient. Ginny reste parfois un bon moment les mains posées sur mon ventre avant de sentir quelque chose.

- Il bouge vraiment ? demanda-t-il.

- Bien sûr, il est déjà bien vivant ce bébé, tu peux lui parler si tu veux, il parait qu'il peut nous entendre.

C'est vrai ?

- Oui, dit-elle, un sourire aux lèvres, touchée par l'émerveillement de Blaise.

Blaise s'abaissa et colla son oreille contre le ventre d'Hermione. Il n'entendait rien, mais il n'osait pas parler.

- Coucou bébé, papa est là, dit Hermione voyant qu'il était sans voix.

Le bébé réagit au son de la voix d'Hermione et Blaise en fut d'autant plus interdit quand il le sentit. Il recula, les yeux exorbités, surpris par cette merveille qu'était la vie. Hermione ne pu s'empêcher de rigoler devant ses expressions si naturelles et expressives. Blaise se releva et se rapprocha d'elle afin de poser de lui-même la main sur le ventre bien rebondie de la brune.

- Ton rire m'avait manqué, dit-il tout bas en la regardant dans les yeux.

- Toi aussi, tu m'avais manqué, répondit-elle en se calant dans ses bras.

Elle ne lui faisait pas encore confiance, mais ne pouvait s'empêcher d'être bien avec lui et surtout dans ses bras.

- Laisse-moi du temps s'il te plaît, ajouta-t-elle au bout d'un moment. Je te veux près de moi, mais…

- Je sais, j'attendrais…

oO0Oo

C'est sur cette note d'espoir que tous nos amis reprirent les cours, ce dernier mois avant la fin de leurs examens, avant de quitter Poudlard pour toujours, en tant qu'élèves du moins. Hermione et Blaise retrouvèrent leur appartement et leur rôle de Préfets en chef, ce qui leur permit sans qu'ils s'en rendent compte de réapprendre à se connaître lors de leurs rondes.

- Tu rigoles ? demanda Blaise alors qu'Hermione rigolait.

- Non, non, je te jure, tu aurais dû voir la tête de Ron quand il est entré dans la pièce. Je lui ai passé devant pour refermer la porte le plus vite possible, mais le mal était fait. Il a fait la tête à Harry pendant trois jours, à cause qu'il « pervertissait » sa petite sœur, dit-elle en imitant les guillemets avec ses doigts. Je me suis bien marré, mais Harry et Ginny étaient gênés de s'être fait surprendre par Ron, et madame Weasley qui n'arrêtait pas de demander pourquoi ils étaient fâchés.

Blaise rigola en imageant la scène et connaissant un minimum Ron, cela devenait comique.

- Bon après ce qu'il avait vécu durant la guerre, ils ont bien le droit d'être enfin ensemble et puis Ginny n'est plus une enfant, mais ça Ron ne veut pas l'admettre. Mais au bout des trois jours, il venu vers eux et il a gentiment donné sa permission, et Ginny a répondu qu'elle n'en avait pas besoin, mais qu'elle l'acceptait quand même.

- Ça a l'air drôle chez les Weasley, dit Blaise tout sourire.

- Oui, bon il y a des hauts et des bas comme dans toutes les familles, mais ils s'entendent bien, j'aime être avec eux, et Harry aussi, c'est une famille pour lui, plus que son oncle et sa tante.

- Donc tu n'es pas retourné chez tes parents durant ces deux semaines ?

Hermione ne répondit plus, trop émue par ce que lui rappelait la question de Blaise. Ses parents …

- J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?

- Non ! Non, non, ne t'inquiète pas, c'est juste que… je n'ai pas osé…

- Ah bon pourquoi ? La guerre est finie il n'y a plus de risques.

- Oui, mais j'ai peur de leur redonner la mémoire, de leur faire se souvenir qu'ils ont une fille. Je ne suis plus cette fille qui est encré dans leurs souvenirs effacé, celle qui les a cachés en Australie, juste pour les protéger. Ça fait si… longtemps…

- Pourtant, ils seraient si heureux…

- Justement qu'est-ce qu'il penserait de moi ? Ils retrouveront une fille, qui a vécu la guerre, vu des choses qu'elle n'aurait jamais dû voir, et qui en plus est enceinte jusqu'au cou. « Salut papa, salut maman, surprise ! Vous avez une fille et par-dessus tout, vous allez être grands-parents ! Quelle joie n'est-ce pas ? » Tu me vois leur dire ça ?

- Faudrait juste les faire asseoir avant de leur dire, mais bon pourquoi pas ?

Hermione le frappa gentiment sur l'épaule, et sourie malgré le coup de blues qui venait de l'envahir. Blaise était content de lui redonner le sourire au moins pour quelques secondes.

- Tu es bête ! dit-elle.

- Bah quoi ? demanda-t-il avec un faux air scandalisé.

Hermione secoua la tête totalement désespérée, mais elle gardait le sourire et le silence.

- Je pourrais venir avec toi si tu veux, dit Blaise au bout d'un moment.

Hermione s'arrêta de marcher et se tourna vers lui.

- Tu ferais ça ?

- Bien sûr. Tu sais, quoi que tu aies pu devenir ou leur faire, tes parents t'aimeront toujours. Ce que tu ne vois pas sur toi, c'est que tu es un héros de guerre, oui, tu l'as vécu, oui, tu as vu des choses qui t'ont transformé, mais tu as survécu, mûrie, et prête à avoir son diplôme malgré tout et à devenir une merveilleuse maman. Et je suis sûr qu'ils seraient très heureux de savoir qu'ils vont devenir grands-parents. Le passé sera vite oublié et tu pourras vivre avec tes parents. Je suis sûr qu'il te manque beaucoup et la présence de ta mère dans ta grossesse doit te manquer d'autant plus, partager tous ces moments avec elle, entre mère et fille.

Le silence s'installa entre eux et Hermione l'observait sans voix, l'émotion étant coincée dans sa gorge, puis les larmes sortirent.

- Mais ne pleure pas ! paniqua un peu Blaise. Je n'ai pas dit ça pour te rendre encore plus triste.

- Je sais, réussit-elle à dire, entre deux sanglots.

- Aller viens, on continue, dit-il en la prenant par les épaules, la laissant évacué tous ces sentiments concernant ses parents, ils aborderaient le sujet plus tard.

oO0Oo

- Dit Blaise, tu viendrais avec moi à mon rendez-vous chez madame Pomfresh ? demanda Hermione.

Elle était assise sur le canapé de leur salle commune, un bouquin de métamorphose posé sur son ventre de plus en plus rebondis. Blaise assis par terre devant la table basse en train d'écrire un devoir pour les potions releva la tête de son parchemin. Pour tous les deux, les ASPICS approchaient à grand pas, et ils bossaient comme des acharnés pour réussir à tout retenir d'ici la date fatidique. Mais malgré tout, Hermione ne devait pas oublier son suivi de grossesse, approchant de son sixième mois.

- Tu veux que je vienne ?

- Bien sûr, dit-elle en souriant, tu en as bien le droit.

- Alors ça sera avec plaisir. C'est quand ?

- Samedi avant le repas de midi.

- Ok, j'y serais.

Hermione ouvrit la bouche pour commencer à répondre quand quelqu'un toqua au tableau qui cachait l'entrée de leur appartement.

- Tu attends quelqu'un ? demanda Blaise.

- Non et toi ?

- Non, ne bouge pas, j'y vais, dit-il en se levant pour ouvrir aux visiteurs.

Son visage redevint de marbre quand il tomba nez à nez face à Ron et Harry et Ginny. Les deux garçons ne dirent rien, c'est Ginny qui entama la discussion.

- Salut Blaise, on dérange ?

- Non, on révisait. Entrez.

- Merci, dit-elle en entrant dans l'appartement. Coucou, dit-elle à l'intention de la brune, devine qui je t'amène, deux zigotos qui n'osaient pas venir te voir pour comprendre quelque chose dans leur cours. J'espère que ça ne te dérange pas Blaise.

- Non, non, Ginny, on sera juste plus nombreux à réviser. Vous pouvez parler, je ne mords pas, ajouta-t-il en regardant les garçons qui passaient devant lui pour rentrer dans la salle commune.

Blaise retrouva sa place par terre tandis que Ginny pris place aux côtés d'Hermione, posant les mains sur le ventre d'Hermione afin de dire bonjour au bébé. Harry s'avança et prit place sur un fauteuil, et Ron eut du mal, mais s'avança aussi vers eux.

- Alors qu'est-ce que vous n'avez pas compris les garçons ? Métamorphose ?

- Oui, le cours d'hier.

- Ok bon …

Hermione se lança dans l'explication du cours de la veille avec les deux garçons qui buvait ses paroles. Pendant ce temps, Ginny s'était rapprochée de Blaise les laissant entres eux.

- Tu révises quoi ? demanda la rousse.

- Potion, devoir. Tu as encore de la chance toi, une année de repos avant les ASPIC.

- Oui, mais vous allez me manquer l'année prochaine.

- Ça passera vite, et quand tu auras ton diplôme, tu nous rejoindras dans la vie active et tu pourras faire ta vie avec l'élu comme tu l'entends.

- C'est vrai, un an dans toute une vie ce n'est pas grand-chose.

- C'est sûr.

- Je suis contente que tu sois revenu pour eux. Elle est heureuse.

- Moi aussi.

- Alors tant mieux.

Blaise repris l'écriture de son devoir et Ginny commença à lire un livre qu'elle avait emmené.

oO0Oo

Blaise arriva en courant devant l'infirmerie le samedi suivant, ou Hermione l'attendait.

- Je suis désolé du retard, mais je n'ai pas oublié, je suis là.

- Pas grave, madame Pomfresh à un peu de retard elle aussi, un élève est arrivé tout à l'heure pas bien du tout.

- Ouf, tu me rassures, je n'ai rien loupé.

Hermione rigola, et il la regarda perplexe.

- Blaise, tu n'as que 5 minutes de retard, tu n'aurais rien loupé de toute façon.

Le Serpentard, la regarda un instant, vérifiant qu'elle pensait réellement ses paroles puis rigola avec elle d'avoir paniqué pour ne pas grand-chose.

- Vous pouvez venir, jeune gens, dit madame Pomfresh en ouvrant les portes de l'infirmerie.

Ils suivirent l'infirmière jusqu'à un lit où on avait déposé à côté tout le matériel nécessaire à l'échographie. Hermione par habitude, n'attendit pas l'autorisation et s'installa sur le lit.

- Donc c'est vous, le père du bébé monsieur Zabini ?

- Oui, madame, répondit Blaise tout gêné et ne sachant pas que ce que signifiait cette question pour l'infirmière.

- Contente que vous vous montrez enfin.

Hermione lui attrapa la main et lui sourit avant de tourner la tête vers les mains de l'infirmière qui posait un liquide froid sur son ventre.

L'examen se déroula sans encombre et Blaise fut émerveillé par ce qu'il voyait sur l'écran, le bébé qui bouge et aussi le battement de cœur. C'est à partir de là, que ce fut bien réel pour Blaise. Il allait être papa.

- Vous voulez savoir le sexe du bébé ?

Hermione se tourna vers lui, et du regard, lui posa, silencieusement, la même question.

- J'aimerais bien. Enfin si tu es d'accord Hermione.

- Oui, allons-y.

Ils patientèrent quelques secondes pendant que Madame Pomfresh vérifiait ses données.

- Eh bien, vous allez être parents d'une belle petite fille, félicitation.

- Une fille ! s'exclama Blaise.

- Eh oui.

- C'est merveilleux, elle sera belle comme toi ! ajouta-t-il à l'intention de la brune.

- Mais avec tes yeux, répondit Hermione avec un grand sourire devant l'extase du Serpentard.

Il se pencha vers elle, et l'embrassa sur la joue, la faisant rougir. Au loin, l'infirmière les regardait en souriant, les laissant profiter de ce beau moment.

oO0Oo

Depuis qu'ils savaient qu'ils allaient avoir une fille, Blaise et Hermione passait de plus en plus de temps ensemble. Ce moment de joie les ayant encore plus rapproché, mais aucun des deux ne s'étaient vraiment laisser aller à plus que de l'amitié forte. Assis à une table à la bibliothèque quelques jours avant les examens, ils révisaient silencieusement côte à côté. De temps à autre, Hermione l'observait à la dérober faisant mine de réfléchir ou de réciter mentalement son cours. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que Blaise faisait pareil. Parfois, leurs regards se croisaient, ils se souriaient puis ils replongeaient dans leurs cours.

Pour leurs amis, la question de quand est-ce qu'ils allaient enfin ressortir ensemble se posait continuellement. Ginny était la seule à les défendre disant qu'ils le feraient quand ils seraient prêts. Mais pour Hermione, elle ne savait pas du tout quand est-ce qu'elle serait prête à laisser Blaise entrer dans sa vie pour de bon. Lui, l'était, il n'attendait que ça, mais la peur paralysait la brune.

- Dis, tu voudrais l'appeler comment ? demanda Blaise au bout d'un moment.

Hermione leva les yeux vers lui surprise.

- Euh … je n'ai pas vraiment réfléchit, je dois t'avouer. Tu as une idée ?

- Qu'est-ce que penses-tu du prénom de ta maman?

C'est gentil de le proposer, mais elle n'est pas décédée du coup, je ne veux pas lui donner celui là, peut-être en deuxième prénom, pourquoi pas. Quand j'irais les voir après les examens pour leur redonner la mémoire, elle en sera plus que ravis.

- Ok sinon un petit mélange.

- Mélange de quoi ?

- De nous, dit-il avec un sourire. Que penses-tu de Laisone ? C'est joli non ?

Hermione se mit à rire sans retenu. Elle s'arrêta net, en mettant ses mains devant la bouche quand elle se souvient qu'elle était à la bibliothèque et qu'elle entendit des « chut » venant de toute part. Puis ils recommencèrent à rire ensemble dans leur barbe pour rester discrets.

- Ce n'est pas comme ça qu'on choisit un prénom !

- Ah bon ? répondit-il avec un grand sourire.

- Oui ! C'est un non, catégorique, ça ne sera pas Laisone, Blaise, dit-elle avant de rire à nouveau à l'entente du prénom inventé.

- Ok, Hermione.

oO0Oo

Hermione tournait en rond dans la salle commune des Préfets en chef. Blaise, Harry, Ron et Ginny, assis sur les canapés, la regardaient amuser. Tous les cinq, ainsi que les élèves de septième année, allaient bientôt recevoir les résultats des ASPIC par le courrier du matin. Petit changement cette année là, ils pouvaient recevoir les courriers à l'école plutôt qu'à la maison afin d'en profiter plus longtemps. Du coup, c'était la dernière chose qu'ils attendaient avant de quitter pour de bon Poudlard. Plus jamais ils n'y reviendraient, du moins plus en tant qu'élève. Hermione stressait plus que tout. Tous à part elle, savait qu'elle allait avoir haut la main son examen.

- Hermione calme toi sinon tu vas accoucher sur place, dit Ron au bout d'un moment.

La brune lui lança un regard noir.

- Si elle avait eut des baguettes à la place des yeux, elle t'aurait tué sur place, vieux, dit Harry en rigolant.

Harry se tue en recevant lui aussi le même regard faisant rigoler Ron à son tour. Au fond, chacun sauf Ginny avait une boule au ventre, les empêchant de prendre leur petit-déjeuner comme le faisait en ce moment même les autres élèves. Ils préféraient recevoir ensemble leurs résultats à l'abri du regard des autres. C'était bientôt l'heure, les hiboux allaient arriver par la fenêtre grande ouverte de la salle commune.

- Je suis sûr d'avoir raté les potions, du coup, j'ai tout foiré, marmonnait Hermione dans sa barbe.

- Mais non, tu as réussi, c'est obligé, lui répondit Blaise qui s'était levé et l'avait rejoint.

- Tu le penses ?

- Oui, tout le monde le pense ici, dit-il.

Les autres confirmèrent de la tête derrière lui.

L'arrivée du courrier dans un bruit sonore de hululement détourna leur attention. Les hiboux, un parchemin accroché à leurs pâtes, se posèrent à côté de leur destinataire. Ginny regarda ses amis décrocher le papier et lire les résultats qui changeraient leur avenir.

- Alors ? demanda-t-elle au bout d'un petit moment de silence.

Hermione ne réagissait pas.

- Pour moi, c'est bon, dit Blaise. Et toi ?

- Je l'ai, murmura-t-elle dans sa barbe.

- C'est vrai ?

Elle le regarda avant d'ajouter...

- Je l'ai, dit-elle plus fort en souriant.

- Bah, tu vois ! dit-il en la prenant dans ses bras pour la soulever.

La brune fut un peu surprise par cet engouement, mais c'était contagieux, cela la fit rire.

- Tu pourras faire tout ce que tu veux, tout ce qui te tient à cœur Hermione, protection des elfes au ministère, ou de tous autres animaux, et une super maman à la fois, ajouta-t-il en la posant par terre.

Elle fut touchée par ce qu'il venait de dire. Quand ses pieds touchèrent à nouveau de sol, elle le regarda dans les yeux et sans même s'en rendre compte de ce qu'elle faisait, posa ces lèvres sur celles du Serpentard. Celui-ci fut surpris, mais se laissa faire, et participa même au baiser.

Leurs amis autour d'eux, ne pouvaient se dire qu'une chose : Enfin …

oO0Oo

Deux mois plus tard, le 24 août, ne fut pas une journée comme les autres pour notre petit groupe. Un tournant décisif pour tous …

Ron marchait dans les couloirs du département des Aurors au ministère de la magie. Lui, comme Harry avait tout de suite été accepté dans les équipes après avoir été diplômé. Il avait été logique que des héros de guerre et surtout l'élu, continue après la bataille final à protéger le monde magique des abus, et des infractions mener par mainte sorciers et sorcières. Heureusement pas aussi dangereux que Voldemort. La paix était revenue et les dégâts réparés en grande partie.

Lorsqu'il déboucha dans le grand hall du ministère, Ron était toujours impressionné par les changements qui avaient eu lieu ici même. La guerre avait aussi affecté ce majestueux endroit. Il avait été rénové presque à l'identique, mais en même temps si différent. Hermione serait mieux expliquer que lui, avec les bons mots, se dit Ron avec un sourire.

- Ron ? appela une voix derrière lui.

Il se retourna et sourit à la personne qui correspondait à cette voix.

- Oh Lisa ! Comment vas-tu ?

- Bien, un peu stressé, je sors d'un entretient d'embauche, je n'arrive pas à me dire si ça c'est bien passé ou non.

- Ah bon dans quel département ?

- Celui des transports magiques.

- Tu verras bien ça serait sympa qu'on travaille au même endroit.

- Oui, c'est vrai,

- Dis … c'est l'heure de ma pause ça te dit de boire un café avec moi ?

- Oui avec plaisir, dit-elle avec un grand sourire.

Lisa Turpin était trop heureuse de se faire inviter par Ron. Elle en pinçait pour lui, depuis un moment. Et les instants à passer ensemble à jouer aux échecs en fin de l'année dernière, la confortaient dans son idée, mais elle ne savait que faire sachant que Ron aimait l'année passée Hermione Granger. Avait-il encore des sentiments pour elle ? Si oui, l'aurait-il invité à boire un café ? Que faire … Lui en parler ?

Ils marchèrent le long d'une rue passante dans le quartier moldu de Londres. Ici, ni vu, ni connu. Ron ne supportait pas énormément cette nouvelle célébrité qui lui était tombée dessus à la fin de la guerre. Il aimait être tranquille sans être interpellé à tout bout de champ, surtout en charmante compagnie comme Lisa pouvait l'être pour lui. Il appréciait énormément leurs moments passés ensemble sans savoir définir ce qu'il pouvait ressentir. Ce dont il était certain, c'est qu'il voulait continuer à la voire.

- Donc tu veux travailler dans les transports ? reprit Ron.

- Oui pourquoi pas.

- C'est vrai, affirma-t-il.

- Et toi toujours Auror ?

- Et oui même si je ne sais pas si je me vois faire ça toute ma vie. Quand je vois Harry, il est à l'aise et il aime ça, ça se voit.

- Et toi, tu n'es pas sûr d'aimer autant que lui ce métier …

Cela ne méritait même pas une réponse. Lisa finissait plutôt ça propre phrase, comme souvent, elle le faisait. Elle arrivait à lire en lui sans qu'il ait besoin de s'exprimer et c'était agréable.

- Tu n'as qu'à changer, reprit-elle. On n'est jamais enfermé dans nos choix, il suffit juste d'en prendre d'autres.

Ron lui sourit, elle avait bien raison. Il fallait juste faire des choix, se lancer dans l'inconnu et foncer pour ne pas regretter.

- C'est vrai. Dis … ça te dirait un jour …

- Oui … C'est quoi ce bruit ?

Une sonnerie de téléphone vient interrompre ce moment. Ron enrageait. C'était Hermione qui avait presque obligé Ron, Harry, Ginny et Blaise à prendre ces téléphones portable, petit et pratique grâce auxquels on pouvait communiquer avec ceux qui en avait un aussi.

- Désolé, je regarde, voir si ce n'est pas le boulot, ou important.

- Oui, oui, ne t'inquiète pas pour moi, j'ai tout mon temps.

Ron prit le téléphone et vit « Blaise » affiché sur l'écran. Il fronça des sourcils. Jamais Blaise ne l'avait appelé auparavant, c'est que ça devait être important.

- Je dois décrocher, dit-il avant d'appuyer sur la touche verte du téléphone et de répondre.

- Oui Blaise qu'est-ce qu'il y a ? Pardon ? C'est vrai ?! Tu as prévenu Harry et Ginny ? Ok, j'arrive tout de suite.

- Quelque chose de grave, demanda Lisa quand il eut raccroché.

- Non, c'est Hermione qui va accoucher … Faut qu'on y aille pour la soutenir moralement.

- Bien sûr, c'est normal, répondit-elle avec un pincement au cœur de voir Hermione encore entres eux.

Ron commença à prendre le chemin de la maternité, puis il se ravisa se rendant compte qu'il oubliait quelque chose.

- Tu viens avec moi ? demanda-t-il à Lisa.

Il vit son visage s'illuminer et fut heureux d'avoir osé poser la question.

- Bien sûr.

Il lui prit la main naturellement et l'emmena avec lui.

oO0Oo

Blaise, agité, passait d'une pièce à l'autre de leur petit appartement de Londres. Il récupérait valise et autres affaires, totalement paniqué, par la suite des événements. Hermione se tenait d'une main à un chambranle de porte dans le salon, l'autre main posée sur le ventre, en train de souffler Son visage était crispé de douleur, les contractions venait de commencer, la poche des eaux risquait de se rompre d'un moment à l'autre. Il fallait aller d'urgence à la maternité qu'Hermione avait choisie. Une qui se situait dans un quartier moldu pas très loin de chez eux. Un nid douillet qu'ils avaient choisi ensemble quand Blaise lui demanda d'emménager avec lui à la fin de leurs études. Une belle petite chambre d'enfant y avait été aménagée en attendant l'arrivée du bébé.

Une fois tout en main, Blaise l'aida à rejoindre la voiture, et sans attendre, il fila sur la route.

Devant les urgences de la maternité, Blaise s'arrêta en catastrophe et l'aida à sortir de la voiture. Il était malade de la voir souffrir comme ça et ne savait pas vraiment quoi faire à part l'emmener aux sages-femmes. Une d'elles, vint à leur rencontre et attrapa Hermione.

- Faut que je gare la voiture, je reviens, dit-il en la voyant en bonnes-mains.

- Appelle mes parents, … tout le monde, … s'il te …

- Oui, oui, je le fais !

Blaise retourna à la voiture et alla la garer sur le parking. Une fois le moteur coupé, il attrapa le fameux téléphone qu'elle lui avait obligé de prendre partout avec lui, et composa les numéros. Tout d'abord, ses parents. Elle et lui avait été les retrouver, là ou elle les avait mis en sûreté. Ils ne comprenaient pas ce qu'elle leur disait jusqu'à ce qu'elle leur rendît la mémoire. Malgré les craintes d'Hermione, ils ne furent pas fâchés contre elle et ils furent plus que toucher de se souvenir d'elle et d'apprendre qu'ils étaient ensemble et qu'ils allaient avoir un bébé, qu'ils allaient être grands-parents. C'est bien pour cela d'Hermione contre l'avis de tous, choisis une maternité moldu afin que ces parents puissent venir la voir.

Après avoir appelé Ron, Harry, et la famille Weasley comme convenu, Blaise courra rejoindre Hermione pour un supplice de plusieurs heures.

Dans la salle d'attente, Ron et Lisa arrivèrent en premier, suivis de près des parents d'Hermione. Harry et Ginny les rejoignirent ensemble.

Harry vint serrer Ron dans ses bras pour se saluer et fut surprit de le voir accompagné mais ne dit rien. Il fit la conversation un peu à Lisa afin de faire sa connaissance puis il discuta avec le père d'Hermione. Ils avaient tous décidé d'attendre ensemble malgré l'interdiction d'Hermione, qui au final avait permis de les appeler. Ils étaient liés pour la vie.

Plusieurs heures plus tard, Blaise arriva dans la salle d'attente portant une blouse rose.

- Alors ? demanda la mère d'Hermione.

- Tout, c'est bien passé, Hermione va bien et le bébé aussi !

- Et tu vas nous dire enfin ce qu'est ce bébé ? intervint Ginny qui ne tenait plus en place.

- C'est une fille ! elle s'appellera …

- Arrête avec ton suspense vieux ou je te rappellerais toute la vie à quel point tu es beau dans ta blouse rose, dit Ron.

- Très drôle, répondit Blaise en rigolant. Notre fille s'appelle Hope, en souvenir qu'il faut toujours de l'espoir dans ce monde de fou.

- C'est bien vrai, dit Harry.

- C'est trop joli ! dirent en cœur Lisa et Ginny qui se sourirent.

- C'est bien ma fille ça, ajouta le père d'Hermione

Sa femme ne put prononcer un mot, et se mit à pleurer de joie.

- Je vous l'amène dès que je peux.

- On ne bouge pas, t'inquiète

Une heure plus tard, Blaise arriva en poussant un couffin sur roulette afin de présenter en personne la petite Hope. C'est juste à ce moment-là que madame Weasley arriva et elle fut attendrie devant cette petite fille. Elle remarqua Lisa, mais ne dit rien. Quand Blaise partit avec la petite, elle se tourna vers ses enfants pour les prendre dans ses bras.

- Alors Ron qui est cette charmante jeune fille, demanda sa mère, tu ne nous la présentes pas, c'est ta petite amie enfin ?

- C'est Lisa Turpin qui était à Poudlard avec nous, et non ce n'est pas ma petite amie, mais … j'aimerais bien, avoua-t-il en se tournant vers Lisa. Faut savoir faire des choix n'est-ce pas ?

- Oui, c'est vrai, dit-elle en déposant rapidement ses lèvres sur celles du rouquin, pour conclure leurs souhaits.

- Chouette une nouvelle belle fille, s'enchanta madame Weasley.

Ron rougit et pour le sauver de l'embarra, sa sœur décida d'intervenir. Elle regarda Harry qui hocha la tête.

- Tant qu'on est aux bonnes nouvelles, Harry et moi, on aimerait vous dire qu'on s'est fiancé, dit-elle en montrant sa bague.

- Oh que c'est merveilleux ma fille, s'exclama-t-elle en la serrant fort dans ses bras.

- Ça sera pour l'année prochaine dès que j'ai fini mes études.

- C'est ma fille qui va être contente de savoir tout ça, dit le père d'Hermione tout en serrant sa femme dans ses bras.

En deux mois, ils avaient appris à connaitre toute cette grande famille, à connaitre toutes les personnes dont Hermione s'était entouré avec le temps et qu'elle chérissait autant que sa petite fille, Hope …

oO0Oo

Hope …

Pourquoi écrire ces quelques mots ? Pour tout simplement que tu saches que quand je regarde ce si beau bambin dans son berceau, quand je te regarde voilà ce que tu m'inspires, de l'espoir ...

Déjà quand tu étais dans mon ventre, j'avais peur … Peur d'espérer à un avenir meilleur alors que la guerre faisait rage. Après tant d'années à combattre Harry, Ron et moi, pouvions-nous encore y croire ?

Mais durant ma grossesse, plus je sentais mon bébé grandir en moi, plus inconsciemment, l'espoir y gonflait également. Quand on aime, on ne compte pas et on ne peut que se battre pour les personnes qu'on aime. Je voulais me battre pour toi, ma fille.

Je voulais me battre pour avoir quelque chose à t'offrir : une vie simple remplit d'amour.

Je voulais me battre pour avoir quelque chose à te montrer : un monde magnifique aux paysages plus beaux, les uns que les autres.

Je voulais me battre pour avoir quelque chose à t'apprendre : des valeurs, une éducation, et la beauté de la magie.

Je voulais me battre pour avoir quelque chose à te faire entendre : le son de ma voix sereine, ou simplement le bruit d'une cascade d'eau, ou encore les chants de la chorale de Poudlard,

Et surtout, je voulais me battre pour avoir encore des personnes autour de moi afin de t'apprendre ce qu'est une famille.

La famille, de cœur ou de sang, qu'importe. La vraie famille est celle que l'ont choisit. Ce sont les personnes que l'on veut garder auprès de soit comme soutient et avec qui tu veux partager ton bonheur ou tes malheurs. Ce sont celles que tu refuses de voir souffrir et pour qui tu pourrais déplacer des montagnes pour sécher leurs larmes. Ce sont celles que je veux au près de toi si je suis obliger de m'absenter. Un jour qui sait …

En les voyants se pencher au-dessus de toi avec les yeux qui pétillent, je sais que je fais le bon choix. Ils ne peuvent que t'aimer presque autant que ton père et moi.

Mais sache ma fille, Hope…, que la vie n'est pas un long fleuve tranquille. « La vie est une longue histoire. Et un mauvais chapitre ne désigne pas nécessairement la fin du livre. »

Je t'aime infiniment …

Maman.

THE END