Disclaimer : Rien ne nous appartient à par cette fiction. Les personnages et lieux sont à JKR sauf certains.

Ratio M parce qu'on le vaut bien. Plus sérieusement, il est pas là pour faire jolie donc personnes sensibles et homophobes s'abstenir.

Paring HP/DM Oui ! Harry sera dominant dans cette fic et oui, il y aura un Mpreg. Autres couples à découvrir.

Titre : Une nouvelle menace.

Résumé : Harry parvient à vaincre Voldemort à la fin de la cinquième année. Il pensait avoir fait le plus dur et pouvoir vivre en paix. Il n'avait pas imaginé qu'une autre menace viendrait perturber leur tranquillité.

Notes : La fic est un UA léger dans le sens où on est dans le monde magique et que certains évènements des livres sont respectés. Les horcruxes n'existent pas et certains personnages sont très différents de ceux rencontré dans les tomes HP.

Nous précisons également que nous travaillons à deux sur cette histoire. Nat et Lyann Snape Malfoy qui squate honteusement le compte de Nat.

Nous espérons que ce premier chapitre vous plaira et vous donnera envie de connaître la suite. Pour les lecteurs de la fic « Quête... » pas d'inquiétudes, la suite est en cours d'écriture et arrivera prochainement.

Bonne lecture à tous.

Chapitre 1 : Bataille finale.

Jamais il n'aurait imaginé qu'elle puisse avoir lieu si tôt. La bataille finale. Il se doutait qu'il était le seul à pouvoir défaire le mage noir mais en était il capable à cet instant, à même pas 16 ans. Il était si jeune, il avait eu une vie si compliquée. Il ne connaissait que peu de sorts d'attaques et de défenses. Il ne connaissait rien en magie noire et n'avait jamais suivi d'entraînement particulier puisque Dumbledore le lui avait refusé. Pour la première fois de sa vie, il était vraiment effrayé et il avait envie de tuer son mentor, celui à cause duquel il se sentait si faible et perdu à cet instant. Non, il devait se reprendre et se battre pour ceux qu'il aimait et tous ces sorciers et sorcières qui comptaient sur lui. Il ne devait pas abandonner, jamais.

Quand il avait quitté Poudlard en trombe quelques heures plus tôt pour sauver son parrain, il ne se doutait pas qu'il était en train de tomber dans un piège. Un piège machiavélique et bien ficelé à la hauteur de la réputation du Mage Noir qu'il devait vaincre. Luna, Ginny, Hermione, Neville, Ron et lui étaient rapidement arrivés au ministère de la magie et au département des mystères. Ils avaient parcouru les allées à toute vitesse, cherchant l'endroit où il avait vu son parrain recevoir des Doloris dans sa vision. Quand il avait réalisé que Sirius n'était pas là et que la vision était un piège du mage noir, c'était trop tard et ils étaient entourés de mangemorts. Ils avaient lancé des sorts et courus en tout sens pour semer les mangemorts. Le survivant avait récupéré une prophétie à son nom et comprit rapidement que c'était ce que Voldemort voulait. À partir de cet instant, il avait entreprit de tout faire pour que le seigneur des ténèbres ne l'ait pas. Il avait résisté, il n'avait pas donné la prophétie préférant la briser sur le sol. Il avait aperçu le soulagement dans le regard de Lucius Malfoy quand la sphère cristalline c'était écrasée sur le sol. Il lui avait fait un léger, très léger sourire avant d'engager un duel contre le mangemort. Les sorts fusaient des deux baguettes mais aucuns n'étaient vraiment dangereux ou mortels. Harry réalisa alors que le mangemort restait vraiment aux côtés du mage noir par peur que ce dernier ne se venge sur sa famille s'il lui tournait le dos. Lucius Malfoy remonta brièvement dans son estime.

À mesure que le temps passait, Mangemorts, détraqueurs, lycans, vampires et autres créatures avaient rejoint l'endroit et il était enfin arrivé, Lord Voldemort dans toute sa splendeur. Dès qu'il avait posé un pieds au ministère, tel un empereur conquérant, Harry avait sentit sa cicatrice brûler atrocement. Il avait l'impression que sa tête était serrée dans un étau. Que son crâne allait exploser. La douleur battait entre ses tempes et des goutes de sueur perlaient de son front. Les aurors, les membres de l'AD et de l'ordre se battaient avec hargne. Les sorts fusaient en tout sens. Les corps tombaient lourdement sur le sol. Ils étaient meurtrit. Il y avait tant de violence, tant de sang, tant de morts. Les visages étaient déformés par la douleur, la peur, la joie. Il y avait tant d'émotions différentes. Une odeur de sang, de chair brûlée, de sueur, de mort flottait dans la salle des prophétie. Harry se battait aux côtés de Sirius et de Rémus et les ennemis tombaient rapidement. Il n'avait plus qu'un objectif en tête, rejoindre le lord noir et mettre fin à cette guerre. Il ne fit même pas attention quand il enjamba le petit corps de son professeur de sortilèges tombé au combat. Ils auraient le temps de se focaliser sur les blessés et les pertes humaines plus tard.

Il atteignit son objectif presque trois heures plus tard alors que la nuit était bien installée et qu'un croissant de lune brillait dans le ciel. Le sol était couvert de sang et une brume grise flottait dans l'air, signe de mort. Quand le mage noir vit le corps frêle de l'adolescent, il eut un rire hystérique qui se répercuta entre les murs. Harry, en bon gryffondor lui renvoya un regard haineux et brillant de détermination. Il se tenait droit et fier face à son ennemi. Malgré son jeune âge, il ne tremblait pas. Il n'avait pas peur. Il y était, il ne pouvait plus se défiler. C'était le moment de venger la mort de ceux qu'il avait tellement aimé. Il était enfin face à son destin. Il était prêt à se sacrifier pour remplir sa mission si ça pouvait permettre à ceux qu'il aimait de vivre en paix. C'était le moment de mettre fin à la guerre qui ravageait la communauté sorcière depuis tant d'années. Tous comptaient sur lui et il c'était promis de ne pas les décevoir. Face au regard trop vert du jeune homme et à sa froide détermination, Voldemort fut parcouru d'un frisson qui passa inaperçu. Il pouvait sentir la puissance brute qui émanait du morveux et pour la première fois de sa vie, il avait peur. Oui, ce morveux pouvait le vaincre. Il en avait la force et la détermination. Il espérait juste qu'il ne soit pas prêt physiquement et magiquement. Il savait que le jeune homme n'avait subit aucun entraînements mais le jeune homme était si fier, si droit, là, devant lui.

Autour d'eux, les combats faisaient rages et les adeptes du mage noir tombaient rapidement autant que les alliés de la lumière. Voldemort poussa un grognement mécontent quand il vit Avery s'effondrer sur le sol. Il venait de perdre un de ses meilleurs mangemorts. D'autres mangemorts étaient passés de vie à trépas mais ils n'étaient que des insectes et n'avaient que peu d'importance à ses yeux. Même ses favoris n'avaient pas grande importance. Il plongea son regard carmin dans les émeraudes de son vis à vis et parla d'une voix froide et aiguë.

- Crois tu pouvoir me vaincre Harry Potter ? Regardes les tous, ces hypocrites et ces ingrats qui se cachent derrière un enfant.

- Nous ne sommes pas là pour parler Tom. Alors bats toi ! À moins que ce ne soit toi, Lord Voldemort, qui ait peur de moi. Rétorqua le plus jeune un sourire narquois plaqué sur ses lèvres.

Le mage noir poussa un grognement de colère et jeta un Doloris pour punir le petit insolent face à lui mais Harry l'avait vu venir et plongea sur le côté pour esquiver. Il répliqua par un sortilège de découpe que le mage esquiva à son tour. Le survivant remercia mentalement Dudley et sa bande de copains pour la chasse au Harry. Ces moments douloureux de son enfance avaient accrus ses réflexes et son instinct de conservation. Il poussa un soupir et le duel s'engagea réellement. Les sorts fusaient tantôt dangereux et puissants, tantôt bénins et futiles. Malgré la fatigue, Harry se battait avec courage, avec hargne. Les secondes, les minutes puis rapidement les heures s'écoulèrent. Il était épuisé mais il savait aussi qu'il n'abandonnerait pas, jamais. Tous comptaient sur lui. Il fut atteint par un sortilège de brûlure et poussa un cri de douleur. Il chuta au sol et le mage noir lui envoya deux autres sorts qui le blessèrent gravement. La respiration du survivant était haletante, il avait le souffle court. Le mage noir émit un rire aiguë en criant « tu es trop faible Harry Potter ». Il approcha de la frêle silhouette étendue sur le sol et pointa sa baguette vers l'élu alors qu'il l'empoignait par le col de son autre main. Avec une délectation sans fin, il planta son regard dans celui du plus jeune et pénétra insidieusement son esprit le torturant avec des images haineuses, violentes. Il aimait torturer l'esprit de ses victimes avant de les tuer. Il aimait sentir leur peur s'emparer de ceux qui allaient mourir. Ce sentiment de puissance alors que les victimes perdaient pieds peu à peu.

Les larmes roulaient sur les joues de Harry alors qu'il revivait la mort de ses parents, celle de Cédric. Il les voyait, dressés devant lui, l'accusant froidement de leurs morts, lui disant qu'il était un monstre qui ne méritait pas de vivre. Que jamais ils n'auraient dû se sacrifier pour un ingrat tel que lui. Il poussa un hurlement de bête traquée. Non, ce n'était pas sa faute. Ils avaient choisi de se sacrifier pour lui. Ils c'étaient sacrifiés par amour pour lui. Il était conscient de la pureté de leurs sacrifices. Il leur était reconnaissant de lui avoir permis de vivre et d'être là, à ce moment précis pour se battre. Le petit brun s'imprégna lentement des images des périodes heureuses de sa vie. Il voulait se souvenirs des rires, des étreintes chaleureuses, des discussions animés, des jeux. S'il devait échouer et mourir, alors il le ferait le sourire aux lèvres avec le sentiment d'avoir fait du mieux qu'il pouvait. Il sentit sa magie grandir en lui et comprit comment il pourrait mettre fin à la vie du mage noir. Malgré la douleur, malgré la vie qui le quittait peu à peu et les douleurs de son corps. Il se concentra sur tout ce qu'il connaissait de beau dans la vie et laissa le bonheur l'envahir. Voldemort poussa un hurlement et quitta son esprit. Une énorme sphère d'un blanc immaculé sortit du corps de l'adolescent et fonça directement sur le mage noir qui écarquilla les yeux. C'était la fin, Voldemort le savait. Il allait être vaincu par tout ce qu'il avait toujours exécré et jugé inutile. L'amour, l'amitié, la compassion, la tendresse, l'affection. Tous ces sentiments qu'il trouvait stupide et futile. Il poussa un ultime hurlement avant de tomber lourdement sur le sol et de se transformer en poussière. La guerre était fini, La lumière avait vaincu les ténèbres.

Les combats cessèrent et des cris de joies retentirent, leur cauchemar était terminé. Dans l'euphorie du moment, personne ne fit attention au survivant qui était étendu sur le sol, baignant dans son sang, les yeux clos, le souffle court. Ils laissaient éclater leur joie alors qu'un ange perdait peu à peu la vie. Harry était aux portes de la mort, son sang coulait sur le sol, il avait chaud, froid. Il ne savait plus. Il avait la sensation de flotter sur un nuage alors que la vie le quittait peu à peu. Le rythme de son coeur diminuait lentement alors que les larmes roulaient sur ses joues pâles. Son corps frêle et meurtrit éclairé par les faible lumières de la pièce lui conféraient un air d'ange déchu. Il perçut un pop discret et un mouvement près de lui. Comme un courant d'air. Il sentit plus qu'il ne vit une personne le prendre dans un étreinte glacée avant de disparaître.

Quelques minutes plus tard, il était déposé sur un lit moelleux. Une personne attrapa son poignet semblant tâter son pouls un instant. Il y eut ensuite un grognement puis, il sentit des crocs se planter dans les veines de son poignet. Il y eut un bruit de sucions alors que le liquide vitale disparaissait de son corps. Puis, un liquide épais pénétra dans la plaie lui conférant une brûlure insupportable. Tout son corps se fit douloureux. Il se redressa en poussant un hurlement avant de retomber sur le lit, inconscient. Presque aussitôt et malgré l'inconscience, son corps fut prit de convulsions et des cris étouffés passaient la barrière de ses lèvres. Son corps flotta au dessus du lit comme soulever par des cordelettes invisibles. Il se sentait brûlant de fièvre, des aiguilles chauffés à blanc traversant tout son corps. Il était haletant et en sueur. Son cerveau brûlait. Son coeur battit fortement dans sa poitrine. Enfin, Il y eut deux grosses pulsations avant qu'il ne s'arrête et que son souffle ne s'éteigne. Son corps retomba doucement sur le lit alors que sa tête se posait sur un oreiller moelleux.

Au département des mystères, alors que l'euphorie se calmait, tous cherchaient le survivant. Ils fouillaient les lieux du regard et couraient dans un bazar désorganisé emprunts à la panique. Ils cherchaient dans chaque allée, chaque coins sombre, derrière chaque porte. Ils se rendirent vite à l'évidence. Le jeune homme, le sauveur du monde sorcier avait disparu. Il n'y avait plus aucune trace de son existence si ce n'était la mare de sang prêt du tas de cendre qui autrefois avait été Lord Voldemort. Sirius tomba à genou sur le sol et hurla de douleur. Il voulait qu'on lui rende son fils, car oui, il voyait Harry comme son fils. Il aimait ce gamin plus que sa propre vie. Il avait l'impression qu'on venait de lui arracher le coeur et de le piétiner. Rémus tomba à ses côtés et le serra dans ses bras à l'en étouffer lui promettant qu'ils allaient le retrouver. La guerre était terminée mais à quel prix ? Harry était il encore vivant ? Ils savaient que le mage noir était mort mais personne n'avait vu comment Harry avait réussi l'exploit de le vaincre. Peut être avait il été obligé de se sacrifier pour vaincre ce démon ? Peu à peu, les adeptes de Voldemort furent arrêtés et menés en cellule. Les membres de l'ordre, les aurors et les élèves qui avaient participé et survécu à la bataille finale gagnèrent Poudlard alors que certains corps étaient emmenés et les blessés évacués vers Sainte Mangouste. L'ambiance était de plomb.

Dans le dortoir des Serpentards, Draco Malfoy avait passé une partie de la nuit à se débattre et à hurler de douleur. Il était passé par plusieurs phases difficiles. Il avait eu tour à tour très chaud, puis très froid. Une douleur aiguë avait traversé tout son corps. Il avait fait des rêves bizarres mélanges de cauchemars et de rêves érotiques. Il avait très peu dormi. Quand son réveil sonna, il se redressa difficilement en grognant, c'était bien trop tôt. Il avait un affreux mal de tête et son corps était courbaturé. Il resta assis dans son lit un long moment peu certain de pouvoir tenir sur ses jambes. Finalement, il poussa un long soupir, glissa au sol et marcha lentement vers sa salle de bain. Il se regarda dans le miroir et souffla « Bon anniversaire Draco ». Il prenait 16 ans et comme il le savait depuis quelques mois, il venait de recevoir son héritage. Il était devenu Veela à part entière comme son père avant lui.

Il observa plus attentivement son reflet. Les traits de son visage c'étaient affinés, ses yeux étaient couleur d'un ciel d'orage. Ils étaient dépourvus de leurs habituels reflets bleus. Ses cheveux c'étaient allongés et retombaient dans le creux de son dos toujours d'un blond presque blanc. Sa peau laiteuse était encore plus douce. Il était plus féminin. Il grimaça à cette constatation bien qu'il s'avoue sans peine qu'il était magnifique. Il ôta son pyjama et observa le petit tatouage qui était apparut sur sa hanche gauche. C'était un Ankh. Il se promis de découvrir sa signification quand il serait de retour au manoir Malfoy. Il s'engouffra dans la cabine de douche et régla l'eau à température. Ensuite, il laissa le jet brûlant couler sur sa peau pâle. Il soupira de bien être alors que les vapeurs chaudes éclaircissaient son esprit et que l'eau dénouait lentement ses muscles. Il resta là, un long moment, les yeux clos. Après une longue demi heure, il se lava doucement, se sécha et s'habilla. Il se regarda une dernière fois dans le miroir alors qu'il arrangeait ses cheveux et quitta finalement sa chambre de préfets.

Quand il passa la porte, il vit que Blaise l'attendait, appuyé sur le mur en face. Le métisse écarquilla les yeux quand il le vit mais ne dit rien. Il savait d'expérience qu'il était inutile de questionner son ami et que ce dernier lui parlerait quand il serait prêt. Il se contenta de suivre le blond jusqu'à la grande salle. De son côté, Draco sentait une odeur enivrante, celle de son compagnon. Il en était certain. Une odeur de forêt, de nature. Il vacilla un instant et ne dû de rester debout qu'aux réflexes de son ami. À mesure qu'il avançait, appuyé légèrement contre son ami, l'odeur se faisait plus forte, plus vive. Il avait déjà sentit cette odeur envoutante, il en était sûr. Seulement, il n'arrivait pas à se souvenir où. Ou plutôt, qui avait cet envoutant parfum. C'était comme si chaque pierre du château en étaient imprégnée. Quand il arriva dans la grande salle, ce fut insoutenable. Aussi dignement que possible, il alla prendre place à la table des serpentards. Aussitôt, Pansy lui sauta dessus s'accrochant à lui comme une sangsue. Excédé, il l'envoya balader. Il regarda partout autour de lui à la recherche de son compagnon mais ne fut en mesure de le trouver. Il remarqua que les seuls élèves qui manquaient à l'appel étaient Harry Potter, Neville Londubat et Luna Lovegood. Il paniqua à l'idée que l'un des trois puisse être son compagnon. Comment réagirait son père si c'était le cas ? Il sortit de ses pensées quand le directeur se leva pour prendre la parole. Le vieil homme avait perdu l'étincelle malicieuse dans son regard et avait les traits tirés. Il avait l'air encore plus vieux que d'habitude.

- Chers élèves et professeurs, j'ai une grande nouvelle à vous annoncer. Cette nuit, au cours d'une longue bataille, Lord Voldemort a été vaincu. Nombres sont ceux qui ont donné leurs vies pour que Harry Potter réussisse sa mission. Nous rendons hommage au professeur Flitwick qui a périt au cours de la bataille mais aussi aux aurors et civils qui ont également perdu leurs vies. Je suis également au regret de vous informer que Harry Potter à disparu et qu'à cet instant, nous ne savons pas s'il a survécu à la bataille finale ou non. Le jeune Neville Londubat et la jeune Luna Lovegood sont actuellement à Sainte Mangouste mais leurs jours ne sont pas en danger. Tout ce que nous pouvons faire à ce jour, c'est nous réjouir. La guerre est finie. Sur ce, Bon appétit à tous !

Dès que le directeur eut terminé son discours, des cris de joies raisonnèrent dans la grande salle. Certains serpentards étaient choqués. Alors comme ça, le balafré avait réussi à tuer leur maître. De son côté, Draco ne savait que penser. Il savait que son père avait suivit le lord pour protéger sa famille. La mort du seigneur des ténèbres signifiait la liberté pour sa famille. Seulement, avec la disparition de Potter, il ne savait pas pourquoi, mais il n'arrivait pas à se réjouir. Puis cette odeur hypnotisante qui emplissait l'air le rendait dingue. Il sentit une nausée pointer le bout de son nez. Ne supportant plus les cris de joies, la colère, la haine et cette odeur partout autour de lui, il se leva et quitta rapidement la grande salle pour gagner le parc.

Il avança vers le lac et s'assit face à l'étendu d'eau sombre d'où le lac tenait son nom. Il soupira de bien être, il était au calme, enfin. Il ferma les yeux un moment et respira l'air ambiant. Il aimait les odeurs de Poudlard. L'odeur marine du lac, de bois humide de la forêt interdite, d'herbe fraîche. Il y avait le vent qui faisait bouger les branches des arbres. Les oiseaux qui chantaient joyeusement signe que le beau temps était installé. Il c'était toujours sentit bien à Poudlard. Encore plus cette année. Avec le retour de Voldemort et le mage noir qui avait prit possession du Manoir familiale. Merlin qu'il avait détester voir cet être immonde dans son manoir. Tous ces mangemorts déambuler comme s'ils étaient chez eux et endommageaient les lieux sans aucun remords. Combien de fois il avait rêvé de mettre tout le monde à la porte. Sa mère et lui avaient été obligé de fuir leur propre maison. Ils avaient loué un petit appartement dans le Londres moldu pour que les mangemorts ne viennent pas les importuner. Sa mère avait même songé à demander de l'aide au vieux fou. Plongé dans ses pensées, il n'entendit pas son meilleur ami arriver et prendre place à ses côtés. Quand Blaise parla, le blond sursauta et porta une main à son coeur avant de tourner la tête et de le fusiller du regard.

- Tu vas bien ?

- Oui.

- Tu as beaucoup changé en une nuit et tu es parti tellement vite de la grande salle. C'est à peine si tu as mangé.

- Dois je te rappelé quel âge je prends ?

- Oh. J'avais oublié que c'était ton anniversaire avec tous ses événements. Bonne anniversaire Dray.

- Merci Blaise.

- Alors ça y est. Tu es un Veela.

- Oui.

- Pourquoi tu as quitté la grande salle si vite ?

- Trop de bruit et puis il y a cette odeur. C'est celle de mon compagnon et pourtant, j'ai pas réussi à le trouver. Puis, j'ai pas beaucoup dormi, j'ai mal partout et une migraine infernale. Puis, je sais pas. Je suis heureux que face de serpent ne soit plus de ce monde mais j'ai l'impression que sans Potter, la victoire est amère. Tu crois qu'il est encore en vie ?

- Je crois pas. J'en suis sûr. Je te parie tout ce que tu veux qu'il sera là à la prochaine rentrée. C'est le survivant. Il c'est sortit de situations bien pires que celle là.

- Tu as probablement raison. Alors c'est fini, c'est vraiment fini. Je veux dire, maintenant qu'il est mort, on va pouvoir vivre en paix. Non ?

- Oui, sauf si quelqu'un d'aussi megalo et psychopathe que lui prend la relève. Rétorqua la brun avec un sourire en coin.

Aux paroles de son ami, le blond frissonna. Il espérait que personne ne déciderait de prendre la suite de Voldemort. De toute façon, de ce qu'il savait, ses principaux adeptes, les plus hauts gradés, avaient été arrêtés et menés à Azkaban. Bellatrix et Rodolphus Lestrange, Dolohov, Yaxley, Les Carrow, ils étaient tous sensés recevoir prochainement le baiser du détraqueur. Pour sa tante Bellatrix, ce n'était pas une grande perte pour l'humanité, cette femme était totalement folle. Il se souvenait encore du peu de fois où elle l'avait gardé après qu'elle se soit évadé de la prison sorcière. Il avait prit plusieurs doloris et autre sortilèges de magie noire. Même Lucius n'avait jamais été aussi loin avec lui. Quand au mari de Bellatrix, Rodolphus, il l'avait coincé dans un couloir désert du manoir l'été dernier. Il avait eu tellement peur. Ce jour là, il avait appris que Greyback n'était pas aussi cruel et sanguinaire que tous le disait. S'il n'était pas arrivé à ce moment, s'il n'avait pas arrêté Rodolphus Lestrange, alors l'homme aurait sûrement battu et violé Draco. C'était suite à cet incident que sa mère et lui avaient quitté le manoir.

Blaise et Draco restèrent une bonne partie de la matinée assis face au lac. Ils parlaient peu, en réalité, ils pensaient à l'avenir. Qu'allaient ils devenir ? Qu'allaient ils faire maintenant que cette guerre était terminée ? Lesquels de leurs camarades de Serpentards seraient arrêtés dès qu'ils poseraient un pied à Londres ? Ils ne se faisaient pas d'illusions. Ils savaient que nombre de 6ème et 7ème année étaient déjà mangemorts. Ils soupçonnaient même certains 5ème année d'en être. S'ils avaient déjà participé à des raids ou commis certains crimes, alors ils seraient vite condamnés. Le blond se demanda brièvement si quelqu'un arriverait à sauver son père. Probablement pas. C'était dur de ce dire que l'homme serait mort sans l'être. Que son corps deviendrait une enveloppe vide. Lucius n'était peut être pas le meilleur des pères, il avait sûrement commis de nombreuses erreurs, mais Draco savait que malgré tout, son père l'aimait. À l'heure du déjeuner, ils se levèrent, toujours en silence et regagnèrent le château pour allé prendre leur déjeuner dans la grande salle.

Loin du tumulte de Poudlard, un jeune homme brun reposait sur un grand lit, dans un château, quelque part en Russie. Il était disparu aux yeux de tous, beaucoup le croyaient mort et pourtant, il était là, étendu dans ce grand lit à des milliers de kilomètres de l'Angleterre. Prêt de lui, assit dans un fauteuil confortable, un jeune homme d'une vingtaine d'années le veillait. Il surveillait chaque changement chez son protégé. Le moindre signe prouvant qu'il allait reprendre conscience. Pourtant, il savait que le survivant ne se réveillerait pas avant plusieurs heures mais il ne voulait pas le quitter. Il avait eu tellement peur que le jeune homme ne survive pas quand il avait été le chercher à la fin de la bataille finale. Quand il l'avait vu là, étendu dans une mare de son propre sang, agonisant sur ce sol de pierre froide alors qu'autour de lui les gens riaient et poussaient des cris de joie. Il avait retenu le cri de rage et de colère qui avait menacé de sortir de sa gorge. Comment tous ces gens pouvaient ils oublier leur sauveur ? Comment pouvaient ils laissés agoniser ce garçon qui avait tout sacrifié pour eux ? Il espérait que Harry ne lui en voudrait pas pour ce qu'il avait fait de lui quand il ouvrirait les yeux. Lui même avait eu tellement de mal à accepter à l'époque. Il lui ferait comprendre que c'était le seul moyen de le sauver. Ça aurait été tellement injuste qu'il meurt avant ses 16 ans alors qu'il avait sauvé le monde sorcier et mit fin à une guerre violente et sanglante. Il secoua la tête pour se sortir de ses pensées, il n'était pas temps de penser à tout ça. Il prit un volume de sortilèges anciens qu'il entreprit de lire pour se changer les idées. Il aimait lire et encore plus se plonger dans la magie ancienne. Celle qui était oubliée de tous et qui pourtant était tellement utile. Les secondes, les minutes et les heures tournèrent à une vitesse folle.

Ce ne fut qu'en fin de journée, alors que le soleil disparaissait à l'horizon, que le petit brun commença s'agiter dans son lit. Il se débattait en crispant ses poings sur les draps. Les traits de son visage étaient tendus comme s'il était en proie à une douleur insoutenable. Il gémissait et marmonnait des paroles incompréhensible. Il se battait contre un violent cauchemar. Lentement, son sauveur se leva et approcha du lit. Là, il posa une main glacée sur son front pour l'apaiser. Dans son sommeil, le survivant sentit cette main fraîche et apaisante. Il soupira de bien être et se détendit doucement. Quand la main se retira, il papillonna des yeux quelques instants avant de finalement les ouvrir. Il avait un mal de tête affreux et n'arrivait pas à se souvenir de l'endroit où il se trouvait. Peu à peu, il revit le ministère, la bataille finale, Voldemort qui le blesse gravement, lui qui parvient à le vaincre et le trou noir. Il avait bien sentit une étreinte glacée avant de sombrer totalement mais il était vraiment perdu. Il entendait des sons lointains, une odeur envoutante emplissait l'air. Il plissa le nez et se redressa sur le lit.

Il regarda autour de lui. Il se trouvait dans une chambre spacieuse. Les murs étaient dans des tons pourpres et gris. Face à son lit, il y avait un bureau en bois foncé et un fauteuil en cuir qui semblait confortable. Une porte donnait sur ce qui paraissait être un immense dressing. Il put constater que sa baguette avait été posée sur le bureau. Du côté gauche de son lit, il y avait un chevet de bois sombre avec une lampe à huile posée dessus et du côté où il dormait, un autre chevet sur lequel il y avait un réveil sorcier. Il aperçut une grande baie vitrée par laquelle il put voir qu'il faisait nuit. Depuis combien de temps était il dans cet endroit ? Depuis combien de temps était il inconscient ? Où était il ? Il était installé sur un immense lit double aux draps de soies noirs et devait avouer qu'il s'y sentait à l'aise. Il avait le sentiment d'être à sa place. Comme si après des années, il était enfin chez lui. Il fronça les sourcils alors qu'il se perdait de nouveau dans ses pensées.

Très vite, il sentit une présence à proximité et tourna la tête. Là, il rencontra des prunelles noisettes pailletés de pourpres qui brillaient de malice. Le jeune homme qui était proche de lui devait avoir environ vingt ans et lui ressemblait étrangement. Il avait un immense sourire plaqué sur ses lèvres rouges et charnues. Les mêmes cheveux noirs de geais, sauf que les siens étaient plus longs et lui arrivaient au milieu du dos. Sa peau était blafarde alors que celle de Harry était dorée. Il était plus grand et plus musclé aussi. Harry avait toujours été frêle à cause de la malnutrition. La vie vécue chez les Dursley l'avait fragilisé physiquement. Depuis peu, il avait réalisé avec horreur qu'il avait cessé de grandir. Il en avait voulu à ses tuteurs pour ça. C'est là que l'évidence le frappa, il n'avait plus besoin de lunettes. D'ailleurs, il avait beau chercher, il ne les voyait nul part. Il passa les mains sur son visage comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas avant de froncer les sourcils. Il avait longtemps rêvé de ne plus devoir porter ses affreuses lunettes rondes mais les potions pour corriger la vue coûtaient cher, l'opération encore plus et jamais les Dursley ne lui auraient payé de lentilles de contact moldues. Il réalisa aussi qu'il avait une envie de sang. Depuis quand se nourrissait il de sang ? Il posa une main sur son coeur et comprit très vite qu'il ne battait plus. Il mit une main devant sa bouche pour étouffer le cri qui menaçait de franchir la barrière de ses lèvres. Alors il était mort, il n'avait pas survécu à son combat contre Voldemort. Il avait sauvé tout le monde sauf lui. Comme s'il avait suivit le cours de ses pensées, le jeune homme prêt de lui parla d'une voix grave et chantante.

- Ton coeur ne bat plus mais techniquement tu n'es pas mort. À la fin de la bataille finale, tu étais proche de la mort. L'euphorie régnait autour de toi et personne ne s'occupait de savoir comment tu allais. Tu étais en train d'agoniser sur le sol, tu baignais dans ton sang. Je t'ai emmené et j'ai fait la seule chose qu'il y avait à faire pour te sauver. J'ai fait de toi, un Vampire. Tu étais bien trop faible pour que je puisse te sauver d'une autre manière.

L'aîné fit une pause pour attendre sa réaction qui ne se fit pas attendre. Harry sursauta, écarquilla les yeux et se racla la gorge.

- Un..Vampire... Mais... Que vais je devenir ? Mes amis ? Mes études ? Mon Parrain ? Est ce que j'ai vraiment vaincu Voldemort ? Et puis, Qui es tu ? Balbutia Harry, totalement perdu et qui commençait à paniquer face au trop plein d'informations.

- Pour commencer, je suis Alexander Potter. Je suis un oncle éloigné de ton père. En fait, les Potter me croient mort depuis un peu plus de 500 ans maintenant. J'appartenais à la branche Russe de la famille Potter et la veille de mon mariage, alors que j'avais seulement 19 ans, un Vampire m'a attaqué et transformé. Depuis, je reste dans l'ombre. Une vieille légende disait que l'ancêtre perdu sauverait le héros de la lumière après son combat. J'ai longtemps attendu mon heure. J'étais en train de chasser quand j'ai ressentis le besoin de transplanner vers un lieu inconnu. Je me suis laissé envahir par l'appel et je suis apparu à Londres. Quand je suis arrivé au ministère, tu avais vaincu Voldemort, tout le monde autour de toi criait et se réjouissait et toi, tu étais en train de mourir. Je t'ai pris dans mes bras, amené ici et transformé. Pour tes études, tes amis et tout le reste, ne t'inquiètes pas. Je vais t'apprendre tout ce que tu dois savoir et notamment à contrôler ton envie de sang humain. Nous allons chasser les animaux de la forêt qui entoure le domaine. Je vais t'apprendre à maîtriser tes pouvoirs. Ils sont grands, très grands. Tu étais un sorcier très puissant, bien plus que je ne l'étais moi même avant ma transformation. Quand tu te contrôleras mieux, nous prendrons contact avec ton parrain et irons le voir si tu le souhaite.

La voix de l'aîné était grave mais douce. Ses explications avaient été claires et concises. Ne sachant que répondre à tout ça, Harry se contenta de hocher la tête pour dire qu'il avait compris. Il venait d'apprendre plusieurs choses. La première était qu'il avait vraiment vaincu Voldemort, la guerre était finie. Il se sentait libéré d'un gros poids et ses épaules étaient soudainement plus légères. La seconde était qu'il avait encore de la famille. Alexander était un Potter et en voyant son physique, il ne pouvait douter des paroles du jeune homme. Il avait, l'espace d'un instant, cru voir James Potter. Rencontrer un membre de sa famille que tous croyaient perdus le réjouissait. Il avait tellement rêvé d'une famille. Puis, le jeune homme et lui étaient presque du même âge. Troisièmement, son ancêtre allait l'aider à contrôler son nouveau lui pour qu'il puisse revoir Sirius, ses amis et retourner à Poudlard. C'était la meilleure nouvelle qu'il avait entendu jusque là. Maintenant, il se demandait comment ses proches allaient réagir. Il savait que Sirius et Rémus réagiraient bien. Après tout, Rémus était lycan et il savait que la discrimination faisait mal. Il avait vécu ça durant de nombreuses années. Neville et Luna ne l'abandonneraient jamais. Ils étaient comme frère et soeur. Surtout que Luna n'avait pas de mère et un père très absent. Les parents de Neville n'étaient pas morts mais c'était tout comme. Ils étaient donc assez proche tous les trois. Durant cette année, il avait été plus proche d'eux que de Hermione, Ron et Ginny. Il redoutait plus la réaction de ses deux meilleurs amis et de la famille Weasley. Il avait parfois entendu Ron dire que les vampires étaient des monstres cruels et sanguinaires, adeptes des ténèbres et de la magie noire. Il avait peur de perdre son meilleur ami. Il avait envie de pleurer, il sentait ses yeux piquer, mais aucune larme ne coula. Il réalisa presque avec horreur, qu'il ne pouvait plus pleurer.

- Tu peux encore pleurer lorsque tu es nourrit. Seulement, tu pleureras des larmes de sangs. Là, elles ne coulent pas parce que tu ne t'ai pas encore nourrit. Tu devrais allé te laver et t'habiller. Après, nous irons chasser. Je t'ai mis des vêtements neufs dans la salle de bain, ils devraient être à ta taille. Tu as changé physiquement enfin tu verras.

Une fois de plus, Harry se contenta d'un hochement de tête en guise de réponse. Il n'était pas très loquace mais il venait d'apprendre tellement de choses en même temps qu'il se sentait encore perturbé. Il repoussa les draps qui couvraient son corps et se glissa hors du lit. Il resta un instant immobile attendant que le monde se stabilise autour de lui puis, il avança vers la porte que Alexander lui avait désigné et s'engouffra dans la salle de bain. Là, il se plaça face au miroir. La première chose qu'il remarqua, fut qu'il avait grandit. Il était passé de 1m65 à peine à environ 1m80. Une poussée de croissance vraiment fulgurante. Son corps c'était étoffé, lui donnant un air plus viril sans pour autant lui donner l'air d'une brute. Il avait des cheveux mi longs noir corbeau aux reflets bleutés. Sa peau était blafarde comme celle de son aîné. Ses yeux étaient toujours émeraudes mais pailletés de pourpres. Pour la première fois depuis des années, il se trouva beau, vraiment beau. Il arbora un large sourire qui dévoila deux petites canines pointues. Il secoua la tête pour se sortir de sa contemplation et se précipita sous la douche. Il se lava rapidement ne souhaitant pas faire attendre son aîné trop longtemps. Quand il se fut séché, il regarda les vêtements que l'autre vampire avait mis de côté pour lui. S'il avait encore été humain, il aurait sûrement rougi. Il n'avait jamais porté se genre de vêtements. C'était des vêtements plutôt sexy et il n'était pas encore un être sexué. Il y avait un pantalon de cuir noir, prêt du corps et moulant parfaitement ses fesses fermes et musclées et un T Shirt à manche longue, noir également, qui moulait son torse comme une seconde peau. À cela venait s'ajouter une paire de rangers qui conféraient un côté rebelle et ses cheveux coiffés et parsemés de fines tresses. Il était à tomber.

Timidement, il sortit de la salle de bain en baissant la tête très intéressé par le parquet de bois clair. Il détestait cette timidité qui lui pourrissait la vie. Avec sa nouvelle condition, il allait apprendre à être lui. Laissé tomber ce masque du parfait petit Potter qui lui pesait de plus en plus. Il avait envie de faire ce qui lui plaisait sans se préoccuper des conséquences ou de ce que les autres pourraient penser. Il ne se fierait plus aux jugements des autres. Il se stoppa au centre de la pièce et attendit avec anxiété la réaction de son aîné. Un rire cristallin raisonna dans la chambre. Il releva vivement la tête et rencontra les prunelles malicieuses de l'autre vampire.

- Je savais que ces vêtements t'iraient parfaitement. Ne sois pas gêné. Au fait, si tu veux tu peux m'appeler Sacha. C'est plus court que Alexander. Alors que dirais tu d'allé chasser maintenant ?

- J'te suis... Rétorqua le plus jeune en souriant et se disant mentalement qu'il appréciait vraiment son ancêtre.

Sacha avança vers la fenêtre, fier et droit. Une fois devant, il s'arrêta quelques secondes et l'ouvrit. Après un dernier sourire à son cadet, il traversa le balcon, monta sur la rambarde et sauta dans le vide. Harry poussa un cri paniqué avant de se rappeler la condition de Sacha et la sienne quand son aîné atterrit gracieusement sur le sol. Il grogna, peu satisfait de s'être fait prendre au piège et secoua la tête. Son aîné était un blagueur, c'était une certitude. Dès qu'il fut capable de penser à nouveau, il imita l'autre vampire et sauta dans le vide. La sensation était grisante. Son corps chutait rapidement, il ferma les yeux, s'attendant à un impact violent avec le sol mais il n'arriva pas. Ses pieds se posèrent avec grâce sur l'herbe humide. Il se sentit aussi léger qu'une plume. Alexander lui offrit un large sourire accompagné d'un clin d'oeil avant de se mettre à courir vers la forêt. Le survivant mit un dixième de seconde à réagir et le rejoignit.

Là, il réalisa que les vampires étaient de grands prédateurs et pourquoi ils étaient tellement redoutés. Il était agile, se déplaçait vite, silencieusement. Il percevait chaque son, chaque odeur. Il voyait parfaitement malgré la nuit noire. Il savait aussi que son physique était un atout de taille s'il devait approcher des proies humaines. Tout comme sa voix qui était faite pour charmer. Quand il furent au coeur de la forêt, il perçut une odeur qui l'attira et entreprit de la suivre se fiant à ses instincts. Il laissait s'exprimer le vampire en lui. Sacha l'observait et gardait ses distances. Il se tenait prêt à le retenir au cas où ils croiseraient des humains. Harry se fondait dans le décor, sautait d'arbre en arbre. Très vite, il repéra sa proie et ne la lâcha plus. C'était un gros ours noir, massif, qui grognait en se frottant aux arbres des alentours. Il se laissa glisser au sol dans un silence mortel. Il guetta les mouvements de l'animal qui n'avait pas perçu sa présence et continuait à marquer son territoire. Quand il fut sûr de son coup, il bondit, immobilisa l'ours d'une poigne puissante et planta ses crocs dans le flanc de l'animal alors que ses yeux avaient pris une couleur pourpre. Sacha eut un large sourire, son cadet apprenait vite. De plus, il sentait un groupe de randonneurs à quelques centaines de mètres seulement et leurs odeurs n'avaient pas du tout attiré le jeune homme qui était resté focalisé sur l'ours. Peut être que Harry contrôlerait sa soif de sang humain plus facilement qu'il ne l'avait pensé.

Ils chassèrent durant quatre heures entre discussions et rires. Alexander les avaient fait approcher du groupe de randonneur pour vérifier si ce qu'il pensait était juste et il avait eu raison. Le survivant n'avait même pas fait attention à eux et avait continuer à chasser les proies animales. Harry avait une préférence pour les ours et refusait catégoriquement de tuer des cerfs et des biches. Sacha lui demanda pourquoi et le brun répondit que la forme animagus de son père était un cerf et celle de sa mère, une biche. En tuant ces animaux, il aurait l'impression de tuer ses parents. Quand enfin ils se sentirent repus, ils regagnèrent le château que Alexander s'empressa de faire visiter. Après tout, le survivant allait y vivre pendant un long moment.

La demeure était immense et le plus jeune ne retint que les lieux qui avaient une certaine importance à ses yeux. Il était certain que s'il tentait de tout retenir, il finirait par se perdre dans les labyrinthes des couloirs. Il avait donc retenu les emplacements du petit et du grand salon, de la salle à manger, de la bibliothèque, de la salle de combat aux armes blanches, de la salle de duel sorcier, du laboratoire de potion, de sa chambre, de celle de Sacha et de la roseraie, qu'il adorait. Quand ils eurent terminés la visite, l'aîné annonça qu'il lui laissait quelques heures de liberté durant lesquelles il pouvait faire ce qu'il voulait. Alexander avait plusieurs affaires à régler et il viendrait le chercher en début d'après midi pour commencer ses entraînements. Le survivant répondit d'un hochement de tête et alla à la bibliothèque pour lire quelques ouvrages sur les vampires.

Deux jours passèrent et les élèves avaient enfin quitté Poudlard pour retourner dans leurs familles pour les deux mois d'été. Les journaux sorciers ne parlaient que de la défaite de Voldemort et de la disparition du Survivant. Draco poussa un soupir de bien être quand il passa les portes du manoir Malfoy. Le manoir familial avait retrouvé l'aspect chaleureux de son enfance. Voldemort n'était plus et ne vivait donc plus dans le manoir. Il avait appris que le ministère avait voulu condamner son père au baiser du détraqueur mais que le directeur de Poudlard les avait convaincu d'attendre Mi Septembre et de lui donner un vrai procès. Persuadé que Lucius ne pourrait échappé à la sentence, Fudge avait accepté. Par contre, il avait été prouvé que Narcissa était totalement contre les idées de Voldemort, qu'elle n'avait jamais porté la marque des ténèbres et même qu'elle avait quitté le manoir Malfoy avec son fils quand le lord noir y vivait. Elle avait donc été relaxée. Les aurors avaient fouillé les lieux la nuit même de la défaite du mage noir et n'ayant rien trouvé d'illégal, ils avaient restitué leur bien à la famille.

Draco marcha d'un pas tranquille vers le jardin d'hiver. Il savait qu'il y trouverait sa mère. C'était l'endroit qu'elle préférait dans cette immense demeure. Plus encore quand elle y était seule. Il la vit, assise dans un fauteuil en rotin, lisant un roman moldu. Il n'était pas étonné. Elle avait découvert la littérature moldue et un peu de leur culture quand ils avaient loué le petit appartement londoniens et avait tout de suite apprécié. Contrairement à ce que beaucoup pensait, Narcissa était une femme très ouverte d'esprit, joyeuse, affectueuse et aimante. Il approcha d'elle, se pencha et déposa un baiser sur sa joue pour la saluer. Elle releva la tête et lui offrit un large sourire, heureuse de le revoir.

- Bonjour mon petit dragon. Tu m'as manqué.

- Bonjour maman. Tu m'as manqué aussi.

Les Malfoy ne montraient pas leurs sentiments et émotions en public mais ils s'aimaient profondément et étaient très proche en privé. Il était difficile de voir Lucius en papa gâteau et pourtant, il l'avait été avant que la magie noire ne fasse changer sa personnalité. Il prit place dans un fauteuil face à elle et rapidement, un elfe de maison leur apporta le thé et une assiette de petits gâteaux. Ils restèrent un moment silencieux buvant leur thé et profitant seulement du calme de l'endroit et de la présence de l'autre. Ils n'avaient pas spécialement besoin de se parler pour se comprendre. Mère et fils avaient toujours été très proche, ils avaient une relation fusionnelle. Après presque une heure d'un silence absolu, ce fut Narcissa qui prit la parole, curieuse d'en savoir plus sur les études de son fils.

- Alors. Ton année scolaire c'est bien passée ?

- Oui. Même si les buses ont été difficiles. J'espère avoir réussi en DCFM. Miss Ombrage n'était pas un très bon professeur. Nous n'avons pas fait de pratique de toute l'année.

- Je sais. J'en ai entendu parlé. On m'a dit qu'elle avait été particulièrement dure avec Harry Potter. Qu'elle c'était acharnée sur lui. Quand on sait ce que ce jeune homme à fait pour notre communauté. C'est vraiment honteux. Je trouve dommage qu'il ait disparu. Maintenant que j'ai repris contact avec Sirius, j'aurais aimé apprendre à le connaître.

- Sirius ? Sirius Black ? Demanda Draco soudainement blême.

Pourquoi par Merlin , Salazar et tous les autres, sa mère reprenait elle contact avec ce criminel évadé de prison ? Un psychopathe venait d'être anéantis et elle voulait en côtoyer un autre. Il ne la comprenait pas. Il allait se mettre à hurler pour lui expliquer sa façon de penser mais elle lui coupa l'herbe sous le pied en lui donnant de plus amples informations sur l'homme.

- Oui. C'est mon cousin et Sirius était innocent des crimes dont on l'a accusé. Peter Pettigrow à fait croire à sa mort, il c'est coupé un doigt et transformé en rat. Il a fait accusé Sirius injustement. À l'époque, mon cousin n'a même pas eu le droit à un vrai procès. Il a juste été jeté dans une cellule d'Azkaban et oublié de tous. Il est aussi le parrain de Harry Potter. J'ai toujours aimé Sirius. C'était un blagueur à l'époque de Poudlard. D'ailleurs, nous irons lui rendre visite d'ici deux semaines. De cette façon, tu pourras apprendre à la connaître.

Draco ne répondit rien. Qu'y avait il à répondre de toute façon. Il savait que si sa mère avait décidé de rendre visite à Sirius Black, alors rien ne pourrait l'empêcher de le faire. Puis, si l'homme était vraiment aussi sympathique qu'elle le disait, alors il avait envie de le connaître. Peut être que Sirius Black pourrait lui parler de Harry. Il avait la sensation que le jeune homme n'était pas du tout tel qu'il le montrait aux yeux de tous. Que comme lui, il avait porté un masque durant toutes ces années. Il termina tranquillement son thé avec sa mère et alla faire ce qu'il avait prévu, fouiller la bibliothèque du manoir pour découvrir quel type de Veela il était par rapport à son tatouage.

Il longea une multitude de couloirs, prit plusieurs tournants, monta plusieurs séries de marches et arriva dans la vaste bibliothèque qui se trouvait dans l'aile ouest du manoir. Elle était bien plus fournie que celle de l'aile est qui se trouvait à proximité de sa chambre. Sur place, il avisa sa table de travail préféré qui était à côté de la baie vitrée donnant sur le parc. Il y posa des rouleaux de parchemins vierge, une plume et un encrier et alla dans les rayons à la recherche des livres sur les Veelas. Il en prit une dizaine et revint s'installer à sa place. Il ouvrit le premier sans grande conviction et en parcourut les pages. La réponse n'était pas dans celui là mais il développait en détail la relation entre le Veela et son compagnon. Il nota le titre sur un parchemin pour le retrouver plus facilement par la suite et en prit un deuxième. Ce n'était pas le bon non plus. Il parlait des pouvoirs Veelas mais pas de comment les reconnaître par rapport à leur tatouage. Il nota également le nom, se disant qu'il lui servirait quand il serait quel type de veela il était. Le troisième et le quatrième ne lui apprirent rien non plus. Il soupira, défaitiste. Il commençait à douter de trouver la réponse. Finalement, dans le septième livre, il trouva ce qu'il cherchait.

[Les différents Veelas sont reconnaissables par rapport au tatouage présent sur leur hanche gauche. Ils sont l'empreinte du veela, sa personnalité.

Les veelas supérieurs arborent deux petites ailes dorées pour tatouage. Ils sont les seuls à posséder deux compagnons. Ils sont forcément dominants dans le couple et la sexualité. Leur magie est basée sur l'attaque et la protection. Ils sont aussi doués en magie de guérison, surtout pour soigner leurs compagnons. Les veelas supérieurs sont très rare. On en compte un tous les mille ans environ.

Les Veelas dominant arborent un ouroboros pour tatouage. Se sont eux qui prendront les décisions du couple et qui en seront les piliers. Ils seront dominants durant les relations sexuels et leur magie sera surtout basé sur l'attaque. Ils seront très protecteurs envers leur compagnon et leur famille. Ils deviendront des tueurs pour qui s'attaque à leur compagnon.

Les Veelas soumis arborent un Ankh pour tatouage. Ils sont soumis dans le couple et dans la sexualité de celui ci. Malgré tout, leur instinct de protection envers leur compagnon est puissant et ils peuvent devenir dangereux quand on s'attaque à ce dernier. Leur magie est une magie basée sur la guérison et la défense. Ils sont incapables de pratiquer la magie noire où les sortilèges d'attaques qui peuvent s'avérer mortels. Ils chercheront réconfort, sécurité et protection dans les bras de leur compagnon.]

Quand il eut terminé sa lecture, il était pâle comme la mort. Il se savait gay depuis longtemps déjà mais n'avait jamais imaginé être dominé durant l'acte. Les Malfoy ne se soumettaient pas. C'était ce que lui avait appris son père. Il avait toujours pensé qu'il serait un veela dominant et tout ce qu'il avait imaginé venait de fondre comme neige au soleil. Il ferma les yeux et se concentra sur lui, sa personnalité, sa façon d'être dans la vie. Il dû se rendre à l'évidence, le fait qu'il soit un Veela soumis n'était pas si abracadabrant. Quand il ôtait son masque de froideur, il était quelqu'un de timide, pudique et plutôt effacé. Malgré l'évidence, il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur. Est ce que ça faisait mal la première fois ? Est ce que son compagnon serait doux avec lui ? Est ce que son compagnon serait séduisant ? Est ce qu'ils s'entendraient aussi bien sur le plan physique, qu'intellectuel ? Qui pouvait bien être son compagnon ? Il avait sentit son odeur partout à Poudlard mais n'avait pas pu le trouver. Les questions tournèrent en boucle dans son esprit et il finit par s'endormir sur son livre.

Il fut réveiller deux heures plus tard par un elfe de maison qui annonçait que le dîner était servi et que sa mère l'attendait. Il grogna pour la forme alors qu'il se relevait et étirait ses muscles endoloris. Il envoya ses notes dans sa chambre et rangea les livres dans les étagères de quelques coups de baguette. Il quitta ensuite la bibliothèque et traversa une fois de plus une longue série de couloirs pour rejoindre la salle à manger où sa mère attendait. Avant de pénétrer dans la pièce, il s'arrêta quelques secondes pour se reformer un visage impassible. Il prit une profonde inspiration, ferma les yeux et expira à fond. Ensuite, il poussa la porte, entra dans la pièce et envoya un sourire radieux à sa mère qui haussa un sourcil en réponse. Il jura mentalement, il savait qu'elle avait comprit qu'il était troublé. Il prit place à côté d'elle et se servit une assiette en tentant de faire abstraction du regard insistant de sa mère sur lui. Il prit une bouché de son rôti de boeuf ignorant toujours sa mère. Narcissa posa sa fourchette avec lenteur, se racla la gorge et prit la parole d'une voix aussi douce que possible.

- Qu'est ce qui ne va pas Draco ?

- Tout vas très bien. Je vois pas pourquoi tu penses que quelque chose ne va pas. Répondit il rapidement, peut être trop.

- Ne me prends pas pour une idiote Draco Lucius Malfoy ! Je te rappel que je suis ta mère ! Je t'ai porté ! Mis au monde et élevé ! Alors je sais quand quelque chose ne va pas !

Draco eut le bon goût de baisser la tête et de rougir la tête face à la réplique de sa mère. Elle avait tout compris à la seconde où il était entré dans la pièce. Comment pouvait il espérer la duper ? Elle, qui le connaissait par coeur. Il ferma les yeux un moment et prit une profonde inspiration. Quand il reprit la parole, sa voix n'était qu'un murmure.

- J'ai reçu mon héritage Veela mais ça tu le savais déjà. Seulement, en faisant des recherches, j'ai appris que j'étais un Veela soumis.

Il se mordit la lèvre inférieur et joua avec ses doigts signe d'une grande nervosité chez lui. Sa mère lui offrit un grand sourire avant de parler avec enthousiasme.

- Mais c'est merveilleux mon petit Dragon. Tu auras un compagnon attentionné pour te protéger, prendre soin de toi, répondre au moindre de tes désirs.

- Et me dominer sexuellement. Grogna Draco en marmonnant dans sa barbe inexistante.

- Et ça te fait peur ?

Peu sûr de sa voix, le jeune Veela répondit d'un simple hochement de tête. Bien sûr que ça lui faisait peur. Il était littéralement effrayé par ça.

- Il ne faut pas. Ton compagnon sera très attentionné et fera tout pour que tu ne souffre pas. J'en suis sûr. Je suis sûr aussi qu'il attendra que tu sois prêt avant d'établir le lien. Il suffira de prendre ton temps, voilà tout.

- Tu crois ? Demanda timidement le jeune homme qui avait tellement envie de croire aux paroles de sa mère.

- Mais oui. Tout se passera bien. Tu verras. Rétorqua t-elle, confiante.

Les mots de sa mère le rassurèrent bien plus qu'il ne l'avouerait jamais. Elle avait su trouver les mots justes et dire ce qu'il avait besoin d'entendre. Il retrouva un sourire radieux. Il se sentait un peu plus confiant envers l'avenir. Il prierait Merlin et tous les autres pour que son compagnon soit tel que sa mère le lui avait décrit. Si tel était le cas, alors il l'aimait déjà. Le repas se termina dans une ambiance plus calme et quand ils eurent terminés, Narcissa proposa une balade dans le parc du Manoir. Elle aimait marcher de longues heures dans les allées fleuries tout en discutant avec son fils. De plus, le temps était magnifique ce jour là et le soleil brillait haut dans le ciel répandant sa douce chaleur sur le domaine. Ils enfilèrent leurs capes d'été et sortirent du manoir.

En Russie, Harry travaillait dur. Depuis qu'il avait apprit ce qu'il était, Sacha le faisait travailler environ dix heures par jours. L'autre vampire le faisait se lever très tôt et ils se couchaient très tard. Heureusement que le brun était bien nourrit et qu'il avait besoin de très peu de sommeil. Le matin, il prenait une douche, enfilait des vêtements confortables et l'entraînement débutait. Il y avait l'entraînement physique, le combat à l'arme blanche, à main nue, la magie nécromancienne, la magie vampirique et la magie sorcière de base mais également les potions, la botanique et les soins aux créatures magiques. Il avait aussi lu de nombreux livres sur les vampires et prit une foule de notes. Il avait découvert que tout ce qu'on lui avait dit sur eux étaient faux. Ils n'étaient pas des êtres sanguinaires et sans pitié. Ils n'étaient pas des adeptes des ténèbres et de la magie noire. Ils étaient vraiment un peuple fascinant. La plupart d'entre eux étaient organisés en clan structurés. Bref, sa vie au château Potter était parfaitement réglée. Entraînements et études la journée, chasse la nuit. Ils avaient énormément discuté et c'étaient trouvés beaucoup de points communs. Ils s'entendaient très bien et peu à peu, une relation fraternelle s'établissait entre eux. De plus, le brun était ravi, Sacha lui avait annoncé le jour même qu'ils iraient voir Sirius dans deux semaines environs.

Harry : Qu'est ce que t'as foutu ? Pourquoi je suis devenu un suceur de sang ?

Lyann : C'est pas mon idée mais celle de Nat.

Nat : Fermes là Ry ! En plus je vois pas de quoi tu te plaints, tu es devenu une Sex Bomb.

Draco : Moi un Malfoy en Veela soumis ?! C'est un scandal ! Lyann tu vas mourir.

Lyann : Calmes toi petit Dragon tu vas voir je suis sûr qu'Harry te feras vite changer d'avis sur ta position de soumis.

Nat : C'est vrai mon chou ! T'as pas la position la plus déplaisante.

Lyann : Mais oui. Imagines Dray. Ry et son corps musclé, qui te domine, qui t'encercle de ses bras puissants et protecteurs.

Draco : humpff.

Harry : Waoww ! J'vais vraiment me taper blondie ? J'dois signer où ?

Lyann : Ry' chéri... Fermes là ou tu vas nous vexer Dray.

Nat : C'est vrai quoi. Il est susceptible le p'tit Dragon.

Voilà, ce premier chapitre est maintenant terminé. Nous espérons que vous l'avez apprécié. Cela vaut il le coup que nous continuions à écrire cette fic. Si vous pensez que oui, alors la suite arrivera prochainement c'est promis. Nous avons en tout cas pris grand plaisir à travailler sur ce premier chapitre. Bises à tous et à toutes et à bientôt.