Coucou tout le monde :)

Et oui me revoila avec un nouveau chapitre même si j'ai longtemps hesité à le mettre. Comme je ne savais pas vraiment ce que vous en pensiez ( à l'exception de celles qui m'ont laissé une review, merci à vous ça m'a fait super plaisir :D) et bien j'ai un peu peur de faire fausse route mais je me dis aussi que j'écris pour moi mais quand même si vous lisez ce que j'écris, autant que ça vous plaise :)

Donc j'ai pris la bonne resolution (ou pas) de poster en fonction des reviews. Cruel ? Peut être un peu mais au moins j'aurais peut être la chance d'avoir un avis.

Merci à Marion, revieweuse anonyme.

Et voila je crois que j'ai fini :) On se retrouve en bas !

A bientôt !

Chapitre 2.

POV Edward.

- Oh mon dieu ! Excusez-moi ! me dit une voix féminine. Je suis tellement maladroite, ça m'arrive tout le temps. Je suis sincèrement desolée. continua-t-elle.

Je me relevais difficilement en inspectant ma chemise tâchée.

- Non ne vous en faîtes pas, lui dis-je, ce sont des choses qui arrivent.

- Oui , qui n'arrivent qu'à moi, me répondit-elle, je suis le genre de fille qui ne cause que des accidents autour d'elle. Je peux paraître pessimiste en disant ça mais c'est la triste vérité, continua-t-elle, je me dis sans cesse que j'ai une malédiction qui explique le fait que je provoque toujours des malheurs autour de moi …

Elle continua de parler mais j'étais trop concentré. Cette jeune femme était là, devant moi, en train d'organiser son petit plateau afin de pouvoir ramasser ce qu'elle avait fait tomber.

Je la regardais et me la décrivais. Elle avait de longs cheveux bruns légèrement ondulés qu'elle avait réunis en une queue de cheval haute. Elle était de taille moyenne, mince, ce qui lui donnait cet air si vulnérable. Ses mains étaient fines et elle maniait les choses gracieusement.

Lorsqu'elle releva la tête, je pus admirer ses yeux marron chocolat, dessinés en amande, qui allaient à merveille avec sa peau pâle.

- Et en plus de ça, je raconte ma vie ! Je dois vous ennuyer. Venez vous asseoir, je vais vous préparer un verre. Ah, au fait, moi c'est Bella, me dit-elle en me tendant une main.

- Edward. répondis-je en serrant sa main, maladroitement.

POV BELLA

Je me dirigeais vers le bar en lui indiquant la chaise qu'il pouvait prendre. Il s'y assit en prenant un bout de papier et en jouant avec, pensif.

Pendant que je lui préparais son cocktail, je regardais l'homme assis devant moi. Il était grand, tellement qu'à certains moments il se courbait pour ne pas imposer sa grande taille. Il avait de grands yeux vert émeraude cernés. Ses cheveux étaient chatains-roux mais laissaient paraître le fait qu'il était blond étant petit. Il ne souriait pas et paraissait malheureux, tellement que je lui demandais sans réflechir :

- Tout va bien ? lançais-je. De suite, je voulus ravaler les paroles que j'avais prononcé, pensant être indiscrète.

Le jeune homme me regarda, se demandant si ma question était serieuse.

- Oui, enfin, je crois. Mais je ne veux pas vous ennuyer à vous raconter mes histoires.

- Sans vouloir être pénible, c'est ce que j'ai fait il y a 10 minutes, lui répondis-je en déposant un verre dont le contenu lui était encore inconnu.

Il me dévisagea puis hésita et finalement se lança :

- Très bien. Aujourd'hui fut sûrement la pire journée de mon existence. Pour commencer, mes parents m'ont appris que mon grand-père, homme que je n'ai pratiquement jamais vu de ma vie venait de mourir et m'avait laissé en héritage quelque chose de très important. Puis mon patron m'a largement fait comprendre qu'au prochain faux pas que je commettrais je pourrais me faire éjecter en un rien de temps et, pour finir, j'ai demandé à ma compagne de m'épouser alors que je ne suis pas sûr d'être à 100% amoureux d'elle. Qu'en dîtes-vous ? dit-il d'une traite avant de prendre une grosse gorgée de son verre.

Je restais pendant de longues secondes interdite. Puis je me ressaisis et lui dis :

- Mes sincères condoléances, en ce qui concerne votre grand-père.C'est ce qu'on appelle un coup dur.

- Merci.

- Mais en ce qui concerne votre travail, ils ne vous vireront pas, continuais-je en m'installant près de lui, vu votre façon de vous habiller, vous devez travailler dans des bureaux et vu la façon déconcertante dont vous annoncez ça vous devez être haut placé.Les patrons ont besoin de personnes diplomées et intelligentes afin de ne pas faire flancher la boîte. Dîtes vous simplement que vous êtes l'un des nombreux piliers qui soutient cette entreprise. Ne vous pointez pas devant eux la tête baissée et l'air gêné. Bien au contraire, il faut vous imposer, montrer que l'erreur est avant tout humaine et que chaque personne a le droit d'en faire, la prochaine fois que vous les verrez, ayez l'air fier, la tête haute et le regard droit, ne montrez JAMAIS vos faiblesses, car si vous le faîtes, ils vont tous en profiter et vous serez perdu.

Je poursuivais :

- Mais en ce qui concerne votre demande en mariage, je ne peux pas vraiment vous aider. L'amour et moi, ça a toujours fait deux. La vie de m'a pas vraiment fait de cadeaux avec ça. Mais ce que je peux vous dire c'est qu'il ne faut pas avoir peur de vos sentiments. Si vous l'avez demandé en mariage sans le vouloir c'est qu'inconsciemment votre esprit le voulait. Prenez juste du recul afin de penser à cela. Je ne peux rien vous dire d'autre.

Il me regardait les yeux grands ouverts.

- Comment arrivez-vous à deviner tout cela ? C'est incroyable !

Je rigolais légèrement et dis :

- Il vous suffit simplement de regarder les postures, leur façon de se comporter, toutes les petites choses qui les caracterisent, juste physiquement. Imaginez-les sous plusieurs formes. D'abord heureux, puis malheureux, déprimés ou soucieux. Juste avec les traits du visage, nous pouvons déceler toutes les émotions. Il faut juste de la concentration et beaucoup d'expérience.

- Et je pourrais déceler vos émotions maintenant ? demanda-t-il, légèrement moqueur.

- Non, je ne laisse jamais paraître mes émotions, tout le monde pourrait savoir ce que je pense, me renfrognais-je.

- Excusez-moi, je ne voulais pas vous vexer, je … ,s'excusa-t-il.

- Vous voyez vous y arrivez.

Il me regarda avec de grands yeux pleins de questions.

- Vous avez vu quelle émotion me traversait juste en me regardant. Je feins tellement bien que c'est déconcertant, vous ne trouvez pas ? me vantais-je avant d'exploser de rire.

Edward leva les yeux au ciel et balaya la salle du regard lorsque ses yeux tombèrent sur un magnifique tableau représentant une femme allongée dans un champ de blé, les yeux fermés, un épi à la bouche, qui se trouvait posé dans un coin derrière le bar.

- Oh ! dit-il, émerveillé. Quel magnifique tableau ! Qui l'a peint ? demanda-t-il.

- Moi-même, répondis-je.

- Sérieusement ? Mais vous avez un don. J'aurais aimé voir la réaction de la femme en question lorsqu'elle a vu le résultat, dit-il, toujours fasciné.

- Moi aussi, dis-je, la tristesse de ma voix se faisant sentir.

Il ne comprit pas tout de suite. Je lui expliquais que c'était ma mère et que je l'avais peinte comme dans mes souvenirs car celle-ci était decédée quelques années auparavant après avoir succombé à un cancer.

- Je suis sincèrement desolé, s'excusa-t-il.

- Vous n'y êtes pour rien à ce que je sâche ou alors j'ai deux mots à vous dire, dis-je en essayant de lutter contre un élan de tristesse.

- Vous êtes réellement douée, me complimenta-t-il essayant de changer de sujet.

- Merci. C'est un peu mon hobby en dehors du travail. Je peins, je restaure ou je redécore. Tout ce qui touche à l'art en fait, lui dis-je, perdue dans mes pensées.

- Et elle passe vraiment beaucoup de temps à ça, effectivement, dit une voix grave.

Mon père sortit de la réserve se trouvant derrière Edward.

- Edward, je vous présente mon père, Charlie. Papa, voici Edward, un client qui a debarqué là il y a environ 20 minutes, dis-je.

- Elle ne vous dérange pas trop avec ses histoires ? demanda-t-il, pour embêter sa fille, en m'ébouriffant gentiment les cheveux.

- Pas le moins du monde, je finissais mon verre, répondit-il en souriant.

Je finis de nettoyer le comptoir avant de dire à mon père:

- Excuse-moi Papa, je suis un peu fatiguée, ça te gêne de fermer ce soir ?

- Non, file ! Mais va plûtot draguer en boîte, c'est de ton âge ! me taquina-t-il.

Je rougis légèrement avant de lui donner une petite tape dans le dos.

- Bon et bien, bonne nuit, ravie d'avoir fait votre connaissance Edward, lui lançai-je, souriante.

- De même, répondit-il en serrant la main que je lui avais tendue.

Une sorte de courant électrique me traversa à ce moment-là. Personne ne pouvait définir ce que c'était mais cette sensation était belle et bien présente .

Que pensez-vous de la première rencontre entre Bella et notre Edward ? Que va t'il se passer ?

J'attend vos théories :D

A bientôt !

Flo x3