~Origine~

.

~oOo~

.

Disclaimer : Tout appartient à JRK sauf certains personnages.

Excuse publique : Je sais, cette fiction contient des fautes qui font vraiment peur… Mais je ne le fais pas exprès, je le jure.

Warning : Cette fiction est un Slash.

Rating : M (à découvrir pourquoi dans plusieurs chapitres)

Résumé: C'est l'histoire de Killian Malfoy à la recherche de son second parent, de la vérité, sur lui, sur la relation qu'il entretenait avec Draco, de la vérité sur le passé de Draco, mais aussi la vérité sur sa propre naissance….

Avant-propos: Le thème de cette fiction est la vérité vaste sujet...

.

Remerciements :

A celles qui m'ont laissé des reviews, merci ! Franchement merci, vous êtes trop gentilles de m'avoir laissez ces adorables reviews, elles m'ont fait chaud au cœur ! A celles qui ont mis ma fiction en alerts ou dans leurs favoris, merci, ça m'a encore plus motivée ! A celles qui m'ont lue, aussi un grand merci ! J'espère que la suite vous plaira. Si ce n'est pas le cas, dites le moi…

.

~L'auteure prévient les lecteurs et lectrices, cette fiction a un rythme lent.~

Ne vous attendez pas à ce que Killian trouve direct son deuxième parents ou nous explique direct pourquoi il est allé voir Hermione.

Il raconte sa vie, montrant un trajet initiatique vers la vérité.

De plus, il y a des pleins de détails qui vont servir pour la suite de la fiction dans les souvenirs de la vie de Killian, cela ne se fait donc pas en deux chapitres... Je veux faire une fiction assez longue...

~J'espère que vous apprécierez~

.

/!\ L'histoire commence avec un POV Killian Malfoy.

.

~bonne lecture~

.

Chapitre 2 : Consultation n°1 : le regard de mon père.

.

D'aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours vécu au manoir Malfoy avec mon père. J'ai toujours été un enfant choyé et sage. Je me souviens que quand mon père rentrait du ministère, même tard le soir, il me trouvait à l'attendre dans les marches de l'escalier devant la porte, entourant le dragon en peluche qu'il m'avait offert à mon anniversaire. Je me forçais à ne pas dormir, et à chaque fois, mon père me souriait en ébouriffant encore plus mes cheveux, me faisait un câlin et me portait en m'embrassant jusqu'à mon lit, où il me regardait et me berçait le temps que je m'endorme.

D'aussi loin que je m'en souvienne, il a toujours eut le regard triste, même quand il me souriait, on ne parlait jamais de ma maman, il ne m'était jamais venu à l'idée qu'un enfant devait avoir deux parents. Je ne sortais presque jamais au dehors, une fois nous étions allées au parc, mais j'avais pleuré pour rentrer au manoir.

Mon père a été de loin le meilleur père du monde, je n'aurais pu rêver mieux. Je n'avais pas d'ami, et je n'en cherchais pas. Je trainais dans le grand parc du manoir, lisant des livres et m'instruisant comme tout enfant de mon âge devait s'instruire. Je n'allais pas à l'école, je n'avais pas de précepteur, j'avais refusé tout cela, des elfes de maison me faisaient les cours, c'étaient mes nourrisses et mes seuls amis. Cela n'a jamais déranger père, on mangeait dans la cuisine souvent avec les autres elfes et Papa adorait manger dans la cuisine.

Mais Papa était un homme secret, il ne parlait pas de son passé. Il me semblait qu'il gardait tout ce qui le concernait dans un petit coffret en bois qu'il gardait toujours précieusement prêt de lui. Je ne l'ai jamais vu quitter ce coffret des yeux. Il l'emmenait avec lui au travail et quand il venait à la maison, il ne le posait pas sur un meuble, il le gardait sur lui, caché sous sa robe de sorcier ou dans sa mallette de travail. La plupart du temps, il réduisait la boîte pour qu'elle ait une taille plus petite, comme 5 centimètres sur 2.5, elle était plus facile à transporté comme cela. J'étais même sûr qu'il dormait avec, comme un avare avec ses sous, ou un paranoïaque... J'étais intrigué par cette boîte, mais je me gardais bien de lui demander ce qu'il y avait à l'intérieur.

Il y avait aussi ma grand-mère. Narcissa. Je l'aimais beaucoup. Elle aussi était triste, mais elle m'a toujours beaucoup aimé. Quand elle me voyait elle n'était plus du tout triste. Quand elle venait au manoir elle me faisait cours, mais aussi c'était elle qui me gardait quand Papa rentrait tard du ministère. C'est aussi elle qui m'a raconté ma première histoire.

- Killian. Ma doucement chuchoter grand-mère. Viens te coucher mon petit.

Je n'ai pas voulu la contrariée, alors, je suis allé au lit. Elle m'a fait un bisou sur le front. Ses cheveux m'ont chatouillé le nez et elle m'a caressé les cheveux et les joues doucement pendant qu'elle me bordait. Elle savait que je ne dormirais pas tant que Papa ne serait pas rentré, alors, elle m'a mis Drakus mon dragon en peluche dans les bras et m'a proposé de me tenir éveillé le temps que Papa rentre.

- Je vais te raconter l'histoire d'un petit garçon.

- Il avait quel âge ?

- Laisse-moi commencer mon histoire. A rigolé ma grand-mère.

- Pardon. Je me suis bien installé et j'ai écouté sagement.

- Il était une fois un petit garçon. Il était brun et avait les cheveux en bataille.

- Comme moi ?

- Oui, les mêmes cheveux en bataille que toi. Ce petit garçon avait deux parents qui l'aimaient beaucoup. Ses cheveux et son visage ressemblait beaucoup à ceux de son Papa, mais il avait les yeux de sa maman, des yeux verts comme des émeraudes.

- Le même vert que l'écharpe Serpentard de Papa ?

- Exactement. Alors, ce petit garçon s'appelait Harry, déjà tout petit il était très bon sur un balai, il volait très bien, comme son Papa. Mais il avait déjà la gentillesse de sa Maman. Il faisait la fierté de sa famille et ils étaient heureux. Mais un méchant sorcier ne voulait pas qu'Harry soit heureux.

- Qu'à fait le méchant sorcier ?

- Le méchant sorcier est entré dans la maison des parents d'Harry le soir d'Halloween, Harry avait un an. Le Papa d'Harry a défendu sa famille, mais le méchant sorcier là vaincu. La Maman d'Harry est allé dans la chambre de son fils pour le protéger, mais le vilain sorcier est arrivé à ce moment-là.

- Que s'est-il passé ? J'étais totalement terrifié.

- Le vilain sorcier a vaincu la Maman d'Harry, et quand il a pointé sa baguette sur le petit garçon…

- Quoi ! Que s'est-il passé ensuite ?

- Le méchant sorcier a disparu. Pouf ! Harry avait vaincu le méchant sorcier. L'un des plus puissants sorciers au monde ! Harry avait sauvé le monde sorcier à un an…

Je voulais lui demander la suite, lui demander plus de détail, je voulais lui demander si cette histoire était vrai, j'aurais aimé qu'elle me raconte encore les histoires d'Harry, je voulais rêver être aussi ce petit sorcier fantastique qui était si fort qu'ils pouvaient vaincre un méchant sorcier à a peine un an !

- Maman je suis rentré ! A crié Papa de la porte d'entrée.

- Je suis dans la chambre de Killian.

Mon père monta les escaliers et Grand-mère me fit un énorme bisou sur la joue. Elle cacha mon visage de ses cheveux pour me murmurer :

- Ne parle pas de cette histoire à ton Papa, ça le rendrait triste. C'est notre secret, d'accords ?

- Oui.

- Maman ! La grondé Papa. Si je t'ai demandé de venir c'était pour que Killian dorme, non pour que tu le maintiennes éveillé.

Grand-mère à sourit et a fait un bisou à Papa avant de m'en refaire un et de nous dire au revoir. Papa a soupiré puis il est venu se blottir contre moi et il m'a demandé ce que j'avais fait de ma journée. Je suis est raconté que Grand-mère et moi on avait fait le tour du jardin, que j'avais aidé Grand-mère à planter des fleurs et d'autres plantes dans les serres pour les potions de Papa et qu'ensuite elle m'avait fait faire des coloriages. Je ne lui ai pas raconté l'histoire de Grand-mère. C'était notre secret.

L'année de mes quatre ans a été la pire. Je passais beaucoup de temps avec Grand-mère. Elle ne m'a plus jamais parlé d'Harry malgré mes demandes. Au fils des jours, Grand-mère était devenue étrange, elle avait peur de tout. J'essayais de la rassurée, mais rien n'y faisait, Papa lui demandé toujours ce qui n'allait pas, mais Grand-mère répondait par un sourire triste.

Nous étions en train de faire un coloriage, Grand-mère me félicitait parce que je n'avais pas débordé avec mes feutres. J'étais très fier. Je lui donnais mon dessin qui nous représentait Grand-mère, Papa et moi devant le manoir. C'est à ce moment que la porte d'entrée c'est ouverte à la volée. Des hommes en noirs sont entré dans le salon, Grand-mère s'est levé et s'était placé devant moi pour me protéger. Un homme s'était avancé vers nous et a dit :

- Narcissa Malfoy. Par la présente et sous l'ordre du Magenmagot vous êtes déclaré coupable d'avoir été une fervente partisante de Vous-Savez-Qui. Vous êtes condamné à la prison à perpétuité. Veuillez nous suivre, nous allons vous conduire à Azkaban.

L'homme attendait que Grand-mère fasse ce qu'il lui demander, mais elle n'a pas bougée, elle était restée fière. Je l'ai trouvé belle à ce moment-là. Je ne savais pas ce qu'il se passait. Mais Grand-mère dégager une grande force, que les hommes en noirs reculèrent d'un pas. Elle s'est retournée et m'a prise dans ses bras avant de s'assoir sur le canapé en cuir et de dire aux hommes :

- Messieurs, je ne peux décemment pas laisser mon petit-fils seul dans ce grand manoir. De plus, je tiens à faire mes adieux à mon fils avant de partir.

Les hommes ne disaient plus rien, mais leur chef hocha la tête. Je lui ai demandé ce qu'il se passer d'un seul regard, en guise de réponse Grand-mère m'a serré plus fort dans ses bras. On a attendu encore un peu comme ça. Puis Papa a passé la porte à son tour. Il a vu les hommes et a couru dans le salon. Je ne l'ai jamais vu aussi en colère. Il avait sa baguette serré dans sa main, mais tous les objets de la pièce ont volés sans qu'il ne dise un seul sort.

- Calme-toi Draco. Lui a ordonné Grand-mère.

Papa a respiré profondément et tous les objets sont retombés sur leurs meubles dans un bruit effroyable de casse. Papa a ensuite empoigné le chef, il a approché son visage tout prêt du sien et les autres hommes ont sorti leur baguette pendant que Papa murmurait :

- Tu as osé venir embarquer ma mère devant mon fils Dawlish ! Tu me le paieras, foi de Malfoy, tu paieras !

Puis il a lâché le dénommé Dawlish et s'est précipité vers nous, il a pris Grand-mère dans ses bras, il a enfouit sa tête dans son cou pour respirer une dernière fois son odeur, je crois qu'il a versé une larme. J'ai cru voir une chose brillante luire un moment dans le cou de mon père pour passer sur celui de Grand-mère, mais ça devait être juste une impression de ma part. Puis il s'est écarté d'elle et m'a demandé de lui dire au revoir à mon tour. Je n'ai pas compris. Je n'ai pas cherché à comprendre. J'ai pris Grand-mère dans mes bras. Elle m'a embrassé partout sur le visage. Puis elle m'a demandé si elle pouvait garder mon dessin et je lui ai dit oui. Ensuite Dawlish et ses hommes ont pris Grand-mère avec eux et je ne l'ai plus jamais revue.

Papa s'est enfermé dans sa chambre pendant des jours, je pouvais y rentré quand je le voulais. Pansy, l'amie de Papa était venu le voir une ou deux fois, mais Papa lui avait demandé de partir en lui criant dessus. Moi, il ne me criait jamais dessus. Il acceptait que je vienne le voir. Il acceptait que je pleure dans ses bras quand il m'a expliqué qu'ils avaient emprisonné Grand-mère et que je ne pouvais pas le revoir. Il a accepté que je dorme avec lui parce que je faisais des cauchemars. Il acceptait tout de moi.

Depuis ce jour, Papa n'a plus jamais été le même, il s'est éloigné de ses amis, il ne faisait plus confiance aux gens. Il se disputait souvent avec un homme par cheminette. Papa était souvent très en colère. Pansy ne revenait plus à la maison. Ils s'étaient fâchés.

De mon côté, avec mon regard d'enfant, j'ai su que je ne pourrais pas pardonner aux gens qui m'avaient enlevé ma grand-mère devant mes yeux. Ces mêmes gens qui ont bafoué son nom dans les journaux, d'après ce que me disaient les elfes de maison. Ils trainaient son nom, notre nom, dans la boue, disant que grand-mère était une mauvaise femme, une méchante sorcière, qu'elle n'était pas une bonne grand-mère, qu'elle n'était pas une bonne mère et qu'elle méritait son sort. Je les ai hais pour ça et je les hais toujours autant…

Un jour, alors que j'avais cinq ans, j'ai eu mon premier ami. Papa avait eu une promotion, il n'avait plus besoin de travailler au ministère, il faisait des recherches en potion à la maison, on était bien tous les deux. Je comprends seulement aujourd'hui qu'on l'avait punit plus qu'autre chose. Papa avait fait un scandale au ministère au sujet de l'arrestation de Grand-mère. Ils l'avaient consigné à la maison, mais je ne m'en plaignais pas. On se remettait tous les deux de la perte de Grand-mère. On y était finalement arrivé…

C'est alors que l'on a sonné à la porte. Mon père a laissé tomber son travail en cours et il est allé ouvrir, moi sur ses talons. La porte s'est ouverte sur une vieille femme aux longs cheveux grisonnant.

- Tante Andromeda ! S'était exclamé Papa.

- Elle-même. A dit la femme en riant. On peut rentrer Draco ?

J'ai jeté un coup d'œil derrière la femme qui devait être ma grand tante, il y avait un garçon de mon âge, il avait les yeux couleur or et les cheveux bleus turquoises. Papa s'est écarté et les a dirigés vers le salon pendant que je suivais toute la troupe les yeux rivés sur le garçon.

- Tu es Ted, le fils de Remus et de Nymphadora. N'est-ce pas ? demanda mon père au garçon.

Ted hocha la tête et baissa la tête au sol. Mon père lui tapota gentiment l'épaule et reporta son attention sur sa tante qui s'était installé confortablement sur un canapé et se laissait tenter à prendre un biscuit anglais avec du thé que les elfes lui apportaient.

- Alors, que me vaut le plaisir de ta venue, ma tante ?

- Je vais aller me recueillir sur les tombes de mon mari, de ma fille et de mon gendre, je voudrai rester seule quelques jours, mais il faut que quelqu'un garde Teddy avec lui et…

- Son parrain ne peut pas s'en charger ? L'interrompit mon père.

- Il est en déplacement professionnel, il ne rentrera que dans un mois minimum. Il ne me reste que toi. Je sais que tu travailles chez toi, tu pourras surveiller mon petit-fils, et il pourra jouer avec ton fils, ils ont le même âge.

- Je suppose que je ne peux pas dire non. Soupira mon père.

Sa tante eu un sourire carnassier et d'un bref mouvement de baguette elle fit apparaitre les valises de son petit-fils, lui donna un bref baisé sur le front, sur celui de mon père –qui essayait vainement de se dégager- et sur le mien. Elle se dirigea ensuite vers la porte.

- Oh ! Et ma tante, si tu pouvais éviter de lui dire où tu as amené son filleul ça m'arrangerait !

Elle sourit et ferma la porte sur les mots de mon père. Je regardais Ted à la dérobée, je ne savais pas comment me comporter face à lui, j'avais été élevé avec des elfes, je ne connaissais rien à ce qui pouvait bien intéresser les autres enfants ! J'avais peur de faire une bourde, de le choquer, où même d'être totalement ringard avec mes manières de sang pur.

- Je suis Ted Remus Lupin. Me dit le garçon en me souriant et en me tendant la main comme les grandes personnes le font pour se dire bonjour. Maladroitement, je lui ai pris la sienne et lui ai rendu son sourire.

- Killian Malfoy. Enchanté.

Je lui ai ensuite montré ma chambre. Ted m'a fait rire en changeant la couleur de ses cheveux un nombre incalculable de fois ! Puis nous avons joué dans le jardin, nous avons volé sur nos balais miniatures et plonger dans le lac que mon père avait réchauffé d'un coup de baguette magique car nous étions en automne. Nous avions tous les trois mangés de la pizza et des glaces devant un dessin animé moldu. Nous avions dormi dans le même lit et pour une fois je n'avais pas pleuré pour être seul, car j'avais besoin de Teddy.

Ted est resté une semaine à la maison. Sa grand-mère est revenue le chercher, et mon père lui a demandé la permission de le garder encore un peu pour moi. Mais tante Andromeda n'a pas voulu, à la place elle m'a invité à venir lui rendre visite à sa maison. Mais il faudrait que je lui envoie un hibou avant.

Quand Ted est parti, j'ai pleuré, longtemps, dans les bras de mon père. Puis j'ai vite envoyé un hibou à mon ami pour avoir de ses nouvelles. Nous correspondions par courrier, parfois par cheminées. Mais il s'écoula plusieurs mois avant que je ne le revoie.

Ted m'avait parlé de ses amis, d'autres enfants plus jeunes avec qui il jouait et il semblait heureux, même s'il me disait que je lui manqué. J'ai à mon tour cherché à avoir autant d'ami que Ted, j'ai accepté d'aller au parc, j'ai joué avec des enfants moldus et ils sont devenus mes amis.

Mon père m'a même inscrit à l'école pour que je puisse les retrouver. Et de ce fait, j'ai eu encore plus d'amis. Même si Teddy me manquait, je n'étais plus aussi seul que quand il était parti.

Vient ensuite le jour où nous avons pu nous revoir. Là j'ai été tellement heureux que mon père a dû me donné une potion calmante pour éviter que je ne détruise la maison avec le flux de magie que je ne contrôlais pas. On est arrivé chez Ted et on s'est tous les deux sautés au cou, on a rient, on s'est sourient et on est monté dans la chambre de Ted.

Après deux semaines passées chez mon ami, je suis rentré à la maison par poudre de cheminette. J'étais fier, car s'était la première fois que je le faisais seul et je ne m'étais pas trompé, ni dans l'adresse, ni dans le protocole de voyage. Je suis arrivé dans le salon du manoir tout sourire de revoir mon père. Sourire que je perdis vite quand je vis mon père affalé sur le canapé, pas rasé, pas lavé, pas changé depuis au moins quinze jours. Il dormait et je vis qu'il avait pleuré puisque ses joues étaient mouillées et ses yeux bouffis. Je me suis recroquevillé contre lui et j'ai dormi.

Ted est venu à la maison deux jours plus tard. Je lui ai raconté ce qu'il s'est passé quand je suis rentré chez moi, je lui ai raconté comment j'avais trouvé mon père. Triste. Mon père n'était pas heureux, et il ne le serait s'en doute jamais. Pourquoi ?

- Peut-être que ta maman lui manque ? Supposa Ted.

- Ma maman ?

- Oui, tu as bien une maman non ?

Je n'ai pas su répondre à sa question. Pour moi, je n'avais qu'un père, il était mon seul parent, il n'y avait jamais eu personne d'autre et il ne m'avait jamais parlé de quelqu'un d'autre en fait.

Je n'ai pas répondu à Ted, j'ai hoché la tête comme si je lui donné raison et cela a dû lui suffire. Il a dû croire que ma « mère » était morte, comme la sienne, il n'a donc pas posé de question en sachant que cela faisait mal de ne pas connaitre sa mère.

Quand Ted est parti, je n'ai pas osé poser de question sur ma « mère » à Papa, je voyais toujours son regard triste posé sur moi, son regard à moitié vide, et je n'ai rien dit, je n'ai pas osé lui faire encore plus de mal.

Mais j'ai longtemps cherché par moi-même à s'avoir qui était ma mère. Au fils des années, je me suis dit qu'elle avait pu quitter mon père, où qu'elle nous a abandonné, elle n'était pas forcement morte.

Mon père n'allait pas bien, je le voyais, il était plus triste quand je partais pour l'école, et quand je revenais, je le voyais endormis au sol, les joues baignaient de larmes. Je ne disais rien, je faisais comme si je ne voyais rien et cela me faisait mal.

Cette mascarade à durée deux ans, quand j'ai enfin eut huit ans, j'ai pris mon courage à deux mains, je suis allé le voir dans son laboratoire, il préparait des potions étranges et il était fatigué. Il ne l'avouerait jamais, mais il faisait des cauchemars, je le savais, je l'entendais crier parfois la nuit, quand il oubliait de jeter un sort de silence, il travaillait pour ne plus dormir et il était fatigué.

- Tu ne vas pas bien Papa. Je lui ai dit du tac au tac.

- Si, si je t'assure Killian ça va. Il m'a fait un pauvre sourire et il a continué à touiller son chaudron.

- Non, tu ne dors plus, tu as des cernes énormes sous les yeux Papa.

- C'est que je travaille sur une potion difficile, la recherche s'est dur tu sais Killian.

- Tu devrais retourner travailler au ministère. Tu étais moins triste. Bientôt, je vais allez à Poudlard et tu seras tout seul, je ne veux pas que tu sois triste…

J'ai baissé la tête et je suis sorti de son laboratoire. J'ai longtemps prié Merlin, Morgane et tous les dieux de bien vouloir aider mon père, de lui donner une chance d'être un peu plus heureux, de le raisonner. Et ce qu'il fit, le lendemain, il m'a annoncé qu'il reprenait son travail dans un laboratoire de recherche au ministère.

Le matin je me levais avec Papa, il m'amenait à l'école moldu, il partait ensuite au ministère. Puis il revenait me chercher le soir et nous dinions dans la cuisine avec les elfes de maisons. Papa avait toujours le regard triste, mais il ne faisait plus de cauchemars.

J'ai parlé du regard à mon ami Ted. Ted avait beaucoup changé, il avait les cheveux couleur carmin méchés de noirs à cette époque. Ted change de couleur tous les mois. Il paraissait plus âgé que moi, plus sage -il faut dire qu'il est née en avril alors que moi je suis né en décembre de la même année- et c'est pour cela que je lui ai parlé du regard triste de mon père.

- Je te l'ai déjà dit Kiki. (Je déteste ce surnom !) Ton père est triste parce qu'il n'a plus ta maman avec lui. Sur ses mots Ted mangea son gâteau russe en souriant, sourire qu'il perdit vite. Ma grand-mère a le même regard. Quand je lui ai demandé pourquoi, elle m'a dit que c'était parce que mon grand-père, ma mère et mon père lui manquait.

- Qu'est-ce-que tu me propose, Teddy ?

- Et bien, il faut lui trouvé une autre maman à aimer. Il faut que tu lui cherche une femme !

J'ai dit à mon meilleur ami qu'il était bête, qu'un Malfoy ne tombait pas facilement amoureux, que mon père était fier et que s'il voulait se trouvé une femme, avec le physique avantageux, la prestance, le charisme et l'éducation qu'il avait, il n'aurait aucun problème pour en avoir au moins une centaine à ses pieds !

Mais dans ma tête c'était autre chose. Je me mettrais à chercher la femme parfaite pour mon père, il serait enfin heureux !

J'ai mis mon plan à exécution dès le lendemain. Je lui ai présenté ma maîtresse. Une très jolie blonde aux yeux noisette. Mon père a été un parfait gentleman, il lui a fait la conversation, des compliments discrets, il l'a remercié pour la bonne éducation qu'elle me donnait, mais même si ses lèvres souriaient, ses yeux étaient toujours tristes. Il ne s'est rien passé avec la maîtresse. Mais je n'ai pas désespéré. Je n'avais qu'un an pour trouver la femme qui rendrait heureux mon père.

Je lui ai présenté la mère de mon ami Nicolas, puis celle de mon amie Christine, la tante de mon ami Alexandre, la grande sœur de mon amie Claudia… Je ne l'ai comptait plus. Tout ce que je sais, c'est qu'elles ont trouvé mon père à leur goût, qu'elles cherchaient à le revoir. J'ai décroché plusieurs fois le téléphone pour entendre :

« Bonjours Killian, c'est X, la (maman, tante, grande sœur, cousine,…) de ton ami(e) Y, est-ce que ton Papa est là ? Tu peux me le passer ? »

Mon père leur parlait avec le même sourire gentil, mais toujours avec ses yeux tristes. Il n'a jamais donné suite à ces rencontres, et ce n'est pas les occasions qui manquaient. Toutes lui avaient proposé un diner et à chaque fois il avait poliment refusé.

Je commençais à désespéré, désespéré par mon incompétence à rendre mon père heureux. Je me faisais moins discret concernant ses rendez-vous.

- Papa, pourquoi tu ne veux pas aller manger avec Karin la mère de Kevin ? J'ai demandé.

Mon père à lever les yeux de la gazette du sorcier, m'a souris et m'a montrer la chaise à côté de lui, je me suis assis rougissant.

- Tu crois que je n'ai pas vu ton petit manège ? Rit mon père.

- Depuis quand ?

- Depuis quand quoi ? Quand je me suis rendu compte que tu voulais me caser avec une des mères de tes amis ? Ou que tu t'étais rendu compte que j'étais malheureux ?

- Les deux.

- Je l'ai toujours su Killian. Dès que tu m'as présenté à ta maîtresse, j'ai compris que tu voulais que je sois heureux. Et pour ce qui est de moi. Eh bien, là encore, je l'ai toujours su. Tu l'as toujours remarqué et j'ai su que je ne pouvais jamais te cacher que je n'étais pas aussi heureux que je voulais bien te le faire croire.

- Pourquoi tu n'acceptes pas les rendez-vous alors ?

- Serais-tu content d'avoir une maman Killian ?

Je suis resté la bouche grande ouverte. J'aurais aimé dire un oui franc et massif, mais aucun son n'est sorti de ma bouche. Je l'ai donc refermé, mon père se penchait de nouveau sur un article du journal et je baissais la tête, pensif.

Il fallait se l'avouer, je ne voulais pas de « maman », je ne serais pas plus heureux si j'en avais eu une. C'était pour mon père que j'avais fait tout ça, et j'ai compris que lui aussi ne serait pas heureux s'il se mariait.

- Tu penses trop au bonheur des autres avant le tiens Killian. Et tu ne tiens pas ça du côté de ma famille, ni de moi. A dit mon père sans lever la tête de son journal.

De mon côté, j'ai brusquement relevé la tête. Mon père m'avait donné un indice sur ma mère, elle aussi s'inquiétait pour les autres plus que pour elle-même. J'avais donc bien eu une mère et quelque part, cela me soulageait d'avoir hérité de certains traits de son caractère qui ne pouvait pas rendre mon père mal à l'aise. Ce n'est pas comme si j'avais eu sa couleur de cheveux, ou autre. Du point de vu physique et moral j'avais hérité de mon père, cela devait moins lui rappeler ma mère, et de ce faite, il était moins triste en me regardant. Je n'étais pas le portrait de la femme qu'il avait sans doute aimé. Pourtant savoir qu'il me restait quelque chose d'elle au fond de moi, me rendait heureux et en même temps triste. Heureux parce que j'étais un enfant comme les autres, et triste, parce que mon père l'était aussi à ce moment.

Il avait les yeux dans le vague et un peu trouble, il devait refouler ses larmes, un sourire triste collé au visage, mâchoire crispée sous l'effort qu'il mettait à ne pas me montrer trop d'émotion, sourcils froncés pour retenir ses larmes. Je lui ai fait un câlin avant de fermer la porte du salon pour me précipiter dans ma chambre et allumé la télévision. Mais ce n'était qu'une diversion, je suis vite redescendu, et j'ai regardé mon père par le trou de la serrure, il était effondré sur le canapé, les mains couvrant son visage, le corps tremblant, et un cri déchirant le silence de la pièce. Il pleurait, je suis resté à l'observer longtemps, jusqu'à ce qu'il reprenne un peu contenance qu'il sèche ses larmes et qu'il ne reprenne le journal qu'il avait fait tomber pour retourner à sa lecture.

A partir de ce jour, je ne lui ai plus présenté aucune femme, quand elles appelaient à la maison, à la question : « Est-ce-que ton père est là ? » je répondais toujours « Non ». Un non qui voulait dire : « ne rappelez plus jamais ! »

J'ai vite eu dix ans, trop vite selon moi. C'est à cet âge que mon père se dit qu'il me fallait plus en connaitre sur le monde Sorcier. Il m'a fait un long discours ennuyeux sur la nécessité qu'avait un jeune sorcier comme moi à apprendre l'histoire de mon peuple, finalement, il m'a tendu un livre : Harry Potter : Le combat contre les Forces du Mal (par Rita Skeeter). J'ai lu ce bouquin avec avidité. Même si le style de cette pauvre femme laissait clairement à désirer, l'histoire était passionnante et vraie, oui, le petit Harry dont Grand-mère m'avait conté les aventures existait réellement ! J'avais vraiment du mal à y croire. Et pourtant, c'était vrai !

Je reçus ma lettre pour Poudlard. Mon père s'amuse encore à dire que j'ai fait trembler les vieux murs du manoir et que la moitié des elfes de maison sont devenus sourds à cause de mes cris de joie. Papa souriait tout le temps face à mon excitation, il m'avait confié qu'il l'était autant quand il est rentré à Poudlard.

Nous sommes partit acheter mes fournitures pour Poudlard. Quand on est rentré au manoir, mon père a ouvert le coffret qu'il gardait précieusement avec lui. Il farfouilla dedans et je cachais mal ma curiosité. La moitié de son bras était rentré dans la petite boite de 30 centimètres sur 20. C'était une boite magique, sans fond. Il finit par en ressortir une baguette et me la tendit. Dès que j'eu mis un doigt sur le bois, je senti tout de suite des picotements agréable aux bouts des doigts et mon ventre semblait danser la salsa, l'air me sembla plus doux et j'étais plus reposé.

- Tu es le maître de cette baguette Killian. Peu importe ce qu'elle a fait avant que tu ne la possède. Avec toi, elle redevient vierge comme si elle n'avait jamais été utilisée.

- Je lui ferais faire les plus beaux sort. J'ai dit émus.

Papa m'a serré contre lui. J'ai senti une larme couler le long de ma nuque, mais je ne m'en formalisais pas. Il m'a ensuite murmuré qu'il était fier de moi.

- Tu lui ressemble tellement.

Il avait dit cette phrase tellement bas que je ne suis pas sûr de l'avoir bien comprise.

J'ai fait mes adieux à mes amis de l'école moldu, si j'avais su que ça serait aussi difficile de leur dire adieux, je ne serais jamais allé à l'école. J'ai beaucoup pleuré et mes amis aussi. On s'est promis de s'appeler, de se revoir. Mais ce n'était que des mensonges. Je savais que je venais de quitter à jamais mes premiers véritables amis.

Mon père et moi avons pris route pour la gare de King Cross, traverser le quai 9¾. Moi qui –il y a quelques jours avant- ne demandait qu'à partir, j'ai rechigné à lâcher la main de mon père. Il avait vu mon trouble, alors il s'est penché vers moi pour me murmurer :

- Qui a-t-il Killian ?

- Si je fais quelque chose qui te déçoit ? Je lui ai demandé angoissé.

- Rien ne pourra me décevoir, tout ce que tu fais me rend absolument fier de toi…

Il m'a donné un baisé et je lui ai souri. Il avait balayé toutes mes peurs avec cette simple phrase. Je l'ai pris dans mes bras, et il m'a serré très fort. Nous ne nous étions jamais séparés au-part avant.

- Je t'aime Papa.

- Je t'aime aussi. Prends bien soin de toi.

- Toi aussi.

Je suis monté dans le train pour retrouver Teddy. Il portait déjà son uniforme et arboré des cheveux noirs et des yeux violet. Tous les élèves se retournaient à son passage. Il m'a vu et on s'est tous les deux choisit un compartiment. J'ai eu de la chance, le compartiment que l'on avait choisi se trouvait juste au-dessus de l'endroit où se tenait mon père.

J'ai ouvert la fenêtre pour lui dire encore une fois au revoir avant que le train ne démarre. Il était juste sous ma fenêtre, mais il ne m'a pas vu. Il regardait une personne au loin, je ne pouvais pas voir. Dans ses yeux gris j'ai vu qu'il n'allait pas bien, tout était cassé, il n'a pas su retenir une larme, puis deux, il n'a pas su cacher qu'il était encore plus malheureux, peut-être parce que je partais, peut-être à cause de la personne qu'il regardait.

En tout cas, j'ai voulu sauter du train pour le consoler, car je ne l'avais jamais vu perdre autant son sang-froid devant tant de monde, mais le train s'emballait déjà et nous partions, mon père n'a pas détourner son regard de la personne que je ne pouvais pas voir même quand je lui ai crié au revoir, il est resté là à pleurer…

.

~oOo~

.

Samedi 02 Novembre 2013. (17 heures 26). Sainte Mangouste.

.

Killian arrêta son récit à ce moment, il regarda attentivement Hermione qui fronçait les sourcils perplexe, elle attendait sans doute qu'il continue, où dû moins qu'il lui dise pourquoi il était venu la voir.

- La « séance » se fini dans quatre minutes non ? demanda innocemment le blond.

- En effet. Est-ce-que tu peux revenir après-demain pour ta prochaine « séance » ?

- Avec plaisir, je suis rentré pour plus d'une semaine, mon père se fait hospitalisé.

- Il va bien ? L'interrogea Hermione inquiète.

- Ce n'est qu'un cancer, il s'en sortira, mais j'ai demandé de rester avec lui une semaine ou deux, le temps qu'il aille mieux.

Hermione eu un petit sourire en coin. Il n'y avait évidemment que les sorciers de sangs-pur pour penser qu'un cancer était aussi simple à guérir qu'un rhume, sauf qu'il y a une petite opération en plus. Elle ne pouvait pas dire à Killian que dans le monde moldu on cherchait toujours la solution pour guérir efficacement un cancer.

- Je te revois donc lundi à la même heure ? Demanda Hermione en se levant.

- J'en serai ravi. Dit l'adolescent en se levant à son tour.

Killian s'avança vers la psychomage, lui prit la main et posa à peine ses lèvres sur le dos de celle-ci pour lui faire un baisemain, il releva la tête, ses yeux gris pétillaient agréablement et la brune aurait pu jurer qu'à ce moment, Killian Malfoy avait plus les yeux gris-vert que gris mercure. Le blond lui fit un sourire ravageur à une Hermione surprise et sortit de son bureau. Hermione n'avait pas bougée d'un poil, elle était debout, au milieu de son cabinet, les joues rouges la main toujours levée.

- C'est fou ce que ce gosse a comme sex-appeal ! S'exclama l'ex-Griffondor en reprenant conscience.

Elle s'assit à son bureau et essaya de comprendre ce que l'adolescent essayait de lui demander en lui racontant sa vie. En tant que psychomage, elle avait vite compris que le garçon était en quête de réponse sur sa mère. Etait-ce pour cela qu'il venait la voir ? Pour qu'elle retrouve sa mère ? Elle n'était pas détective ! Mais elle avait très envie d'aider cet adolescent. S'il lui racontait sa vie, c'était sûrement pour une bonne raison. Et s'il était venu la voir c'était parce qu'il savait qu'elle pourrait lui donné les réponses qui lui manquaient.

Hermione se leva et partit de ce pas dans la salle des archives de Sainte Mangouste. Elle y trouva Hannah Habbot qui faisait plus que flirtait avec Seamus Finnegan devenu dentimage. Les deux adultes étaient enlacés à moitiés nu appuyés à une étagère. Hermione s'arrêta au comptoir de la salle des archives devant les deux tourtereaux qui se séparèrent bien vite quand elle se racla la gorge.

- Salut Hermione, ça va ? Demanda Seamus en remettant sa cravate et sa chemise.

- Tu ne dois pas allé travailler Seamus ?

Lui répondit froidement la brune le regard sévère, le même qui faisait frémir tout Poudlard quand Hermione les forçaient à faire leurs devoirs à l'époque. Mais cette fois, le fameux regard faisait encore plus peur car il était accentué par des lunettes donnant à Hermione un air –que les élèves de Poudlard aurait appelaient- de Mcgonagall.

L'irlandais opta pour un repli stratégique, consistant à courir le plus loin possible du psychomage Weasley. La dite madame Weasley se tourna vers Hannah toute rouge qui bafouilla des paroles intelligibles pour expliquer son comportement.

- Je ne dis rien sur tes petits agissements dans la salle des archives si tu me laisse un dossier pour quelques heures. Menaça Hermione.

- Mais, mais je ne peux pas Hermione, il faut qu'il y ait une opération ou une demande ou…

- Tu connais le règlement, c'est bien…Dit la brune avec un sourire carnassier. Alors, ma chère tu dois savoir qu'il est interdit de s'envoyer en l'air dans l'hôpital non ?

- Que veux-tu ? Demanda vivement Hannah.

- Tu aurais l'acte de naissance de Killian Malfoy ? Le fils de Draco Malfoy. demanda Hermione.

- Tu n'aurais pas le nom de sa mère ? l'interrogea Hannah en se précipitant dans les rayons

- Non, c'est justement ce que je cherche.

- Tu joues les détectives maintenant Hermione ?

- …

Hannah comprit vite qu'elle n'était pas en position de marchander où même de passé le temps à faire la conversation. Elle retourna vite dans les rayons à la recherche du dossier demandé. De son côté, Hermione jubilait, elle n'avait accès que très rarement aux archives, et encore, elle n'avait pas tout le dossier, rien que des feuilles qui concernait ce qu'elle voulait savoir. Finalement, elle pensa vivement à inviter Seamus pour les fêtes, après tout, sans son caractère de Don Juan, elle n'aurait jamais pu faire chanter cette pauvre préposée aux archives !

- As-tu le deuxième nom du garçon ? Cria Hannah à travers les rayons de dossiers.

- Il ne me l'a pas donné. Avoua la psychomage qui se promit de le demander au blond à son prochain rendez-vous.

- J'ai juste un dossier au nom de Draco Lucius Malfoy. Dit Hannah en revenant vers Hermione. Mais il n'y a rien qui concerne son fils. Juste une feuille d'après ce que j'ai. Ajouta l'ancienne Serdaigle en lui tendant l'énorme chemise en carton noir avec écrit en gros « Draco Lucius Malfoy » en lettre d'or.

- Au revoir et merci. Dit Hermione en prenant le dossier du père de Killian et en retournant dans son bureau avant qu'Hannah ne lui demande quand elle comptait rendre ce dossier.

Hermione posa l'énorme dossier sur son bureau, elle l'ouvrit et tourna les pages, il y avait des millions dans de rapports sur les allés et venu de Draco à l'hôpital de sa naissance à aujourd'hui. Elle rit en voyant que le blond avait eu la varicelle, maladie qui normalement ne touchait que rarement les sorciers, surtout les sang-purs. Puis elle vit une feuille parlant de Killian Malfoy, une unique feuille ou était tamponné le sceaux du ministère. Elle l'a pris du bout des doigts et la lu :

.

Le 31 décembre 1998 :

.

Moi, Kingsley Shacklebolt ministre de la magie déclare que l'enfant Killian XXX Malfoy XXXXXX fils de Draco Lucius Malfoy et de XXXXX XXXXX XXXXXX est considéré comme un enfant sorcier, né de parents sorciers et pouvant vivre comme un sorcier.

.

Moi, Kingsley Shacklebolt, ministre de la magie, déclare et certifie que l'enfant Killian XXX Malfoy XXXXXX est l'enfant biologique de Mr. Malfoy et de XX. XXXXXX. Et qu'il ne représente aucun danger pour le monde magique et moldu.

.

Moi, Kingsley Shacklebolt, ministre de la magie, accorde en vertu de sa naissance à l'enfant Killian XXX Malfoy XXXXXX l'immunité diplomatique. Et proclame que l'enfant Killian XXX Malfoy XXXXXX est sous ma protection ministérielle, comme il sera sous la protection du ministre de la magie me succédant et ainsi de suite jusqu'à sa mort. Ainsi, Killian XXX Malfoy XXXXXX est déclaré filleul des ministres de la magie d'Angleterre qui se succéderont jusqu'à sa mort. Le verdict d'un éventuel procès contre le sorcier Killian XXX Malfoy XXXXXX sera donné par le ministre de la magie lui-même en raison des conditions de sa naissance et de ses parents biologique.

.

Moi, Kingsley Shacklebolt, ministre de la magie, fait le serment à Draco Lucius Malfoy, de ne rien révéler à qui que ce soit les conditions de naissances de l'enfant Killian XXX Malfoy XXXXXX.

.

Hermione ferma la bouche, ainsi Kingsley était au courant du secret qui planait sur la naissance de Killian. Et ce n'était pas un petit secret, puisque le ministre en personne a écrit une dérogation exprès pour l'enfant. Hermione était sans voix, Killian avait l'immunité diplomatique sorcière, ce gamin recevait de l'argent du ministère sur un compte à Gringost et en plus, il possédait à peu près les mêmes droits juridiques que le ministre de la magie, il ne pouvait pas être jugé, sauf pour faute grave et si par malheur quelqu'un osait à peine faire du mal au gamin… Hermione en eu des frissons. Si quelqu'un avait la sottise de lui faire de mal, ou même de lui parler de travers, tout le ministère porterait plainte contre cette personne, et cette dernière serait bonne pour le baisé du détraqueur ! Killian était la personne la plus importante de la société sorcière, autant que le ministre de la magie !

Que se cachait-il donc de si terrible derrière la naissance de Killian ? Pourquoi Kingsley, le ministre de la magie l'avait mis dans ses petits papiers, faisant ainsi de l'enfant son filleul et le protégé de toute la nation ? Qu'est-ce-que Killian avait d'important ? Pourquoi son deuxième prénom et le nom de sa mère étaient cachés ? Pourquoi Killian était aussi intouchable que le ministre ou qu'Harry Potter, le sauveur du monde sorcier ?

Tant de questions et si peu de réponses ! En tout cas, Hermione comprit qu'elle ne pourrait pas trouver le nom de la mère du fils de Draco dans les dossiers de Sainte Mangouste, ni du ministère. Killian n'avait officiellement pas de mère et les seuls qui savait qui elle était se comptait sur les doigts d'une main : Draco, Kingsley, le médecin qui a fait naitre Killian, peut-être la sage-femme et enfin, la mère du garçon.

- ça ne va pas être une partie de plaisir ! Soupira Hermione.

Elle qui voulait vite en finir avec cette histoire, vite trouver la mère de l'adolescent pour retrouver à ses vrais patients, elle n'était pas au bout de ses peines, finalement, il valait mieux qu'elle écoute le blond raconter son histoire comme il lui avait dit et peut-être, peut-être elle accepterait de l'aider et enfin, peut-être qu'elle connaitrait la vérité sur l'étrange Killian XXX Malfoy XXXXXX. Car à près tout, cette histoire était en train de la passionnée !

.

~oOo~

.

Petites notes de l'auteure :

.

Voilà, le deuxième chapitre est bouclé.

Vos impressions sur ce chapitre ? Review ?

A moins que vous ayez des suppositions sur les deuxième nom et prénom de Killian. Dans ce cas, je vous écoute.

J'ai vraiment besoin d'avoir votre avis sur ce chapitre, j'ai un énorme problème de confiance en moi, alors, si vous avez aimé c'est gentil de me le dire et si vous avez détesté vous pouvez me le dire aussi, je préfère que l'on me dise tout haut son avis plutôt qu'on me le cache...

Si vous êtes un lecteur passif (= qui ne laisse pas beaucoup de review) ce serait super gentil de m'en laissez une toute petite pour que je puisse m'améliorer pour la suite...

Sinon, le troisième chapitre parlera de la rentrée de Killian en première année et de ses fréquentations…

.

Réponses aux reviews anonymes :

.

Anonyme : Merci pour ta review et voilà la suite.

Drougael : Merci pour ta review, j'espère que tu as aimé ce chapitre et qu'il n'est pas trop bizarre à ton goût…

kiki13 : Merci pour ta review, tu as donc le chapitre 2. J'espère que tu as autant aimé que le prologue.

.

Petit sondage : Vous pensez que le Choixpeau enverra Killian à :

Réponse A) Serpentard.

Réponse B) Griffondor.

Réponse C) Serdaigle.

Réponse D) Poufsouffle.

Réponse E) Aucune des quatre. Il y a eu une erreur, Killian est un cracmol.

Réponse F) Autre…

.

~Mercie de m'avoir lue~

~A suivre~

.