~Origine~

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~oOo~

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Disclaimer : Comme d'habitude, tout à elle et rien à moi.

Excuse publique : Pardon pour les fautes d'orthographes, grammaire et conjugaison...

Warning : Cette fiction est un slash (relation male/male)

Rating : M

Conseil de l'auteure : Si vous n'aimez pas les slashs, ne lisez pas cette fiction.

Résumé: C'est l'histoire de Killian Malfoy à la recherche de son second parent, de la vérité sur lui, sur la relation qu'il entretenait avec Draco, sur le passé de Draco, mais aussi sur sa naissance.


Remerciements

Merci à vous qui me laissez des reviews, me mettez en favoris, en alert et qui me lisez, merci.


/!\ L'histoire commence par un POV Killian.


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~bonne lecture~

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Chapitre 5 : Consultation n°3 (partie 2) : Le plan de Killian.

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Année 2010.

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Le reste des vacances s'était déroulé normalement, Papa restait dans son laboratoire, il cherchait des potions d'arrachepied, il ne dormait que quelques heures, mais je l'avais toujours connu comme cela. Nous avions fêté mon onzième anniversaire, dans la joie et dans la bonne humeur. Encore une fois, j'avais été très gâté par Papa et même Ted et Andromeda avaient pensés à moi.

Finalement, il fallut retourner à Poudlard. Les adieux avec mon père avaient été encore plus déchirant que le jour de la rentrée, cette fois, Papa ne m'avait pas accompagné sur le quai, il n'avait pas passé la voie 9¾, il m'avait dit au revoir devant le mur de brique.

- On se retrouve pour les vacances de Pâques Killian. M'avait rassuré mon père en m'embrassant sur le front.

- Tu vas me manquer.

- Toi aussi tu vas me manquer.

J'allais passer à travers le mur quand j'entendis un petit rire derrière moi. Je me retournais, Papa retenait un éclat de rire.

- Qui-a-t-il ?

- Rien, rien, j'aime beaucoup ta coiffure c'est tout. Allez, file maintenant !

Je lui fis un immense sourire, j'avais passé la matinée à me mettre tout mon pot de gel sur la tête pour avoir les cheveux gominés comme mon père. J'étais content que ma nouvelle coiffure lui plaise, je lui ressemblais plus comme cela.

Dans le train, je retrouvais mes amis : Petrov, Eric et Ted, mais aussi mon ennemi : Alexander. Ce dernier ne manqua pas de se moqué de moi, mes cheveux n'étaient pas restés collés à mon crâne très longtemps, le résultat était désastreux… D'abords, les cheveux de derrière mon crâne s'étaient dressés –sûrement la raison de l'hilarité de mon traître de père- mais ensuite ce fut tous mes cheveux qui se dressèrent sur ma tête. J'étais mort de honte… Et par-dessus le marché Fidélisa Summers –la fille qui plaisait beaucoup à Alexander- s'installa dans notre compartiment.

- Killian ! S'écria-t-elle en voyant ma coiffure. Mais qu'as-tu fais à tes cheveux ?

Je baissais la tête gêné. Tout le train serait bientôt au courant que j'avais les cheveux qui se dressaient sur ma tête comme si j'avais mis les doigts dans une prise électrique de 100000 Volt. Je voulais que l'on m'oublie, que l'on se taise. Ted ne dit rien, Eric rit, Petrov était ailleurs, mais Alexander en a profité.

- Il a voulu tester une nouvelle coiffure ! Dit-il méchamment en se moquant de moi, mais il adressait un ton mielleux à la jeune fille assise à côté de lui. C'est horrible n'est-ce pas Fidélisa ?

- Pas du tout ! Répondit la jeune fille Alexander la regarda étonné comme moi. Comment sais-tu que cette coiffure fait fureur aux Etats-Unis, Killian ?

J'étais resté bouche bée. En fait, Fidélisa m'expliqua que la majorité des américains se coiffaient les cheveux en pics comme je l'ai avait et que la mode se propageait à travers le monde.

- En plus, ajouta la Poufsouffle, tu es magnifique comme cela…

Je n'ai rien dit, la tête d'Alex valait tous les plus beaux compliments du monde ! Finalement le voyage en train se passa très bien, je n'avais jamais parlé avec Fidélisa. C'était une fille assez petite pour son âge, elle avait la peau blanche et ses cheveux noirs lui arrivaient au milieu du dos, ils étaient bouclés et très bien coiffés, pas étonnant qu'elle ait tout de suite aimé ma coiffure, Fidélisa semblait être une accros des magazines de mode. Ses yeux étaient bleus foncés. Elle était très gentille, nous avons passé tout le trajet à parler de mode et j'en appris beaucoup.

On est sorti du train et tous les regards convergeaient vers moi, mais ce n'était pas les regards de haine comme ceux que je recevais au début de l'année. C'était plutôt des regards étonnés et envieux. J'eu droit –à ma plus grande surprise- à des compliments de plusieurs élèves. J'étais devenu une sorte d'icône de la mode.

- Tel père tel fils. M'avais dit Fidélisa en s'asseyant à côté de moi pour le diner.

Elle n'avait pas dit cela sur un ton péjoratif comme les autres. Je lui ai souri. On était vite devenus amis, je l'aimais beaucoup, mais ce qui me faisait le plus plaisir était que cela dérangeait beaucoup Alex.

- Ton père était une icône de la mode de son temps, je me trompe ? Me demanda mon amie.

- Je l'ignore, Papa n'aime pas parler de ses années à Poudlard.

Elle n'a pas abordée le sujet et je l'en remerciais. Maintenant que j'y pensais, je ne connaissais pas beaucoup de chose sur mon père. En fait, je redoutais de lui poser des questions sur son passé de peur de faire face à une crise de larme ou de dépression.

Les jours passèrent et je me rapprochais de plus en plus de Fidélisa à mesure que je m'éloignais de Ted. Je voyais que je délaissais mon meilleur ami, mais lui, il préférait traîner avec cet abruti d'Alexander Smith.

J'étais à la bibliothèque pour chercher des informations sur Harry Potter. Fidélisa, Eric et Petrov m'accompagnaient. J'allais perdre mon pari. Ted m'avait montré un insigne de la brigade Inquisitionnale, le groupe qui regroupait les élèves alliés à Ombrage et il avait aussi un ancien galion dont se servaient les membres de l'AD pour communiquer. Je ne savais pas où il les avait trouvés, je m'en fichais, mais il fallait que j'en sache plus que lui pour que je gagne à notre jeu idiot !

- Raaa ! J'ai crié en reposant le énième bouquin parlant de Potter sur son étagère.

Je suis retourné d'un pas rageur à la table de la bibliothèque ou m'attendait mes amis. Je n'avais rien trouvé !

- ça va Killian ? Me demanda la Poufsouffle.

- Non, ça ne va pas du tout ! J'ai hurlé ce qui me valut un regard glacial de Madame Pince.

- Qu'est-ce-qui t'arrive ? M'interrogea Eric content de ne plus lire son gros bouquin ennuyeux sur Godric Griffondor.

- Je ne trouve rien dans ses saletés de bouquins qui puisse m'aider à combler les trous sur la vie de Potter !

- Veuillez montrer plus de respect pour les ouvrages de cette bibliothèque Mr. Malfoy ! Hurla la bibliothécaire. Et si vous ne faites pas silence je vous vire ! Suis-je assez claire ?

- Tout à fait Madame, il ne rrrecomencerra plus. Promis Petrov pour avoir la paix tout en me lançant un regard de reproche pour que je me calme.

Je suis resté silencieux -Petrov pouvait faire vraiment peur !- je repensais à ce que m'avais dit Cho pendant les vacances. Potter était proche de Dumbledore, très proche, elle m'avait dit aussi que le Directeur semblait en savoir beaucoup plus que Potter sur certains points de sa vie.

- Toi, tu as une idée derrrrièrrrre la tête. M'accusa Petrov toujours plongé dans son livre écrit en Russe ou en Bulgare.

- Oui. J'ai avoué en chuchotant.

- Qu'est-ce-que c'est ? Me questionna Eric.

- Je paris que c'est une idée pour gagner ton stupide pari contre Ted. Déclara Fidélisa.

- Tu as raison. Je veux parler à quelqu'un pour avoir plus d'information sur Potter. J'ai avoué.

- Qui ? M'a demandé Eric.

- Dumbledore.

Ils m'ont tous regardé comme si j'étais fou, même Petrov leva les yeux de son gros bouquin. J'ai soupiré. Je n'aurais jamais dû leur dire que cela faisait à peine un an que je connaissais l'existence d'Harry Potter, maintenant ils me prenaient pour un inculte du monde Sorcier.

- Je sais qu'il est mort ! C'est à son portrait que je veux parler !

Ils ont paru soulagés. Non, mais ! Un Malfoy n'est jamais à la ramasse bon sang de bois ! Il connait toujours tout ! Enfin généralement… Moi j'étais l'exception à la règle dans le clan Malfoy…

- Tu penses que McGonagall acceptera que tu parles à Dumbledore ? Demanda naïvement Eric.

- Mais bien sûr. J'ai répondu sarcastique. Elle va même me proposé des bonbons et un chocolat chaud en me priant de l'appeler Minerva.

- Vraiment ?

- Non ! Elle m'enverra paitre ! Non, mais tu vis dans quel monde Eric ?

- Oh ça va !

- Tu vas faire quoi alors ? M'interrogea Fidélisa.

- M'introduire dans le bureau évidement.

Ils m'ont encore fois regarder avec des yeux immense. C'était repartit. Je leur semblais totalement fou. Mais peut-être que je l'étais après tout…

- Comment vas-tu t'y prrrendrre ?

Petrov n'avait aucun problème pour enfreindre les règles. C'est pour cela que je l'aimais bien. Il me suivrait si j'avais un plan bien construit et il m'aiderait quoi qu'il arrive. C'était un vrai ami. J'ai sortis mon sourire Malfoy numéro 3 qui voulait dire : « J'ai un plan machiavélique en tête » et j'ai annoncé :

- Vous connaissez une technique qui s'appelle « fuir à la manière Weasley » ?

Fidélisa hocha négativement la tête, Eric écarquilla les yeux d'incompréhension derrière ses lunettes de plongées vertes clairs et Petrov haussa les épaules signe qu'il ne connaissait pas cette expression. Je souris. Pour une fois que je savais quelque chose qu'ils ignoraient sur le monde sorcier, je pouvais briller. Mais bon, je me suis montré magnanime et je n'ai pas pipé un mot sur leur ignorance flagrante de l'histoire de Poudlard.

- Année 1996. J'ai déclaré comme si je racontais un conte. Dolores Ombrage grande Inquisitrice de Poudlard et Directrice à cette époque menait le collège d'une main de fer. Personne ne pouvait se réunir en un groupe composé de plus de trois personnes sous peine d'interrogatoires. Mais alors que la terreur régnait et que les élèves avaient perdu espoir, des élèves courageux menaient leur petite guerre contre le tyran. Ses preux élèves étaient bien entendu des Griffondor…

Fidélisa émis un grognement alors que Petrov et Eric souriaient et bombaient le torse fier de leur maison tout comme moi.

- … Parmi ses Griffondor, il y a en avaient deux en particulier. Deux Griffondor connu pour leurs farces autant que pour leurs nombres d'heures de colles cumulées tout au long de leurs sept années à Poudlard. Ces deux jeunes gens se nommaient Fred et George Weasley. Après avoir fait tourner en bourrique Ombrage en enchantant des cierges pour qu'ils écrivent des gros mots en l'air et lâcher des feux d'artifices magiques dans tout Poudlard les deux jumeaux décidèrent de quitter l'école. Pour cela, ils créèrent un marécage magique dans un des couloirs de Poudlard, ils invoquèrent leurs balais et quittèrent l'école par une fenêtre ce faisant salué par Peeves qui leur avait promis d'en faire bavé à la directrice tortionnaire. Les jumeaux quittèrent Poudlard et ils firent fortune sur le chemin de Traverse en ouvrant une boutique de farce et attrape connu maintenant dans le monde entier sous le nom de « Weasley farce et attrape pour sorcier facétieux »…

Mes amis restèrent bouche bée. Et oui, je ne savais rien sur Harry Potter, mais j'étais au courant de plein d'autre chose sur Poudlard et sur le monde sorcier. De plus, c'était facile de comprendre pourquoi Papa ne m'avait jamais parlé de Potter, ils se détestaient. Je comprenais mieux aussi pourquoi Grand-mère n'avait pas voulu que je parle de Potter à Papa à l'époque.

- Qui t'a raconté cette histoire Killian ? M'a demandé Fidélisa.

- Papa m'en avait un peu parlé quand je lui ai offert des pastilles de gerbe à Noël.

- Tu offres des pastilles de gerbe à ton père toi ? M'interrogea Eric visiblement très curieux.

- Il a beaucoup apprécié.

- Bon, réplica sèchement Fidélisa, pourquoi tu nous parle de ça Killian ?

- Simple ma chère. Je veux que vous fassiez une diversion façon Weasley.

- Ce n'était pas la « fuite » façon Weasley ?

- Maintenant ce sera la diversion, j'ai déclaré, je ne veux pas que vous quittiez Poudlard sans moi...

Fidélisa a soupiré alors qu'Eric et Petrov ont tout de suite accepté mon plan. Fidélisa était toujours trop sérieuse. Nous avions alors convenu du fait que notre diversion devait se faire ce week-end. Il fallait préparer tous les ingrédients et affiné mon plan, mais normalement le premier week-end de la rentrée de janvier serait marqué par ce qui s'appellera plus tard « la diversion façon Killian Team » !

La semaine passa très lentement selon moi. J'attendais avec impatience que mon plan : Entrer dans le bureau directorial sans ce faire prendre par la vieille McGo passe de projet à réalité. Je me montrais nerveux, stressé et paranoïaque. Parce que ça serait ma première bêtise à Poudlard et qu'en plus, je pensais que les professeurs et la directrice étaient au courant de mon plan et qu'ils attendaient le bon moment pour me punir.

Le cours durant lequel je stressais le plus était sûrement celui du professeur Pucey. Cet imbécile de directeur de la maison Serpentard avait réussi à me faire détester sa matière et sa personne. Il me regardait toujours d'un œil torve et j'avais la nette impression qu'il me soupçonnait tout le temps. Fidélisa essayait de me détendre pendant les cours du professeur Pucey –nous avions cours commun avec les Poufsouffle- mais ce crétin de Serpentard n'arrêtait pas de m'en faire voir des vertes et des pas mures dans le but de me faire craquer et de me coller. Mais je ne lui ai jamais donné satisfaction, même le jour où il a fait un commentaire désobligeant sur mon père...

Eric –contrairement à moi- était très excité. Je crois qu'il préférait ce faire coller plutôt que de continuer à faire des recherches à la bibliothèque. Petrov était... Petrov restait Petrov, toujours aussi stoïque et flegmatique. Fidélisa ne cessait de répéter que c'était une mauvaise idée, mais cela ne l'empêchait pas de vouloir participer.

Et enfin, sans que je ne m'en rende compte, le week-end arriva. Tout était prêt, le plan avait été prévu dans les moindres détails et il y avait même des plans de rechanges. Comme nous étions tous les quatre novices dans l'art te la manière de faire des bêtises à Poudlard, nous avions prévus 10 plans de secours !

- Prêt ? J'ai demandé à mes amis.

- Roger ! A hurler Eric.

- Hn. A dit Petrov.

- Je répète que c'est une mauvaise idée. A soupirer Fidélisa.

C'est pourtant Fidélisa qui s'est précipité la première dans le couloir pendant que je me dirigeais vers la gargouille qui menait au bureau de la directrice.

J'ai attendu un quart d'heure, comme c'était prévu dans le plan, c'était juste assez pour voir débouler le vieux Rusard avec sa vieille chatte Miss Teigne sur les talons. Il s'est arrêter devant la gargouille pour reprendre son souffle avant de déclamer haut et fort sans se rendre compte que j'étais caché derrière une armure :

- La vérité, c'est de chercher toujours la vérité ! (1)

La gargouille pivota et le vieux Rusard s'engouffra dans l'espace libéré par la statue magique. Je n'eus à attendre que McGonagall sorte du bureau d'un pas rageur suivie de près par Rusard et sa vieille chatte qui n'arrivait plus à sentir les élèves comme à l'époque. La gargouille pivota et bloqua de nouveau l'entrée du bureau.

J'avançais lentement vers la statue, j'étais nerveux. La gargouille de pierre me regarda longuement avant de cligner des yeux attendant visiblement que je parle. Je m'éclaircis la gorge et je citais :

- La vérité, c'est de chercher toujours la vérité.

Mais avant de pivoter, comme elle l'avait fait pour le vieux Rusard, la gargouille me regarda, puis elle ouvrit le bec et j'eue soudain peur qu'elle n'alerte la directrice d'une voix stridente. Mais au lieu de cela, elle déclara d'une voix douce que je ne lui soupçonnais pas :

- La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera. (2)

Je ne comprenais pas ce qu'elle me disait. Elle n'avait pas fait ça quand Rusard avait dit le mot de passe. Pourquoi me disait-elle cela ? Qu'est-ce-que ça signifiait au juste ?

Je laissais mes questions derrière moi et je montais quatre à quatre les marches de escaliers en colimaçons, j'ouvris la lourde porte en bois me menant au bureau de la directrice.

Le bureau était vaste, couvert de lourde tapisseries et de tableau des anciens directeurs. Je reconnus facilement Fortescue et Negulus. Je cherchais le plus grand directeur de Poudlard. Et je ne le trouvais pas.

- Monsieur Malfoy je présume ?

J'ai sursauté puis j'ai jeté un coup d'œil vers l'endroit d'où la voix s'était élevée, dans une alcôve du côté droit derrière le bureau directorial. J'ai avancé lentement vers la voix et c'est là que je le vis. Albus Dumbledore !

- Bonjour. J'ai murmuré d'une petite voix.

- Bonjour à vous aussi mon garçon. Un bonbon au citron ?

Il me montra un vase remplis de petits bonbons couleur soleil, j'en pris un mais je ne le mangeais pas. Il me sourit et je le lui rendis quoiqu'un peu stressé.

- J'ai quelques questions à vous poser professeur...

- Voyons, voyons mon garçon... Je ne suis plus professeur ! Appelle-moi donc Albus.

Ses yeux pétillaient de joie quand il me regarda par-dessus ses lunettes, je crus qu'il me sondait de l'intérieur et je ne pus que réprimer un frisson. Il me rappelait l'époque où je croyais encore au père Noël et que Papa m'emmenais dans un centre commercial pour que je puisse monter sur les genoux d'un vieux barbu qui me demandait toujours : « As-tu été sage cette année mon garçon ? », le vieux papi me regardait toujours par-dessus ses fausses lunettes et j'avais l'impression qu'il voyait toutes mes bêtises. De ce fait, j'avais toujours peur de me retrouver sans cadeau. Et c'est exactement ce qu'il se passait avec Dumbledore, je ne savais pas s'il allait accepter de me répondre s'il arrivait à lire en moi.

- Bien, professeur... Je veux dire Albus. Je suis Kil...

- Je sais, tu es Killian Malfoy.

Il me sourit et ses yeux pétillaient deux fois plus. Papa m'avait dit que Dumbledore savait plein de choses, plus que la plupart des gens. Mais là j'étais scié. Cela dû se lire sur mon visage puisqu'Albus décida de me rassurer.

- Ce n'était pas compliquer de savoir ton nom mon garçon, le Choixpeau n'a pas arrêter de parler de toi depuis ta rentrée très remarquée.

- Un Malfoy à Griffondor ! Mais où va le monde ! S'exclama une voix derrière moi.

Je me suis brusquement retourné. Je suis tombé nez à nez avec un homme, ou plutôt le portrait d'un homme accroché dans l'alcôve en face de celle de Dumbledore. Quand nos regards se sont croisés, il m'a accordé un petit sourire en coin qui pouvait passé comme ironique ou gentil.

- Vous êtes Severus Snape ! J'ai crié en reconnaissant l'homme.

- C'est professeur Snape pour vous Monsieur Malfoy. Me rappela à l'ordre l'homme en noir.

- Pardon professeur.

- Severus ! Le réprimanda Albus. Soyez plus aimable avec ce garçon je vous prie !

- Mfm. Fut la seule réponse de l'ancien directeur de la maison Serpentard et de Poudlard.

- Eh bien, que voulais-tu me demander mon garçon ?

- J'ai un exposé à faire sur Harry Potter et...

- Un Malfoy fait un exposé sur Potter ! Hurla le professeur Snape. Mais où va le monde ?

- Severus ! Bien, continue mon garçon.

- Eh bien... On m'a dit que vous étiez proche de Potter prof... Albus. Alors, j'ai décidé de venir vous voir pour vous poser des questions.

- Assieds-toi mon garçon. M'invita Dumbledore en me désignant le fauteuil de la directrice.

Je m'assis avec appréhension, je n'avais pas beaucoup de temps, mais ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait parler avec les deux directeurs les plus connus de Poudlard. Je me suis donc bien installer dans le fauteuil confortable de la directrice. Peu importe qu'elle me trouve ainsi et que j'ai des heures de colles jusqu'à la fin de ma scolarité. J'avais une chance de parler à ces deux illustres sorciers, autant en profiter. Après tout à cheval donné on ne regarde pas les dents (3) comme le disent les Moldus.

- Eh bien, je t'écoute mon garçon.

- Avant tout professeur. J'aimerai savoir ce qu'il s'est passé lors de l'escapade au ministère en 1996 et pourquoi Potter y est allé.

Le vieux directeur à sourit et il m'a dit que c'était une longue histoire. Je me suis mieux installer sur le fauteuil et il a commencé son récit. L'ex directeur parlait comme ma Grand-mère. Comme si l'histoire d'Harry Potter était un conte pour enfant.

Il m'a alors appris que le parrain de Potter était Sirius Black, l'ex présumé responsable de la mort des parents de Potter et maintenant réhabilité par le ministre de la magie. Dumbledore me parla aussi du lien. Ce lien qui unissait Voldemort et Potter.

Le professeur Snape reniflait son indignation, il ne cessait de répétait que je ne devais pas savoir, que j'étais trop jeune et Dumbledore lui répondait simplement que les autres détails importaient peu en ce moment.

Albus en était arrivé au moment où Harry était arrivé au ministère et qu'il s'était retrouvé dans la salle des prophéties quand la porte du bureau heurta lourdement le mur et qu'une McGonagall complètement folle de rage ne déboule devant moi.

- MR. MALFOY ! Hurla la directrice. QUE FAITES VOUS DANS MON BUREAU ET DANS MON FAUTEUIL !

Je n'ai rien pu dire, totalement pétrifier devant cette femme qui faisait tremblait tout Poudlard avec ses cris. Je n'avais juste qu'un tout petit soulagement, si mes amis n'étaient pas entrés dans le bureau avec elle c'est qu'ils ne s'étaient pas fait prendre.

- Que ce passe-t-il Minerva ? L'interrogea Albus.

- L'école se ligue contre moi Albus... Soupira la directrice visiblement exténuée. Mimi Geignarde a inondé tous les couloirs et Peeves a devisé tous les lustres. Et sans que je l'explique, tous les tableaux se sont mis à se disputer sur des sujets stupides et...

Je cachais mon sourire ravis. Notre plan machiavélique avait marché ! Tout d'abords, la phase : « lancer à Peeves le défi de devisé tous les lustres en moins de 5 minutes » avait été un franc succès. Puis la phase : « contrarier le plus possible Mimi pour noyer Poudlard dans l'eau des chiottes » avait marché. Et enfin la dernière phase : « lancer un débat parmi les tableaux sur quel portrait était le plus apprécié à Poudlard afin de semer la zizanie » avait marché comme sur des roulettes ce qui donnait le plan : « Diversion à la façon Killian Team ! » !

- Je rétiaire ma question Mr. Malfoy, que faites-vous dans mon bureau ?

- Euh... Eh bien...

C'est en plein bafouillage très peu Malfonnien de ma part que le professeur Dumbledore vient à ma rescousse.

- C'est moi qui ai convié le jeune Killian à venir Minerva.

- Vous ? Demanda la directrice surprise.

- Oui, moi ma chère. Voyez-vous, Mr. Malfoy ici présent fait un exposé sur Harry et il m'a demandé des renseignements sur lui, j'ai accepté de répondre à sa charmante interview. Déclara l'ex directeur avec un sourire goguenard et les yeux pétillants de mille feux...

- Eh bien, vous auriez dû me prévenir Albus ! S'indigna McGonagall.

- J'ai oublié ma chère... S'excusa le vieil homme sur un ton fataliste. Vous savez... L'âge...

Le professeur Snape faillit s'étouffer avec sa salive et il leva les yeux au ciel. De mon côté je remerciais silencieusement le vieux directeur de me couvrir.

- Albus...

- Minerva très chère... Pourrais-je continuer ma discussion avec Mr. Malfoy ? En privé. Ajouta Albus.

La directrice voulu objectait, mais elle n'avait aucune chance face à mon regard rempli de supplications muettes et à celui aussi noir que ses vêtements du professeur Snape. Elle décida donc de nous laisser seuls à seuls tout en pestant contre le tableau d'Albus.

Le directeur reprit son récit –après m'avoir félicité pour le plan que j'avais imaginé bien entendu- il me parla de la mort de Sirius Black et de la prophétie, celle qui désignait Potter comme seul être humain capable de vaincre Voldemort. Dumbledore me parla aussi de la crise de nerf que Potter avait faite dans son bureau à la suite de la mort de son parrain. Le professeur Snape ne manqua pas de me faire remarquer que Potter était nul en occlumencie et qu'en plus il c'était un « petit merdeux ».

- Severus !

- Je ne dis juste que la vérité Albus. Réplica l'ex professeur des potions.

- Harry est un très gentil garçon.

- Il est surtout très bête.

J'ai souris de l'échange des deux ex directeurs. Potter pouvait vraiment être agréable pour certains et totalement méprisables pour d'autres.

- Et en quatrième année. Quand Potter s'est retrouvé à Little Hangleton ?

Albus pinça les lèvres. Il n'aimait pas parler de cette époque visiblement. Le professeur Snape ricana. Et Dumbledore respira un bon coup avant de me raconter cette partie de la vie de Potter.

Ce que Potter avait vécu dans le cimetière n'aurait jamais dû être vu par un enfant de 14 ans. Jamais un enfant n'aurait dû voir un homme s'imputer de son bras ou même il n'aurait jamais dû assister à la mort de Diggori ou même il n'aurait jamais dû se battre en duel. Il n'aurait jamais dû avoir autant de responsabilités à seulement 14 ans. Parce que Potter était un enfant à cette époque.

Mais en 2010, je venais à peine d'avoir 11 ans et avec mes yeux d'enfant, Potter était devenu mon héros, mon model...

Sans que je ne m'en rende compte, j'avais passé trois heures dans le bureau directorial, mais j'étais tellement absorbée par l'histoire de Potter, surtout quand c'était Albus qui la racontait. Sa voix était tellement passionnante ! J'étais vraiment impressionné, par l'histoire, mais aussi par l'homme peint sur une toile magique. Dumbledore inspirait le respect, pas étonnant que la vieille McGonagall n'avait pas rechigné à me laisser rester dans le bureau, quand Dumbledore ordonnait, tout le monde obéissait.

- ... Croupton a reçu le baisé du détraqueur sans qu'il puisse témoigner du retour de Voldemort. Continua Albus. Harry n'a jamais cessé de clamer son retour, mais comme tu le sais, personne ne l'a cru, jusqu'à ce que Voldemort se montre au ministère.

J'ai hoché la tête. Je ne m'étais pas rendu compte que le directeur avait fini. J'étais tellement pris dans son histoire. Je me relevais du fauteuil de la directrice.

- Je vous remercie Albus.

- Tout le plaisir était pour moi mon garçon.

- Au revoir Professeur Snape.

- Mfm.

- Au revoir Albus.

- Au revoir Killian et revient me voir quand tu veux.

- Je n'y manquerai pas pro... Albus.

Dumbledore me sourit alors que le professeur Snape se renfrognait en murmurant : « oh ! bien sûr tant que c'est un Griffondor on n'accepte tout, n'est-ce pas Albus ? ». Je ne sais comment, mais je me retiens d'éclater de rire. Je tournais le dos aux deux anciens directeurs et je saluais distraitement le Choixpeau qui me fit un clin d'œil.

- Malfoy ! M'interpella Snape.

- Oui ?

- Savez-vous d'où vient votre prénom ? Me demanda-t-il avec un sourire carnassier.

- Severus ! Le rappela à l'ordre Albus.

- Non... Je l'ignore professeur... Ai-je piteusement avoué.

- Allez faire un tour vous savez où quand vous aurez le temps.

- SEVERUS !

- N'oubliez pas aussi de faire un petit tour au département des Mystères vous trouverez des choses très intéressantes.

- ÇA SUFFIT SEVERUS ! Hurla plus fort Albus. Nous n'avons pas le droit ! Termina-t-il sur un ton triste.

Je fronçais les sourcils. Albus semblait malheureux alors que le professeur Snape continuait de me sourire sarcastiquement. Je ne comprenais pas. Pourquoi ils n'avaient « pas le droit » ? Que me cachait-on encore ?

- Je n'y manquerai pas professeur Snape. J'ai murmuré en le remerciant d'un signe de tête.

- N'oubliez pas de demander à votre père qu'elle genre de potion il cherche depuis des années.

- Severus... Soupira Albus.

- La vérité est en marche Albus et rien ne l'arrêtera ! Cita le professeur d'un ton docte.

C'était exactement ce que m'avait dit la gargouille au moment où je suis rentré dans le bureau du directeur. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Qu'étais-je supposé faire ? Qu'étais-je supposé savoir ? Qu'étais-je supposé découvrir ?

Il y avait une petite voix dans ma tête qui me souffla la réponse : la vérité.

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Petites notes de l'auteure :

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(1) « La vérité, c'est de chercher toujours la vérité » : Citation de Romain Rolland.

(2) « La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera» : Citation d'Emile Zola.

(3) « A cheval donné on ne regarde pas les dents » : Ce qui signifie : quand on vous fait un cadeau prenait le sans vous poser de questions. C'est un clin d'œil à une certaine personne qui se reconnaitra si elle lit cette fiction (bon d'accord, c'est Ours en peluche ^^ !).

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Réponse aux reviews anonymes

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Adenoide : Tout d'abord, merci pour ta review. Qu'est devenu Harry ? Je répondrai à cette question au prochain chapitre.

Okawa : J'espère que tu as aimé ce chapitre. En tout cas, merci pour ta review. Je suis contente que tu aimes ma façon d'écrire.

Yuuchan : Ma chère Yuu ! Je te remercie pour tes reviews qui me font toujours chaud au cœur ! Killian te fais penser à une fleur de lys ? C'est très jolie comme comparaison ^^. Je suis très contente que tu aimes ma fiction est qu'elle continue de t'intéresser ^^. Tu as dit : « le lecteur vacille au fil de la lecture entre évidence et doute de l'identité de la mère » et c'est exactement ce que je voulais ^^. Ensuite oui, les années 1997 et 1998 correspondent au lapse de temps pendant lequel Harry était parti à la recherche des Horcruxes !

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Et voilà ! Le chapitre 5 est fini !

Je n'arrive pas à croire que j'ai publié 5 chapitres !

C'est la première fois ! Et oui, je suis une petite nouvelle ^^.

Mais il ne faut pas que je me réjouisse trop vite...

Il y a encore beaucoup d'autres chapitres...

Aller, au boulot !

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J'espère que vous avez aimé.

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~Merci de m'avoir lue~

~A suivre~

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