~Pour donner matière à tes rêves~

Ou

~L'homme de l'ombre~

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~oOo~

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Disclaimer: Tout appartient à JKR, de Draco Malfoy à Harry Potter en passant par la potion Tue-loup. Je ne fais que profiter de son talent pour l'invention et la créativité, je me contente d'inventer une fanfiction se basant sur la fabuleuse histoire d'Harry Potter.

Excuse publique : Pardon un énorme et gigantesque pardon pour l'orthographe ! Pour ma défense je suis dyslexique et j'essaye de faire de mon mieux. Pardon T_T

Warning : Slash (relations homosexuelles). Présence de Lemon et de Guimauve sur les bords.

/!\ Il y a un loooong Lemon dans ce chapitre. Vous êtes avertis.

Conseil de l'auteur : Si vous n'aimez pas les Slash ou si vous êtes homophobes, cette fiction n'est pas pour vous.

Ranting: M (mmm… Ce bon goût de citron… Les petits n'enfants dehors !)

Spoiler : Tomes 5, 6 et 7.

Partie : 1/6.

Situation: L'histoire se passe pendant la cinquième année d'Harry.

Résumé : Snape avoue à Draco qu'il donne des leçons d'occlumencie à Harry. En voyant un souvenir du brun Draco décide d'en profiter d'une manière très Serpentard. Mais qu'elles en seront les conséquences sur sa vie ?

Avant-propos : J'ai écrit cette fanfiction avec l'idée de faire évoluer les personnages –surtout Draco- et leurs sentiments lors d'une nuit torride. Cela promet un loooong Lemon, le plus long que je n'ai jamais écrit. J'espère qu'il vous plaira, il est vraiment long. Mais vous savez ce qu'on dit, loooong Lemon pour une loooongue fanfictionJ'ai voulu réécrire les tomes 5, 6 et 7 d'Harry Potter du point de vue de Draco, enfin quelques passages pour inclure le couple Harry/Draco. Pour cette fanfiction, je me suis mise au défi d'y mettre de l'humour (une petite dose au début) saupoudré d'une pincée de Drama dégoulinant de romance.

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~bonne lecture~

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/!\ Dans ce chapitre il y a un Lemon et j'aimerai beaucoup avoir votre avis dessus, je compte sur vous !


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Chapitre 1 : La vengeance de Draco.

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Cinquième année : 1996.

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Les Serpentard de cinquième année, menés par Draco Malfoy marchaient dans les couloirs en direction de leur salle commune. Draco était désespéré, voilà plusieurs jours qu'il ressassait les mêmes insultes à Potter et ce dernier lui avait fait remarquer son manque d'originalité et d'imagination flagrante.

Draco n'avait qu'une envie, c'était ce vengé de Potter. Mais d'une vengeance digne de Serpentard lui-même. Cela voulait dire que la punition devait être mille fois pire que l'impact de l'insulte. Et Dieu savait combien Malfoy détestait être ridiculisé ! Le mieux comme vengeance aurait était un acte qui aurait marqué Potter à vie et qui l'aurait fait regarder le Serpentard d'un autre œil après ça. Mais voilà, le Serpentard en question n'avait aucune idée de vengeance assez terrible pour infliger un tel choc au preux Le blond fulminait, il shoota sur un sac qui trainait dans le couloir, sûrement à un pauvre petit Poufsouffle…

Le contenu du sac se déversa au sol, mais ce fut une élève de Serdaigle qui se précipita vers son sac en hurlant, elle ramassa tout le contenu, mais de l'encre avait coulé sur un parchemin, parchemin qu'elle leva vers elle et elle pleura :

- Mon dieu, c'était mon devoir de potion ! Snape va me tuer ! Je vais avoir des heures de colles ! Ou pire ! DES COURS DE RATTRAPAGE !

Et la Serdaigle partit se réfugier dans sa salle commune pour refaire son devoir de tambouille, euh, je veux dire de potion. Mais revenons plutôt à nos moutons, dans ce couloir, la troupe de Serpentard s'était arrêté, leur chef, restait pensif à regarder l'endroit où la Serdaigle avait fait son esclandre. Son cerveau faisait tourner les rouages machiavéliques qui le constituaient.

Draco eut un sourire carnassier, une question venait de faire irruption dans son esprit et elle promettait de faire passer un sale quart d'heure au Survivant, ou Pote Potty comme il l'appelait. Il avait la question, il avait l'idée de le faire chanter, il ne manquait plus que la réponse.

- Je dois y aller Blaise, tu m'excuseras.

- Quoi ? Mais, Draco que… Commença son ami, mais le blond était déjà loin.

Pendant qu'il courrait notre blond favori, préfet de Serpentard partit dans un rire tonitruant, il tenait sa vengeance ! Il descendit les escaliers quatre à quatre, courant dans les couloirs toujours plus sombres et humides des cachots, il finit par arriver devant une porte de bois noire, l'ouvrit à la volé en criant :

- SEVERUS, J'AI BESOIN DE TOI !

Le maître de la tambouille –mais que m'arrive-t-il ? Je veux dire, le maître des potions- était en train de préparé la potion tue-loup de –ce cher- Lupin. Il en était à la dernière phase, la plus difficile et la plus cruciale, il se pencha vers le chaudron et en tirant la langue de concentration, il versa une larme de crocodile borgne dans le chaudron où tourbillonnait la potion du loup-garou, il eut à peine le temps de dire « Quidditch » qu'une tornade blonde platine fit irruption en hurlant dans son appartement. Pris par surprise Snape fit tomber tout le flacon de larme de crocodile borgne du Guatemala dans la marmite tourbillonnante !

Une aura meurtrière se répandit dans la pièce. Severus Snape leva la tête vers l'objet de son courroux, ses yeux lançaient des « Avada Kedavra » et n'importe quel élève en serrait mort. Sauf que l'élève qui avait eu le malheur de gâcher sa potion était son filleul et ce dernier n'avait pas peur de la colère du légendaire Severus Snape, la terreur de Poudlard.

- Je te dérange ? Demanda « innocemment » le blond.

- Mais pas du tout Draco. Lui répondit son parrain la mâchoire crispé.

- Tant mieux, car comme je te le disais, j'ai besoin de ton aide.

Severus soupira, il n'arriverait pas à faire partir son filleul s'il ne lui donnait pas ce qu'il chercher, alors, s'il voulait se remettre au plus vite à cette satané potion, il fallait se montré TRES coopératif.

- Prends place et racontes moi. Souffla Snape résigné.

Draco s'installa dans un fauteuil confortable, il fit un mouvement souple de sa baguette magique, il fit voleter jusqu'à lui un verre de Whisky pur feu de l'armoire de son parrain. Parrain qui serra les poings en se répétant en boucle dans sa tête : « ne le frappe pas, ne le frappe pas. C'est ton filleul, le fils de Lucius, tu lui donne ce qu'il veut, il se casse, et tu peux continuer ta potion… »

- Alors, Draco, en quoi puis-je t'aider ? L'interrogea Severus vite pressé dans finir. Le blond bu une gorgée du breuvage ambré avant de dire.

- Je veux que tu me dises quel cours tu donnes à Potter pendant ses fameuses « heures de rattrapages ». Répondit du tac au tac le petit Serpentard en mimant les guillemets avec ses doigts.

Le cerveau de Severus était tiraillé entre deux choix. Choix 1 : Il racontait tout à cet avorton et il pourrait enfin faire sa potion. Choix 2 : Il jetait l'avorton dehors, mais il n'aurait pas de vengeance sur Potter. Mmmm…. Choix difficile qui demanda une longue réflexion au maître de potion. Un millième de seconde plus tard, Severus répondit :

- Je lui donne des cours d'occlumencie et pour tout de dire c'est une brèle !

- Des cours d'occlumencie ! Mais ce n'est pas juste ! Pourquoi le balafré il a droit à des cours géniaux et que moi je dois attendre les jours où tu daignes venir au manoir pour en avoir !

- Si ça ne tenais qu'à moi Draco, il y aurait longtemps que j'aurais viré ce sale gosse. Je n'attends juste que le moment propice…

- Et qu'as-tu appris de compromettant pendant ces « cours ».

- Mmmm… (Réfléchi le graisseux, euh je voulais dire Severus !) Eh bien, Potter n'a pas eu la vie de château que l'on croit chez ses moldus, mais il s'en fiche pas mal. Sinon, il rêve toujours de la mort de Cédric Diggori et de ses parents, mais je pense que tu l'as assez charrié comme ça sur ce sujet. Sinon, il est attiré par Cho Chang, mais ça ne passe pas inaperçu, il l'a à peine embrassé et ça a été un fiasco total !

- C'est tout !

- Ah ! Non attends ! Je sais quelle est la plus grande honte de Potter !

- La plus grande honte de Potter ? Tu la connais ! Aller dit ! Crache le morceau Severus !

- En fait, j'ai vu un souvenir assez étrange et… Et comique ! Attends, je vais te le montrer, c'est plus simple !

Severus pris sa baguette, la posa sur sa tempe et fit sortir un filet de souvenir argenté avant de le jeter dans sa pensine. Draco s'avança vers le plat en pierre et y plongea la tête la première.

Il était dans la salle commune des Griffondor, dans le dortoir de Potter, la belette et les autres parlaient sur le lit de Potter qui semblait affligé. Avec surprise Draco vit que Seamus Finnegan participait à la conversation alors qu'il était censé ne plus parler au Survivant. Mais quand il comprit que la conversation en question tournait au tour des problèmes de cœur de Potter, il comprit qu'il n'y avait pas de quoi s'étonné, après tout, Finnegan était connu pour être un pervers qui aime s'inséminer dans la vie sentimentale des gens. Mais les Griffondor ne s'emblait pas vouloir lui demander de partir, son aide paraissait être vraiment nécessaire et cela intrigua beaucoup Draco.

- Ecoute vieux, ce n'est pas si terrible si ça n'avance pas avec Cho. Dit Weasley qui essayait de rassurer Potter.

- Ne l'écoute pas Harry ! Réplica Finnegan. Prend les devants au contraire ! Embrasse la, pelote la, baise la !

- Mais ça va pas de dire ça Seamus ! Hurla Potter

- Ecoute Harry. Le rassura Thomas. On sait que tu es encore puceau (grognement du balafré) mais vois le bon côté des choses, le fait de sortir avec une fille plus âgé (nouveau grognement du paillasson !) te permettras d'en apprendre plus sur les mystères des relations sexuelle.

- Parce que c'est bien ce que vous faite Harry ? Demanda Londubat. Vous sortez ensemble non ?

- Et bien, justement je ne sais pas ! Hurla la tignasse. Je l'ai embrassé, j'ai essayé de lui parler, mais elle n'a pas répondu à mes questions. Si elle les a écoutées…

- Merde mec ! Tu embrasses si mal que ça ! Rigola la belette rousse.

- Ne rit pas de ça Ron ! Ce n'est vraiment pas drôle !

- Harry, je reconnais que ce que Ron te dis n'est pas drôle. Murmura Neville sous les rires des trois autres Griffondor. Mais, on se demandait…Enfin, tu vois… Tu…..

- Ce que Neville essaye de te demander Harry, c'est si tu bandes en pensant à Cho ?

- Je ne répondrai pas à une question aussi personnelle ! Hurla le brun.

- Donc, la réponse est non. Chuchota Ron à l'oreille de Dean.

- Je te demande, moi si tu te branles devant une photo d'Hermione, Ronald ! S'écria le Survivant.

- Hermione c'est certain! Ria Finnegan. La question qu'il faut posé à Ron c'est s'il se branle devant les posters de ses chers Canons de Chudley !

Pour toute réponse Weasley prit la couleur de l'écusson de sa maison avant de répliquer :

- Comme si on ne savait pas Seamus que tu faisais des rêves érotiques avec dans le premier rôle le meilleur ami de notre fouine nationale, j'ai nommé Blaise –je suis qu'un con prétentieux- Zabini !

- Zabini ! Hurla Potter.

- Bon sang Harry, mais qu'est-ce-que tu fais dans ton lit ! S'indigna Thomas. Il faut vraiment être sourd pour ne pas entendre Seamus crier dans son sommeil « Oh oui Blaise prend moi ! Plus fort ! Bordel Blaise ! Défonce-moi le cul ! »

A ce moment, Potter pouvait dès lors se fondre dans la tapisserie de son dortoir tant il était rouge.

- Très drôle Dean. Très drôle. Mais n'est-ce pas toi qui pas plus tard qu'hier criait dans ton sommeil : « Théodore Nott ! Je t'aime ! Prends-moi sur cette table ! Maintenant ! ». ? Imita l'Irlandais.

- Arrêtez les mecs, Harry va mourir de gêne ! Le défendis Neville tout aussi rouge que Potter.

- Vraiment mon pote, tu n'as jamais entendu tout ça ? Lui demanda le rouquin.

- N… Non ! Moi quand je vais dans mon lit c'est pour dormir, et je fais des rêves ordinaires moi ! Enfin, quand il ne concerne pas Voldemort. Le brun murmura la dernière phrase.

- Ah bon ! S'exclama Seamus. Pourtant ce n'est pas ce qu'on entend quand tu dors !

- Les mecs, ne parlez pas de ça je vous en prie ! Les supplia Weasley en pleurant presque et en se mettant les mains sur la tête. J'avais presque réussit à oublier !

- Oublier quoi Ron ?

- Oublier que tu fais des rêves assez explicites sur une certaine personne et pas qu'une fois ! Lui répondit Dean avec le sourire.

- Et le pire c'est quand on ouvrait les rideaux de ton baldaquin pour te faire taire, tu bandais comme un hippogriffe ! Ajouta Seamus. En passant, tu sais que tu es plutôt bien monté Harry ? J'envie celui ou celle qui pourra profiter de tes jolies petites fesses et de ton super service trois pièces.

- Mais… Mais… Balbutia le brun en rougissant comme une écrevisse. Je… Je…. Je ne suis pas…

- … Gay. Termina Neville à la place du Survivant, ce dernier hocha la tête content que son ami lui ai prêté main forte.

- Harry, Harry, Harry… Soupira Finnegan. A notre âges et avec nos hormones qui nous travaille, nous sommes tous au moins bi.

- Mais vu les rêves que tu fais vieux, je peux te dire que tu es gay à 60 pour 100 gay. Ajouta le métis avec le plus grand sérieux.

- Et… Et de qui ? Osa demander Potter qui se remettait difficilement d'apprendre qu'il aimait plus les hommes que les femmes.

Ses camarades de chambrée se regardèrent avec –pour une fois- de l'appréhension dans leur regard. Ils se concertèrent silencieusement, Ron secoua vigoureusement la tête de gauche à droite pour dire non, Neville fit une petit oui en hochant la tête et Dean et Seamus sourient sachant qu'ils avaient gagné la partie.

- Tu es vraiment sûr de vouloir savoir Harry ? Demanda son meilleur ami.

- Oui !

- Vraiment, sûr et certain ?

- Oui !

- Non, vraiment ? Tu en es sûr ?

- BON SANG RON TU VAS ME DIRE SUR QUI JE FAIS UNE FIXATION NON D'UNE BAGUETTE MAGIQUE! Hurla le Survivant.

- Fixation, fixation… Bougonna le rouquin. C'est vite dit Harry…

- Ce que Ronald essaye de te dire Harry, c'est qu'au vu du nombre de fois que tu fais ce rêve et ce que tu y dis dedans. Expliqua Dean. Ce n'est pas une légère fixation, ni même un désir passionnel, ni même un petit béguin…

- En fait, on pense qu'au vu du nombre de fois où tu dis « je t'aime » tout doucement et amoureusement dans tes rêves… Ajouta Seamus.

- Tu es amoureux de lui, Harry. Fini Neville.

- Qui est-ce ? Demanda le brun en se tournant vers son meilleur ami.

- Tu… Tu… Tu veux que ce soit moi qui te le dise ?

- Oui, Ron s'il te plaît.

- Bien. Bien. Je vais le faire. Il respira un bon coup avant de dire très vite. C'est Grimpslelmdqp.

- Pardon Ron, je n'ai pas compris. Le rouquin pris une grande bouffé d'air avant de dire plus distinctement.

- C'est …

Draco se senti brusquement éjecter, et il se retrouva maintenant dans une vieille salle de potion. Snape appuyé sur son bureau en essayant de reprendre son équilibre. Potter était tombé au sol et respirait comme un bœuf.

- Il faut vous concentrer Potter ! Videz votre esprit bon sang ! Hurla Snape.

- C'est ce que j'essaye de faire ! s'écria le dit Potter avant de murmurer : vieux débile graisseux.

- Je vous ai entendu Potter, trente points en moins pour Griffondor ! C'est assez pour aujourd'hui, partez Potter !

Potter ne se le fit pas dire deux fois, il se releva du moins essaya, il était vraiment fatigué de ses séances, finalement quand il arriva à rester sur ses deux jambes sans trembler, il marcha vers la porte avant de se retourner et de dire à son professeur de potion omis :

- Tout ce que vous avez vu, vous le gardez pour vous n'est-ce-pas ?

- A qui irais-je raconter votre misérable vie Potter ? J'ai autre chose à faire que de parader devant les journalistes !

Satisfait de la réponse, le brun marcha lentement vers la sortie, passa la porte en courant et au préalable en la claquant bien fort.

Draco était revenu dans les appartements de Severus, c'était la fin du souvenir de ce dernier. Le Serpentard resta pensif pendant quelques minutes, ce souvenir lui donnait un bon moyen de se venger du paillasson national, mais il se demandait s'il pouvait le faire chanter avec un simple souvenir. Draco secoua la tête, non, définitivement, il ne pouvait pas le faire chanter avec ce souvenir, il devait se montrer plus Serpentard, plus vil, plus malin…

Le blond eu un sourire diabolique et Snape en eu presque des frissons. Eh ! J'ai dit presque ! C'est dire si Draco était terrifiant. Il sortit en courant de l'appartement de son parrain sans un remerciement, mais après tout c'était Draco Malfoy et pour Severus, son départ rapide était le meilleur merci du monde. Le maître de potion regarda son chaudron oh combien délaissé et reparti avec délice dans son activité favorite en sifflotant dans sa tête.

Pendant que Snape s'amusait comme un petit fou à touiller sa potion, Draco Malfoy chef de la brigade inquisitionnale courait vers le lieu où il savait qu'il trouverait Potter. Cela faisait près d'un mois qu'il était au courant pour la salle sur demande, il n'était pas stupide et surtout pas aveugle. Il fallait s'appeler Harry Potter pour ne pas avoir pensé que le fait qu'une trentaine d'élève aillent –même à intervalles réguliers- tous au septième étage n'attirerait pas l'attention. De plus Draco était là au bal de Noël en quatrième année quand Dumbledore avait raconté son histoire –oh combien intéressante !- des pots de chambres à –ce traitre et trouillard de- Karkaroff. De ce fait, il connaissait l'existence de la salle sur demande depuis pas mal de temps !

Son plan machiavélique en tête, Draco pointa sa baguette vers lui pour se jeter un sort de dissimulation. Il patienta dans le couloir du septième étage dans l'attente de le voir, il savait que Potter avait l'habitude de sortir après le couvre-feu et quand Draco le suivait -le plus discrètement possible s'entend- il le voyait toujours disparaitre derrière la tenture des Trolls dansants. Il l'attendrait toute la nuit et toutes les nuits durant s'il le fallait, mais il fallait que son plan passe de l'état de projet à la phase « réalisation ».

A minuit le blond failli partir, mais il entendit un bruit suspect dans le couloir, il se retourna pour voir Potter. Draco passa trois fois devant la tenture et quand Potter arriva à son niveau ignorant qu'une personne se trouvait là invisible il se fit attiré dans la salle de force en poussant un cri peu viril :

- Kya !

- J'espère que tu cris aussi fort de plaisir que de surprise. Dit Draco en redevenant visible.

- MALFOY !

- Vingt points en plus pour Griffondor ! Déclara le blond ironique.

- Mais, mais… Comment… ?

- Finalement je te retire tes vingt points Potter tu n'es pas cohérant. Mais passons à autre chose, je ne suis pas là pour parler. Ajouta le blond en balayant la future réplique de son ennemi d'un geste de la main.

- Et que comptes-tu… ?

Mais Harry ne put rien dire de plus parce que Malfoy lui mordillait le lobe de l'oreille avant de lui lécher la peau sensible derrière celle-ci. Potter gémi en rejetant sa tête en arrière pour laisser le plus d'accès à la bouche de Draco. Bouche qui trouva justement sa place dans le cou du brun qu'il s'amusa à lui mordillé la peau brune au goût caramel.

Draco se surprit lui-même à embrasser le cou offert, ce n'était pas dans ses habitudes de faire des préliminaires douces, même avec les vierges, la plupart du temps s'était bestial, comme pour se vider de tout ce qui était laid en lui et tous ses amants avaient adorés. Habituellement il mordait, il griffait, il ne léchait pas, il ne respirait pas. Mais son plan de vengeance consistait à prendre la virginité de Potter et de le frustrer un maximum pendant l'acte et enfin forcer Potter à le supplier, il pouvait bien commencer par un peu de douceur avant de se montrer plus direct et fougueux.

Quand Draco releva enfin la tête il tomba sur les yeux embrumés d'Harry. Le brun sembla se réveiller peu à peu et voulu interroger Draco sur ses baisés. Le Serpentard ne lui laissa pas le temps d'articuler un seul son qu'il l'embrassa à pleine bouche, d'un baisé fougueux et impétueux, profitant du fait qu'Harry avait la bouche ouverte d'une question muette. Il inséra sa langue dans l'antre humide et joua un peu avec la langue de Potter avant de prendre le contrôle de la situation et de soumettre la langue, pour lui montrer qu'il était le dominant de ce baisé et de ce qui allait suivre. Potter répondit timidement au baisé et le blond se dit qu'il n'embrassait pas si mal que ça… Il lui fallait juste un peu d'entraînement et il pourrait atteindre peut-être un dixième du niveau du Serpentard.

En retirant ses lèvres de celles d'Harry, Draco lui donna une légère pression sur les épaules et le brun tomba en arrière, à sa grande surprise, il atterrit dans un lit. Ce qui l'amena à considérer la pièce qu'avait créé le blond. Ce n'était qu'une pièce blanche avec juste au centre un grand lit spacieux de draps en soie bleu nuit. La décoration montrait clairement ce que le blond cherchait en amenant Harry dans cette pièce. Ce dernier trembla autant de peur que de désir, il voulut se relever, mais Draco le força à se recoucher en exerçant une autre pression sur les épaules du brun.

- Que veux-tu Malfoy ?

- Toi Potter.

Répondit Draco en lui léchant la carotide en même temps qu'il déboutonnait sa chemise le souffle d'Harry se fit erratique.

- Je… Je ne comprends pas. Réussit à dire le survivant.

- J'ai eu vent d'une information confidentielle te concernant Potter et je compte bien en profiter.

La chemise d'Harry était tombée au sol laissant à Draco le bon plaisir d'embrasser le torse offert du survivant. Il eut plaisir de découvrir que le torse du Survivant avait aussi le goût sucré de caramel.

- Que… Qu'elle information ?

- D'abords Potter, tu es encore puceau. Harry arrêta de respirer. Mmmm….Mais plus pour longtemps je te rassure.

Draco embrassa la base des clavicules de sa victime, mais Harry n'était pas plus rassurer que ça.

- Et puis Potter, tu fais des rêves avec un garçon.

Le Serpentard cru que le Survivant n'avait justement pas survécu à cette déclaration, il était devenu blanc et il ne respirait plus, en effet le torse de Potter restait sans mouvement seul les faibles battements de son cœur attestaient qu'il respirait toujours et sur son visage devenu aussi blanc que la neige d'hiver une expression de peur pure était peinte.

- Respire Potter, je ne vais pas pouvoir dire à ce mec que c'est moi qui t'ai dépuceler puisque je ne sais pas qui c'est.

- Tu… Tu ne sais vraiment pas ?

- Non et je m'en contre fou !

Draco repartit à l'assaut du cou d'Harry, le mordillant et le léchant, goûtant la peau caramélisé de Potter, respirant son odeur sucrée et chocolaté. Il se repentait de ses petits gémissements étouffés comme s'il les attendait depuis longtemps. C'était clair, il préférait un Potter vivant plutôt qu'un Potter mi- statufié mi- mort étouffé comme il l'était il y a quelques minutes.

- En… En fait… Murmura Harry entre deux halètements. Tout ce que tu veux c'est un plan cul. Draco releva la tête et grogna avant de lui répondre.

- Exactement Potter. Quoi d'autre ?

Il voulut replonger vers la peau brunit, mais le Survivant lui prit les épaules et l'écarta de son corps d'un coup sec avant de se relever les sourcils fronçaient, beaucoup moins docile et surtout plus déterminé et en colère qu'il n'y a quelques secondes. Harry se releva d'un coup comme un ressort, pointa un doigt vers Malfoy et hurla en ponctuant chaque mot d'un coup de son index tendu sur le torse encore couvert de Draco :

- Je. Ne. Suis. Pas. Une. Pute. Malfoy !

Normalement Draco aurait répondu par une remarque acerbe ou par une phrase comme : « Tu t'attendais à quoi Potter ? A un dégoulinage de sentiment niaiseux ? Je suis Draco Malfoy bon sang ! ». Mais avant qu'il ne puisse ouvrit la bouche pour caser cette phrase pour le moins acide, Potter s'était baissé pour récupérer sa chemise au sol dévoilant par la même occasion ces fesses rondes et fermes à Draco qui gémit.

En entendant ce son pour le moins inhabituel sortir de la bouche du Serpentard, Harry s'était retourné sa chemise à la main. Il resta la bouche grande ouverte en voyant que sa Némésis avait les yeux brulants de désir et se préparer à fondre sur lui comme un fauve.

A peine cette pensée avait effleuré l'esprit d'Harry que Draco se jeta sur lui, le clouant sur le matelas et fondit sur sa bouche pour lui ravir un baisé vorace et fougueux. Comme le brun lui refusait l'accès à sa bouche, Draco se vit dans l'obligation de lui mordre violement la lèvre inférieure, la faisant saignée. De douleur Harry fut obligé d'ouvrir la bouche laissant libre accès à la langue mutine du Serpentard qui se délecta du goût de caramel avec un arrière-goût de fer dû au sang qui coulait de la lèvre du pauvre Survivant.

Quand à bout de souffle, Draco fut obligé de rompre le baisé il tomba sur deux orbes verte qui lui lançait des éclairs, mais ils étaient vite arrêtés par l'iris vertes qui laissait voir toute sa haine et son dégoût pourtant Draco vit que quelque part dans ces yeux tous ses sentiments haineux étaient remplacée par un voile de désir et de plaisir qui faisait scintiller ses orbes émeraudes d'étoiles d'or.

Face à ce spectacle des plus magnifiques, Draco ne put s'empêcher de se pencher doucement vers le garçon au souffle erratique pour lui donner un baisé tendre et presque amoureux, sans idées de lutte de pouvoir pour savoir qui dominerait l'autre. Il avait été comme hypnotisé par le regard de Potter. Le baisé fut chaste, quand la langue de Draco lécha doucement la plaie qui saignait encore un peu Harry eut un petit gémissement de bonheur et sa langue au goût caramel parti chercher celle du blond. Ensembles, elles entamèrent une dance sensuelle et tellement douce qu'ils soupirèrent en même temps de contentement. Le blond se mis alors à penser que Potter avait presque atteint son niveau en matière de baisé, et cela le ravissait, peut-être avait-il enfin trouvé un partenaire qui aurait ne serais-ce qu'un cinquième de ses attentes. Mais il oublia vite ses pensées pour retomber dans le déluge de sensations que le procurait le baisé qu'il partageait avec Harry.

Ils étaient tous les deux sur un petit nuage, mais Draco ouvrit les yeux d'un coup en se rendant compte de ce qu'il venait de faire. Il avait embrassé Potter comme il l'aurait fait avec la personne qu'il aimerait ! Le blond releva la tête en reprenant ses esprits, et profitant que Potter n'avait toujours pas retrouvés les siens, il prit sa baguette et avec un léger mouvement circulaire, il fit apparaitre des morceaux de tissus noirs qui s'enroulèrent autour des poignets du brun et les levèrent au-dessus de sa tête avant de s'attacher à la tête de lit.

Harry pour le coup était lui aussi revenu brusquement sur Terre. Il ne comprenait plus ce qui se passait, à un moment Malfoy lui avoir martyrisé la bouche pour après lui donner le plus doux baisé de sa vie. Et l'instant suivant cet idiot l'attachait violement à la tête de lit pour ne pas qu'il bouge redevenant un vrai bourrin !

Draco ne fit pas attention au désarroi d'Harry puisqu'il replongea sa tête dans le cou du garçon qui a survécu et le lécha. Il descendit vers le torse pour le mordiller et lécher les tétons durcis par le plaisir. Potter gigotait agréablement sous lui, de plaisir et en même temps de colère. Draco adorait sentir une telle lutte de sentiment dans le corps du brun. Il aimait lui faire éprouver tant de sentiments contradictoires. Il adorait surtout voir Potter décontenancer par ces mêmes sentiments qu'il ne contrôlait pas.

Draco descendit encore la tête pour arriver au nombril, il s'amusa à faire passait sa langue sur l'orifice, la rentrant et la ressortant comme pour mimer ce qu'il allait faire à Potter et ce que Potter voulait qu'il lui fasse. Justement la colère et la détermination que Potter mettait à vouloir partir était en train de tomber en chute libre, ce qui ravissait Draco. Voyant que son prisonnier devenait de plus en plus docile, il commença donc à s'attaquer au pantalon du brun. Il enleva la ceinture et releva la tête pour le regarder dans les yeux pendant qu'il faisait descendre ses jeans. Le brun se raidit quand son pantalon lui fut retiré et il cria :

- Ce que tu t'apprêtes à faire Malfoy cela s'appelle un viol !

- Je sais ce que c'est qu'un viol Potter. Et si ma mémoire est bonne, ce qui est le cas, il faut que l'un des partis ne soit pas consentant, et pour nous, je ne crois pas que ce soit le cas vu ce que j'ai sous les yeux.

A ses mots, Draco caressa la bosse qui s'était formé dans le boxer gris du brun. Harry ne put empêcher un halètement et un petit cri de sortir de ses lèvres face à cette caresse inattendue. Son corps se cambra pour demander plus.

Malfoy sourit de la contradiction qu'il y avait entre les gestes et les propos de Potter. Il lui avait dit qu'il commettrait un viol, mais Harry était tout ce qu'il y avait de consentant vu comment son corps réagissait à ses caresses.

Draco détailla justement ce corps étendu sous lui. Potter était frêle, mais il n'était pas maigre. Ses cheveux dont Draco s'était tant moqués lui donnaient un air coquin et sexy étendu ici dans ces draps bleus. Ses yeux –même cachés derrière ses affreuses lunettes- dont Draco s'était eux aussi tant moqué à cause de la myopie du brun, brillaient maintenant du feu du désir, de la passion et d'autre chose que Draco ne put définir, mais qui éclatait, comme un feu d'artifice dans la rétine de Potter.

Draco ne s'était jamais concentrer sur son visage en général, sachant qu'il n'aurait aucun sarcasme à offrir au brun sur sa frimousse. Car oui, Potter avait le visage presque enfantin, ovale, presque rond, les joues roses, les cils épais et nombreux, un nez rond et droit et des lèvres rouges et pleines. Potter avait le visage d'un enfant qui mangeait des sucreries, comme celui de la publicité pour les bonbons Bertie Crochu qui passait parfois dans la Gazette du Sorcier.

Pour une fois, dans cette chambre, dans cette salle, Draco se dit qu'Harry Potter était beau, qu'il était atrocement sexy avec son visage mi- poupon mi- adolescent, qu'il était affreusement désirable et que lui Draco Lucius Malfoy pourtant réputé pour être difficile à contenter et à faire plaisir eut à ce moment la folle idée de ne jamais laisser Potter quitter cette pièce même quand il lui aurait fait l'amour, pour qu'il continue encore et toujours à l'admirait dans ses draps.

Malfoy se pencha doucement vers sa victime devenue son amant pour la nuit pour l'embrasser comme il l'avait fait tout à l'heure, doucement et tendrement, faisant passer dans ce baisé tout ce qu'il ne pouvait pas dire à Potter et ce que lui ne pouvait pas comprendre, où ce qu'il en voulait pas comprendre.

Le Serpentard voulait être le premier a marqué Potter, il voulait qu'à chaque fois que cet idiot de Griffondor pense à faire l'amour se soit le visage de son pire ennemis qui apparaisse devant lui. Il voulait que Potter n'ai pas le privilège de donner sa virginité à l'homme qu'il aimait, il voulait qu'il se sente mal-à-l'aise devant les gens qui lui demanderaient qui était son premier. Il voulait que Potter essaye d'oublier cette nuit, mais qu'il n'y arrive pas et que cela le rende totalement fou. Il voulait que Potter lui en veuille de le rendre aussi gêner, mais en même temps aussi reconnaissant face à lui, Draco Malfoy, le premier à avoir baisé le Survivant !

C'était sa vengeance, où dû moins c'était l'idée générale qu'il en avait, il voulait tellement faire souffrir Potter, mais seulement psychologiquement. Seulement Draco venait de se rendre compte qu'il ne pouvait pas baiser le Survivant, celui-ci se sentirait sale si Draco se montrait brutal. Il l'avait bien vu quand il s'était montré trop fougueux Potter se raidissait et cherchait à fuir. Hors ce que Draco voulait c'était qu'il soit consentant et qu'après, seulement après, il regrette ce qu'il venait de faire et en même temps qu'il veuille recommencer tout en sachant que c'était impossible.

Mais cela ne marcherait que si le blond se montrait plus doux, moins brutal, plus tendre, en bref, il fallait qu'il lui fasse l'amour et non qu'il le baise ! Et cela mettait Draco mal-à-l'aise et lui donnait une pression de monstre, car il n'avait jamais fait l'amour.

En fait, Draco considérait que l'amour s'était pour les femmelettes, il avait eu des aventures, mais il choisissait précautionneusement les personnes avec les qu'elles il passerait la nuit. Quand il en trouvait une à peu près à son goût il la baisé violement et fougueusement avant de la virer au petit matin.

Faire l'amour était pour lui un monde totalement inconnu, et de ce point de vu là il était aussi vierge que Potter. Jamais il ne s'était montrer aussi tendre avec une autre personne, en fait, il ne s'en serait pas senti capable et il ne croyait toujours pas qu'il était en ce moment même en train d'embrasser délicatement Potter ! Mais ce qui lui faisait peur, c'était qu'il ne se forçait même pas. Comme si sur le corps de Potter chaque coup brutal qu'il lui donnait devait se faire racheter par des milliers de mouvement doux. Draco ne se sentait même pas maladroit, comme si ces gestes était naturels et qu'ils les avaient toujours fait, alors que c'était la première fois qu'il voyait son corps agir ainsi. Et il en avait un peu peur. Mais il n'était plus question de faire marche arrière, il devait avoir sa vengeance sur Potter !

Il détacha doucement ses lèvres de celles de son vis-à-vis qui gardait les yeux fermés abandonné aux caresses de sa Némésis. Cela parut étrange à Draco de ne pas rompre un baisé brutalement et de butiner gentiment le cou de son amant comme pour le remercier et seulement pour apprécier ses frissons. Mais avec Potter cela lui semblait naturel et même cela lui faisait plaisir autant qu'à Harry.

Le souffle court, les joues rougies, les cheveux un peu en bataille, Draco reparti à l'assaut des lèvres si tentantes du Survivant, il semblait vouloir se faire pardonner d'avoir été si brutal pour leurs premiers baisés, mais Harry ne sut jamais si c'était le cas et Draco ne voulait pas se poser la question. Pendant qu'ils s'embrassaient avec plus de passion Draco enleva sa chemise et commença à défaire son pantalon quand il se rendit compte de ses gestes. D'habitude il ne se déshabillait jamais, il ouvrait juste sa braguette pour sortir son engin et il tirait son coup. Personne ne l'avait vu nu à part ses parents et les médecins qui avaient assisté à sa naissance.

Le blond qui était alors allongé de tout son poids sur Harry se releva brusquement comme s'il avait était brulé, il n'avait pas pensé qu'en faisant ce mouvement il exposait son corps à Potter. Il ne savait pas de quand ou d'où provenait ce blocage avec son corps, il pouvait le montrer sous les douches -après le Quidditch- mais il était incapable d'en faire autant lors d'un acte sexuel. Il n'avait jamais essayer de se déshabiller devant quelqu'un pour le baiser. Il pensait qu'il ne suporterait pas le regard que l'on porterait sur son corps dans ces moment là, un regard pervert, comme s'il était le dominé alors qu'il restait et serait toujours le dominant. Quand il vit que le brun le regardait fixement il se senti rougir et baissa la tête. Ce n'était pas regard pervers que lui lançait Harry, mais un regard remplis de désir et de sentiments... Profonds.

Harry de son côté avait arrêté de respirer. Devant lui se tenait le Dieu Apollon en personne, ses cheveux blonds striaient de mèches blanches joliment décoiffés tombaient sur un visage d'ange à la peau pâle, ses yeux gris étaient devenus presque blanc à cause du désir, ses cils blonds papillonnaient doucement, ses lèvres roses devenus pulpeuses à cause des baisés échangés étaient entre ouverte ce qui donna à Harry l'envie de se jeter dessus comme un perdu, mais il était malheureusement attaché à cette foutu tête de lit. Son cou était aussi blanc que son visage, immaculé et gracile, Harry gémit en pensant qu'il pouvait embrasser ce cou. Son torse était finement musclé avec élégance et lui donnait un air digne et aristocratique. Le regard vert descendit à la barrière du pantalon et il vit que la braguette du tissu noir qui recouvrait les longues jambes musclés du Serpentard était à peine ouverte, laissant voir à peine le haut de son boxer blanc, mais ne cachait rien à son érection.

- Pourquoi tu t'es arrêté ? Demanda Harry en gémissant de frustration.

- Je…

Mais Draco secoua la tête et revient au-dessus du brun marchant à quatre pattes pour finalement pencher sa tête vers les lèvres purpurines et l'embrasser à nouveau avec passion et douceur. Penchant seulement la tête sans toucher le corps d'Harry laissant plusieurs centimètres entre leurs chairs. Même si Draco n'était pas habituer à ce genre de baisés il adorait les partagés avec Harry. Malfoy pensait que les baisés doux ne pouvaient jamais être fougueux sans devenir brutaux, mais il se trompait. Harry se fit un plaisir –inconscient- de lui prouver qu'il avait tort, le baisé devenait ardant, chaque pores de leur peau frissonnaient, chaque nerf répondait au baisé et le temps semblait s'être arrêté. Leur langues jouaient ensembles, faisant semblant de se battre pour ensuite entamer une autre dance sensuelle. Harry lécha les lèvres de Draco quand ils rompirent ce baisé et le blond captura la langue au goût caramel pour en entamer un nouveau.

Pendant ce temps, Draco fit glisser son pantalon sur ses hanches avant de le faire tomber au sol d'un bref coup de pied. Quand il fut en boxer il descendit son corps à la recherche de celui d'Harry. Le contact entre leur peau était électrisant, mais ce fut celui de leurs deux érections l'une contre l'autre qui les transporta dans un autre monde. Ils gémirent en concert et se cambrèrent pour mieux savourer les frottements de leurs sexes l'un contre l'autre.

Finalement Draco embrassa les clavicules, les épaules et les bras d'Harry avant de reprendre ses caresses abandonnées sur le nombril, arrivant à la fente avec de léger baisés papillon sur le corps de son brun. Il fit lentement pénétré sa langue dans l'orifice et la rentra rapidement dans sa bouche, il refit quelques fois ce geste qui n'avait rien à voir avec celui brutal qu'il lui avait fait quelques minutes plus tôt. La première fois que Draco avait pénétré sa langue dans le nombril du brun c'était avec force, Harry avait eu peur que le Serpentard ne le prenne avec la même force sans chercher à lui donner du plaisir. La première fois, Draco lui avait en quelque sorte montré qu'il voulait le prendre sauvagement et qu'il se foutait de ce qu'il pouvait penser. Harry avait gémi car cela l'excitait tout de même, mais il n'imaginait pas sa première fois ainsi et cela lui avait fait peur. Pourtant, il se détendit quand Draco lui avait fait cette caresse pour la seconde fois, il avait senti qu'il serait plus doux, plus attentif à ses désirs, à ses besoins, à son plaisir. Harry soupira de soulagement et gémi quand la langue de Draco lécha la peau au-dessus de l'élastique de son boxer.

Le temps ne semblait plus avoir d'emprise sur eux, il était tard sûrement, et Draco ne put s'empêcher de penser que normalement tout serait fini depuis bien longtemps, habituellement il aurait pris son pied et serait partit en laissant la personne derrière lui comme une malpropre. Mais là il avait une vengeance à accomplir. En pénétrant dans cette salle avec Harry il savait qu'il devait faire des efforts pour frustrer au maximum le brun. Mais ce qu'il ignorait c'était qu'il prendrait plus de plaisir à voir Potter se tortiller sous ses baisés papillons que brulant de bestialité. Potter n'était vraiment pas comme tout le monde, Draco n'aurait jamais pu faire autant de douces attentions à une autre personne, même en se forçant et là, Draco ne se forçait pas.

Harry avait fermé les yeux et il tirait sur ses liens pour essayer de se libérer, mais pas pour partir, il voulait rendre au centuple les caresses que Draco lui faisait. En parlant du loup… Le blond avait vite passé la bosse de boxer gris pour embrasser les cuisses d'Harry, ses genoux et ses mollets. Les mains blanches étaient remontées le longs du torse et le caresser du bout des doigts, effleurant l'épiderme, électrisant Harry.

Ce dernier n'en pouvait plus, il poussait des petits gémissements que le blonds semblait de pas entendre. Harry voulait plus et Draco se contentait de le torturer et de ne pas profiter de la situation avant que le Griffondor ne se consume de plaisir. Mais les gémissements d'Harry n'étaient pas tombés dans l'oreille d'un sourd. Draco se délectait de ces sons et en même temps il les détestait parce qu'ils le rendaient fou de désir et il devait serrer les dents pour ne pas le prendre là sur le champ, il voulait frustrer le Survivant et pour l'instant le plan se déroulait comme prévu.

Lentement Draco remonta vers le boxer d'Harry et il en prit un des bords avec ses dents et le fit descendre lentement avec un grognement bestial. Harry s'arqua pour aider le blond à lui enlever la bande de tissu qui lui comprimer son désir. Le Serpentard traça la ligne du boxer avec sa langue pour prendre l'autre bord et le fit dévaler les hanches du brun de la même manière. Harry poussait des petits gémissements impatients et Draco grognait en réponse, comme s'ils étaient en train de se parler comme dans une de leurs nombreuses disputes. Harry devait lui dire : « Va plus vite salop ! Aide toi donc de tes mains incapable ! » Et Draco répondait quelque chose comme : « J'ai commencé avec ma bouche Potter et ce qu'un Malfoy commence il le finit et je tiens à le faire de la même manière avec laquelle j'ai commencé, alors tais-toi et savoure ! ».

Le boxer finit par montrer le haut du sexe d'Harry qui commencer à se tortiller sur place, le brulant les poignets à force de tirer sur ses liens. Draco lécha la partie de peau visible et lentement fit glisser ses bras sur le corps du brun pour venir poser ses mains sur la bosse encore couverte par le bout de tissus gris. Doucement ses doigts s'emparèrent du haut et lentement ils firent glisser le boxer sur les jambes fines d'Harry dévoilant son sexe dressé et gorgé de sang.

Harry se sentait horriblement gêné de montrer ses parties intimes que personne n'avait vues depuis ses cinq ans à l'adonis devant lui. Le brun avait rougit en bafouillant des paroles incompréhensibles pour excuser une quelconque bizarrerie de son sexe. Mais Draco n'écoutait pas, il était hypnotisé par la virilité du brun. Il approcha ses lèvres de la peau douce est embrassa la tête de l'érection du bout des lèvres. Harry écarquilla les yeux, il avait vu Draco s'approcher comme au ralenti et quand il l'avait embrassé sur le gland rougit il réprima un cri qui sorti sous forme de sifflement.

Des frissons de plaisirs parcoururent l'échine du blond quand Harry siffla. Cela lui avait fait oublier les questions qu'il se posait sur le pourquoi de son envie soudaine de faire cette caresse intime au survivant alors qu'il avait toujours refuser de le faire à qui que ce soit. Pourquoi Potter était-il si différents des autres ? Pourquoi est-ce qu'avec lui Draco pouvait espérer être quelqu'un de bon ? Peut-être parce que Potter était pur et qu'en le touchant il finissait par le devenir lui aussi. Mais pourquoi Diable, Draco se sentait excité par Potter ? Lui qui ne bandait que difficilement il se sentait terriblement à l'étroit dans son boxer. Il avait pensé que torturer sexuellement Potter serait facile, mais il s'était lourdement tromper, il avait présumé de ses capacités se disant qu'il serait moins vite excité, mais maintenant il se rendait compte qu'ils étaient sur un même pied d'égalité. Et quand Harry s'était mis à sifflé….

Harry s'était rendu compte du trouble de Draco quand il avait laissé échapper un cri de jouissance en fourchelangue sans le faire exprès. Le blond avait arrêté tout mouvement pendant deux secondes, son souffle s'était coupé pour repartir plus vite. Il avait fermé les yeux pour se concentré pour retrouver une respiration régulière. Mais il avait laissé échapper un petit halètement qui aux oreilles d'Harry signifiait clairement que Malfoy était excité par le fourchelangue. Un bon point pour lui qui se sentait en position de faiblesse nu face au Serpentard et qui le dominait totalement. Harry eu un sourire diabolique qui lui traversa le visage poupon, mais Draco était trop perdu dans ses pensées et dans ses caresses pour le voir. Harry repris vite son visage enfantin et gémi quand le blond lui effleura son sexe. Mais les doigts du Serpentard redescendirent vers les hanches et Harry décida que c'était le bon moment pour protester.

- Bordel, mais tu ne peux pas me prendre ma queue sale petit con ! Tu veux me tuer de plaisir ou quoi ? Hurla Harry dans la langue des serpents.

Draco frémit et gémi fortement quand les sifflements étaient sortis de la bouche d'Harry. Il ne comprenait pas le fourchelangue, mais il se doutait que le brun lui demander de l'occuper de son problème entre ses cuisses. Draco baissa la tête pour cacher un sourire satisfait. Son plan : frustrer Potter marchait comme sur des roulettes. Il profita d'avoir la tête baissée pour faire courir sa langue sur le ventre du brun qui se tortillait toujours de plaisir.

- Si tu as des choses à dire Potter, je te prierais de les dire en anglais, je pourrai peut-être te répondre. Murmura Draco entre deux léchages de peau au goût caramel.

- Je pourrai petit serpent, mais tu es bien plus excité quand je parle dans cette langue non ?

- Je ne comprends pas Potter. Lui répondit Draco faisant un air indifférent en haussant les épaules et en repartant à l'assaut du ventre plat.

- Dis plutôt que tu ne veux pas comprendre, parce que vu l'érection digne d'un hippogriffe que je me trimballe tu as vite compris ce que je veux.

- Potter ! Réplica le blond en relevant la tête en faisant mine d'être fâché. Si tu ne parles pas anglais je continuerai ma petite torture jusqu'à ce que tu pleures et me supplie et je te laisserai moisir dans cette salle !

- Salaud tu oses me menacé alors que tu as le même problème que moi et ma voix t'excite. N'est-ce pas Draco ?

Le blond eu un frisson de pur plaisir en entendant le dernier sifflement, son cœur avait bondit dans sa poitrine et il avait soudainement très chaud. Il mourait d'envie de demander à Potter ce qu'il lui avait dit, mais il ne fallait pas. Les sifflements de Potter étaient trop sensuel, trop dégoulinant de luxure que Draco en aurait presque jouis, mais heureusement pour lui il avait une grande maîtrise de son corps. Comme le brun ne voulait pas obéir aux ordres que lui donnait Draco, il décida de mettre sa menace et la deuxième partie de son plan à exécution : faire supplier Potter.

Mais Harry avait vu les frissons qui avaient parcouru Draco quand il avait entendu son prénom sifflé en fourchelangue. Il voulut en profité, mais les mains de Draco se firent plus présentent sur son corps lui envoyant des frissons et des décharges électriques. Les baisés du blond sur sa peau étaient plus passionnés, plus ardents tout en restant doux ce qui envoyait des langues de feu parcourir le corps du brun de toute part. Pourtant Draco continuait de le torturer, il évitait intentionnellement la verge tendue d'Harry et même parfois la titillait en soufflant sur le gland rougit mais détournant vite la tête pour embrasser une cuisse. Harry était frustré, il se cambrait et se tortillait dans tous les sens, ses mains lui faisait mal à force de tirer sur les liens de tissus noir. Il serrait péniblement les dents pour ne pas crier et gémir de frustration.

- Que veux-tu Potter ? demanda Draco d'une voix sensuelle.

Harry ne lui répondit pas, en fait, il n'en était plus capable, il était perdu dans tous ses sentiments contradictoires, il voulait que Draco continue ses caresses et qu'il aille plus loin, mais une partie de lui se dressait contre toutes ces sensations en criant qu'il le regretterait plus tard. Harry était perdu, il aimait et il détestait ce que le Serpentard lui faisait. Ses tortures l'excitait et en même temps le frustrait comme il ne l'avait jamais été. Il voulait que le blond soit plus entreprenant en restant quand même lent et attentionné. Il voulait qu'il le prenne une bonne fois pour toute pour arrêter cette délicieuse torture et en même temps il voulait qu'elle ne s'arrête jamais. Harry était perdu.

Quant à Draco, même s'il ne le montrait pas, il était aussi dérouté que le brun. Il n'était pas rassasié de ce corps nu et étendu sous lui. Il ne pouvait pas se repaitre de son goût, de son odeur, de sa vue. Il avait beau repasser un nombre incalculable de fois sur sa peau, sa langue ou ses lèvres sur un petit morceau d'épiderme qu'il sentait que les sensations qu'il avait étaient différentes à chaque fois. Harry était comme une drogue. Jamais il n'aurait pensé que faire l'amour était aussi bon. Il pensait qu'au bout d'un moment à garder le même partenaire on finissait par connaître son corps par cœur et à s'ennuyer des mêmes sensations. Mais il se rendait compte que même s'il passait des heures sur un petit bout de chair provenant d'Harry il éprouvait une myriade de sentiments tous aussi différents et agréables les uns que les autres et cela le déroutait.

- Que veux-tu Potter ? redemanda le blond d'une voix toujours plus sensuelle en embrassant la jugulaire du brun.

Ce même brun haleta et sous ses lèvres Draco sentit que le rythme cardiaque du Survivant pourtant rapide avait encore augmenté. Harry savait qu'il ne pouvait pas cacher son état à Draco, mais il essayait tout de même de lui prouver qu'il contrôlait toujours la situation. Peine perdue, le blond avait senti que le survivant était à bout, qu'il ne lui fallait que quelques minutes pour le supplier. Alors il patienterait de la plus douce des manières selon lui. Il embrassa la jugulaire d'Harry, son menton et il lui lécha les lèvres. Draco reposa une autre fois sa question à quelques manomètres des lèvres d'Harry soufflant dessus.

- Que veux-tu Potter ?

- Que tu m'appelles Harry. Chuchota le brun.

Draco fut d'abords étonné de sa question. Le Griffondor avait détourné la tête de honte et ses yeux fixés le drap de soie bleu comme s'il voulait si noyer. Ses joues étaient rouges de gêne et le Serpentard ne put s'empêcher de penser que Potter était beau comme cela aussi. Il lui prit son menton du bout des doigts pour le forcer à le regarder. Harry fuyait son regard. Et Draco l'embrassa délicatement.

- D'accords Harry. Appelles moi Draco dans ce cas.

Le Griffondor eut un sourire resplendissant et Draco fondit sur ses lèvres pour un baiser plus passionné, mais qui restait tout de même doux et tendre. Pendant qu'il butinait ses lèvres Draco caressa les côtes d'Harry, puis descendit sur les hanches et ses mains remontèrent à l'intérieure des cuisses Harry arrêta de respirer tellement il attendait ce moment. Mais Draco suspendit ses gestes avant de toucher le membre gonflé du brun.

- Draco ! se plaignit Harry en fourchelangue.

Le blond frissonna encore à ce sifflement, celui-ci l'excité d'avantage que tous les autres et le Serpentard remarqua avec désespoir qu'Harry le savait et qu'il s'en servirait à outrance. Draco maudit sa faiblesse pour le brun. Il était bien le seul à le mettre dans cet état. Néanmoins il se reprit vite en main et pris un air de professeur en train de faire sa leçon à un élève vraiment désobéissant.

- Harry, si tu ne me dis pas ce que tu veux en anglais je ne pourrai pas te le donner. Alors je ne te poserai cette question qu'une seule fois et si tu ne me réponds pas en anglais je m'en vais. Que veux-tu ?

Le Griffondor faisait maintenant face à un dilemme. Soit il continuait à exciter son Draco avec ses sifflements, mais il risquait de le faire partir, à près tout c'était un Serpentard et on ne savait pas ce qui passait par la tête de ses animaux là ! Draco était bien capable de mettre sa menace à exécution rien que pour prouver à Harry qu'il contrôlait entièrement la situation. Soit deuxième possibilité : Harry parlait en anglais, mais cela prouverait que Draco le domine totalement et son honneur de Griffondor en serait bafoué. Face à ce dilemme Cornélien Harry choisi la troisième solution. Il s'humecta les lèvres, verrouilla ses yeux dans ceux de Draco comme pour le défier et dit :

- Ce que je veux Draco c'est que tu t'occupes de mon problème, Draco, et que tu arrêtes de me torturer inutilement Draco sinon je vais finir par me lasser Draco, et tu n'auras pas ce que tu veux Draco.

Le dit Draco n'arrêtait pas d'alterner entre frissons de plaisir et de contentement. Il ne savait plus quoi faire, Harry avait bien parlé en anglais, mais il avait quand même émis quelques sifflements excitant.

- Tu as sifflé Potter, je me casse. Il fit mine de se relever et Harry enroula ses jambes autour de sa taille pour le ramener vers lui.

- Ce n'est pas vrai ! Mentit le brun. C'est que j'ai de l'asthme.

- Tu es asthmatique Harry ? Demanda Draco faussement inquiet.

- Oui. Mentit de plus belle de Griffondor content de voir que son mensonge passait comme une lettre à la poste Moldue.

- Alors raison de plus pour que je parte, je risque de tuer le futur sauveur du monde sorcier. Déclara Draco en essayant de se dégager des jambes fines d'Harry.

- Non ! Aller Draco reste, ça t'excite quand je parle fourchelangue. Je me trompe ? Non bien sûr, j'ai raison. Tu aimes quand je dis ton prénom dans cette langue. Regarde tu fermis Draco. Là encore. Je ne t'ai pas dit tout ce que je voulais, mais je vais me rattraper. Je veux que tu me baise profondément et que tu me forces à le crier jusqu'à ce que je n'arrive plus à parler. Je veux que tu me fasses oublier jusqu'à mon existence, je veux être à toi ! Fais-moi tiens Draco. Je t'en supplie. Fais-moi tiens !

Draco bien entendu n'avait rien compris à tout ce babillage de sifflements, mais Harry avait dit les mots magiques pour lui: "je t'en supplie". Comme un perdu Draco embrassa Harry. Pas seulement sur les lèvres, sur tout son visage, en arrivant aux yeux d'Harry ce dernier vit qu'il souriait, mais pas d'un sourire machiavélique et calculateur, ni un sourire de victoire, c'était un sourire de bonheur pur. Les yeux gris si froid de Draco étaient devenus presque blanc et scintillaient comme les étoiles dans le ciel. Face à ce visage si radieux Harry lui sourit de ses dents blanches. Sourire qui fit défaillir Draco et qui l'embrassa sur tout le corps. Harry frémis, Draco était un passionné et il lui montrait dans ses baisés qui descendaient de plus en plus bas. Harry trembla d'impatience, mais ne croyant pas que Draco accèderait à sa demande il le regarda dubitatif.

Les lèvres roses descendaient sur le ventre d'Harry, elles survolèrent le nombril et arrivèrent vers le membre tendu. Elles se posèrent sur la tête de l'érection du brun qui gémit. Draco releva la tête et tout en fixant Harry, il fit glisser ses mains sur les cuisses du Griffondor, Harry cru que c'était de la soie qui coulait sur sa peau. Les mains passèrent à l'intérieure des cuisses et se posèrent délicatement sur la base membre viril d'Harry. Ce dernier était tellement surpris par ce geste inattendu qu'il cria et qu'il ferma brusquement les yeux et jeta sa tête en arrière.

Draco entama alors de lent va et viens qui firent hurler Harry autant de plaisir que de frustration. Le brun avait cru qu'en prenant soin de son sexe Draco allait le mener à la jouissance, mais il se trompait, le blond en profitait toujours pour le torturer. Harry était tellement frustré qu'il en pleura. Il fallait qu'il jouisse, mais Draco n'accélérait pas le rythme, il se contentait de monter et de descendre sa main sur le membre d'Harry sans toucher le gland pourpre. Son membre était douloureux et les gestes du blond ne l'aidait pas à se libérer, il était prisonnier de son propre désir, il ne pouvait pas débander à cause des mouvements va et viens et il ne pouvait pas jouir à cause de leur lenteur. Harry pleurait d'impuissance.

Quand il vit les larmes du Griffondor, Draco ne ressenti pas la joie escompté, il ne comprit pas pourquoi, pourtant c'était sa vengeance, mais il n'arrivait pas à s'en réjouir. Il abandonna sa douce torture et remonta vers le visage d'Harry qui ruisselait de larmes. Ses mains prirent son visage en coupe et avec ses pouces il enleva toute trace de larme en contournant les lunettes rondes. Il se pencha pour l'embrasser et ce baisé donna à Harry l'impression que Draco essayait de se faire pardonner.

- Laisse-moi jouir je t'en prie. Sanglota Harry quand ses lèvres se détachèrent de ses homologues.

Draco replongea sur la bouche du brun et enleva sa main droite de la joue du Griffondor pour la placer sur l'érection suintante d'Harry. Il reprit ses lents mouvements de va et vis sur la verge tendue. Harry se cambrait désespérément sanglotant toujours contre la bouche de Draco dans l'espoir qu'il accède à sa demande, mais le Serpentard été impitoyable.

Harry se cambra plus pour essayer de se frotter contre le bassin de Draco, mais ce dernier l'avait mis hors de portée des pauvres coups de rein du brun. Harry sanglotait de plus en plus. Il voulait se libérer, il voulait jouir, mais tout dans les gestes de Draco l'en empêchait. Il aurait voulu faire perdre pied au Serpentard en répétant son prénom des milliers de fois en fourchelangue pour qu'il le fasse jouir, mais les lèvres du blond avaient occupé la bouche et la langue d'Harry qui finalement aurait préféré que Draco le prenne durement et brutalement plutôt que de le faire languir à la limite du supportable.

N'en pouvant plus, Harry arrêta de se débattre, il fit lourdement tomber son corps dans les draps, secoué de pleurs il ne tirait plus sur les liens, il ne cherchait plus à accéder à la jouissance pourtant libératrice, il subissait comme on le fait parfois lors d'un viol. Draco avait perçu ce changement de comportement et il libéra les lèvres d'Harry. Le brun détourna le regard pour pleurer dans les draps. Draco avait suspendu ses gestes, surpris il regardait Harry incrédule la bouche grande ouverte. Le brun n'arrêtait pas de sangloter et Draco sentit son ventre se retourner à cette vision.

Ce n'était pas ce qu'il voulait, ce n'était pas ce qu'il avait décidé. Il avait prévu que cette nuit marquerait Harry, mais de la plus belle des manières, pas en le faisant pleurer. Il fallait qu'il arrange les choses, mais ce n'était pas avec une petite branlette vite fait bien faite qu'il allait contenter le brun. Il fallait qu'il le fasse jouir, mais qu'ensuite Harry soit près pour un nouveau round, le dernier, celui qui allait plus loin vers l'endroit où le Griffondor n'avait jamais été touché. Et Draco ne connaissait qu'un seul et unique moyen pour mener Harry à en vouloir plus au lieu de se contenter de la jouissance qu'il lui aurait accordé.

Il déglutit, il ne l'avait jamais fait et il avait un peu peur d'être maladroit et s'il ne l'avait pas fait c'était pour une bonne raison. Mais Draco était décidé, il mit Harry sur le dos, le jeune homme se laissa faire, il regardait le plafond blanc sans le voir. Draco lui donna un chaste baisé sur les lèvres et se pencha sur son oreille pour lui murmurer d'une voix sensuelle :

- Je vais te faire un cadeau Harry, profite-en au maximum.

Puis Draco fit glisser son corps sur celui d'Harry, il posa sa tête contre l'érection du brun, le regarda, mais Harry pleurait toujours en regardant le plafond alors que son membre était toujours aussi tendu.

Pour la première fois de sa vie, Draco fit preuve de courage, il respira un bon coup et sortit sa langue rose, il la posa sur la base de l'érection d'Harry et remonta vers le gland rougit. Harry avait arrêté de sangloter pour ne plus respirer. Quand Draco prit le gland dans sa bouche Harry se cambra en hurlant son plaisir. Même si les mouvements de hanches gênaient Draco il ne fit aucun geste pour les arrêter, il voulait se faire pardonné de la plus belle des manières qui soit.

Sa langue passait sur la fente cueillant le liquide séminal qui y suintait. Normalement il aurait fait la grimace, mais comme avec tout ce qui venait d'Harry il s'étonna à apprécier le goût douce amer : le goût d'Harry. Lentement il prit la hampe entière en bouche et le brun hurla en fourchelangue un :

- DRACO !

Ce cris donna confiance au blond qui secouait de délicieux frissons fit des mouvements de va et viens avec sa tête. Il lécha la base du sexe d'Harry. Il fit des cercles autour de la hampe dressée du survivant qui a chaque fois hurlait son plaisir en se cambrant cognant son membre au fond de la gorge de Draco qui ne disait rien. Ses mains blanches caressaient délicatement les bourses d'Harry, les effleurant à peine, mais ses gestes firent frissonner le Griffondor qui continuait de crier, mélangeant le fourchelangue et l'anglais.

Draco ne se serait jamais cru capable de faire une fellation de sa vie, c'était pour lui trop dégradant, quand ses amants d'une nuit lui faisait cette caresse il les traitait de chienne pendant l'acte. Mais avec Harry tout était différent, il se sentait en confiance avec lui, il se sentait fort de son pouvoir à faire sangloter le brun de plaisir, à lui faire perdre la tête et à le faire crier.

Le corps sous le blond frissonnait, il était tendu et arqué. Harry se sentait proche de la jouissance tant désirée, il en criait et se poussait ses hanche pour enfoncer son membre plus loin dans la bouche de Draco qui avait ses yeux blancs verrouillés dans ceux vert sombres d'Harry.

- Je… Soufflait avec incohérence le Griffondor entre deux halètements. Draco… Draco… Je crois… Trop bon… Si beau, si tendre, si vil… Ah ! Draco… Draco…Je vais… je crois… C'est étrange… Draco… Je vais jouir…Bientôt….. Réussit à le prévenir Harry.

Mais le blond se fichait de savoir où et quand Harry allait éjaculer, il était trop prit dans ses propres sensations. Il n'aurait jamais cru que faire une pipe à quelqu'un soit aussi jouissif ! Et voir Harry hurler et arriver à la jouissance grâce à lui était tellement bon qu'il voulut tout avoir de cette caresse, des cris en passant par l'explosion finale comme il l'appelait.

Harry arrivait difficilement à ce retenir, il attendait que Draco s'écarte, mais ce dernier n'en fit rien. Et quand le blond engloba le gland de sa bouche utilisant ses mains pour faire les va et viens à la base de la hampe dure, quand la langue mutine du Serpentard passa lentement sur la fente Harry ne se pu plus se retenir, il éjacula à long jet dans la bouche de Draco en criant son nom en fourchelangue. Le blond avait fermé les yeux et avalait goulument le liquide blanc et amer en éjaculant à son tour dans son boxer.

Le corps d'Harry retomba contre les draps, tremblant de son orgasme, plus heureux mais pas entièrement satisfait. Sa respiration était erratique et il se sentait remplit de bonheur, chose qui n'était pas toujours le cas lors de ses séances de travaux manuel. Quand il utilisait ses mains pour se faire plaisir il se sentait repus, mais pas heureux, jamais il n'avait été aussi content de s'être vider.

Draco marcha à quatre pattes au-dessus d'Harry tel un félin la tête penchée sur le côté : interrogateur. Quand il arriva vers sa victime il fut reçut avec un magnifique sourire qui répondait à la question muette du blond : « Tu as aimé mon cadeau ? ». Draco lui rendit son sourire. Et toujours en souriant il se pencha pour embrasser Harry qui ferma les yeux et grimaça quand il sentit le goût de son sperme sur les lèvres de Draco. En se rendant compte que le blond avait avalé toute la substance -au goût qu'Harry jugé dégoutant- le brun ce comprit que le Serpentard avait pris sur lui pour lui faire plaisir.

- Merci. Murmura Harry en se décollant des lèvres de Draco.

- Mais tout le plaisir était pour moi Harry !

Et c'était vrai ! Par contre si Draco se sentait bien et sur un petit nuage après avoir jouis il ne supportait plus d'être collé dans son propre boxer. Il avisa sa tenue et il se dit que s'il l'enlevait tout cela reviendrait au même, ce n'était qu'un vêtement en moins non ? Et il fallait bien qu'il sorte son sexe pour passer à la suite, non ?

Lentement Draco enleva son boxer souillé et le jeta au loin. Harry qui le regardait du coin de l'œil en eu le souffle coupé et son membre recommença à s'irriguer à la vue de cet adonis nu sur lui. Il releva la tête pour atteindre les lèvres de Draco. Mais ce mouvement lui fit faire une grimace de douleur à cause de ses mains liées ensembles à la tête de lit il ne pouvait relever la tête de plus de quelques centimètres sans se déboiter les épaules. Dépité il reposa sa tête dans les oreillers. Draco comprenant ce qu'il voulait se pencha pour ravir ses lèvres.

- Si beau. Siffla Harry à l'oreille du blond. Tu es si beau Draco.

- Sang pur ! Jura le blond. Tu ne peux pas dire ce que tu penses en anglais au lieu de me le siffler dans les oreilles ? C'est vraiment désagréable !

C'était cette fois un gros mensonge ! Les paroles sifflés d'Harry avait couvert Draco de frisson et tout comme le brun son membre commençait à reprendre du volume. Ces deux choses Harry n'avait pas manqué de les remarquer. Draco respira profondément pour reprendre le contrôle de son corps et se préparer psychologiquement à la suite.

Suite qui n'allait pas tardée à commencer vu comment les deux élèves s'embrassaient à pleine bouche, mêlant leur langue, leur odeur et leur sentiments dans ces baisés. Draco embrassa encore une fois tout le visage d'Harry s'émerveillant de la douceur de sa peau du goût de chacun de ses pores et de ses gestes qui lui semblait tellement normaux.

Sa bouche parcourut le chemin maintes fois franchit : des clavicules, au nombril pour arriver à la hampe dressée encore mouillée de la salive de Draco. Ce dernier remonta vite sa tête après avoir léché une autre fois la tête de l'érection de son vis-à-vis. Une idée avait surgit dans son esprit. Puisqu'il en était à tester des choses avec Potter qu'il n'oserait plus jamais faire il remonta vers le visage de Griffondor en profitant pour coller son corps nu sur celui du garçon à la peau halée.

Tous les deux haletèrent quand leurs sexes nus se touchèrent. Draco sentit sa propre salive sur le membre d'Harry toucher sa hampe à moitié dressée, cela l'excita plus que de raison. Alors que son corps était bouillant le contact froid de la salive lui faisait prendre conscience de combien il avait chaud et le fait qu'il n'ait jamais été aussi bouillant de désir le lui fit augmenté.

Lentement Draco entama le premier mouvement, s'appuyant sur ses mains il monta et descendit son membre contre celui d'Harry, leur envoyant des décharges électriques dans tout le corps. Le brun se cambrait de plus en plus pour sentir le contact de la verge de Draco avec la sienne. Celui-ci était aussi arqué que son homologue, cherchant à avoir le plus de contact possible avec le sexe du Griffondor, recherchant les meilleures sensations. Ils gémirent ensembles et quand leurs érections furent dures et presque douloureuses.

Draco embrassa Harry qui y répondit avec force et désir. Pendant qu'il lui léchait l'oreille en ralentissant les mouvements de frottements de leurs sexes. Il fit descendre sa main droite vers les cuisses d'Harry, caressa les bourses et son index titillait l'anneau de chair.

Harry eut un petit cri de surprise, les doigts de Draco étaient froids, il comprit qu'il les avait lubrifié on ne sait de qu'elle façon. L'index du blond entrait jusqu'à la première phalange puis ressortait très vite avant de revenir puis de repartir aussi vite. Harry gémit en écartant outrageusement les cuisses de façon tout à fait indécente et aguicheuse, demandant plus. Mais Draco continuait ses petits mouvements, parfois faisant tourner le doigt dans Harry. Ce dernier perdit patience et s'écria :

- Tu ne vas pas recommencer comme tout à l'heure !

L'image d'un Harry pleurant de désespoir fit irruption dans l'esprit de Draco, même s'il n'avait pas oublié qu'il était là pour se venger du brun, il ne voulait plus revoir le visage d'un Harry sanglotant parce qu'il le faisait languir.

Il secoua la tête en lui offrant un sourire rassurant pour lui dire que ce n'était nullement ses intentions. Pour le lui prouver il fit pénétré tout son index dans l'antre chaude d'Harry qui gémit en s'arqua plus mais en sifflant de douleur à cause de ses liens. Draco le fouillait de l'intérieur, faisant tourner son index dans l'anus du brun qui s'empalait de lui-même sur le doigt mutin du Serpentard. Il gémit pour demander à Draco d'en mettre un autre en lui, mais pour toute réponse le blond fit ressortir le doigt pour le rentrer ensuite profondément en Harry.

- Ne soit pas impatient, je te prépare, tu ne veux quand même pas que je te prenne comme un sauvage sans être préparer ?

Draco pouvait dire tout ce qu'il voulait, il s'était plus d'une fois comporté en « sauvage » comme il le disait. Mais Harry lui semblait si fragile avec son corps gracile et son intimée étroite et encore inviolée. Et il ne fallait pas qu'il oublie une partit importante de son plan machiavélique : faire supplier et hurler Potter.

Finalement il fit entrer un autre doigt en Harry. Le petit brun soupira de soulagement, il s'empala directement sur l'index et le majeur du Serpentard hurlant son plaisir tellement il se sentait combler. Draco dû se mordre l'intérieur des joues pour ne pas gémir. Son membre devenait douloureux d'anticipation. Il voulait rentrer dans cette antre brulante et tellement étroite. Mais il se retenait, Potter ne l'avait supplié de le prendre.

Comme le contact avec la virilité d'Harry le faisait souffrir tant son érection devenait dure et douloureuse, il s'éloigna du corps chaud, enleva ses doigts sous les cris de colère et de frustration du brun qui avait ouvert des yeux verts qui lui lançaient des éclairs. Le blond eu un petit sourire et posa doucement ses lèvres sur celle purpurines du survivant comme pour lui dire de ne pas s'en faire. Harry fit retomber sa tête sur les oreillers attendant avec impatience que Draco remette ses doigts où ils étaient et vite comme cela il serait enfin comblé. Se mettant à genoux au niveau des mollets d'Harry, il lui prit ses jambes pour les placer sur ses larges épaules en les embrassant. Puis il recommença où il s'était arrêté, il entra directement deux doigts en Harry qui cria de bonheur sifflant encore et toujours le mot qui faisait trembler le blond.

Draco détendait et écartait les chairs, de là où il était, il avait une vue splendide sur les fesses du brun et sur son corps couvert de sueur et respirant la luxure. Il inséra un troisième doigt lubrifié. Draco était passé maître dans l'art et la manière de réussir ce sort, il était tellement habitué à l'utiliser qu'il n'avait plus besoin de baguette pour invoquer du lubrifiant.

A l'intrusion du troisième doigt dans son intimité Harry eut une petite grimace, mais il se força à se détendre en fermant les yeux et en profitant de tout ce que Draco lui donnait. Voyant que le Griffondor souffrait le blond le masturba doucement. Ses doigts s'écartaient en Harry préparant son entrée à le recevoir.

Cette préparation sembla interminable pour Harry qui essaya de s'extraire des doigts taquins pour laisser place au membre dur et dressé du Serpentard. En s'aidant de ses liens Harry se tira vers la tête de lit dans le but d'enlever les doigts de Draco, mais ce dernier s'aperçu de son geste et il plia les doigts pour les bloquer à l'intérieur du brun qui haleta. Draco se servit de son autre main pour ramener Harry à l'endroit où il se trouvait quelques secondes plus tôt en l'embrassant au passage.

- Soit sage sinon j'arrête ! le menaça le vil Serpentard.

Son amant gémi pour lui montrer qu'il avait compris, mais que cela ne l'empêchait pas d'être impatient. Draco continua de le préparé avec attention. Jamais il n'avait passé autant de temps à s'occuper d'une de ses aventures. Potter avait intérêt à ce souvenir de cette nuit parce que foi de Malfoy il avait fait des choses par vengeance qu'il ne referait plus jamais ! Même si c'était agréable. Il avait remarqué qu'à force de se concentrer sur l'idée de ne pas faire mal à Potter cela l'avait rendu plus détendu et que son désir passait en second plan. Pour la première fois de sa vie il s'occupait d'une autre personne et cela ne le déplaisait pas.

La main gauche du blond partit aider sa droite et il murmura le sort de lubrification sur sa main. Il enleva un doigt pour le remplacer par l'index de la main gauche, puis comme Harry ne semblait plus avoir mal, il inséra l'annuaire de sa seconde main. Cette fois le survivant arrêta de respirer mais pas de plaisir.

Harry eu soudain peur, s'il n'arrivait pas à supporter quatre doigts en lui comment allait-il réagir quand Draco le pénètrerait ? Il avait pu remarquer que le blond était bien membré, il savait qu'il aurait mal, mais maintenant il se rendait compte de la douleur qu'il devrait supporter. C'était une douleur cuisante, il avait l'impression que son être était brûlait au troisième degré. Mais le Serpentard fit passer le mal avec ses doigts experts.

Draco ne savait pas quoi faire, ses deux mains étaient occupées, d'habitude il aurait vivement masturbé le brun pour qu'il se calme, mais là ce n'était pas possible alors il se contenta de faire bouger ses doigts le plus doucement et lentement possible. A un moment il avança plus l'annuaire gauche et Harry hurla de plaisir.

- Encore. Haleta le brun puis se reprenant en se rendant compte qu'il avait parlé en fourchelangue. Encore.

- Tu as oublié le mot magique petit lion. Réplica Draco en stoppant tout mouvement.

- S'il te plaît ? Tenta Harry.

- Non.

Harry réfléchi quelques secondes avant de se rappeler ce qui avait fait bouger les choses il y a quelques temps. C'était donc ça ? Draco voulait qu'il le supplie ? L'honneur de Griffondor d'Harry lui criait de faire paitre ce vil serpent. Mais d'un autre côté il était attaché à un lit dans la salle sur demande dans un état d'excitation avancé. Et connaissant Draco il serait capable de partir en le laissant mourir ici comme un con. Alors Harry fit son choix.

- Encore, je t'en prie, Draco… Draco.

- Ce sera avec plaisir, Harry.

Le vil serpent sourit satisfait et tapa sur la glande de plaisir aussi grosse qu'une noix. Harry se cambra en rejetant sa tête en arrière et en gémissant de plus ses yeux lui jouaient des tours. Car il n'y avait pas des petites étoiles qui parsemaient la salle sur demande, non ? Il était sur un petit nuage, le septième ciel lui tendait les bras et il se sentait prêt à aller jusqu'au centième. Mais il voulait plus, beaucoup plus.

- Viens maintenant… Je t'en prie viens. Souffla Harry. Fais-moi tiens Draco.

Le Serpentard retenait son souffle, Harry était préparé : Ok. Harry l'avait supplié : Ok. Le Griffondor était prêt psychologiquement : Ok. Le plan allait dans le bon sens : Ok. Alors pourquoi il ne pouvait pas se lancer, pénétrer les chairs encore inviolée et étroites du brun ? Pourquoi il hésitait ?

Il fallait encore une fois se replonger dans sa vie de débauché. Draco n'était peut-être plus puceau depuis sa troisième année, mais il n'en restait pas moins vierge à l'amour. Il était comme un adolescent à sa première fois. Il avait des doutes. Car il plongeait dans un monde inconnu.

- Draco… Le supplia Harry d'une fois aguicheuse et languissante.

Remplis d'un courage nouveau et sans nom, l'adrénaline parcourant ses veines comme la pire de dopamine, Draco décida de faire le saut de l'ange, il était partit pour plonger dans l'inconnu ! Il espérait juste qu'il atteindrait le Paradis. Il retira lentement ses doigts de la main gauche. Et prononça le sort de lubrification à l'intérieur de sa paume. Il s'enduisit le membre ce gel et retira les deux autres doigts de la main droite de l'antre chaude. Harry eut un sifflement frustré.

- Prêt ? Demanda Draco.

- Prêt. Lui répondit plus déterminé que jamais le brave Griffondor.

Draco attrapa le corps fin du brun et entra doucement dans l'anneau de chair. La tête de l'érection était le plus dure à passer et Harry grimaça à l'intrusion. Le blond béni alors les sorts de lubrification et la préparation qu'il avait faite. Quand le gland passa l'anneau Harry se détendit peu à peu, sachant que le reste allait suivre et que s'il se crispait il risquait de souffrir plus qu'il ne devrait. Pour faire oublier au brun le mal qu'il lui faisait, le blond flatta son membre dressé. Quand il fut entièrement en lui Draco pencha la tête dans le cou du brun et le lui mordilla pendant qu'Harry essayait de se détendre et de récupéré une respiration normale attendant que son corps s'habitue à la présence imposante de Draco.

Mais Draco ne savait pas s'il pouvait tenir plus longtemps, c'était trop bon ! Harry était si chaud si étroit, si… Harry était tout ! Il était encore vierge, il était pur et il s'était donné sans le moindre remord et Draco n'avait qu'une seule envie, replonger encore et encore dans cette antre brulante pour faire crier de plaisir le fier Griffondor et qu'il ne regrette pas d'être devenu docile et d'avoir supplier son ennemi juré de le prendre là, sur le champ, sur ce lit.

Le fier Griffondor avait mal, mais ce n'était pas aussi terrible que ce à quoi il s'attendait et d'après ce que Seamus et Dean lui avait dit il aurait dû pleurer toutes les larmes de son corps et regretter de ne pas être au-dessus ou de ne pas avoir dit « non ». Alors que là, il se forçait juste à ne pas crier de douleur. Et il était à mille lieux de regretter de ne pas avoir dit « non » ! A son tour Harry remercia la préparation longue mais pourtant terriblement efficace de Draco. Et quand le blond se redit compte de la douleur que ressentait son partenaire, il fit quelques mouvements de va et viens sur le sexe du brun pour le redonnait toute sa vigueur et quand ce fut le cas il retira ses doigts et se força à respirer lentement.

Le blond ne bougea plus, pendant plusieurs minutes. Pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait, Harry était chaud et étroit autour de son sexe, cela lui donnait envie de le prendre sauvagement, de se retirer et de retourner dans l'antre brulante, allant toujours plus loin, hurlant son plaisir et bénissant toutes les divinité d'avoir créées un cul aussi beau et étroit, un cul parfait. Et c'est sûrement ce que Draco aurait fait si Potter n'était justement pas Potter. Avec Harry, il était doux et attentionné ce qui n'était pas si mal tout compte fait. Avec son pouce de la main gauche il faisait des cercles concentriques sur le visage un peu crispé d'Harry. Avec sa main droite il faisait des cercles sur son ventre et parfois il embrassait une jambe toujours sur ses épaules, attendant patiemment qu'Harry lui dise de commencer. Et cela ne faisait que le faire désirer encore et toujours Potter.

La douleur semblait diminuée de plus en plus, elle était toujours là pourtant, bien présente, mais le corps du brun semblait peu à peu s'habituer. Harry ondula des hanches en gémissant un peu pour faire comprendre au blond qu'il était près.

Draco avait compris le message, il retira un peu son membre prisonnier du corps chaud d'Harry et replongea dans les chaudes profondeurs. Le Griffondor gémit en rejetant sa tête en arrière et son souffle redevenait erratique dû au plaisir et non haché par une douleur cuisante. Puis Draco retira complètement son sexe et s'empala d'un coup en Harry touchant sa prostate le faisant hurler de plaisir :

- Oh oui ! Encore ! Encore !

Draco en aurait jouis à l'instant, Harry était si désirable. Il se cambrait sous ses coups de rein et il gémissait de la plus érotique des manières entrecoupant des mots en anglais et en fourchelangue ce qui avait le don de faire perdre ses moyens à Draco. Quand il lui avait touché son centre des plaisirs, le blond avait vu les yeux du survivant devenir noir sous le coup du plaisir. Son corps s'était tendu et il avait haleté de surprise et de bonheur.

Pour le coup, Harry n'avait plus du tout mal ! Il était perdu dans une myriade de sensations toutes plus exquises que les autres. C'était trop bon ! Et Draco était trop loin, même s'il essayait de garder les pieds sur Terre, il ne lui fallait qu'un ou deux cris ou gémissement en plus de la part d'Harry et il arrêter de se contrôler. S'il avait su que le premier coup de rein engendrait sa perte… S'il avait su que chaque coup était meilleur que le précédent… S'il avait su qu'Harry était si bon…

C'est donc avec une envie non dissimulée que Draco replongea encore et encore dans ce corps si désirable et pourtant si pur. Harry tirait vainement sur ses liens tout en criant de plaisir à chaque coups de reins. Le rythme était lent, il le torturait agréablement autant qu'il le frustrait horriblement, il hurlait de plaisir et de désir. Mais ce qu'il ne vit pas c'est que Draco tenait fortement ses jambes graciles et serait les dents pour ne pas aller plus vite. Pas qu'il voulait encore plus le torturer, mais il ne voulait pas que leur désir si grand soit assouvit en quelques coups de butoir.

Même s'il avait mal de se retenir de ne pas prendre Harry brutalement, Draco appréciait chaque coup de rein, bénissant les plus hautes divinité d'avoir créé Harry Potter, il eut même une pensée pour les parents du bruns leur envoyant tous ses compliments les plus sincère pour avoir enfanter d'un être aussi parfait qui tout en étant pur pouvait se montrait tellement dévergondé.

Il avait du mal à se rendre compte qu'il faisait l'amour. C'était tellement… Tellement naturel, comme tout ce qu'il avait fait cette nuit. Il ne s'était jamais senti capable d'être doux et attentif et pourtant c'était ce qu'il avait fait. Qui aurait cru un jour que Draco Malfoy serrerait les dents à se les casser pour ne pas casser un moment de douceur ? Personne. Même pas le concerné n'aurait parié sur ça. Non, personne n'aurait parié sur ça…

- Hn ! Draco… Gémi le brun qui subissait ses coups lent et précis.

Harry avait fait glisser ses jambes des épaules du Serpentard pour entourer sa taille et ainsi le supplier silencieusement d'accélérer le rythme. C'est au moment où les talons d'Harry frappèrent fortement ses reins que le bond baissa la tête pour tomber sur deux orbes noirs entourées d'à peine un peu de vert, ses lunettes étaient de travers et couverte d'une fine couche de buée. Il déglutit difficilement, un gémissement s'échappa de ses lèvres et il crut qu'il allait pleurer sur le corps caramel.

C'est à ce moment qu'Harry vit que le blond était tendu et se retenait fermement à ses jambes comme un point d'encrage. Le survivant eu l'espace d'un instant le regard surprit et face à ça Draco arrêta ses mouvements. Ce faisant il carra encore plus la mâchoire faisant couler un filet de sang sur ses lèvres.

- Bon sang Draco, ne te retient pas ! Hurla Harry. Ce n'est pas moi qui t'en empêcherais !

- Je… Je ne veux pas te faire mal. Expliqua piteusement le blond en baissant la tête pour échapper à la vision désireuse du brun.

- Sang pur ! Jura le Griffondor et Draco eut un léger sourire en remarquant qu'il utilisait ses propres expressions. Tu me fais plus de mal en te retenant Draco !

- Tu… Tu en es sûr ?

- Sang pur Malfoy, enfonce moi profondément ton engin dans mon cul avant que je ne devienne totalement fou ! Hurla le brun en fourchelangue.

Draco pris ça pour le signal du départ et il eut bien raison. Il sortit entièrement son membre et pénétra Harry encore une fois, puis tout aussi lentement qu'avant il entra à nouveaux dans les chairs de son Griffondor. Harry cru qu'il n'avait pas compris et voulu lui crier qu'il devait le prendre violement maintenant ! Mais il s'aperçu très vite que Draco augmentait peu à peu le rythme.

Il ne voulait pas ce montré trop empressé dès le départ, ce serait considérer Harry comme tous ces cloportes qu'il baisait parce qu'il ne voulait pas se branler. Harry n'était pas un coup vite fait. Harry était Harry et il méritait d'être dépucelé comme il se fallait dans les règles de l'art, avec douceur et volupté alternant ensuite avec violence et passion, sans pour autant être brutal.

Autrement dit, une nouveauté pour Draco qui maintenant avait totalement oublié la raison de sa présence dans cette pièce. Tout ce qu'il voulait s'était éprouvé autant de plaisir qu'Harry et pas le plaisir qu'il avait après ses coups d'un soir, il voulait le vrai plaisir, celui qui faisait voir des étoiles encore inconnue dans le ciel.

Peu à peu les coups de reins devinrent des coups de butoirs, mais ils n'avaient pour but que de les faire crier tous les deux. Draco avait desserré la mâchoire et il produisait des gémissements et des grognements qui firent frissonner Harry. Le rythme pris de plus en plus d'ampleur, mais il ne devint jamais brutal, mais violent et pourtant terriblement passionné.

Draco était au paradis, il voulait jouir et en même temps il désirait que rien ne s'arrête et Harry en était au même point, ils n'étaient que gémissements. Draco en murmurant des « Harry » très sensuel et chargés de luxures à chaque coups de reins profonds et Harry gémissait ou hurler des « Draco » selon que le Serpentard frappait plus ou moins fort sa prostate.

Ses poignets le faisaient souffrir le martyr, et pourtant Harry s'en fichait, tout ce qu'il voulait c'était que Draco continue à pilonner son intimité, à frapper sa prostate et à le faire crier de plaisir. Et de son côté, tout ce que le bond désirait s'était entendre et réentendre les cris de plaisir du brun, écouter avec bonheur qu'il arrivait à faire du bien à quelqu'un et voir que pour une fois, tout en se concentrant sur le plaisir d'autrui il arrivait à une jouissance qu'il n'avait jamais soupçonnée possible.

Harry n'était plus qu'un corps couvert de spasmes, il allait bientôt attendre le paradis des plaisirs et Draco n'en était pas loin. C'est avec énergie et tendresse qu'il masturba le brun qui éjacula en hurlant une série de sifflement que Draco ne comprit pas, mais ils entrèrent dans ses oreilles, firent leur chemin dans son cerveau, descendirent à son sexe et il jouit.

- HARRY !

C'était trop bon, c'était au-delà des plaisirs, c'était tout… Lentement le blond quitta le corps d'Harry qui avait toujours les yeux perdus dans le vague. N'ayant plus la force ni l'envie de partir, Draco tomba délicatement sur le corps souillé de la semence du brun et tous deux essayaient de reprendre une respiration normale tout en sachant que cela fait, ils redeviendraient « eux-mêmes » Potter et Malfoy, les ennemis jurés et ils ne savaient pas comment se comporté et ce qu'il fallait dire.

- Merci. Murmura Harry.

Draco essayait de reprendre son souffle ne répondit pas, il ne pouvait pas dire : « tout le plaisir a été pour moi Potter » car c'était faux. Il ne pouvait pas dire : « De rien » car s'aurait été incomplet, alors ému et encore baigné dans les limbes du plaisir, il chuchota à son tour :

- Merci.

Draco fut le premier à profiter des sensations post-coïtale tant qu'elles étaient encore là. Il enfouit sa tête dans le cou du brun et mordilla la peau tendre qui maintenant avait un goût salé, mais qui ne lui déplaisait pas. Potter avait maintenant le gout du salidou (1). Il profita du fait que son visage soit dans le cou du brun pour verser une seule et unique larme, la seule qui témoignait sur le fait que Draco Lucius Malfoy était un sensible et un romantique refoulé et que pour une fois dans sa vie, il demandait pardon silencieusement à Potter de lui avoir un jour dit : « j'aurais aimé que tu n'existes pas ! », car c'était absolument faux.

Il se délecta encore une fois du goût de la peau d'Harry. Puis il remonta vers son visage et posa délicatement ses lèvres sur celles du survivant pour un baisé chaste et extrêmement doux et tendre. Ce faisant, ses mains s'aventurèrent vers les liens de soie noire et il libéra les poignets endoloris de Potter qui haleta sous la souffrance et la surprise. Ses bras étaient parcouru de fourmis à cause du sang qui n'avait pas pu irriguer les muscles pendant toute la durée de leur ébat. Il n'arrivait plus à sentir ses doigts ce qui lui donna la désagréable impression d'avoir perdu ses deux membres.

Draco se détacha d'Harry et pris lui ses mains dans les siennes avant de les regarder. Ses poignets étaient brulés et enflés, il y avait plusieurs coupures et du sang frai se mélangeait au sang séché, cela n'avait rien d'érotique ni de romantique et Harry se flagella pour avoir forcé sur ses liens pendant l'acte parce que s'il avait su qu'il gâcherait un instant magique, il ne l'aurait pas fait. Il se sentait tellement minable et surtout honteux en cet instant.

Oui, il l'était jusqu'à ce que Draco n'approche ses poignets de ses lèvres et qu'il n'embrasse la peau rouge et boursoufflée, qu'il ne lèche le sang et qu'il ne lui donne des baisés à chaque doigts. Tout cela avec un érotisme à couper le souffle.

- Pourquoi fais-tu ça Dra…. ?

Il s'arrêta avant de prononcer le prénom qu'il avait crié et murmuré pendant toute la nuit. Harry ne savait plus s'il avait le droit de l'appeler Draco maintenant qu'ils avaient fini leur petite partie de jambe en l'air. Le Griffondor était peut-être courageux et téméraire, mais il était loin d'être bête. Tout le monde connaissait des rumeurs sur le Serpentard, et même si aucun de ses amants n'avait pu confirmer les ragots, personne n'avait envie de les contre dire.

- Tu poses trop de question Harry, savoure. Ordonna le blond avec un grognement de plaisir sensuel.

Et Harry suivit son conseil, trop heureux que leur moment d'intimité continue encore un peu. Draco avait roulé sur le côté, allongé sur le flanc et Harry fit de même pour se retrouver en face du blond. Le brun ferma à demi les yeux et se concentra sur les sensations que lui procuraient Draco. Ses lèvres posaient sur sa peau faisaient encore courir des milliers de langues de feu et de courant électrique et Harry en frissonna en haletant, surprit.

- C'est les sensations post-orgasmique Harry, la peau est encore sensible. Lui expliqua Draco avec tendresse.

- C'est… C'est agréable. Murmura le brun.

Il souleva ses mains qui lui faisaient un peu mal et avec appréhension il caressa doucement les épaules de Draco et puis ses bras, pour remonter vers le torse. Le blond frissonna sans pour autant arrêter ses caresses. Les langues de feus circulaient elles aussi dans son corps et son rythme cardiaque accéléra comme l'avait fait celui d'Harry quelques secondes plus tôt.

- Sensations post-orgasmique…

Chuchota Harry émerveillé par la douceur de la peau de Draco et par ses tremblements de plaisir. C'était la première fois que ses mains touchaient la peau du blond pour autre chose que le frapper et il en était ému. Et c'était tout simplement la première fois qu'il touchait sa peau avec ses mains au cours de cette merveilleuse nuit. Il en aurait tué le blond pour l'avoir privé du plaisir de parcourir sa peau pendant les préliminaires. Mais il devait admettre que du désir à la réalité il y avait un pas et le fait qu'il est rêvé toute la nuit de toucher la peau de Draco et que maintenant son souhait se concrétise le rendait pleinement heureux.

- C'est agréable.

Marmonna à son tour Draco multipliant les caresses qui n'avaient pour but que de faire sentir l'autre mieux que soit et non de repartir pour un autre round. Il se faisait tard, ils étaient épuisés et puis ils s'étaient tellement donné l'un à l'autre que s'ils l'avaient fait encore une fois, aussi fantastique fut-elle, elle aurait gâché l'instant qu'ils avaient vécu ensemble.

Ils continuèrent à cajoler leur corps tout en s'embrassant doucement. Même si tous les deux savaient que c'était la première et la dernière fois qu'ils avaient ce genre de relations, ils n'essayèrent pas de s'embrasser avec passion en dévorant la bouche de l'autre comme un perdu. Non, cela aurait tout gâché. Alors ils s'embrassaient tendrement et ensembles, ils sombrèrent dans le monde des rêves et Draco eut juste le temps de rabattre les couvertures bleues nuits sur eux avant de fermer les yeux.

Draco embrassa la cicatrice légendaire et le brun rougit de cet acte. Ensuite, le Serpentard lui enleva ses lunettes qu'il posa sur le bord du lit, il pointa sa baguette sur le corps bruni et murmura un sort de nettoyage. Harry avait les yeux qui papillonnaient, il essayait de resté éveillé, tout en sachant qu'il ne pouvait pas. Il laissa échappé un bâillement puis deux, puis trois et Draco finit pas l'accompagner aussi dans un bâillement plus aristocratique.

La dernière chose qu'Harry vit s'était deux orbes gris avec des pigments blancs qui le regardaient semblant lui sourire pour lui dire : « bonne nuit Harry ». Et la dernière chose que Draco vit avant de sombrer à son tour, s'était deux yeux émeraude pailletés d'or qui le regardait tendrement pour dire : « bonne nuit Draco ».

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~oOo~

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Draco sorti de son rêve le lendemain matin. Et pourtant, il n'avait aucune envie de se lever, il ne trouvait pas de raison valable de le faire. Pour une fois dans sa vie, il était bien, il ne savait plus trop pourquoi, mais il devait partir de cette douce chaleur qui le rendait si heureux. Mais pourquoi devait-il absolument partir ? Est-il devenu sadomasochiste pour en arriver à éviter ce plaisir si intense et cette extase qui lui traversait la peau pour la première fois de sa vie le matin ?

Il ouvrit délicatement les yeux et il vit un ange endormis. Draco eut une bouffée de chaleur en se rappelant la nuit qu'il venait de passer. Le souffle d'Harry était calme, et régulier, il n'allait pas encore se réveiller. Draco aurait tant aimé rester avec lui, lui sourire quand il ouvrirait les yeux et lui demander amoureusement : « tu as bien dormi ? ». Mais il se rappela pourquoi il était là et pourquoi il avait fait tout cela. Il se leva à regret du lit en cherchant ses affaires éparpillées dans la salle. Il nettoya son boxer avec un sort et se dit qu'il serait agréable de prendre une douche ici et de demander à la salle des nouveaux vêtements, mais il ne savait pas si elle pouvait les lui accorder.

Quand il fut totalement vêtu il se dirigea vers la porte d'un pas lent et mal assuré. Il n'avait pas envie de partir et pourtant c'était ce qu'il fallait qu'il fasse. Il ne savait pas pourquoi s'en aller comme ça le faisait se sentir mal et extrêmement honteux. Il tourna légèrement la tête pour voir Potter, toujours endormis, nu dans les draps de soies, et ses poignets endoloris et rouges contrastaient avec le reste de son corps. Draco fit demi-tour s'avança vers le visage du bel endormi et lui donna un baisé sur la joue avant de partir de la salle en courant sachant ce qu'il devait faire.

Il cavalerait dans les couloirs ce dimanche matin. Les élèves regardaient avec étonnement Draco Lucius Malfoy qui a une heure de l'après-midi était décoiffé avec les mêmes vêtements que la veille qui courrait en direction des cachots.

Il donna vite le mot de passe et entra précipitamment dans son dortoir. Il trouva Blaise et Théodore en train de disputer une bataille de carte explosive et Théodore semblait très bien partie pour la gagner vu l'air dépiter du mulâtre. Quand ils virent Draco qui rentrait en trombe dans leur dortoir dans une tenue dépareillée ils laissèrent tomber leurs cartes sur le lit de Grabbe où ils avaient décidés de faire leur partie.

- Bon sang Draco, mais que s'est-il passé ? Demanda son meilleur ami abasourdi en regardant le blond qui fouillait frénétiquement dans sa valise à la recherche d'on ne sait quoi.

- Plus tard Blaise ! Rends-toi plutôt utile et donne-moi des choses à manger. Réplica le blond en souriant quand il eut trouvé les deux fioles qu'il cherchait désespérément.

C'est Théo qui partit chercher des croissants et un pain au chocolat parce que l'adolescent à la peau noire avait les yeux qui lui sortaient de la tête en voyant Draco sourire de toutes ses dents d'un sourire épanouis et heureux. Le blond pris les deux fioles, des vêtements et la nourriture et une bouteille de jus de citrouille que lui tendait le brun et reparti en courant en criant un :

- Merci !

Il était déjà loin et il ne sut jamais que ses deux amis s'étaient évanouis en convulsant. Le retour à la salle sur demande fut semé d'embuches. Il y avait plus de monde dans les couloirs car la plupart sortaient de la grande salle après avoir déjeuné. Il croisa même Ron et Hermione qui trop occupés à discutés, ne remarquèrent pas le prince des Serpentard dans un état de pure bonheur qui leur auraient mis la puce à l'oreille.

- ça m'inquiète de ne pas avoir vu Harry aujourd'hui. Avait murmuré la sang de bourbe.

- Il est peut-être allé voir Sniffle. Suggéra le rouquin en engloutissant une tarte aux fraises qu'il avait ramené du festin de la grande salle.

- Peut-être… Murmura Hermione.

- Mais ne t'en fait pas 'Mione, Harry…

Mais Draco n'entendit pas la fin de la phrase du rouquin qui était censé rassurer la miss je sais tout. Il arriva vers la tenture de la salle sur demande, passa trois fois devant elle en pensant : « Je cherche la chambre où est Harry, Je cherche la chambre où est Harry, Je cherche la chambre où est Harry ». Une porte s'ouvrit et Draco trouva le brun encore endormi, il avait la tête enfouis dans les coussins où avait dormit quelques instant plus tôt Draco. Ce dernier sourit et déposa son fardeau sur le lit.

La salle sur demande se fit un plaisir de lui donner un plateau et une feuille de parchemin avec une plume. Draco déposa la nourriture sur le plateau et versa le jus de citrouille dans une carafe. Il posa le plat sur une commode qu'il venait juste de faire apparaitre. Puis il s'attaqua à ses vêtements, il commença par se changer car il n'en pouvait plus d'être dans ses habits qui sentaient la sueur. Il passa une nouvelle robe de sorcier avec un nouveau boxer, pantalon et tee-shirt. Il prit ensuite les autres vêtements qu'il avait emmenés et il les transforma en habits idéaux pour le Griffondor.

Quand il eut fini il ouvrit la première fiole, la plus grosse : de l'essence de dictame. Il approcha les poignets gonflés et il rependit le liquide sur les plaies qui se refermèrent vite, dans son sommeil, Harry grimaça. Puis quand les poignets furent à peine rouges, Draco posa la seconde fiole sur le plateau, il prit le parchemin, l'encre et la plume. Il prit une longue bouffée d'air, cela allait être la première fois qu'il « larguait » quelqu'un, il ne voulait pas blesser Harry plus que nécessaire, mais il s'avait que c'était inéluctable, finalement, il commença à écrire.

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« Potter.

Je te laisse à manger, à boire et même de quoi t'habiller, tout cela dans mon immense bonté, sachant que tu n'as pas l'habitude du genre de sports que nous avons pratiqués il y a quelques heures, je te laisse cette fiole avec la potion bleue. Et pour aider ton cerveau de cornichon atrophié en potion, ce liquide n'est pas du poison destiner à abréger tes souffrances, mais un antidouleur.

Pourquoi voudrais-tu te suicider ? Attends de lire la suite de cette lettre pour pleurer Potter.

Je suppose que même du haut de ta haute tour chez les Griffondor tu as entendu parler de mes exploits en matière d'aventures et de sexe. Alors, oui, Potter tu es un plan cul. Pas le meilleur que j'ai eu, ni le plus docile, mais tu es un plan cul Potter. Il faut que je t'avoue Potter que tu m'as déçu. Je m'attendais à ce que -aussi puceau sois-tu- tu te montres plus féroce au lit. Après tout, nous parlons bien du grand Harry Potter. Mais, Potter, j'ai passé toute la nuit à sur-joué et a m'efforcé de ne pas baillé tellement tu étais ennuyeux et insipide.

C'est pour cela que je ne vais pas me vanté de t'avoir baisé Potter, je vais te laisser seul avec tes remords.

Eh oui, des remords Potter !

Ferras-tu preuve de ton fameux courage pour dire à tes amis que c'est Draco Malfoy qui t'a dépucelé ? A celui que tu aimes que la personne qui a possédé ton petit cul de pouffiasse était Draco Malfoy au cœur velu (2) ? Pourras-tu dire à Granger et Weasel (3) qui te cherche partout que cette nuit tu as baisé avec moi ?

Non, Potter, je doute que tu puisses raconter à qui que ce soit cette nuit. Tu risques trop de passé pour une salope. Mais tu n'es pas loin d'être une pute Potter après ce qu'il s'est passé cette nuit !

Ah ! Et, Potter ! Pas la peine de vouloir faire passer des rumeurs comme quoi je serais soit disant impuissant où que j'en aurais une petite… Contrairement à toi Potter, j'ai une solide réputation et personne ne te croiras, de plus, tu passes déjà pour un menteur avec ton histoire de « Vous savez qui est revenu d'entre les morts ! », alors, n'en rajoute pas Potter.

Ton ennemis honni,

Draco Lucius Malfoy»

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Voilà. C'était la fin. Il posa négligemment la lettre sur le plateau ne voulant pas la relire ni poser les yeux encore une fois sur elle, il se tourna vers le brun qui dormait toujours. Il se pencha vers lui et lui donna un dernier baisé sur la bouche tentatrice du survivant, baisé chargé de tous les sentiments qu'il ne comprenait pas et qui pourtant le bouleversait. Il était tellement malheureux, il ne comprenait pas pourquoi, il avait le cœur lourd, comme si tous les maux du monde s'abattaient sur lui.

Draco fit demi-tour et laissa couler une larme alors qu'il quittait définitivement la pièce à regret.

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/!\ Ce n'est pas la fin ! Il y a d'autres parties ! Elles vont retracées la vie de Draco, de la cinquième année à l'après épilogue correspondant à la saga Harry Potter.


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Petites notes de l'auteure :

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(1) « Potter avait maintenant le gout du salidou ». Salidou : Caramel au beurre salé. Recette bretonne. Je vous le conseille grandement avec des crêpes chaudes en hiver au coin du feu.

(2)« Draco Malfoy au cœur velu » : Cœur velu : synonyme version sorcier de « cœur de glace » ou de « cœur d'artichaut » pour les Moldus, désigne un sorcier froid, insensible. Cette expression vient en fait d'une histoire de Bebble le Barde Le sorcier au cœur velu.

(3) « Granger et Weasel » Weasel : En anglais, veut dire belette ou fouine. Draco fait un jeu de mot entre « Weasley » et « Weasel », les deux mots sont assez similaires.


Houa ! J'ai regardé le nombre de mots que faisait mon Lemon. Bon sang, j'ai honte… Il en fait environ 12300 mots ! (Bon, je vous l'accorde, il y a des ellipses au Lemon comme avec les impressions des personnages ou avec leur vie, mais je considère ça comme faisait partie intégralement du Lemon) Vous vous rendez compte, je suis une perverse ! Ça mérite un petit commentaire non ? Genre : « Hey Kay ! Mais t'es complètement vicieuse pour avoir écrit un aussi long Lemon qui fait autant de mots que le reste de ton premier chapitre… » et pitié, ne tuez pas l'auteure pour la lettre de Draco, ce personnage échappe totalement à mon contrôle, je le jure !

Sinon n'hésitez pas à me laisser des commentaires, positifs ou même négatifs. Je prendrai en compte votre review pour essayer de m'améliorer.

En ce moment, je suis en train de me flageller pour les fautes d'orthographes, de grammaire, de conjugaison qui ont pu filtrer de mon correcteur d'orthographe spécial dyslexique… (Dites, vous ne trouvez pas que ce mot est super compliqué à écrire pour des gens qui le sont, un vrai défis à lui tout seul…) Je tiens à excuser mes fautes qui ont dû en choqué certains ou pas ? En tout cas, pour ceux qui sont mort à cause des fautes, je tiens à assurer vos famille que je fleurirai vos tombes chaque jours…

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~Merci de m'avoir lue~

~A suivre~

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