Je reviens de voyage et j'ai finis l'école alors … un nouveau chapitre ! Mon dieu ça fait une éternité. Alors voici un nouveau chapitre plutôt court je vous l'accorde, mais l'inspiration a été dure à trouver. Bonne lecture. Merci à StayTheNight pour sa correction.

PDV EDWARD.

Je rentrai dans notre appartement pour découvrir Emmett endormi par terre. De son côté, Carlie était étendue de tout son long sur le divan et avait son pouce dans sa bouche. C'était une nouvelle habitude qu'elle avait depuis quelques semaines. Elle faisait souvent des cauchemars. Je savais qu'elle souffrait énormément de la mort de ses parents. J'essayais de tout faire pour limiter cette perte, mais personne ne pouvait remplacer ses parents biologiques. Je la regardai un instant en me demandant comment une chose si horrible avait pu arriver à un ange si fragile. Confiant de ne jamais connaître la réponse, je la pris dans mes bras avant de l'amener dans ma chambre. Je passai doucement ma main dans ses cheveux.

-On va avoir un endroit à nous bientôt ma belle.

Je me penchai et lui donnai un baiser sur le front. Je sortis de ma chambre pour prendre une douche avant d'aller réveiller Em.

-Mec !

Je le poussai un peu avant qu'il n'émette un grognement.

-Em réveille-toi.

Il ouvrit les yeux et se releva lentement. Je ris doucement.

-Tu devrais aller dans ta chambre Emmett.

Il acquiesça avant de partir vers sa chambre, encore endormi. J'ouvris une couverte sur moi alors que je m'allongeai sur le divan, assez prêt pour entendre si Carlie se réveillait une nouvelle fois durant la nuit. J'avais tout fait pour laisser les souvenirs de ma journée le plus loin possible de ma tête, mais ceux-ci me rattrapèrent. Ce jeune homme à qui j'avais gâché sa jeunesse … ce baiser volé à Bella.

Bella … Je ne comprenais toujours pas pourquoi j'étais parti si vite … Peut-être était-ce de veilles habitudes ou simplement la preuve que je n'avais pas changé.

Je pris mon cellulaire afin d'envoyer un message à Bella.

Désolé…

Maintenant j'étais prêt à la laisser aller. Carlie allait s'ennuyer, mais Em verrait encore sa sœur. J'étais persuadé que Carlie ne perdrait pas contact avec Bella. Je savais simplement qu'être près d'elle n'était pas la meilleure des idées. Pas pour maintenant … peut-être même jamais.

PDV BELLA.

La chaleur que j'avais ressentie lors de notre baiser s'était rapidement évacuée de mon corps. Je ressentais simplement l'air glacial qui me fouettait le visage et le vide. Je n'étais plus vraiment consciente du lieu où j'étais ni du temps qu'il était. Je me sentais faible.

Tout à coup, une rage monta rapidement en moi. Je m'en voulais de m'avoir laissé avoir aussi facilement. Je m'en voulais de l'avoir laisser pénétrer ma vie et mon univers avec une telle facilité alors que je n'avais jamais dépendu sur personne.
J'avais été faible. Si faible …
Moi, qui m'étais toujours prise pour une femme forte et indépendante.

Je réussis finalement à reprendre mes esprits et je retournai vers mon appartement.

Mon cellulaire vibra et j'ouvris le message sans prendre la peine de regarder son destinateur … chose que je regrettai par la suite.

- Désolé…

Je me mordis la lèvre inférieure.
…. C'est vrai qu'un simple désolé était amplement satisfaisant.
Comment avait-il pu penser que c'était suffisant ?

Je décidai de me calmer. Il n'avait pas commis un meurtre … De toute manière, je savais depuis le début que ce n'était pas une bonne idée et ce soir n'avait été qu'une simple confirmation.

PDV Edward.

Je me réveillai en sursaut lorsque j'entendis un cri étranglé et une suite de sanglots étouffés. Je me levai rapidement pour ouvrir la porte de ma chambre et retrouver Carlie assise sur mon lit, les larmes débordant de ses yeux. Je me précipitai vers elle pour la prendre dans mes bras.

-Chuuuut. Ça va Carlie. C'était simplement un rêve … Je suis là. Tout va bien.

Je flattai doucement son dos et j'entendis sa protestation. Elle était à peine audible, mais j'en compris tout de même l'essentiel.

-Non... Papa et maman … plus jamais avec moi.

Je me mordis fortement la lèvre pour ne pas qu'une plainte s'échappe de mes lèvres du coup que je venais de recevoir une nouvelle fois à mon cœur. Je ne savais pas pourquoi mais je repensais à ce gars que moi et mes amis avions intimidé et je ne pus m'empêcher de penser à quel point il se régalerait de tout ce qui m'arrivait en ce moment. Comme quoi nos erreurs nous rattrapent tous un jour. Qui aurait cru que je comprendrais toutes ces foutaises que les adultes nous racontaient lorsque nous étions jeunes aussi bien aujourd'hui ?
Et moi, je n'étais pas foutu de me mettre dans la merde et le malheur seul… non … Je devais amener une petite fille de quatre ans, quasiment cinq, avec moi.

Je réussi à la border jusqu'à ce qu'elle se rendorme, épuisée par ses crises de larmes. Cette fois-ci, je ne pus me résoudre à quitter son chevet et je dormis avec elle dans mes bras, pensant naïvement la protéger du monde extérieur. Par contre, je savais que je ne faisais pas le poids face à tout ce qui nous attendait.

En me réveillant, je me rendis compte que Carlie n'était plus dans mon lit. Je passai ma main sur mes yeux pour tenter de me réveiller un peu. Je me levai en me dirigeant vers la cuisine. L'appartement était étrangement silencieux. Je vis une note sur le frigo.

Parti pour l'après-midi avec Carlie au parc et à la plage. Non maman Edward je n'ai pas oublié sa crème solaire. Em.

Je secouai la tête, découragé, sans pour autant pouvoir empêcher un sourire d'apparaître sur mes lèvres. Je me préparai un café et j'allai chercher le journal pour voir s'il pouvait y avoir des jobs intéressantes. Je recommençais l'école dans quelque temps alors j'avais encore du temps libre pour en chercher une.
Quelqu'un cogna à la porte et je me levai rapidement pour répondre.

-J'arrive ! J'étais sûr Em que t'allais oublier quelque chose. Et puis, où t'as fourré tes clefs enco…

La porte était assez grande ouverte pour que je réalise enfin que ce n'était pas Emmett qui était de l'autre côté de la porte. Je me dépêchai de refermer celle-ci, mais une main m'empêcha d'atteindre mon but et j'abandonnai, sachant que je ne gagnerais certainement pas cette bataille. Je laissai la porte s'ouvrir.

-Papa, maman. Je ne sais pas ce que vous faites ici, ni comment vous savez où j'habite, mais vous n'êtes pas les bienvenue.

Je pointai la sortie, sachant parfaitement qu'ils ne partiraient pas. Je voulais, par contre, être sur qu'ils comprennent que je ne les voulais pas chez moi.

-Belle façon d'accueillir ses propres parents.

J'acquiesçai et repartis m'assoir dans la cuisine, ne sachant pas quelle réaction je pouvais avoir si je restais debout devant eux. Je pris donc une gorgée de café avec la forte envie de m'enfuir d'ici. Je sentais mes parents analyser mon appartement, sûrement en tentant de vérifier si j'avais réussi ou non à vivre sans eux.

-Tu restes ici depuis longtemps?

En regardant ma mère, je vis qu'elle était extrêmement fragile. La mort d'Alice avait dû être aussi dure pour eux qu'elle l'avait été pour moi. Dans une autre situation, j'aurais été tenté de dire qu'elle aurait été plus dure. La perte d'un enfant doit être la plus grande des souffrances, mais ils n'avaient tellement pas été présents ces dernières années. La culpabilité, elle, devait les ronger.

-Quelques temps, mais vous n'êtes surement pas venus ici pour tenter de connaître où j'ai vécu tout ce temps. Vous voulez quoi?

-Edward … On vient de perdre quelqu'un de crucial dans nos vies. Nous devrions faire le deuil ensemble. Être unis dans ce qui nous arrive.

Je ris.

-Vous savez ce que j'en pense ? Je pense que vous venez de réaliser vos erreurs avec la perte d'Alice. Je crois que vous vous êtes dit que vous deviez réparer cela. Mais attention, vu qu'Alice n'est plus ici, vous vous êtes rabattus sur votre deuxième enfant pour me prouver, mais surtout vous prouver que vous n'êtes pas de si mauvais parents que ça.

Mon père s'approcha et mis sa main sur mon épaule.

-Edward je comprends ta peine…

Je savais que tout cela n'allait pas bien finir et cette phrase déclencha une rage que j'avais gardée à l'intérieur de moi. Je me levai et mis une saine distance entre eux et moi.

-Vous ne savez rien … rien de ce que je ressens et de ce que je vis. Maintenant sortez de mon appartement.

Mes parents se regardèrent avant de tenter une nouvelle approche, mais je les devançai.

-Vous savez quoi? Si vous ne voulez pas partir, c'est moi qui vais m'en aller.

Je partis et sans me retourner je dis :

-Fermer la porte avant de partir.