Bonjour ! Je sais …. Je ne publie vraiment pas souvent. Par contre, j'ai encore des tonnes d'idées pour cette fiction et j'aime toujours autant écrire. Je m'excuse tout de même et j'espère que vous allez apprécier ce chapitre. C'est le premier PDV de Bella ! Merci à ma correctrice StayTheNight.

PDV Bella.

Jusqu'ici, j'avais eu une belle vie. J'avais vécu une enfance calme, joyeuse et je n'avais jamais manqué d'amour. Mon frère avait toujours été là pour moi, malgré le fait que le temps nous avait quelque peu séparés. Ma vie n'avait rien d'extraordinaire. Rien qui ne pourrait en faire un jour un livre ou un roman. Par contre, je l'aimais ainsi. Je n'aimais pas être au centre de l'attention.

Mes parents avaient divorcé lorsque j'avais 15 ans et cela avait sûrement été l'étape la plus difficile à traverser. J'avais toujours cru à l'amour avec un grand A. L'âme sœur était pour moi quelque chose de réel, quelque chose de tangible. Mes parents avaient toujours été mon exemple. Je n'avais jamais cru qu'un jour je verrais leur amour se détériorer devant mes yeux. Ils avaient fait un si long bout de chemin ensemble que je n'étais pas sûre de comprendre comment tout cela avait pu s'arrêter si vite.

J'avais compris avec le temps et s'ils étaient plus heureux séparément alors je n'avais rien à dire dans cette histoire.
Graduellement, j'ai perdu fois en l'amour. Je commençais tranquillement à penser que peut-être que finalement notre vie se résultait à trouver quelqu'un avec qui nous pourrions trouver quelques années de bonheur avant de séparer nos chemins et de recommencer avec une nouvelle personne.
En vieillissant, j'avais compris que le monde n'était peut-être pas aussi beau qu'on me l'avait fait croire. Réalisant pas par pas que les comptes de fées n'existaient pas et que les fins heureuses semblaient plus appartenir à la fiction.

Je n'avais jamais eu de relation bien sérieuse et je passais tristement la plus part de mes soirées le nez dans mes cahiers à réviser. J'étudiais en droit et mes travaux devenaient sûrement trop souvent ma seule et unique compagnie.

J'avais abandonné mes rêves de mariage et d'enfants pour en prendre de plus matures. J'avais la forte impression que je finirais ma vie en étant une avocate célibataire et froide avec plus d'une vingtaine de chats ou de chiens … dépendant certainement de mon humeur.

Aussi désolant que cela pouvait paraître, à 20 ans j'avais déjà des idées aussi ternes et mornes et mes amies en étaient souvent découragées.

C'est à cet instant de ma vie qui, comme vous pouvez certainement le constater, n'a rien de bien palpitant, qu'il est entré.

Mes amies me parlaient souvent d'un certain jeune homme qui était à notre université. Elles prenaient un plaisir fou à me raconter chaque petit détail de sa vie ainsi que ses qualités majoritairement physiques. En bonne amie, je me contentais d'acquiescer de temps en temps pour feindre un intérêt sur le sujet de conversation. La vérité était que je m'en foutais comme l'an quarante et que j'avais tendance à perdre de longs bouts de la conversation.

Un jour, j'avais enfin compris que le fameux Edward Cullen était le meilleur ami de mon frère. Je l'avais rencontré une ou deux fois et cela très rapidement.
Puis, il avait lâchement joué avec mes amies et s'était retrouvé dans ma classe au milieu de la session.

Je n'avais jamais été du genre à porter un jugement rapide sur une personne, mais avec lui c'était différent. Je l'avais jugé dès le début.
Tombeur, grand parleur, … con.

Puis, comme si la vie voulait me donner une leçon, me prouver que j'avais tord, elle l'avait mis sur ma route.

J'avais, en premier lieu, voulu aider mon frère à se sortir du pétrin dans lequel il était tombé ou plutôt le sortir du pétrin que son meilleur ami lui avait jeté dessus. Je n'avais pas vraiment aimé le fait que pour accomplir cette tâche je devais côtoyer quotidiennement Edward.

Encore aujourd'hui, je ne sais pas quand le changement a eu lieu. Le moment où je n'aidais plus Emmett, mais Edward. J'ai vu quelque chose en lui que je n'avais pas su voir avant. Je n'ai jamais su pour quelle raison je restais toujours aux alentours. Je n'ai jamais su ce que j'ai vu à un moment donné qui m'avait fait espérer. Peut-être était-ce lorsqu'il était venu me voir en pleurant … peut-être était-ce même avant.

Je rentrai dans mon appartement et déposai mes clefs sur la table d'entrée. Il me restait environ deux heures avant d'aller travailler au café du coin. J'attachai rapidement mes cheveux avant de faire chauffer de l'eau pour faire cuire mes pâtes. En attendant que celles-ci soient prêtes, j'allai dans le salon et je m'assis sur le divan en ouvrant un de mes fameux livres sur le droit.

Lorsque j'eu fini de manger mes pâtes et de faire ma vaisselle, je retournai au salon, tentant de trouver une chaine à la télé qui pourrait faire passer le temps. J'entendis le bruit d'une clef dans la serrure et je sus que ma colocataire, Angela, venait de rentrer.

-Bella ?
-Ici Angie.

Elle arriva vers moi en souriant et se laissa tomber sur le divan.

-Grosse journée ?
-T'as pas idée. Tu sais quoi ? J'ai vu ce connard de Cullen avec un enfant. Tu crois que c'est légal qu'un homme comme lui puisse approcher des enfants ? Je crois que …

Je ravalai difficilement ma salive et je m'étouffai bruyamment.

-Mon dieu ça va Bells ?
-Hum hum.

Elle me sourit avant de tourner son attention vers la télé.

-C'est bien … Je veux dire c'est bien que tu sois capable de parler de lui comme ça sans larmes.
-Il m'a laissée par texto après deux semaines et cela sans explication. Je ne pense pas qu'il ne mérite une seule larme. T'as de la chance Bell's de n'avoir jamais avoir eu à faire avec lui. Il a le physique, mais c'est tout le pauvre.

Je lui fis un pauvre sourire tout en me bombardant d'insultes mentalement. Comment n'avais-je pas pu dire à ma meilleure amie que j'aidais ce supposé connard depuis autant de temps. Au début, je n'avais pas voulu lui en parler, car je pensais que c'était simplement temporaire …

Bizarrement, je ne savais plus si je pouvais me passer de la présence de Carlie. Elle était extrêmement attachante et j'étais vite tomber sous le charme. La vie lui avait fait le pire des cadeaux et pourtant je pouvais toujours voir le courage au fond de ses yeux. J'avais d'abord cru que la vie devait vraiment lui en vouloir de l'avoir mise sur la charge de Cullen, mais mon idée avait vite changé. Je voyais dans sa façon d'agir avec elle à quel point il l'aimait.

Puis, même si je n'aimais pas l'avouer, je ne savais pas si je pouvais m'éloigner d'Edward. Il changeait doucement de jour en jour comme si toutes ces années de maturité qu'il avait laissée de côté venaient le bousculer d'un seul coup. Je ne savais pourtant pas s'il avait changé ou s'il était simplement retourner celui qu'il avait un jour été. Edward était extrêmement beau, et même si un jour j'avais cru que cela s'arrêtait à cela, je voyais très bien qu'il avait beaucoup plus.

Je commençais à penser de plus en plus à lui et mon corps réagissait d'une drôle de manière lorsque j'étais à ses côté. Je rougissais avec une facilité déconcertante et mon cœur s'accélérait sans prévenir.

Je soupirai doucement avant de dire au revoir à Angela et de sortir de mon appartement, prenant la direction de mon boulot.

PDV Edward.

Emmett et Jake étant à l'appartement, j'avais décidé de prendre ce temps libre pour me chercher un travail. J'avais toujours vécu sur l'héritage de ma grand-mère et sur les économies que j'avais faites plus jeune. Il faut dire que, sans que cela en fasse mon mérite, Alice m'aidait souvent … trop souvent. Jake et Emmett réglaient des paiements avec une participation minable de ma part. Mes parents avaient payé mes études en me créant un compte universitaire il y a bien longtemps, rêvant que je devienne médecin.

J'avais failli vomir lorsqu'ils m'avaient annoncé cela. Vouloir un fils médecin … je m'étais demandé si l'on pouvait encore plus entrer dans le cliché.

Autant vous dire que je n'avais pas pris ma vie en main. Je me laissais vivre et cela sans remords.

Maintenant que j'avais Carlie sous ma garde, j'avais besoin d'argent. Je savais qu'un travail étudiant ne paierait pas toutes les dépenses, mais c'était certainement mieux que de lâcher mes études. Aussi bizarre que cela puisse paraître, j'avais toujours eu une grande facilité à l'école et je savais que si j'y mettais un peu plus d'efforts je pourrais me trouver un très bon travail à la fin de mes études.

J'avais décidé de devenir ingénieur par grands encouragements de mes professeurs qui, malgré le fait qu'ils ne m'appréciaient guère, voyaient en moi un potentiel.

Je marchai sur la rue principale à environ 5 minutes de mon appartement, rentrant dans chaque boutique et restaurant que je croisais et leur donnant mon C.V... Peu semblait intéressés, mais j'avais confiance de me trouver quelque chose.

J'étais allé voir le notaire un peu plus tôt dans la journée pour la lecture du testament. Comme je l'avais pensé, tous les effets de Jasper et Alice me revenaient. De plus, Alice avait laissé une lettre pour Carlie. Le notaire m'avait dit que dès la naissance de Carlie, elle lui avait laissé une lettre pour que peu importe l'âge qu'aurait Carlie lorsqu'elle mourrait, elle aurait toujours un souvenir d'elle. Elle avait aussi demandé qu'elle ne reçoive pas cette lettre avant ses 16 ans.

Cela m'avait d'abord chamboulé, mais j'avais été soulagé par le fait que le lien entre Alice et sa fille n'était pas rompu. Elles auraient un nouveau moment mère/fille lorsque le temps serait venu.

Je rentrais dans un petit bistro en me disant que celui-ci serait certainement le dernier que je ferai de la journée. J'avais la bonne impression qu'ici pourrait être le lieu de mon futur emploi. Une pancarte était installée à l'entrée disant qu'un poste de serveur était à combler. Je m'avançai donc avec confiance vers le comptoir. Je m'adressai à l'homme qui s'affairait à laver un meuble.

-Bonjour, je viens porter mon C.V.

-Oui, vous pouvez le…

Il releva la tête et son regard se changea en un instant. Il devint sombre et remplit de haine et je mis un instant avant de réaliser que c'était moi qu'il regardait ainsi.

-Je suis désolé, nous n'embauchons pas. Au revoir.

Je fronçai les sourcils.

-Vous avez une pancarte devant qui demande un serveur.

Il ne me répondit pas et je ne pus me résoudre à partir. J'avais le besoin étrange de comprendre ce brusque changement d'émotion.

-Je peux savoir si j'ai fait quelque chose de mal ? Je peux toujours me présenter. Je suis…

-Edward Cullen.

Je le regardai plus intensément pendant un instant, tentant de comprendre de quelle façon je le connaissais.

-Tu ne me reconnais pas n'est pas ?

Pourquoi est-ce que son visage me disait quelque chose ?

-C'est bon … Je comprends. Tes amis et toi n'avez jamais vraiment pris la peine de savoir qui était vraiment la personne que vous intimidiez. Faibles et solitaires, c'était les seules choses que vous pensiez que nous étions.

Je fermai durement mes yeux alors que les souvenirs me frappèrent de plein fouet.

J'avais été ami avec Emmett et Jake étant plus jeune, mais je m'étais éloigné pendant une certaine période. À cette époque, je trainais avec n'importe qui et je faisais n'importe quoi.

Cette ''bande d'amis'' avait tendance à intimider plusieurs personnes. Je n'avais jamais participé à ces attaques, mais j'étais tout de même présent. Dans ma tête, vu que je ne participais pas à l'action, tout cela n'était pas de ma faute. Nous étions plus souvent saouls que d'autre chose et quelque fois, je n'avais que de vagues souvenirs de mes soirées.

Jake et Emmett m'avaient sorti de la merde dans laquelle j'étais en souvenir de nos années d'amitiés et certainement des demandes incessantes de ma sœur et peut-être même de mes parents.

-Je n'ai jamais rien fait.

Il leva les yeux au ciel avant de partir dehors. Je restai un moment immobile avant de le suivre. Je vis qu'il s'allumait une cigarette en s'accotant sur le mur de l'édifice.

-Je ne t'ai jamais dit que tu pouvais me suivre. Je suis sorti parce que je suis en pause.

Il me montra sa cigarette.

Je savais qu'il faisait tout pour me déstabiliser. Il refaisait des gestes identiques à ceux de James. James était certainement celui qui influençait le plus le groupe.

-Ça a continué longtemps ?

Il me regardait comme s'il ne comprenait pas, mais j'avais plutôt l'impression qu'il ne voulait tout simplement pas me répondre.

-Après que je sois parti du groupe, ils ont continué longtemps à t'intimider ?

-2 ans …

Je regardai au loin pendant un moment, essayant de comprendre toute la souffrance qu'il avait dû ressentir.

-Tu sais ce que je n'ai jamais compris Edward? Je n'ai jamais compris pourquoi tu n'as rien fait pour tout arrêter. À moins que ça t'amusais que je me fasse battre pendant que toi tu t'accotais bien tranquillement sur le mur.

-… Je ne sais pas.

-Tu ne te rappelles sûrement pas, mais on allait au même lycée. Tu étais plutôt celui qui parlait à tout le monde sans penser que cela pourrait nuire à ta popularité. Tu aidais les gens. Je sais que tu as déjà aidé mon ami à sortir d'un casier dans lequel les gars de foot l'avaient enfermé. Tu as sorti un gars d'un casier, mais moi tu m'as laissé me faire casser le nez sans rien faire.

-Je n'ai jamais été d'accord …

Il rit.

-Ce n'est pas à moi que tu aurais dû dire cela. Maintenant dégage.

Pdv Bella.

Après mon quart de travail, je repartis chez moi, seule. Mes pensées n'arrêtaient pas d'aller vers Edward. Est-ce que j'avais raison de croire qu'il changeait ?

Je ne voulais tellement pas me faire prendre. Je savais que si je continuais d'avancer dans la direction dans laquelle j'allais, un retour en arrière pourrait être impossible.

Mon cellulaire émit un petit bruit et mon cœur commença à battre un peu plus vite dans l'espoir qu'Edward soit celui qui m'envoyait ce message.

Emmett.

J'essayai vainement de ne pas être déçue du fait que cela ne soit que mon frère qui m'envoyait le texto, mais j'échouai lamentablement. Je cliquai pour l'ouvrir.

Hey petite sœur ! T'as des histoires que je pourrais raconter à Carlie? Je connais rien aux princesses moi.

Je me mordis la lèvre, tentant de m'empêcher de rire à l'idée de voir Emmett raconter l'histoire de Cendrillon à Carlie.

Ariel est sa princesse préférée, raconte lui celle-là

Ariel ?

La sirène Em, la sirène.

Je regardai l'heure.

16h42.

Edward devrait être rentré à cette heure, non ? Pourquoi me demandait-il cela à moi ?

Edward n'est pas là ?

Non, il m'a demandé de garder un peu plus longtemps, il devait aller à la maison d'Alice … enfin la sienne …

Edward m'avait pourtant dit qu'il avait fini de rassembler les affaires qu'il avait besoin … Il devait avoir une bonne raison pour y retourner … une raison personnelle.

Je n'étais pas sûre de savoir pourquoi, mais mon instinct me dictait que ce n'était pas normal.

Par contre, je savais que ce n'était pas de mes affaires. Je sortis un livre, mais je ne fus pas capable de me concentrer.

Je ne pouvais pas aller voir … s'il s'était retiré, c'était parce qu'il ne voulait pas voir personne.

Je pourrais tout de même passer devant la maison … Emmett me l'avait montrée la dernière fois. Je regarderais s'il y a une lumière et après je partirais. Tout simplement.

Tentant de me prouver que j'allais voir simplement pour m'assurer qu'il ne lui soit rien arrivé, je mis ma veste et je pris mes clefs.

J'arrivai rapidement devant la maison et je vis qu'une lumière y était ouverte.

C'est à cet instant que je trahis la promesse que je m'étais fait à moi-même. Je sortis de ma voiture et je me figeai devant la porte d'entrée.

Ma place n'était pas ici. Il ne voulait certainement pas me voir même s'il n'allait pas bien. J'allais retourner sur mes pas quand j'entendis le son d'un piano s'élever dans les airs et remplir le silence environnant. Une voix douce et envoûtante prit place avec la mélodie du piano et mon corps me ramena derrière la porte. Je savais que si je cognais, je briserais toute la magie et que cette ballade s'arrêterait au même moment.

J'essayai donc directement la pognée, consciente que c'était surement un effort inutile.

Par contre, la poignée n'offra aucune résistance et je pus ouvrir doucement la porte. Je marchai doucement, tentant de faire le moins de bruit possible tout en suivant le son de la musique.

Arrivée à destination, je vis qu'Edward était l'homme derrière le piano. Il arrêta brusquement de jouer et j'étais sûre qu'il m'avait entendu entrer. Je commençai à paniquer tout en essayant de créer une explication à lui fournir par rapport à ma présence ici. Par contre, comme si de rien était, il recommença à jouer une nouvelle mélodie.

Written in graffiti on a bridge in a park

(Écrit en graffiti sur le pont d'un parc)

'Do you ever get the feeling that you're missing the mark?'

(As-tu déjà eu le sentiment d'être à côté de la chose?)

It's so cold it's so cold

(C'est tellement froid.)

Il semblait si vulnérable à cet instant précis. Comme si, pour une fois dans sa vie, il démontrait au monde tout ce qu'il ressentait sans le moindre filtre.

Written up in marker on a factory sign

(Écrit au marqueur sur l'enseigne d'une entreprise)

I struggle with the feeling that my life isn't mine

(Je lutte avec le sentiment que ma vie n'est pas la mienne)

It's so cold it's so cold

(C'est tellement froid)

See the arrow they shot

(Voir la flèche qu'ils tirent)

Trying to tear us apart

(Essayant de nous séparer)

Take the fire from my belly and the beat from my heart

(De prendre le feu de mon ventre et le battement de mon cœur)

Still I won't let go

(Je ne lâcherai rien)

Of you- ooh ooh

(De toi - oh oh)

Oh you use your heart as a weapon

(Oh tu utilises ton coeur comme une arme)

And it hurts like heaven

(Et il blesse comme le Paradis)

On every street every car every surface a name

(Dans toutes les rues, toutes les voitures et toutes les surfaces, un nom)

Tonight the streets are ours

(Se soir les rues sont les notre)

And we're writing and saying

(Et nous écrivons et disons)

Don't let em take control

(Ne les laissons prendre le contrôle)

No we won't let em take control

(Non, nous ne les laisserons pas prendre le contrôle)

Yes I feel a little bit nervous

(Oui je me sens un peu nerveux)

Yes I feel nervous and I cannot relax

(Oui je me sens nerveux et je n'arrive pas a me détendre)

How come they're out to get us

(Comment ça se fait qu'ils viennent nous chercher ?)

How come they're out when they don't know the facts

(Comment ça se fait qu'ils viennent alors qu' ils ne connaissent pas les faits.)

Tant de personnes le jugeaient, le visaient … si peu le connaissaient.

So on a concrete canvas under cover of dark

(Alors sur une toile de béton en dessous d'une couche d'obscurité)

On a concrete canvas I'll go making my mark

(Sur une toile de béton je vais laisser ma trace)

Armed with a spraycan soul

(Armé d''une bombe à âme)

J'étais tellement emportée par la chanson et par toutes les vagues d'émotions qu'il y laissait finalement visibles à tous que j'en avais oublié d'être discrète. Ma maladresse prit le dessus et je m'accrochai bruyamment contre une table d'appoint.

Il se retourna vivement et je m'empourprai.

-Je suis vraiment désolée … mon frère … la porte ouverte … eh

Je me retournai pour partir le plus rapidement possible et oublier cet évènement. J'étais tellement conne. Je savais depuis le début que ce n'était pas une bonne idée.

Je sortis rapidement de la maison, cherchant rageusement mes clefs dans ma poche.

-Bella ! Bella attend !

Je restai immobile. Je n'avais plus le courage de bouger. Je ne voulais pas retrouver de la colère dans ses deux magnifiques émeraudes.

-Bell's retourne toi s'il-te-plaît.

Il me prit doucement le bras et je retins un frisson. Je me retournai, continuant tout de même de regarder vers mes pieds comme un enfant pris en flagrant délit.

Il prit sa main et remonta mon visage pour que je puisse le regarder droit dans les yeux. Il me fit un petit sourire gêné et mon cœur recommença avec son rythme rapide que je commençais à connaître par cœur. Je me demandais si un jour, mon corps arrêterais de réagir aussi vivement à son contact.

-Je ne voulais pas briser ton intimité …

Il rit doucement et je lui lançai un regard d'incompréhension.

-Arrête de t'en faire Bell's ! Ça va je ne t'en veux pas. Je ne me sentais pas très bien alors j'ai décidé de venir ici pour jouer. Ça faisait une éternité que je n'avais pas touché à un piano. Quand je suis arrivé ici, je me suis assis et j'ai attendu. Attendu quoi, ça je ne le sais pas vraiment, mais je ne trouvais pas le courage d'aller jouer. Par contre, quand j'ai commencé, je n'ai pas pu m'arrêter. Tu vois, c'est une bonne chose que tu sois venue sinon j'y serais resté toute la nuit.

Il me sourit doucement encore, mais je vis quelque chose d'autre dans ses yeux. Une vague de regrets … comme un mauvais souvenir qui refaisait surface.

-Il t'est arrivé quelque chose aujourd'hui …

Avant que je ne puisse pousser mon interrogation, il mit son doigt sur ma bouche et je compris que quoi qu'il en soit, il ne voulait pas en parler.

Par contre, avec ce geste, une connexion étrange se créa entre nous. Je sentis son corps se rapprocher doucement du mien alors que mes yeux faisaient aller retour entre ses yeux et ses lèvres.

Il se pencha doucement et, impatiente, je fis le reste du chemin pour que mes lèvres se joignent aux siennes.

Le baiser commença doucement, nous étions tout deux d'abord craintifs, puis il devint plus langoureux. Je passai mes mains dans ses cheveux pour l'approfondir. Je me laissai happer par ces sentiments nouveaux jusqu'à ce qu'il se recule doucement en laissant tout de même son front contre le mien.

Je pris de longues respirations, tentant de reprendre mes esprits. Je me demandais soudainement s'il avait lui aussi ressenti le lien qui semblait nous unir.

-Je … je suis désolé, je dois y aller.

Il se décolla brusquement de moi et partit.

Cela me prit un instant pour réaliser tout ce qui venait de se produire. Cela me prit du temps avant de réaliser que j'étais seule et chancelante alors que la nuit m'englobait complètement.

Le temps de réaliser qu'il m'avait donné un cadeau inestimable avant de me le voler.

Au moins je reviens avec un long chapitre ! Hahahah Merci beaucoup et une review de votre part me ferait vraiment plaisir ! N'hésitez pas à y mettre votre opinion sur la suite et vos idées !