En réponse à certaines demandes, voilà le point de vue de Kyo... Je ne le trouve pas OOC mais c'est un personnage dur à la plume donc vous pouvez ne pas être du même avis... J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes et merci à ceux qui m'ont commenté la dernière fois et à Roseline que j'ai converti au fiction et qui m'a convaincue de mettre cette suite.

Bonne lecture à tous!


...1ère partie...

Où es-tu ?

Je t'ai cherché partout planche à pain. Je te cherche. Je te chercherais toujours.

Jusqu'à ce que je te trouve.

Pourquoi ? Bonne question. Il y a tant de fois où j'aurais pu abandonner, juste lâcher prise et voir ce qui se passera « la prochaine fois ». Mais je ne peux pas… J'ai encore trop de dettes à régler dans cette vie-ci. Le fait qu'il soit possible que la réincarnation ne me soit pas autorisée n'a absolument rien à voir...

Quitte à revenir de l'enfer je te retrouverais. C'est tout. Ces histoires de réincarnation me gonfle comme pas permis tu sais, il est hors de question que je ne te retrouve pas, ou pire, que je t'oublie. J'ai mis presque 4 siècles à te chercher, ce n'est pas pour abandonner maintenant.

Tu étais MA planche à pain. Ta mort m'a déjà trop éloigné de mon serviteur n°1, il est hors de question de perdre encore du temps avec la mienne.

Je vais te retrouver, et une fois que je t'aurais retrouvée, pas 'si' mais 'quand', alors je me vengerais. Je compte bien te faire tourner en bourrique pendant très longtemps. Ce sera un juste retour des choses. Tu l'auras bien cherché. Comment toi, une insignifiante petite fille as-tu osé me désobéir ? Je ne crois pas t'avoir donné l'autorisation de mourir. On ne s'en prend pas au démon pour rien.

Tu as toujours été prompte à me défier. C'était la fois de trop. Ma vengeance sera de te voir te tortiller de gêne autour de moi… sous moi. Cette simple idée me brule le ventre. Mais cette torture physique viendra plus tard. Je te possèderais corps et âme au point que tu ne pourras plus jamais me quitter. J'ai un plan machiavélique déjà prêt. D'abord je te traquerais, je te pousserais dans tes derniers retranchements, jusqu'à ce que je hante la moindre de tes pensées. Et je connais déjà ta réaction. Tu vas crier, tenter de m'oublier, résister…

Je te connais trop bien et je sais que tu vas résister. Ce ne sera que plus jouissif. Combien de temps mettras-tu à te rendre compte que tu ne peux pas m'échapper ? Que tu ne veux pas m'échapper ?

Tu es à moi.

Je vais te trouver c'est une promesse.

Toi qui croyais tellement en moi, en ma parole, tu sais que ce ne sont pas des mots en l'air.

...2ème partie...

Les époques filent sans que je ne m'en rende compte. Evidemment tous mes serviteurs sont revenus à moi une fois ou deux. Surtout le vieux, à croire que ce mec ne me lâchera jamais avec ses sermons. Le pire c'est qu'il revient à chaque fois en se souvenant de moi, sans doute une répercussion du satori. Au moins je ne m'ennuie pas.

Mais il y a une chose qui commence sérieusement à m'énerver : combien de temps vas-tu me faire encore attendre ? Chiante comme tu es, comptes-tu être la dernière à revenir dans ce monde ? Yukimura, Bonten, Akira… Même Tigre Rouge est déjà revenu cinq fois. Pourquoi met tu autant de temps à revenir, ton âme ne peut pas avoir disparue, tu étais trop forte pour ça. Mais peut être que je me trompe, peut-être est tu revenue une centaine de fois sans que je ne m'en rende compte ? Te créant d'autres liens, plus fort… Avec un autre que moi ? La rage me dévore à cette seule idée.

Les autres savent que je t'attends. Les boulets. Ils ne peuvent pas s'occuper de leurs affaires ? Muramasa plus que les autres, comme d'habitude.

Etrangement j'ai l'impression de ne pas être le seul à t'attendre, eux aussi le font, nous étions tous trop liés à toi pour t'oublier. Même si eux ne le savent pas. C'est toujours un moment hilarant quand il me 'reconnaissent' et se 'souviennent'. Je me demande comment se sera avec toi…

En les observant une idée me vient, seras tu de nouveau lié à Nozomu ? Par le sang cette fois ? Croiras-tu encore en Kyoshiro ? L'autre imbécile a lui aussi une dette énorme envers toi. Le fait que l'un ou l'autre de mes serviteurs me fasse de la concurrence ne me dérange pas.

Pfft… Perdre fait partie de leur nature contre moi. J'attends ça avec impatience.

Quand à ton lien avec Nozomu… Il était la personne la plus proche de toi, celui pour qui tu as affronté tellement de choses, dois-je m'inquiéter ? Non. Tu me choisiras, tu l'as déjà fait. Je te ferais me choisir. Je suis possessif ? Et alors ? Un serviteur n'a rien à dire.

Quoi que tu en penses, quoi qu'ils en pensent je suis le seul qui t'aura. Des liens plus forts avec un autre ? Un petit-copain ? Un amant ? Un mari ? Des gosses ? Depuis quand ce genre de chose peuvent m'arrêter ?

J'ai décidé de t'avoir et je t'aurais.

Peut m'importe le temps que ça prendra. Peut m'importe le temps que je devrais attendre pour ça.

...3ème ...

C'est encore l'un de ces jours, où j'essaye de ne penser à rien et surtout pas à toi. Je m'ennuie. J'ai besoin de trouver quelqu'un à tuer. Oda n'est pas revenu depuis des années. Je suis cloitré dans le dojo de Muramasa. Il est confortable, comme d'habitude. Le vieux est au moins utile à quelque chose. Nous sommes au milieu de l'été, je peux sentir l'odeur de la terre d'ici.

Je me penche pour prendre la dernière bouteille de saké, il va falloir que le vieux en rachète… Soudain le monde s'arrête de tourner. Mes sens s'arrête de fonctionner, la seule chose que je peux sentir c'est cette explosion de lumière dans ma tête, l'aura d'une nouvelle présence, tellement loin et si proche…

Un bruit de verre brisé me fait revenir. Inquiet, Muramasa me fixe étrangement, l'a-t-il senti lui aussi ?

Une voix retentie derrière moi. « Oh mon dieu, Kyo ! Tu vas bien ? » J'observe Mayumi se précipiter dans ma direction, elle semble choquée. A mes pieds une flaque de saké se repend sous les débris de verre. « C'est la première fois que je te voix être maladroit. » Observe-elle, après s'être assuré que je vais bien. J'entends Le vieux laissé échapper un petit rire derrière moi. « D'après ce que je viens de 'voir' il risque d'être très souvent maladroit prochainement » Je ne réagis pas à la remarque, la seule chose que je perçois c'est cette palpitation. Sans un mot je me dirige vers la sortie. Imperturbable, il continu à l'adresse de sa femme alors que la porte claque.

« Elle est enfin revenue. »

...4ème partie...

Je t'ai trouvé. Tu es là à quelques mètres de moi. Je t'observe parler avec, oh quel surprise (!), Mahiro et Tokito. J'ai senti l'aura combative de plusieurs de mes autres serviteur pas très loin… Ils se sont rassemblés autour de toi avant même que je ne m'en rende compte. Cela fait seize ans aujourd'hui que tu es revenue. Et je suis enfin 'autorisé' à te voir. Ton frère me déteste déjà. Il m'a détesté au premier regard que j'ai posé sur toi i ans. Depuis je te surveille de loin, faisant attention à ne pas aller te voir. J'ai attendu 400 ans, je pouvais attendre encore quelques années.

Mais ma patience a des limites, il ne peut pas me tenir éloigné de toi plus longtemps, notre contrat se termine aujourd'hui.

J'allume une cigarette, appuyé nonchalamment contre le mur de ton lycée, je souris vicieusement aux groupies qui m'observent. Je sais que c'est le genre de truc qui t'énerve. Et c'est tellement marrant !

J'attends que tu m'aperçoives. Alors que tu ris à une parole lancée par Mahiro, je te vois te figer brusquement. Ton regard se fixe sur un point dans l'une des ruelles sombre. Avec un sourire tu t'éloignes rapidement de Mahiro et me passe devant sans me voir. Je ferme les yeux et profite de ton odeur apportée par ton passage.

Sans un mot je te suis dans le chausse trappe où tu viens de t'enfoncer. Toujours à la recherche des problèmes, hein planche à pain ?

Après avoir fait fuir les voyous je t'observe te précipiter vers la junkie à terre. Elle semble te connaitre et s'effondre dans tes bras.

Caché dans les ténèbres je fronce les sourcils. C'est pitoyable à quel point tu es toujours aussi naïve. Exactement comme avant. On ne peut pas sauver tout le monde Yuya… J'arrache la salope de tes bras avant qu'elle ne t'enfonce une aiguille dans le dos. Tu te retrouves à terre, les genoux dans une flaque d'eau et la laisse s'enfuir avec les types dont tu essayais de la protéger depuis des mois. Puis tu tournes enfin ton regard vert sur moi.

Je vois tes pupilles se dilater, tes lèvres plaines s'entrouvrent légèrement, un invisible halètement s'en échappe. J'observe avec satisfaction ton corps réagir à ma présence. Et je ne t'ai même pas encore touché planche à pain…

Je laisse un sourire arrogant fleurir sur mes lèvres.

« Pas besoin de vouloir me remercier, planche à pain, t'es pas assez développée pour ça… »

Ta réaction ne se fait pas attendre, Tu explose de rage en face de moi et essaye de me lancer l'intégralité de ton sac à la figure. Si je n'étais pas sur de qui tu étais, je le suis maintenant.

« Nan mais... MAIS JE T'AI RIEN DEMANDE ESPECE DE CRETIN ! IDIOTS ! PERVERT ! »

La dispute dur un certain temps alors que mon sourire te fait enrager d'avantage encore. Ai-je déjà dis à quel point tu peux être marrante ?

« Ce que t'es bruyante… » Fis-je avec une voix grave. Tu m'as manqué planche à pain.

Cependant tu ne t'es toujours pas remise debout… Aurais-tu déjà réussi à te blesser ? Ignorant tes nouveaux cris, je m'approche de toi avec suffisance, scannant au passage ton corps à la recherche de blessures. Je te voix sursauter à mon approche. Te yeux s'écarquillent et un grognement mécontent vient cacher ta gène alors que tu me laisse t'observer. Tu n'as rien, mais la confrontation à zappé tes forces.

Tu attends juste que je parte avant de t'effondrer... Je grogne :

« Espèce d'idiote. »

Puis je te tends la main. Je t'observe rougir doucement alors que mes yeux scrutent ton expression de défit. Perdant la bataille, tu détournes doucement les yeux.

- C'est qui l'idiot ici ? » Tu souffle avec un regard meurtrier alors que tu attrapes délicatement ma main.

A l'instant où nos doigts se touchent mon cœur se remet à battre et mon corps se replace dans le temps. Avec toi.

Enfin.

Alors que je te tire doucement vers moi, Je savoure le fait que mon éternité d'attente vient de se terminer. Ma vie peut recommencer. Et cette fois je ne te laisserais plus t'échapper.

Au risque de me répéter planche à pain, tu es à moi. Je t'appartiens depuis bien trop longtemps pour que ce ne soit pas le cas.


Et voilà c'est la fin de ces deux one-shots. J'espère qu'ils vous ont plus et à bientôt! ^^ Bon i parties parce que... J'allais pas faire 4 chapitre pour un ône-shot quand même!