… Je me suis fait pleurer, huhu, c'est bon signe ?

Sinon voilà, enjoy !

DISCLAIMER : l'univers HP appartient à J. K. Rowling, le reste est mien.

Épilogue

POV Francesca, juin 1996 :

Toute la journée, je me suis sentie sur les nerfs, je sursautais au moindre bruit. C'est encore pire ce soir. Une boule s'est logée au creux de mon estomac sans que je sache pourquoi.

En entrant dans ma chambre avec l'idée de prendre un bon bain chaud pour me détendre, je jette un œil à ma coiffeuse, par habitude, sur laquelle trône ma rose éternelle. Je le remarque immédiatement : elle a perdu un pétale. Toujours éclose mais ayant perdue quelque peu de sa symétrie, de sa perfection; elle n'en est que plus belle pour moi. Et ça me fait penser à Lui.

« Sirius… »

Cette nuit-là, je rêve de lui comme il m'arrivait souvent de le faire à ma sortie de Poudlard.

Le lendemain matin, en ouvrant le journal, le titre en première page me saute à la figure : « Le retour de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom confirmé » et en plus petit « Tout sur la mort de Sirius Black ». Mon cœur s'arrête.

Mon amour est… Mort ?

Il me vient plein de flashback : notre rencontre, son arrogance, sa manie de parler de lui à la troisième personne, son indifférence feinte, son humour tantôt corrosif tantôt nul, son sourire en coin faisant apparaître sa fossette, ses mains magiques, sa chaleur… Sa rose. Mon éloignement. Pour moi. Comme la belle égoïste que je suis.

« Maman, ça va ? Tu es toute pâle tout d'un coup ! »

« Ça ira, Véga, ça ira… »

Véga Lyra Djuric, ma fille. Et les larmes se mettent à couler.

Si j'étais restée, il ne serait pas mort… Peut-être…

Dans mon brouillard, je songe à un poème moldu de circonstance :

Comment je t'aime? Laisse-moi t'en conter les formes. Je t'aime du fond, de l'ampleur, de la cime de mon âme, quand elle aspire invisible aux fins de l'être et de la grâce parfaite. Je t'aime au doux niveau quotidien du besoin sous le soleil et la chandelle. Je t'aime librement, comme on tend au droit; je t'aime purement, comme on fuit l'éloge. Je t'aime avec la passion dont j'usais dans la peine et ma confiance d'enfant. Je t'aime d'un amour qui semblait perdu avec les miens. Je t'aime de mon souffle, de mes rires, de mes larmes, de ma vie; et si Dieu le veut, je t'aimerai encore plus dans la mort. (1)

(1) : Sonnet from the Portuguese, Sonnet XLIII, Elisabeth Browning

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