Chapitre Quatre.

Cloud marchait dans les couloirs pour se rendre à la salle de simulation même s'il lui restait plus d'une heure avant le début de l'entrainement, les mains dans les poches. Il ne cessait de réfléchir à la discussion qu'il avait eue avec le barman, et essayait de se convaincre d'enfin parler à Zack... Mais pour lui dire quoi ? Même Vincent, chez qui il avait passé tout le week-end en essayant de parler le moins possible de son tuteur adoré, avait fini par lui crier d'aller lui dire une bonne fois pour toutes !

Salut Zack, dit au fait, je sais que je t'ai dit que j'étais pas Pd, mais je crois que je t'aime quand même... Nan ! Ça va pas du tout ! Raaaaah... Mais qu'est-ce que je vais lui dire moi bordel ? Comment est-ce que j'ai pu me foutre dans un merdier pareil ! Et ce rouquin de Turk à la con... Je vais l'étrangler, le déchiqueter, l'atomiser, le makotiser ! Grrr...

Perdu dans ses pensées, la tête enfoncée dans les épaules et les yeux au sol, il ne vit pas les deux ombres qui se glissaient dans son sillage et se retrouva projeté dans un des vestiaires qui parsemaient tout l'étage. Atterrissant face la première contre le revêtement froid, il voulut se retourner pour protester et, au passage, makotiser le crétin qui l'avait jeté là, mais fut arrêté net dans son mouvement par un corps chaud qui s'allongeait sur le sien.

« Bonjour Cloud... » Il reconnut instantanément la voix suave de Genesis Rhapsodos. « Seph verrouille la porte, je crois qu'on va en avoir pour un moment... »

« Qu'est-ce que... » Mais il fut interrompu par une main qui glissa sur son menton, l'empêchant de parler.

« Chuuut... Détends-toi... » Ne souhaitant absolument pas se détendre dans un moment pareil, il commença à se débattre, excitant encore plus son assaillant sans s'en rendre compte. Celui-ci finit même par gémir et suivre les mouvements de son corps avec ses hanches, appuyant son entrejambe que Cloud sentait de plus en plus dur contre ses fesses. Il se crispa et cessa de bouger dès qu'il comprit les intentions des deux premières classes.

Pitié, tout, mais pas ça... Ça doit être un cauchemar... Oui ! C'est ça ! Je vais me réveiller dans une minute... Oui, j'en suis sûr, ça ne peut pas...

Mais la main qui se glissa dans son pantalon était bien trop fraiche et bien trop réelle pour qu'il puisse continuer à se leurrer. Il la sentit se refermer autour de son sexe et ne put réprimer un frisson.

« Mmmmh... Il va falloir réveiller tout ça ! » Cloud perçut un son qu'il n'aurait jamais cru avoir l'honneur d'entendre : un rire. Froid, mais doux à la fois, son idole de toujours, la légende vivante en personne, se marrait ! Seulement, au vu des circonstances, il ne trouvait pas ça merveilleux du tout...

Putain, mais ils se foutent de moi en plus ! Pitié, quelqu'un... je ne veux pas... Aaah...

L'aspirant soldat dû se mordre la langue pour s'empêcher de gémir. Ce que lui faisait le rouquin était bien trop bon ! Et il était convaincu qu'il ne devait surtout pas apprécier ça... Surtout pas...

« Tu essayes de résister, petit Cloud ? » Et son tourmenteur le retourna prestement avant de se rallonger sur lui, frottant son sexe avec son entrejambe, le froid du cuir rouge lui procurant une sensation étrange. Il sentit deux lèvres douces se plaquer contre les siennes et se força à garder les yeux fermés. Il ne pouvait empêcher son désir de monter et de grossir, mais il pouvait se taire et ne rien montrer de ce qu'il ressentait autrement ! Son corps continuait quand même de réagir, malgré toute la concentration dont il essayait de faire preuve. Une langue chaude et taquine se présenta à lui, le léchant doucement, mais il lui refusa l'accès de sa bouche, ce qui énerva grandement le première classe. Celui-ci détourna alors son attention vers la jeune gorge offerte et y descendit en suivant le contour de la mâchoire pour aller mordiller la peau tendre et offerte. Cloud finit par ouvrir les yeux et, derrière les mèches rousses qui lui chatouillaient le visage, il vit Sephiroth, assis sur un des bancs du vestiaire, les jambes légèrement écartées, qui se léchait les lèvres et le fixait de ses yeux de chat. Il remarqua tout de suite l'énorme bosse qui déformait son pantalon et déglutit difficilement.

Pitié, pas ça... Et pas comme ça...

Sentant quelque chose de dur et froid sur sa joue, il baissa les yeux et vit un éclat argenté.

Une boucle d'oreille !

Il la saisit entre ses dents et tira de toutes ses forces, la chair du lobe craquant et se déchirant avec un bruit de tissus rêche. Le sang lui inonda la bouche, mais il ne lâcha pas prise.

« Raaaaaaaaah ! Putain ! » Genesis se redressa d'un bond, arrachant lui-même sans le vouloir le bijou qui resta dans la bouche de Cloud. « Putain, mais il est malade ! P'tit con ! » Le SOLDAT lui retourna une gifle monumentale et tout devint noir.

Lorsqu'il rouvrit difficilement les yeux, il crut une seconde n'avoir fait qu'un mauvais rêve. Mais quand il voulut bouger, il constata avec horreur qu'il était entravé. Pire, attaché par des cordes d'escalade, debout, les bras et jambes légèrement écartés, dans les douches de ce maudit vestiaire ! Levant les yeux, il vit Genesis assis sur un des bancs, une serviette blanche appuyée sur une oreille, qui regardait la boucle que Cloud lui avait arrachée, tout ensanglantée, qui trainait par terre. Puis il sentit un souffle chaud sur sa nuque.

« Tu es enfin de retour parmi nous, vilain garçon... » Sephiroth se tenait juste derrière lui et il sentit ses mains tièdes et étonnements douces se poser sur ses hanches tandis que le général se collait à lui. Il ne remarqua qu'à ce moment-là qu'il était complètement nu et paniqua. Tirant sur ses liens, il recommença à se débattre, sans succès.

« Chuuut... Ça va aller... Je suis sur que tu vas adorer ça. »

« Non ! Je déteste déjà ! Arrêtez... » Il s'apprêtait à le supplier, mais se retint. Il voulait devenir SOLDAT ! Pas rester le sale mioche trop faible pour se défendre. Alors il pouvait bien endurer ça. Ce n'était pas si terrible, si ?

Si... c'est même horrible... Je ne veux pas... Non...non...

Il se mit à secouer tristement la tête, les larmes lui montant aux yeux.

Sephiroth le contourna, et vint planter son regard félin dans le sien.

« Calme-toi, Cloud... Ça va aller. » Et il l'embrassa. Sans savoir pourquoi, le blond le laissa faire et faillit même lui répondre, laissant sa langue entrée dans sa bouche et la goutant presque avidement. Les doigts de son idole courraient sur sa peau, dans son dos, sur son ventre, jusqu'à ses fesses, descendant vers son entrejambe. Lorsqu'enfin il saisit son membre, Cloud ne put s'empêcher de gémir plus longtemps et il le sentit sourire contre ses lèvres. Le général prit alors franchement son sexe et, tout en lui pétrissant durement le bas du dos et les fesses de sa main libre, il se mit à le branler. Le mouvement était lent, presque lourd, mais délicieux et il se sentit rougir.

Oh non... Pourquoi est-ce que j'aime ce qu'il me fait... C'est si bon...

L'argenté cassa le baiser et alla lui mordre doucement la clavicule, pinçant délicatement la peau et lui laissant de petites marques rouges partout où il passait. Il continua sa route en passant par la gorge, puis le torse, s'arrêtant sur ses tétons durcis de plaisir, les léchant l'un après l'autre avant de jouer avec ses dents, le faisant pousser de petits cris à chaque fois. Il accéléra le rythme sur son sexe tout en léchant ses abdominaux, finissant par introduire cette langue si agréable dans son nombril, et releva les yeux, le regardant intensément de ce regard qui n'appartenait qu'à lui seul. Puis il s'agenouilla.

Non... Sephiroth ne va pas faire ça... Non...

« Aaaah... » Le grand général venait de lécher son gland, le faisant gémir encore plus fort, avant d'en suivre le pourtour puis d'aller jusqu'à la base. Il remonta lentement, continuant de le fixer, et cette vision était bien trop plaisante.

Il est si beau... Mais pourquoi...

Sa question muette resta en suspens quand l'argenté engloutit sa queue, continuant toujours ses caresses avec ses mains, et se mit à le pomper avec force, le faisant presque crier. Cloud n'arrivait plus à retenir aucun des sons qui sortaient de sa bouche. C'était trop bon.

« Sephiroth, je vais... Je vais... » Le première classe ne l'avait toujours pas quitté des yeux, et il lui fit signe qu'il pouvait y aller.

« Non ! Je veux pas ! Arrêtez ça tout de suite ! Aaaah... » C'était déjà trop tard et il se libéra au fond de la gorge de son idole en longs jets puissants qui le laissèrent tremblant de plaisir et épuisé. L'argenté savait vraiment y faire et il se releva après l'avoir nettoyé avec un petit sourire satisfait, lui posant un rapide baiser sur les lèvres avant de se retourner.

« Rhapsodos, il est à toi... »

« Enfin ! » Cloud l'avait complètement oublié et reporta son attention sur lui. Le rouquin était torse nu, toujours assis sur un banc, mais son sexe était sorti et il le tenait bien en main.

Putain, ce salaud se masturbait pendant que... Non ! C'est pas vrai, qu'est-ce qu'il va faire maintenant lui ? C'est pas encore fini ? Non...

Genesis s'approcha de lui, souple comme un chat, puis se détourna. Il détacha les cordes qui tenaient ses poignets et Cloud chuta lourdement au sol. S'approchant de lui, il susurra :

« Je vais te montrer que je peux me montrer extrêmement compréhensif et te pardonner ta petite bêtise de la toute à l'heure. » Il le fit se redresser en le saisissant par le menton, l'obligeant à se mettre à genoux.

« Mais si je sens ne serait-ce qu'une seule dent, je te les arrache ! Tu m'as compris ? »

Non... Pitié, pas ça...

« Tu m'as compris ? » Le visage du rouquin n'était qu'à quelques centimètres du sien et il pouvait sentir son haleine sucrée. Il finit par acquiescer de la tête et le première classe lui présenta son sexe, dur et énorme aux yeux de Cloud. Il s'apprêtait à le prendre docilement en bouche lorsqu'il entendit un bruit sourd.

« Qu'est-ce que vous foutez ? Vous êtes complètement malade ou quoi ! » En entendant cette voix, Cloud s'arrêta net dans son élan et repoussa son supérieur brusquement. Celui-ci l'attrapa par les cheveux pour l'empêcher de ramper en direction de ce nouvel espoir, son coeur se gonflant de joie à sa vue.

« Qui a-t-il, Zack ? Serais-tu jaloux ? Tu souhaiterais peut-être que je m'occupe de toi pendant que Rhapsodos s'occupe de ton petit protégé ? » Le général s'approcha du brun, se collant presque à lui avant de murmurer, mais pas assez bas pour que Cloud ne l'entende pas : « Tu en veux encore ? »

Pour sa plus grande frayeur, son protecteur baissa les yeux et rougit. Cloud crut même une seconde qu'il aillait accepter et se remit à tirer sur les liens qui maintenaient toujours ses chevilles et essaya de se dégager de la poigne d'acier de Genesis. Le regard bleu du brun le transperça lorsqu'il finit par relever la tête, presque résigné.

« Vous allez sortir d'ici tout de suite, ou je vous réduis en bouillie, espèce de dégénérés. » Zack avait dit ça d'un ton parfaitement calme et neutre, mais ses yeux brillaient d'un éclat meurtrier.

« Olala... Si on ne peut même plus rire un peu avec les nouvelles recrues, franchement ! Allé Seph, viens, laissons les amoureux se bécoter tranquilles ! » fit le rouquin, un sourire aux lèvres, en le repoussant et se dirigeant vers la sortie, récupérant ses affaires au passage. Après un soupir, l'argenté lui emboita le pas, sans un regard en arrière. Dès que la porte claqua, le brun se précipita sur lui et défit les noeuds. Il le prit alors dans ses bras et Cloud s'y réfugia, se blottissant contre le torse protecteur et soupirant d'aise.

C'est pas passé loin ! Zack... Merci...merci...

Et il enfouit son visage dans la laine douce et chaude de son pull, le frottant contre comme pour se convaincre que ça aussi, c'était bien réel.

« Je suis désolé Cloud... J'aurais du me douter que ces deux pervers finiraient par te tomber dessus... »

Et là, sans savoir pourquoi il ne l'avait pas fait avant, l'aspirant SOLDAT tout tremblant qu'il était éclata en sanglot dans les bras de son tuteur, s'accrochant à lui avec l'énergie du désespoir.

« Chuuut... Ça va aller... » À ces mots le blond fit un bond en arrière, avant de se resaisir, revenant se blottir contre le première classe.

« Ne dis pas ça... Ils n'arrêtaient pas de dire ça... » Et il se mit à pleurer encore plus fort.

« Pardon. Je suis si désolé Cloud... J'aurai dû mieux veiller sur toi... Je vais prendre soin de toi maintenant. Je te le promets... »

Il ne répondit rien, se laissant juste aller à sa tristesse et sa honte. Lorsqu'il se fut calmé, Zack le porta jusqu'au banc où ses deux bourreaux avaient entassé ses affaires et l'habilla comme un enfant. Cloud se sentit fort gêné, mais aimait beaucoup se laisser faire et ne plus avoir à se soucier de rien.

« On va rentrer chez moi maintenant, d'accord ? Je n'ai pas envie de te laisser tout seul après ça... »

« D'accord... » Le coeur du blond avait fait un bond à cette nouvelle. Il avait toujours honte, et ne se sentait pas du tout prêt à affronter le reste de cette journée. Et la passer en compagnie de Zack, dans son appartement, en tête à tête avec le beau brun, au lieu d'ici à s'entrainer avec le risque de croiser ces deux tortionnaires, le remplissait de joie. Il se laissa donc conduire par delà les couloirs du siège de la Shinra et grimpa sur Fenrir en s'accrochant à son tuteur, se serrant contre lui plus que nécessaire.

oOo

Après avoir amené Cloud à son appartement, Zack lui emprunta ses clés et alla chez lui pour prendre des vêtements de rechange. Il se demanda pourquoi il n'était jamais venu chez son protégé et se promit de venir lui rendre visite lorsqu'il rentrerait. Il savait que le blond dormait souvent dans les dortoirs réservés aux recrues qui s'entrainaient pour passer les examens du SOLDAT, mais il savait aussi que les week-ends il rentrait toujours ici. Empaquetant les affaires dans un grand sac de sport, il ouvrit un nouveau tiroir qui contenait ses sous-vêtements et en en prenant quelques-uns il tomba sur le calendrier des premières classes. Il se souvenait parfaitement avoir du posé avec les trois autres en tenues légères et avait trouvé ça extrêmement drôle. Les prenant pour les feuilleter, il se rendit compte qu'elles avaient été détachées du reste du calendrier et qu'il n'y avait que des clichés de lui...

« Oh non... Me dis pas que c'est ce que je crois... »

Zack effleura du bout du pouce quelques petites taches blanchâtres dans le coin inférieur droit de la photographie d'aout...

« Et merde, Cloud... »

Son pantalon lui parut soudain beaucoup trop serré. Il ne put s'empêcher de se tourner vers le lit et l'image de son protégé allongé dessus, se caressant en regardant les pages du calendrier, ses pages du calendrier ! lui vint immédiatement à l'esprit. Il le voyait presque, se caressant doucement, nu... Sa main tenant son sexe gonflé de désir, les joues rosies de plaisir. Ses mouvements s'accéléraient, sa respiration haletante, ses beaux yeux bleus se fermant légèrement tandis qu'il se mordait les lèvres... Zack s'assit sur le lit, tenant toujours les images, et essaya de se calmer.

« Non mec... Pense pas à ça. Cloud... Qu'est-ce que tu peux être con... »

Mais c'était déjà trop tard, il avait lâché les clichés et glisser une main dans son pantalon, l'autre desserrant sa ceinture et le dégrafant. Il prit quand même le temps de retirer son pull et son t-shirt avant de s'allonger sur le lit du gamin qu'il aimait.

« Tant pis... Pardonne-moi Cloud... » Et il laissa les images renaitre derrière ses paupières closes. Le blond se caressait langoureusement, mais cette fois ce n'était plus de simples photos de son supérieur qu'il regardait, mais lui-même. Il le fixait intensément de ses yeux couleur océans tout en faisant monter et descendre sa main à un rythme rapide sur son membre dressé, se mordillant la lèvre inférieure et rougissant au fur et à mesure.

« Ça te plaît, Zack ? »

« Beaucoup... »

Trop même, quelques vas et viens plus tard, il se libérait sur son propre ventre, tout son corps tendu et parcouru par les vagues d'un orgasme délicieux, ne pouvant retenir un gémissement, et se laissa retomber sur les oreillers, haletant, et légèrement honteux. Il sentit alors quelque chose de dur sous sa tête et passa une main sous le coussin. Il y trouva un petit carnet de notes. L'ouvrant à hauteur du marque-page il eut la surprise de tomber sur une photo de lui et Cloud, le blondinet serré dans ses bras pendant qu'il l'ébouriffait, devant la maison de son protégé à Nibelheim. Elle datait du début de leur rencontre, quand il venait le voir le plus souvent possible et essayait de le convaincre de repasser les examens pour devenir SOLDAT.

Ses yeux tombèrent sur son nom écrit sur la page d'en face.

"...Zack s'est collé à moi en me montrant comment faire des flexions. Pourtant, il n'avait jamais fait ça avant...C'était... J'ai cru que j'allais mourir... "

Le brun referma brutalement le carnet. C'était son journal intime, et bien qu'il brulait de savoir ce que Cloud pensait secrètement et réellement de lui, il ne pouvait pas faire ça. Il avait déjà bien trop abusé de la confiance de son jeune protégé. Se maudissant intérieurement, il finit par se lever pour aller se nettoyer dans la salle de bain et finir de prendre des affaires pour la semaine de congé qu'il avait réussi à obtenir pour le blondinet et lui, certain que ça lui ferait énormément de bien pour se remettre de ce que Genesis et Sephiroth lui avaient fait subir. Et Zack savait qu'il avait vraiment eu très chaud. Le grand général n'était pas un tendre, pour en avoir fait les frais au retour de sa première mission avec lui, il savait exactement de quoi il retournait...

Ils revenaient du Wutaï sur un des vaisseaux de la Shinra et, il ne savait plus comment, il s'était retrouvé accroché à la rambarde du pont extérieur, le grand général cognant beaucoup trop fort en lui, tapant sur sa prostate et le faisant crier dans le vide du ciel... Il l'avait ensuite retourné brusquement, sortant de lui et lui arrachant un cri de protestation, puis l'avait assis sur ladite rambarde et prit ses genoux sur ses épaules, le tenant fermement par la nuque et le pliant dans une position extrêmement douloureuse, mettant ses muscles à rude épreuve... Mais, dès que Sephiroth était revenu en lui, il avait oublié le reste de son corps, ne sentant plus que cette partie de lui dans laquelle son supérieur allait et venait, touchant à chaque fois le centre de son plaisir avec une précision presque diabolique, le fixant de ses yeux de chat alors qu'il sentait les larmes lui montées aux yeux. Il avait le cou et le torse bleuit par les morsures et suçons que l'argenté lui avait infligés en le préparant à le recevoir. Mais il s'en moquait bien, ce que cet homme lui faisait valait bien toutes ses petites souffrances... Il n'aurait jamais cru se faire un jour prendre par son idole, et surement pas comme ça, son beau visage le surplombant avec un sourire en coin, ses longs cheveux d'argent claquant au vent. Il avait l'impression qu'ils volaient, et tout son corps tremblait de plaisir. Le général le remplissait, le branlait, l'empoignait par la nuque pour pouvoir embrasser ses lèvres avant de le relâcher, le tenant uniquement par la taille et laissant le haut de son corps pendre dans le vide. Et quand, enfin, il lui avait permis de jouir après l'avoir amené aux portes de l'orgasme un nombre incalculable de fois avant de l'empêcher de l'atteindre, l'y ramenant et l'en éloignant encore et encore, il n'avait jamais ressenti quelque chose d'aussi puissant. Mais Sephiroth n'avait pas joui pour autant. Il avait continué encore longtemps, le faisant se libérer une nouvelle fois avant que celui-ci ne finisse par jouir en lui, s'empalant une dernière fois au plus profond de son être et le faisant jouir à nouveau. Après ça il s'était senti extrêmement affaiblit, les jambes en coton et incapables de se relever de là où l'argenté l'avait laissé s'affaler lorsqu'il en avait eut fini, et où il était resté allongé jusqu'à leur arrivée à Midgar.

Seulement tout le bien-être qu'il ressentait s'était envolé aux paroles de son supérieur avant de quitter le pont, où il l'avait abandonné avec ses vêtements, à peine sa besogne terminée :

« Ne crois pas que ça te donne un quelconque pouvoir sur moi. Ce qui vient de se produire n'arrivera pas une deuxième fois. » Lui avait-il dit de sa voix glacée et tranchante, d'un ton calme et... sensuel, il fallait bien l'admettre...

Il s'était senti extrêmement déçu et même un peu offensé. Il n'avait pas pensé une seule seconde profiter de ça pour quoi que ce soit ! Mais il aurait effectivement adoré recommencer... Malheureusement, la légende vivante avait tenu parole. Et le voir s'intéresser à Cloud l'avait aussi légèrement vexé... Il se souvint que le matin où ces deux imbéciles de première classe lui avait fait miroiter la peu probable, mais très tentante homosexualité de son protégé, énervé comme il l'était, il avait dit : « Vous n'êtes même pas gay... » en parlant de Sephiroth aussi. Étonnant qu'il n'en ait pas profité pour se moquer de lui, vu son humeur goguenarde de ces dernières semaines...

Zack en était là de ses réflexions quand sa cigarette lui brula les doigts. Il était à nouveau assis sur le lit de son protégé et, comme à chaque fois qu'il se sentait réellement perdu, avait craqué et s'était laissé aller à cette mauvaise habitude. Il ne fumait pratiquement jamais, et quand il le faisait Angeal lui faisait à chaque fois une leçon de morale interminable. Mais cette simple cigarette le calmait toujours, lui permettant de réfléchir posément. Il en aurait bien allumé une autre, ne se sentant toujours pas détendu, mais n'avait pas le temps. Il prit donc le sac d'affaires qu'il avait préparé pour Cloud et sortit, se débarrassant du mégot à l'extérieur. Avant de refermer la porte, il avait pris soin de vérifier de n'avoir laissé aucune trace de sa découverte, ni de ce qu'il avait osé faire sur le lit du blond.

Faisant gronder le moteur de Fenrir, il partit et essaya de se débarrasser de cette impression de crasse qu'il ressentait à chaque fois qu'il se laissait aller à se masturber en pensant à son protégé.

Heureusement que quand il faisait l'amour avec Reno il ne pensait pas à son jeune élève... Il ne se reconnaissait vraiment pas, depuis qu'il s'était remis au sexe il n'arrêtait plus, prenant le Turk tous les soirs et se branlant les rares fois où il ne le voyait pas... Décidément, il n'était plus lui même, et se trouvait même légèrement obsédé... Voir plus que légèrement !

oOo

Lorsqu'il arriva chez lui Cloud s'était endormi dans le canapé devant la télé et offrait une vision adorable, les genoux pliés et un peu écartés, une main sur son ventre, le t-shirt relevé, et l'autre pendant dans le vide.

« Tu vas attraper froid comme ça... », murmura Zack en le couvrant avec une couverture de laine douce. Le blond s'agita dans son sommeil, marmonnant quelque chose que le brun ne compris pas, puis se retourna face vers le dossier, étirant ses bras et ses jambes en faisant un bruit semblable à un chaton. Il était vraiment trop mignon... Le SOLDAT baissa l'éclairage et éteignit le poste avant d'aller dans la cuisine pour voir ce qu'il pourrait bien lui cuisiner. Son protégé aurait surement faim en se réveillant ! Et il était heureux qu'il ait pu trouver le sommeil malgré ce qu'il venait de subir.

Une heure plus tard, alors qu'il finissait de tourner dans la sauce qu'il avait préparée pour son invité, il entendit un BOUM sonore suivi de grommellements. Coupant le gaz et laissant refroidir la préparation, il retourna dans le salon où il trouva un blondinet tout emmêlé dans la couverture et pestant comme un perdu en gigotant, ne faisant visiblement qu'empirer la situation. Il ne put s'empêcher de rire et la tête du blond, coincée elle aussi sous le tissu, se tourna dans sa direction.

« C'est pas drôle ! Je vais te la déchiqueter si tu ne me sors pas de là tout de suite ! » s'écria le jeune homme, recommençant à se débattre. Mais Zack ne pouvait se décider à l'aider immédiatement, trouvant le spectacle bien trop amusant. Seulement, au bout de quelques secondes supplémentaires, Cloud se mit à se débattre encore plus, se démenant et paniquant avant d'éclater en sanglot. Le brun plongea alors à son secours et extirpa sa tête des noeuds de tissus qu'il avait lui-même créés. Lorsque ses bras furent libérés, il s'accrocha à son protecteur, sanglotant dans son cou. Le SOLDAT se traita intérieurement d'idiot. Son impuissance avait surement dû lui rappeler ce qu'il venait de vivre et lui, comme le crétin qu'il était, n'y avait pas pensé avant qu'il ne soit trop tard.

« Pardon Cloud... Tu étais juste tellement drôle, coincé comme ça, à te débattre comme un perdu... »

« Ouais j'ai vu ça ! J'en connais deux autres qui trouvaient aussi le fait que je sois entravé très très drôle, connard ! » cria-t-il en le repoussant violemment, essayant de se lever et se prenant les pieds dans le bas de la couverture. Il s'étala de tout son long sur le fauteuil et resta là sans bouger, ses épaules tremblant tandis qu'il essayait de se retenir de pleurer à nouveau. Zack se releva et, poussant ses jambes, il s'installa sur le canapé, attirant son élève à lui.

« Je suis désolé Cloud... Je n'y avais juste pas pensé... Pardon... Tu veux bien m'excuser ? » chuchota-t-il tout en caressant ses cheveux en bataille. Le blond passa ses bras autour de lui, le serrant à l'étouffer tout en essayant de se calmer.

« Ne pleure plus Cloud... Ils ne te feront plus jamais de mal, je te le promets. » S'essuyant les yeux avec sa manche, le plus jeune leva la tête et le regarda avec suspicion.

« Tu jures, hein ? » demanda-t-il timidement.

« Je te le jure Cloud. Promis, juré, craché ! Enfin, je vais pas vraiment cracher, mais bon... »

« Si ! » s'écria le blond. « 'Faut que tu craches, sinon ça va pas ! »

« Heu... OK. » Il se leva et, le prenant par la main, l'emmena dans la cuisine. Il le regarda puis, levant cérémonieusement la main droite, déclama d'une voix très sérieuse, faisant pouffer son protégé :

« Je jure solennellement que personne ne fera plus jamais de mal à Cloud Strife, ici présent, et que le premier idiot, rouquin ou aux cheveux gris, qui osera l'approcher, se retrouvera sans un poil sur le caillou et regretta amèrement d'avoir un jour osé poser son regard de gros pervers sur mon cher protégé ! Moi, Zack Fair, m'engage par ce crachat peux ragoutant, à exécuter ladite sentence dans les plus brefs délais, et à botter leurs petits culs de dégénéré jusqu'à ce qu'ils aient compris la leçon ! » Et il cracha dans son évier sous le rire cristallin de son blondinet adoré. S'essuyant la bouche d'un revers de main, il fit couler l'eau pour nettoyer la preuve de sa promesse puis se retourna. Cloud humait la poêle où se trouvait la sauce, l'air affamé.

« Tu as faim ? » Levant de grands yeux pétillants, l'aspirant soldat rougit.

« Oui, beaucoup... »

« Alors, file mettre la table. Si tu veux on peut manger devant la télé, les couverts sont là, et le reste ici. » Lui expliqua-t-il en ouvrant un tiroir et désignant une armoire derrière lui tandis qu'il rallumait le gaz et remplissait une casserole d'eau. Cloud se dépêcha de dresser la table au salon et revint trainer dans ses pieds, cherchant à gouter la sauce et se prenant une tape de cuillère en bois sur les doigts.

« Aïeuh ! »

« Tu attends ! »

« Mais... »

« Allez, va dans le salon, j'arrive, le riz est presque prêt. » Le blond y alla donc en trainant les pieds. Zack égoutta le riz et le mit dans un bol où il versa la sauce. Attrapant deux bouteilles de soda dans le frigo, il alla dans le salon et fut accueilli par un Cloud bavant presque et qui ne le quitta pas des yeux jusqu'à ce qu'il fut servit.

« Bon ap' » Et il se jeta sur la nourriture comme s'il n'avait pas mangé depuis des lustres. Décapsulant les bouteilles, il lui en tendit immédiatement une que le blond but tout aussi avidement.

« Tu t'es brulé, hein ? »

« Oui... » Avoua son protégé en rougissant.

« Faut faire attention... »

« Je sais... », soupira-t-il en reprenant une fourchette et prenant le temps de souffler dessus. Le reste du repas se déroula en silence, Cloud complètement absorbé par le film d'action que Zack avait mis. Lorsqu'il eut fini, le brun récupéra son assiette et alla déposer le tout dans l'évier, se promettant de faire la vaisselle le lendemain, et retourna s'assoir près de son protégé qui se blottit tout de suite contre lui, ne perdant pas l'écran des yeux tout en passant un bras autour de son tuteur.

Zack se sentit rougir. La proximité de l'objet de tous ses fantasmes le déconcentrait et il n'arrivait pas à se détendre. La main qui se resserrait de temps en temps durant les scènes surchargées d'effets spéciaux ne l'aidait vraiment pas. Il n'arrivait pas à détacher son regard de la tête blonde appuyé au creux de son épaule et ses cheveux lui chatouillaient le menton, ajoutant à son supplice l'envie de frotter son visage contre eux. Au bout d'un moment Cloud dut sentir qu'il était observé, car il leva les yeux vers lui, et lui fit un sourire timide.

« Merci... C'était très bon... »

«...» Il n'était pas sûr de comprendre, son esprit embrumé par le contact de ce jeune corps svelte contre lui avait fait partir sa capacité à raisonner alors que, même en plein combat, jamais ça ne lui était encore arrivé.

« Le repas ! »

« Ah ! Oui... Content que ça t'ait plu... » Et, reprenant sa position initiale, il entendit le blond soupirer d'aise. Zack réussit enfin à porter son attention sur le film au prix d'un effort surhumain et ne tarda pas à être tout aussi captivé que son élève.

Quand le générique survint, il voulut se lever pour montrer la chambre à Cloud, mais découvrit que celui-ci s'était endormi dans ses bras. Il se dégagea donc le plus doucement possible et le porta jusqu'en haut avec mille précautions, l'allongeant sur le lit et lui enlevant ses chaussures et chaussettes. Il se décida à lui retirer son pantalon et fut heureux que le blond ne se réveille pas. Il le recouvrit ensuite avec la couette moelleuse et prit le deuxième oreiller pour lui avant de fermer la porte et de redescendre. Il retira ensuite paresseusement ses bottes et se coucha dans le canapé, attrapant la couverture de laine et tassant son oreiller. Il rêvait de pouvoir dormir avec Cloud, mais doutait que ce fût une bonne idée après ce qu'il venait de vivre. Puis il avait aussi un peu peur de se coller à lui en dormant et que son protégé ne sente son désir et ne prenne la fuite...

Il finit par trouver le sommeil après avoir éteint la télé, se disant qu'au vu des circonstances, la soirée c'était extrêmement bien passé.

Fin du quatrième chapitre.

Reviews please !