Vengeance...

En restant loin d'Ikebukuro.

En rentrant chez lui, Izaya faillit avoir une attaque, mais réussit à ne rien montrer de sa surprise.

« Shizu-chan... Je peux faire quelque chose pour toi ? »

« Pourquoi est-ce que tu ne viens plus à Ikebukuro ? »

Fermant la porte, il se dirigea vers son canapé, évitant soigneusement le blond qui se tenait adossé à un mur, et enleva sa veste avant de s'assoir.

« Je te manque, peut-être ? »

« Ne dis pas de conneries pareil ! »

Il était vrai que depuis cette nuit, dans le terrain vague, quelques semaines plus tôt, il s'était débrouillé pour rester le plus loin possible de son ennemi. Il regrettait sa faiblesse, même si l'avoir fait crier ainsi lui avait procuré énormément de plaisir. D'une certaine manière, il avait enfin pu avoir ce que Shizuo lui avait refusé à l'époque du lycée. Mais la façon dont le blond avait ensuite hanté son esprit dès le lendemain l'avait fait frémir. Il était partout, dans ses rêves, quand il mangeait, quand il se lavait, quand il travaillait. C'était devenu insupportable. Il aurait pu aller le taquiner à Ikebukuro, et se laisser coincer dans un endroit tranquille, mais il se l'était fermement refusé. Ç'avait été une erreur qu'il ne fallait pas reproduire. Même s'il ne souhaitait que recommencer.

« Je croyais que c'était ce que tu voulais, Shizu-chan. »

« Pardon ? »

« Que je reste loin d'Ikebukuro ! » précisa-t-il devant l'expression ahurie de son éternel poursuivant.

« Ah. Oui. Mais je n'aurais jamais cru que tu m'obéirais un jour ! »

Le couteau se ficha contre sa gorge, et vibra un instant dans le mur.

« Je ne t'ai pas obéi, Shizuo. »

Le blond s'éloigna du mur en s'approchant du fauteuil, et Izaya ne put s'empêcher de se tasser dedans.

« Aurais-tu peur de moi, Izaya-kun ? »

« Mais bien sûr ! Avoir peur d'un insecte ! Et puis quoi encore ? »

Il regretta tout de suite la façon dont il venait de l'appeler, ne voulant pas que son appartement finisse en champ de bataille, mais c'était déjà trop tard.

« Repose ma table ! »

Il dût se baisser et l'entendit se fracasser à l'autre bout de la pièce.

« Tu fais chier, Shizu-chan... Tu le sais au moins ? » soupira-t-il.

Son stalker personnel se tenait droit comme un I, les poings serrés, et tremblait de tout son corps.

« Je vais te tuer ! »

« Mouais... T'as pas un autre disque par hasard ? Commence à me souler là... Depuis le temps, ce serait déjà fait si tu le voulais vraiment ! »

Shizuo l'attrapa par le col et l'obligea à se lever, l'approchant de son visage.

« Je. vais. te. tuer. »

« Alors, tue-moi au lieu de me faire chier, merdeux ! »

Un coup dans le ventre le fit se plier en deux en toussant. Son agresseur le relâcha et il tomba à genoux à ses pieds, crachant du sang. Il releva la tête pour découvrir l'entrejambe tendu du blond juste devant son visage, et ne put s'empêcher de rire.

« C'est pour ça que tu es venu, Shizu-chan ? Hahaha... »

« Ta gueule ! » siffla-t-il en l'attrapant par la gorge, lui broyant presque le larynx.

Mais Izaya ne se laissa pas démonter, et défit rapidement la ceinture de son brutal amant, libérant son sexe.

« Je n'avais pas remarqué qu'il était aussi... gros ! Comment est-ce que je vais faire pour mettre ça en bouche, Shizu-chan ? » demanda-t-il innocemment en levant les yeux.

Shizuo avait relâché sa prise, et rougissait fortement, le regard braqué sur lui alors qu'il passait la langue sur ses lèvres. Il saisit son sexe et le lécha de bas en haut, lentement, faisant gémir son amant.

« Iza... fais pas... ah... »

En souriant, il engloutit la tête de sa queue, jouant de sa langue avec la petite ouverture, et le tenant en place d'une main, l'autre malaxant ses bourses. Il voulut l'enfoncer plus loin, mais n'y arriva qu'un peu, sa bouche n'étant pas extensible à l'infini. Il se mit donc à branler la partie restante de sa main après l'avoir humidifié de sa salive, et poussa Shizuo pour qu'il tombe à terre, sans lâcher son sexe pour autant. Finissant par avoir mal à la mâchoire, il fut forcé de le recracher, et passa à nouveau sa langue sur sa longueur, puis retraça le pourtour de son gland, profitant des gémissements du blond autant que du goût agréable de sa verge.

« Iza... Arrête, je... je vais jouir ! »

« Déjà ? Mais... »

Il ne put finir sa phrase, Shizuo s'étant relevé pour le plaquer au sol, l'embrassant en se pressant contre lui, frottant sa queue contre l'entrejambe d'Izaya.

« Tu vas faire la femme cette fois ! »

« Non ! Surtout pas ! » s'écria-t-il en se débattant, cherchant à lui échapper. Mais le blond était bien trop fort pour lui, et lui arracha son pantalon et son boxer d'un seul mouvement. Il voulut lui faire écarter les cuisses, mais au moment où il se redressa pour l'y forcer, Izaya réussit à s'enfuir, se retournant en se relevant et parti en courant. Il ne se rendit compte que trop tard qu'il se dirigeait vers l'entrée et la cuisine alors qu'il était à moitié nu, mais décida que courir ainsi dans son quartier valait mieux que de se faire écartelé par le sexe bien trop énorme de Shizuo. Ce type n'était décidément pas humain ! Seulement son poursuivant le rattrapa et le plaqua contre le mur de l'entrée. Il le traina ensuite jusqu'à la cuisine, et le plia en deux sur le plan de travail, écrasant son visage contre sans aucune douceur.

« Non ! Shizuo, arrête, je t'en prie, ne fait pas ça ! »

« Pourquoi ? Toi tu peux, mais pas moi ? Ça te ressemble tellement... »

« Ça n'a rien à voir ! Tu es juste trop... Arrrrgh ! »

Le pénétrant sans aucune préparation, Shizuo lui fit atrocement mal, et il était sûr qu'il devait au moins l'avoir déchiré entièrement. Son assaillant arracha son pull pour mettre son dos à nu, et se colla contre, embrassant sa nuque en se mettant à faire de lents mouvements de vas et vient qui enflammait son intimité.

« Shizuo... tu me... aaah... arrête... »

Mais il ne l'écoutait pas, et se redressa en empoignant ses hanches pour le faire venir à la rencontre de ses coups de reins qui devinrent plus brutaux, faisant crier son amant. Izaya ne ressentait aucun plaisir, et sentait les larmes couler sur ses joues sans qu'il ne puisse rien y faire. Il s'apprêtait à supplier Shizuo d'arrêter, sûr qu'il allait en mourir s'il continuait à lui faire aussi mal, quand une décharge de plaisir transcenda la douleur, faisant se tendre tout son corps alors qu'il ne pouvait retenir un cri.

« On dirait que moi aussi, j'ai été capable de trouver... » ricana le blond en tapant à nouveau contre sa prostate, le faisant se cambrer encore une fois en criant. La douleur ne s'effaçait pas, mais était désormais beaucoup moins présente, passant à l'arrière-plan tandis qu'une sensation délicieuse et inconnue le faisait gémir à chaque nouveau mouvement des hanches de son amant.

« Encore... » murmura-t-il, rougissant.

Shizuo se pencha pour embrasser sa joue, et lécha ses larmes qui n'avaient pas encore séchées. Ses coups de boutoir avaient cessé et il se montrait soudainement beaucoup plus tendre, gémissant doucement à son oreille.

« Plus fort ! » s'écria-t-il brusquement. Il voulait le sentir aller plus loin, quitte à ce qu'il lui fasse à nouveau mal, mais le blond ne semblait pas vouloir accéder à sa requête, sortant vivement de son corps et se rhabillant. Izaya se retourna, abasourdit.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

« J'me tire, salut. »

Sizuo se dirigeait déjà vers la sortie quand il reprit ses esprits et se précipita à sa suite.

« Tu vas pas partir comme ça bordel ? »

« Si. » Fit-il en ouvrant la porte, sans se retourner.

« Non ! Tu peux pas partit maintenant ! »

« Pourquoi pas ? »

« Parce que... parce que... parce que j'ai pas encore joui ! » cria-t-il, au bord du désespoir.

« T'as deux mains, à ce que je sache. »

Il était déjà dans le couloir, et Izaya se tenait sur le pas de la porte, hésitant.

« Et toi ? »

« Moi ça ira, j'te remercie de t'inquiéter, ciaooo ! »

Et Shizuo disparut, le laissant seul et brulant de désir. Il claqua rageusement la porte et fracassa le premier objet qui lui tomba sous la main, avant de se rendre compte que c'était son gsm.

« Et merde merde merde ! »

oOo

Shizuo n'était pas peu fier de lui. Ça lui avait vraiment couté d'arrêter à un moment pareil, mais il n'arrivait presque plus à penser, et c'était heureusement repris à temps, sinon il aurait joui. C'était d'ailleurs pour ça qu'il avait dû ralentir, et il ne souhaitait plus lui donner cette satisfaction. Il regrettait déjà la douce chaleur du fourreau d'Izaya, et la façon dont il l'enserrait, mais il tenait sa vengeance. Il tourna dans la première ruelle sombre, et alla jusqu'au bout, où il ouvrit prestement son pantalon en se maudissant. C'était lui qui était heureux d'avoir deux mains dans l'immédiat !

Il empoigna son sexe et le branla frénétiquement en faisant renaitre les images de son ennemi sous ses paupières closes. Il avait adoré l'entendre crier sa douleur. Et son plaisir aussi. Même la vue du sang qui teintait son sexe alors qu'il allait et venait en lui n'était pas arrivée à le calmer. Il n'y pouvait rien, la simple vue d'Izaya le mettait hors de lui. Dans tous les sens du terme, désormais.

Il passa ses doigts sous sa queue, caressant ses bourses tout en faisant monter et descendre sa main de plus en plus vite sur son membre, qui était presque devenu douloureux à force de se retenir aussi longtemps, et se libéra en gémissant. Il s'essuya rapidement avec un mouchoir, et se rhabilla. Il avait encore du boulot ce soir.

Fin du deuxième chapitre.

Review please !

Il y aura un troisième chapitre, parce qu'un petit pervers m'a dit qu'avec les persos utilisés dans les fanfics, ce qu'il y avait de bien, c'était qu'on pouvait leur faire faire ce qu'on voulait, et que ce n'était jamais trop ! Merci Taisuki ! Oui oui chaton, je parle de toi, sors de sous mon lit ! Trouillard ! ^^

RAR :

Merci à Isaline et celeste31 pour leurs reviews fort courtes, mais très agréables ! J'espère que cette suite vous aura plu aussi ! N'hésitez pas à me dire ce qui vous ferait plaisir pour la suite, même si j'ai déjà une petite idée plus que vicieuse sur ce qui risque de se produire... Les Izaya brulant de désir et en manque, c'est très dangereux !