Longue NdA :

Bonjour ! Alors voilà, j'avais commencé à écrire une vengeance bien sadique, avec un sexy bouillant super chaud threesome incluant le petit frère superstar craquant mais aussi inexpressif qu'un concombre de mer, du blond à lunette de soleil (qu'il serrait temps que j'intègre à ma fic, oui chaton, j'ai pas oublié ! Il va les remettre ses lunettes ! Mouhahaha *hum*), mais j'ai décidé que c'était trop.

Non ! Ne me regardez pas comme ça. Je ne sais plus quel personnage de mes fics disait qu'on avait jamais trop de plaisir, et je suis tout à fait d'accord. Mon mec aussi d'ailleurs... (Ça me rappelle que si j'arrête pas ma grève du sexe très vite, c'est moi qui vais finir en fâcheuse posture ! Kyaaaa ! * rehum *), mais donc je disais... Ce ne serait pas trop dans ce sens là, et malgré ce que Tai m'as dit, c'est non. Je serai inflexible. C'est surtout parce que Shizuo ne pourrait pas vraiment pardonner à Izaya d'avoir baisé son petit frère en face de lui tandis que celui le suçait (difficilement, ce blond n'est pas humain, n'est-ce pas ? ^^) et qu'il se retrouvait excité et tout simplement furieux, à tirer sur ses chaînes faites en acier trempé, blindé et entouré de tout un tas d'alliage super résistant face à la colère (et au désir fort dur...) de l'ancien barman devant cette vision plus que pornographique. Voilà, vous savez tout, j'ai tout gâché, pas la peine de continuer à rouspéter, surtout vous deux, là, au fond, oui, le neko et la pucelle folle ! Te cache pas miss couettes-couettes, si t'es là, c'est pas pour rien non plus, hein ? Qu'est-ce que tu fiches ici d'ailleurs toi ? Sisi, je sais que tu finiras par venir, impatiente ! Je vous gave déjà tout les trois de lemons juteux (pardonnez-moi le terme, chers lecteurs, mais c'est qu'ils sont gourmands ces trois zouaves !). Heureusement que le chaton est en overdose, parce que lui... * Étrangle le minou en le secouant *

Ouf ! Ça va mieux. J'ai à nouveau pas dormi, il est heu... 16h09 selon mon pc, mon gsm proteste, prétendant qu'il est 11... Faudrait vous mettre d'accord !

Donc, je reviens au sujet premier de cette looooongue NdA, pas de threesome. Déjà vous avez vu la merde dans laquelle je me suis foutue avec Death Lovers, à obéir aveuglément à la miss couettes-couettes ? Hein, non, mais franchement ? Comment Mello et Matt vont-ils pouvoir continuer une relation stable et sérieuse avec un albinos fraichement dépucelé en rut dans les pattes, franchement ?

Mais je m'égare, vous vous êtes ici pour du Shizaya, ou du Izayuo. Ouh que c'est bizarre. J'suis sûre qu'il y à un meilleur mot pour ça en plus ! Izayuo... M'enfin ! Faut vraiment que je dorme... Mais c'est pas pire que la fois où j'ai appelé Severus Roguy... Oh my mog quoi ! ^^

Edit: Ca se dit Izuo, voilà, mtn je sais ! ^^

Donc, la vengeance de l'Izaya en chaleur ne passera pas par le joli cul de superstar de Kasuka, désolée ! Parce que sinon, l'histoire plus que frémissante et malmenée des deux malades ne pourra jamais évoluer. Alors voilà. Na !

Si vous lisez toujours, et n'avez pas directement sauté sur la fic, je vous en remercie. Vous venez de perdre un temps précieux ! Niark Niark Niark...

Non ! Ne partez pas ! J'allais dire l'essentiel... Comme le threesome est pratiquement écrit, je le publierai en BONUS ! Hell Yeah ! Classe hein ? Je vois déjà les oreilles du neko se rabaisser et sa longue queue frémir, paraît qu'elle est énorme en plus... sisi, celle-là... mais l'autre aussi ! grand de partout ? des pieds aussi, si je me souviens bien.. Quoique je n'ai jamais rien vu de tout ça, je tiens à la vie moi ! Nyny, range ce couteau... Argh ! Je meurs...

Voilà, je l'ai fini deux jours après avoir écrite cette NdA, donc bon... Certaine chose ne sont plus vraiment d'actualité, tendis que d'autre le seront toujours ! ^^

Bon, place à la fic, je me tais. En plus je dois encore TOUT écrire... Bouhouhou...

Alors, aussi, je me suis mis deux chansons, avec images de nos deux tarés, que vous pouvez trouver sur Youtube, attendez, je vous passe les titres à chercher, puisque ffnet n'accepte pas les urls :

DRRR_Take_A_Bite_Of_My_Tonight_Shizuo_x_Izaya

Shizaya_Strange_Love

Vengeance !

Dans une rue commerçante, pour finir au milieu un terrain de jeux...

Izaya était furieux. Il s'était fait avoir, et Shizuo avait dû se régaler de sa mine déconfite. Du coup, il souhaitait évidemment se venger. Il avait espéré qu'après cette nuit, dans le terrain vague, les choses changeraient. Bien sûr, il savait que jamais l'envie de meurtre de Shizuo à son égard ne passerait. Mais il avait quand même osé espérer que ce petit jeu de vengeance cesserait. Cette spirale sans fin commençait à le fatiguer. Et avoir découvert le corps du blond de cette manière, sauvage et inattendue, lui avait fait prendre conscience qu'ils avaient bien mieux à faire que de se battre à chaque rencontre. Il ne voulait plus courir dans les rues d'Ikebukuro, Shizuo à ses trousses. Ni se battre avec lui, couteau en main, distributeurs et panneaux volant en tous sens. Il voulait se battre avec lui en utilisant des armes totalement différentes, et peut-être bien plus dangereuses. Sauf que, visiblement, la fierté de son ennemi l'empêchait de s'abandonner dans ce nouvel univers de luxure. Ils étaient toujours forcés de montrer leur pouvoir de domination à l'autre. Et Izaya trouvait cela fort dommage, et beaucoup trop douloureux. Surtout que, pour une fois, il n'aurait pas été contre l'idée de se laisser soumettre par un blond en sueur de cette manière...

Mais là, il avait mal au cul, et une érection plus que douloureuse se rappelait à lui à chaque mouvement. Il avait des envies de meurtres. De baise, et de violence.

Soupirant, il alla prendre une douche glacée, espérant que son sexe finirait par se rendormir de lui-même. L'eau froide lui fit du bien, et il se demanda même une seconde s'il ne ferait pas mieux de suivre le conseil de Shizuo... Après tout, il avait effectivement deux mains ! Mais non. Saurait été le laisser gagner. Il était sûr qu'à peine sorti d'ici, son amant revanchard avait surement dû se soulager dans un coin. Il aurait peut-être dû le suivre, pour le prendre sur le fait, et tirer profit de la situation... Mais sa colère l'avait aveuglé, et il s'était contenté de claquer la porte le plus fort possible avant de se jeter dans la douche.

Rageusement, il finit de s'essuyer, et alla ramasser les restes de son portable avant d'allumer la télévision en se laissant tomber dans le canapé. Il remit la batterie en place, et constata qu'à part une fissure dans l'écran, celui-ci fonctionnait toujours. Il était occupé de se demander qui il pourrait appeler pour s'occuper de l'érection plus que conséquente qui renaissait déjà entre ses cuisses, lorsqu'un présentateur vanta la nouvelle stupidité dans laquelle Kasuka allait faire une apparition. Levant les yeux, il vit le visage du frère de son grand ennemi, et son sexe le tira soudainement d'une étrange manière. Il tenait sa vengeance.

oOo

Shizuo n'en croyait pas ses yeux. Que faisait son cher et tendre petit frère pendu au bras de son pire ennemi, bavant devant les magasins en se pressant contre lui, son visage toujours aussi impassible, mais son cul frétillant presque sous la main de l'asticot ? Non, mais oh ! On se foutait de lui là, non ? En plein Ikebukuro en plus !

Attrapant le premier poteau à portée, il hurla son cri de guerre tant redouté :

« IZAYAAAAAAAAAAAAA ! »

Celui-ci se tourna lentement en souriant, il l'avait vu venir, dans cette jolie vitrine, et avait eut tout le temps de savourer son visage passant par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, et attira Kasuka contre lui, dans un mouvement qui semblait protecteur, mais qui en fait le protégeait surtout lui du panneau que le blond agitait au-dessus de sa tête. Le frère du blond prit une mine attristée digne d'un drama de haute qualité en secouant la tête. Il savait bien que se promener là où trainait son frère était une mauvaise idée pour un premier rendez-vous ! D'ailleurs il ne savait même pas pourquoi il avait accepté. Peut-être à cause du regard lubrique, et du sourire plein de promesse de l'ennemi de son frère, et l'envie d'un peu chambouler la vision que celui-ci avait de lui...

Izaya quant à lui devait se retenir de rire, le blond secouant toujours le poteau, la bouche ouverte sur un cri silencieux, l'air outragé. Doublement outragé. Non. Triplement ! Et tout autant trahi, par-dessus le marché ! Il finit par replanter le poteau calmement, et siffla :

« Izaya, dégage. Kasuka, maison ! »

« Pardon ? »

Les deux bruns avaient lâché ça en même temps, tout aussi étonné l'un que l'autre. Izaya ne lui avait jamais obéi, le couteau qui avait failli lui couter sa jolie gorge la semaine précédente aurait dû le lui rappeler. Et Kasuka ne vivait plus avec lui depuis des années. Rentré chez lui ? Pourquoi pas, en fait...

« Vient Iza-chan, on va chez moi. »

Un sourire victorieux, et carnassier, aux lèvres, le nouvellement surnommé Iza-chan glissa son bras autour de la taille du jeune homme, et se détourna en l'entrainant. Le poteau fraichement replanté fusa et fracassa la vitrine à quelque centimètre d'eux.

Bon, c'est vrai que ce surnom est pourri, mais pas de quoi en faire tout un plat, si ? Pensa le plus âgé en ricanant, se tournant une nouvelle fois vers l'ancien barman écumant de rage.

« Un problème, Shizuo ? »

Et toc ! Pas de surnom pour les vilains garçons !

« Ka-zu-ka. Ici. »

« Tu le prends pour ton chien maintenant ? C'est beau l'amour fraternel ! »

« Toi. Dégage. »

« Si dur que ça de faire des phrases ? T'as vidé ton neurone pour ta dernière vengeance ? »

Kasuka le regarda sans comprendre, puis haussa les épaules.

« T'attendrais chez moi si tu veux. »

Sans rien ajouter, il lui plaqua un rapide baiser sur la joue, et s'en alla sans rien laisser paraitre de son agacement. Inexpressif, comme toujours, et pour une fois heureux de l'être.

« Izaya. »

« Oui Shizuo ? »

« Ruelle. Maintenant. » Fit le blond en désignant une allée sombre malgré le soleil radieux.

Izaya obéit, soucieux d'aller rapidement rejoindre son nouveau jouet. Il fallait dire que Kasuka avait un corps, et un visage, à se damner. Et pas de problème de domination en vue ! Un parfait petit uke, comme diraient les fans de yaoi... S'engageant lentement dans la ruelle, il entendit des pas lourds le suivre, et fut soudainement projeté contre le mur qui fermait le passage.

« Tu retouches à mon frère, et je te tue ! »

« Oh... Tu es jaloux, Shizu-zuuuu ? »

L'informateur volontaire se marrait. Intérieurement. Il tenait quand même à la vie, et son bouclier protecteur était bien loin. Il attrapa le blond par le noeud papillon, et l'attira prestement à lui.

« Tu es jaloux ? » répéta-t-il tout bas.

« Non ! »

« Alors quoi ? »

« T'as pas à poser tes sales pattes sur mon frère, c'est tout ! »

« Sinon tu me tues ? »

« Ouais. »

« Comme la dernière fois ? » susurra son ennemi en se glissant dans son cou, ses doigts jouant distraitement avec le bout du noeud, maintenant ainsi le corps le plus éloigné possible du sien malgré leur proximité.

« S'il le faut, oui. »

L'ancien barman avait eu du mal à déglutir avant de formuler sa réponse, ce qui fit sourire le jeune homme appuyé contre lui.

« Mais c'est de ta faute, Shizu-chan... »

La façon dont il avait soufflé ce surnom stupide au creux de son oreille manqua le faire gémir, et il posa les mains sur le mur, de chaque côté du corps de son ennemi, adossé contre, qui admirait en reculant la tête l'effet qu'il avait réussi à obtenir. Il laissa nonchalamment sa veste glisser le long de ses bras avant de remonter les mains pour dénouer lentement le noeud papillon de son vis-à-vis, empêchant par la même occasion son manteau de tomber.

« Tu m'as laissé tellement raide, Shizu-chan... »

Un grognement lui répondit, et il réussit à esquiver à la dernière seconde les lèvres qui tentèrent de s'emparer des siennes, pirouettant sous le bras de Shizuo avait de bondir plus loin.

« Et j'avais tellement envie de jouir, Shizu-chan... »

Il esquiva le coup que le blond tenta de lui porter, et avant de disparaitre au coin de la ruelle, abattit sa dernière carte :

« Alors je me suis retenu très fort... Mais Kasuka m'a promis de m'aider, Shizu-chan... »

Il éclata de rire en voyant son air dépité, puis outré, et s'évapora littéralement de la surface de la rue commerçante avant que le blond ne l'atteigne.

Mmmmh que la vengeance était douce ! Bien sûr que Kasuka avait promis de l'aider, mais pas pour ça. Il avait bien vu qu'il avait tapé dans l'oeil de la starlette, et aurait adoré que le jeune homme l'aide à régler ce délicat problème-ci, mais pas alors qu'il avait le grand frère pris dans sa toile. Dès qu'il arriva chez lui il l'appela donc, s'excusant pour cette après-midi, et lui promettant de se rattraper le week-end suivant. Son interlocuteur lui répondit d'une voix tellement atone qu'il avait dû mal à réunir le souvenir de ce corps essayant de se presser à chaque arrêt devant les magasins contre lui et la chose amorphe qu'il avait en ligne. Le jeune homme finit quand même par lui murmuré un « à bientôt alors » d'une voix légèrement rauque, et Izaya ne put s'empêcher de se demander s'il n'avait pas commencé à se masturber au téléphone.

« Non... Pas possible... » se tança-t-il après avoir raccroché. « Quoi que... »

Il préféra penser à autre chose, et alluma son ordinateur, prêt à affronter les quelques heures qu'il lui restait avant son rendez-vous, et se disant que le travail déjà fait n'était donc plus à faire.

oOo

Shizuo était perdu.

Réellement.

Enfin, il savait où il était.

Mais pas où il allait.

Il avait cru devenir fou en voyant Kasuka dans les bras d'Izaya. Mais pas pour les bonnes raisons. Avant il l'aurait détruit. Là c'était son frère qu'il avait eu envie d'empaler sur un poteau. Il ne savait pas trop ce qui lui prenait...

Enfin, si. Oui, il avait été jaloux ! Voilà ! C'était dit !

Il soupira, et se laissa tomber sur le banc du square jusqu'auquel il s'était laissé dériver, et ouvrit la bouteille d'alcool blanc qu'il avait achetée. Il en avala une longue gorgée avant d'allumer une cigarette. Il faisait nuit, et il avait marché sans but durant des heures. Il ne savait plus quoi penser, et n'y voyait pas grand-chose avec ses lunettes de soleil sur le nez... Enfin, il ne comptait plus aller nulle part désormais...

Laissant sa tête retomber en arrière, il savoura sa cigarette en regardant les étoiles. Elles brillaient fort ce soir, mais la lune n'était pas visible. Il but à nouveau, savourant le liquide bon marché qui lui brulait la gorge, et le laissa couler plus que de raison. Sans y faire attention, il venait de le vider. Il chercha à taton la bière qu'il avait acheté avec, mais ne la trouva pas, et toucha quelque chose d'assez mou. Se redressant en sursaut et baissant les yeux, il tomba sur la source de tous ses ennuis qui sirotait la canette en souriant. Comment avait-il fait pour le surprendre ? Lui qui s'était toujours vanté d'avoir un radar à asticot, sa fierté en prennait un coup !

« Qu'est-ce que tu veux crétin ? »

Le brun prit le temps de finir la bière avait de lui répondre à voix si basse que Shizuo dut tendre l'oreille après s'être à nouveau penché en arrière pour continuer de regarder le ciel :

« Je rentrais de mon dernier boulot, et je t'ai vu, c'est tout. Merci pour la bière au fait ! »

« C'tait pas pour toi, vermine... »

« Trop sympa... »

Il reçut la canette sur son superbe costume tout propre, et bondit. Mais le tireur était déjà loin, grimpant sur une construction du terrain de jeux.

« Izayaaaaaaaaaa ! »

Et il s'élança à sa poursuite, prêt à le mettre en charpie. Le rire de l'informateur ne fit qu'augmenter sa colère, et il arracha le poteau prévenant qu'il fallait tenir les chiens en laisse, le jetant de toutes ses forces et manquant sa cible de quelques millimètres. Celui-ci se retourna, l'air aussi choqué que lui lorsqu'il l'avait vu avec son frère, puis reprit sa course, esquivant tout ce que le blond arrivait à lui lancer.

Izaya s'amusait vraiment, et se contentait de tourner autour du square. Finalement, commençant à fatiguer, il se dit qu'il était temps d'en finir, et se rapprocha d'un bond de Shizuo, sortant son couteau et l'atteignant juste sous son stupide noeud papillon. La chemise se déchira et laissa apparaitre le torse musclé du blond. Izaya, n'y tenant plus, lui bondit dessus, les faisant lourdement chuter et rouler sous une construction de cabane du terrain de jeux. Le brun réussit à se retrouver au-dessus lorsqu'ils s'immobilisèrent, et arracha le reste du noeud ainsi que ses lunettes, qu'il jeta au loin.

« Descends de mon corps tout de suite bâtard ! »

« Mais bien sûr... »

Shizuo rua, mais la cabane était trop basse, et son ennemi se fracassa le crâne contre elle sans pour autant être délogé.

« Putain ça fait mal ! »

Izaya se frottait le sommet de la tête, visiblement pas trop sonné, mais très énervé, et Shizuo se redressa sur un coude, tendant lentement la main vers son visage.

« Je t'ai vraiment fait mal ? »

Un éclat l'aveugla, et il retira sa main en hurlant, du sang s'écoulant et tachant sa chemise déchirée. Il allait l'insulter en criant lorsque son ennemi se plaqua contre lui, pressant ses lèvres contre sa bouche entrouverte. Il l'attrapa par les épaules pour le repousser, mais se retrouva à le serrer contre lui, l'étouffant presque. Ses lèvres lui avaient tellement manqué...

Izaya s'écarta pour reprendre son souffle, et se frotta les lèvres du revers de la main.

« On dirait que je t'ai manqué, Shizu-chan... »

« Ta gueule... »

Il l'attira à nouveau, et ses hanches se soulevèrent d'elle même, frottant contre l'entrejambe du brun en le faisant gémir. Il sentit la lame entre ses cuisses, mais ne s'en effraya pas. Même quand il sentit le tissu de son pantalon céder et le métal mordre légèrement sa chair, il continua d'embrasser son ennemi en le serrant contre lui. Izaya lâcha le couteau, et s'installa entre ses jambes en défaisant sa ceinture, écartant les pans découper par ses soins. Shizuo se moquait bien de la tenue dans laquelle il allait devoir rentrer, et glissa sa main dans le pantalon de son amant, attrapant son sexe et l'en sortant dans le même mouvement. Il le branla doucement, se laissant dévorer la gorge par la bouche gourmande de son ennemi en gémissant lorsque celui-ci glissa un doigt en lui après le lui avoir fait sucer. Il ne put s'empêcher de remuer du bassin pour le faire s'enfoncer plus loin, mais cria quand même lorsqu'un deuxième doigt força le passage de ses muscles serrer.

« Détends-toi, Shizu... »

Il resserra sa prise sur le membre dur et força Izaya à revenir s'occuper de ses lèvres, mordillant les siennes avant de glisser sa langue entre elles.

« Plus... » finit-il par chuchoter, et son ennemi ne se fit pas prier, descendant légèrement et appuyant son gland gonflé de désir contre son intimité après avoir retiré ses doigts. Shizuo tira brutalement sur les fesses de son amant pour l'obliger à le pénétrer plus vite, et cria de douleur et de plaisir mêlé.

« Tu es beaucoup trop impatient, Shizu... »

« Bouge ! »

Izaya ricana, mais obéit, commençant par des mouvements lents et profonds, habituant le blond malgré lui à sa présence pour ne pas le faire souffrir comme lui l'avait fait. Avoir Shizuo sous lui, gémissant et se tordant, lui suffisait largement. Pas besoin qu'il ait mal pour prendre cette délicieuse vengeance qui le ferait revenir à lui, encore et encore, qu'il le haïsse ou non...

« Tu es toujours aussi serré, Shizu-chan... »

Une main sur sa nuque le força à l'embrasser, le faisant taire par la même occasion, et une autre main sur sa hanche le fit accélérer, lui arrachant des gémissements rauques tandis que le blond criait lorsqu'il cognait trop fort contre sa prostate, ses longues jambes s'enroulant autour de lui et l'obligeant à aller encore plus vite, plus fort, et plus loin.

« Iza... »

Le brun se redressa un peu, et glissa une main entre eux, soulevant son pull pour pouvoir sentir le ventre et le sexe de son amant contre sa peau, écartant les restes de ce qui avait été son veston et sa chemise. Il fit des mouvements de bassin plus amples pour venir frotter contre, mais le rythme, forcément plus lent, ne plut pas à Shizuo, qui attrapa sa queue en main pour se branler tout en lui intimant l'ordre de le prendre plus vite.

« Si pressé... Essaye gentiment peut-être ? » susurra-t-il en tapant un grand coup contre le centre du plaisir de son amant, qui hoqueta.

« Plus vite... Iza... »

« Essaye encore... »

« Baise-moi... plus fort... et vite... Izaya... »

Shizuo se laissa retomber, fier d'avoir réussit à formuler sa pensée malgré les coups de reins puissants que le brun lui assénait à une lenteur insoutenable. Le sourire de son ennemi lui fit une seconde douter de sa réussite, mais celui-ci se redressa, réussissant à s'agenouiller malgré le peu de hauteur, et le prit par la taille pour le pilonner violemment.

« C'est... mmmh... mieux ? »

« Beaucoup... »

Il reprit les mouvements sur son sexe, essayant de les calquer sur ceux d'Izaya, mais abandonna bien vite, préférant profiter de ce que lui faisait son amant. Il ne pouvait plus retenir ses gémissements, et se mit à rougir en pensant aux personnes qui devaient passer tout près d'eux malgré l'heure tardive.

« T'en fais.. ah... pas... à deux, on leur... ah.. ah.. fera la... mmmh.. peau, Shizu... »

Le blond se demandait vraiment s'il était aussi lisible, mais ne répondit rien, se redressant pour s'accrocher à son cou et se coller à lui, finissant par monter et descendre sur le membre dur de son ennemi par lui même, et il sentit ses dents jouer avec le lobe de son oreille, lui arrachant d'autres gémissements rauques.

« Vais... vais jouir, Iza... »

Le brun reprit quelque peu les commandes, le soulevant et le laissant retomber plus rapidement.

« Vas-y, Shizu-chan... »

Il l'avait dit de la même façon que dans la ruelle, et Shizuo en frissonna avant de se libérer en se cambrant, la tête rejeter en arrière. Il put voir les étoiles une seconde en tendant le cou, mais ferma les yeux en se laissant balayer par l'orgasme. Il sentit son intimité se contracter autour d'Izaya, et des spasmes traversèrent son ennemi tandis qu'il éjaculait au plus profond de son corps en mordant son torse. Ils s'effondrèrent ensuite, les jambes emmêlées, et reprirent lentement leurs souffles, enlacés.

Au bout d'un long moment, Shizuo se releva, et remit comme il put ses vêtements, rampant hors de leur abri et ramassant ses lunettes, il partit sans dire un mot, légèrement honteux de s'être fait avoir aussi bêtement.

Izaya le regarda s'éloigner, essayant visiblement de garder un air digne en remettant ses lunettes de soleil complètement inutile, et boitant légèrement... Il ne put s'empêcher de rire, et vit la longue silhouette se crisper un instant, avant de repartir en relevant la tête et carrant les épaules.

"Shizu-chan..." murmura-t-il, mort de rire, en remontant son pantalon.

Fin du chapitre trois !

Eh oui, il y aura un quatre, c'est une vengeance sans fin leur histoire, vous n'aviez quand même pas oublié ? ^^