Youhou miracle ! Je suis enfin revenue avec un nouveau chapitre =D (en plus j'ai fais beaucoup moins attendre que la dernière fois xD) Mais excusez moi quand même pour le retard que je prend, avec les vacances et toutes mes autres occupations j'ai du mal, mais croyez moi je pense à vous et à cette fic !

Sur ce, bonne lecture ^^


Je ne sais pas combien de temps il est possible de rester à prier dans une église dans le silence le plus complet, et j'avoue que je n'avais pas compté combien de temps moi même j'étais resté planté là, les yeux dans le vide à réfléchir sur ma situation vraiment catastrophique. Récapitulons dans l'ordre ce qui m'arrivait vraiment. De un, j'étais totalement perdu dans un monde qui m'étais pour ainsi dire inconnu. De plus, même si on me disait plus ou moins le contraire, j'étais quand même surveillé et d'une certaine manière, il valait mieux que ce soit comme ça et pas autrement, je n'avais pas envie de voler autre chose et finir égorgé. Ce que m'avait dit Arthur était très clair, je vole encore une seule fois un petit truc et je retournais illico en prison. Franchement, mon petit séjour dans cet endroit sombre m'avais à moitié rendue folle alors y resté jusqu'à la fin de mes jour, autant dire que la mort serait très proche.

Mais pour tout dire, j'étais plus que perdu, et si vraiment je ne rêvais pas, il fallait que je face quelque chose pour rentrer chez moi, j'en avais assez. Il ne m'étais pas encore arriver des choses trop graves, mais à ne pas douter que ça n'allait pas tarder à me tomber sur le coin du pif. Alors pour éviter d'y penser, je priais. Un peu simple comme solution et pourtant, elle me semblait la meilleur de toute, ça me calmait et j'avais l'étrange et très agréable impression d'être ailleurs, dans un monde de calme où je pouvais réfléchir tranquillement. Qu'importe ce que pouvait penser les autres personnes de moi ou de mes croyance, je restais quelqu'un qui avait la foi. D'ailleurs, j'étais bien la seule dans ma famille. A mon bon souvenir, ni ma mère, ni mon père ne croyaient en Dieu. Je ne me souviens pas comment j'en étais moi même arrivée là mais finalement, il n'y avait rien d'important à ça, c'était ainsi, point barre ! Et puis on n'allait pas me reprocher de prier, c'était les rare moment ou je faisais pas de conneries.

C'était amusant de voir que lorsque j'étais rentrée dans leur église, mon garde du corps me suivit, toujours collé à mes basques, ce qui me laissa échapper un soupir. Il allait quand même pas me suivre partout ? Même pas possible d'aller prier tranquille avec lui... et bah tant pis, il attendrait que j'en finisse avec mes priorités intérieurs. Néanmoins, je fus bien obligé de ressortir au bout d'un moment, déjà il faisait pas très chaud, et en plus, les lieux commençaient à se vider et franchement, rester seule ici avec mon guide/garde me bottais pas vraiment. Je me forçait donc à me relever, esquissant un dernier mouvement symbolique avant de sortir. Le soir commençait à pointer le bout de son nez et la lumière commença à se faire rare. D'ailleurs, la rue où je me trouvais, en plus d'être vide de personne, était très sombre, sans aucune lumière pour permettre de voir mieux... Bon, certes les lampadaires n'existaient pas encore, mais faire un petit effort, c'était trop leur demander ?

Je ne me retournais pas vers mon garde du corps, je savais qu'il m'avait lui aussi suivit. Je ne connaissait pas son nom, mais avais-je vraiment envie de le savoir, il me saoulait déjà assez comme ça. Le pauvre mine de rien, il ne m'avait pratiquement rien fait et pourtant, je m'acharnais a jouer les sale peste avec lui. Bon Dieu, mais j'avais quel âge pour jouer à ça enfin ! Bon, j'avoue que sur le coup, apprendre qu'on m'avais collé un larbin pour me surveiller m'avais vachement tapé sur le système. Mais je me sentais déjà beaucoup plus calme, je pouvais bien abandonner la partie et redevenir un peu plus aimable. Surtout que la gueule d'ange un peu idiot qu'il avait ne donnait pas envie d'être trop méchant... enfin, plus maintenant.

« Je... fis-je pour commencer, mais rapidement, il me coupa la parole.

-Je vous ai fait quelque chose qui vous à déplu ? Questionna t-il comme s'il s'inquiétait que je le boude. Vous savez, je suis assigné à votre surveillance, chaque fois que vous sortirez, je serais la pour vous surveiller, mais vous ne devez pas prendre ça comme une insulte ou quelque chose comme ça.

-Et je dois le prendre comment selon vous ?

-...

-Pardonnez moi... fis-je en passant une main dans mes cheveux. C'est que... j'avoue lorsque vous m'avez dit être là pour me suivre je l'ai très mal prit. Mais je comprend la position d'Arthur, il veut éviter que je fasse d'autres bêtises...

-... c'est un chevalier du commandant qui à demandé à ce que vous soyez mis sous surveillance, pas Arthur lui même.

-Pardon ? Dit-je un peu abasourdie.

-Hum... ne le prenez pas mal mais je ne connais pas le nom de ce chevalier. L'entente entre les romains et ces esclaves de chevalier Sarmates n'est pas très grande. Marmonna t-il mal à l'aise

-Je vois ça. Fis-je avec cynisme même si il ne sembla pas le remarquer car il continua.

-Je suis désolé mais je ne peux pas vous renseigner plus.

-C'est pas grave, j'ai déjà mon idée sur la question. »

Oui, qui pouvait m'avoir assigner un garde du corps pour m'éviter de faire des bêtises et retourner en prison. Il n'y avait que Galahad... c'était lui qui tenait en quelque sorte ma vie entre ces mains et visiblement, il ne tenait pas à ce que je lui échappe en retournant en prison. Le fourbe, on était vraiment très loin du parfais chevalier !

« Ne me diriez vous pas votre nom ? Demanda t-il après un petit silence.

-Pourquoi vous le donnerais-je ?

-Heu... et bien, comme je vais devoir rester souvent avec vous, je suppose que se connaître un peu mieux serait de rigueur... vous ne croyez pas ?

-...pourquoi pas... Je m'appelle Tess, et vous ?

-Clarius, je suis un simple soldat. »

Peut-être n'était-il pas aussi benêt que je l'avais cru. Il me semblait déjà beaucoup plus sympa que lors de notre premier échange de mot et finalement, ça gueule d'ange me paraissait déjà moins tête à claque. Détournant le regard, je me demandais un instant ce que j'allais bien pouvoir faire pour le reste de la soirée qui déjà me semblait prête à commencer. J'avais faim et je ne savais pas où j'étais susceptible de trouver de quoi me nourrir. Et j'avais beaucoup de mal à cacher mon envie de manger car de toute façon, mon ventre avait décidé de e trahir et se mit à gémir et se plaindre qu'il voulait lui aussi être remplit... le rouge mon montant aux joues, j'espérais que Clarius n'avait pas entendu le gargouillement peu discret de mon estomac. Mais la chance n'étant bien souvent pas de mon côté...

« Vous avez faim ?

-Ça se voit tant que ça ?

-Ça s'entend surtout. Lâcha t-il avec amusement, avant de reprendre. Suivez moi, on va aller à la taverne si vous voulez. Je vous payerais le repas, vous me rendrez ça plus tard. »

Je soupçonnais un sous entendu, mais ça, s'était surement du au fait que mon cerveau était continuellement braqué sur le mode « méfiant ». Dans ma situation, que ce soit ici ou dans le présent, je ne pouvais pas me permettre de faire confiance aux gens. Mais je devais avouer que mon garde du corps était très sympathique de me proposer ça, ne sachant pas vraiment pourquoi il faisait ça. Mais que pouvais-je bien faire d'autre ? Je n'avais pas d'argent et je ne savais pas où aller manger... Alors, pourquoi ne pas accepter si c'était si gentiment proposé.

« Je vous suis alors. Murmurais-je avec un tout petit sourire au coin des lèvres.

-Parfais. »

Et inversant nos position, je passais derrière Clarius qui me servit une nouvelle fois de guide, je le suivais sans savoir où j'allais, je n'arrivais pas à retenir un plan de la petite ville où nous étions, et de toute façon, vu la lumière actuelle, je risquais pas de m'en souvenir. Pour moi, toutes les rues se ressemblaient. Néanmoins, je notais peut à peut une différence d'ambiance. Nous arrivions sur un place plus éclairé et où la bonne humeur était visiblement de la partie. C'était surement la taverne dont parlait Clarius. J'y voyais des paysans venu boire un verre après le travail, des femmes visiblement elles aux travails, tournant autour des différents hommes qui leurs semblaient riches et aptes à leur offrir le plus d'argent possible. Il y avait aussi des romains dans un coin, et d'un autre, je reconnue les chevaliers Sarmates. Eux aussi semblaient de très bonne humeur, pour la plupart, il y avait une jeune femme à moitié vêtue sur leur genoux. Devant eux sur la table, de nombreux verres vidés, plusieurs cruches remplies semble t-il à ras-bord de vin ou autres alcools en vogue pour l'époque. Moi qui croyais que les romains ne s'entendaient pas avec eux, écoutant idiotement les paroles que m'avait dit Clarius, je fus surprise de voir quelques romains attablés avec eux, rigolant aussi... Je compris donc que mon guide, et seulement lui (et quelques autres) ne supportait pas les chevaliers d'Arthur.

Celui ci d'ailleurs passa comme si de rien n'était devant et alla s'assoir à une table beaucoup plus loin. Il me fit signe de m'assoir aussi et héla un/une serveuse. Une femme ne tarda pas à arriver et parlant à ma place, Clarius commanda de quoi manger pour moi, et un verre pour lui.

« J'espère que ça vous ira, c'est pas le plus fameux mais c'est toujours mieux que rien.

-Ne vous inquiétez pas, tant que j'ai quelque chose à me mettre sous la dent, je ne me plaindrais pas. »

Il esquissa un sourire avant de détourner le regard et le fixer sur les Sarmates. Et je pus noter avec facilité que ce n'était pas un regard gentil, voir même noir, comme si il était dégouté de leur existence. Me retournant sur mon tabouret, je plaçais a mon tour mes yeux sur les chevaliers, passant tour a tour mon regard sur chacun d'entre eux. Et je remarquais que Galahad n'était parmi eux. Non pas que j'en avais quelque chose à faire, mais... enfin... non, je n'en avais rien a faire finalement. Me remettant droite, tourné du bon côté, je patientais en silence qu'arrive mon repas.

D'un coup, je sentis mon bras être saisit violemment et plaqué sur la table sans douceur. Gémissant au contacte de mon membre contre le bois dur, je relevais les yeux vers Clarius. C'était lui qui me tenait fermement.

« Que...

-Je suis désolé Tess, mais je ne tiens pas à ce que vous voliez mon argent.

-... »

Oui, silence... Gros silence même car encore une fois, j'avais failli me mettre en danger sans le savoir. Subconscient de merde ! Mais Clarius avait complètement raison, je tenais au creux de ma main une petite sacoche de cuir qui de toute évidence n'était pas la mienne... Décrispant les doigts, je laissais tomber l'objet qui rencontra la table dans un bruit sourd. Doucement, le soldat romain lâcha mon bras et attrapa son bien pour le ranger. Le con... il avait laissait un sale marque rouge sur ma peau, ça faisait super moche et super mal ! Bon, c'était ma faute certes, comme toujours, mais il aurait pu y aller plus doucement enfin. Il devait bien savoir que je ne le faisais pas exprès ? Ou alors on avait omit de lui dire ce détail...

« Je suis désolé...

-Je suis là pour vous empêcher de faire ce genre de bêtises. Mais pourquoi avoir voulu me voler moi ?

-Ça va vous paraître stupide mais je ne le fais pas exprès... »

Est-il possible de passer pour plus idiot que ça ? Non franchement, avec cette histoire de je ne le fais pas exprès, plus personne ne va plus jamais me prendre au sérieux, et sans déconner, passer pour sérieuse j'en avait quand même besoin quoi. Histoire de pas passer pour la pauvre femme un peu idiote. Mais bon, que pouvais-je dire d'autre ? Non ce n'était pas votre argent que je voulais, juste toucher une peu votre corps, tâter un peu ce qui se trouve sous cette jupette. Non vraiment on par dans le grand n'importe quoi, je ne pouvais pas dire ça au risque de passer pour la plus grosse perverse de toute l'histoire. Vous voyez un peu le truc ? « Elle se faisait passer pour voleur dans l'unique but de toucher les hommes ! »... alors là, le sérieux il tombait bien bas, c'est moi qui vous le dis...

Lançant un regard suppliant à mon garde du corps, je tentais de lui faire passer le message par les yeux... si t'en est que ce truc stupide pouvait marcher. Dites moi vraiment que je ne m'enfonce pas, je vais vraiment passer pour la folle de service moi à force de me parler. En attendant, Clarius ne rajouta rien, l'air dubitatif, réfléchissant sur ce que je venais de lui dire, enfin, c'était à espérer. Peut-être que finalement mon regard était très expressif ! Merde, ça m'aidait pas ça...

Le repas arriva finalement, après quelques longues minutes d'attente dans le silence. Ce que c'était agréable, vraiment, j'avais plombé l'ambiance ou quoi ? Pour changer remarque. Putain mais à croire que je faisais tout pour me foutre dans la merde. Je suis vraiment nulle parfois. Donnant un coup de cuillère rageur dans la soupe qui nous était servit, j'engloutissais la nourriture comme une malade privé depuis des lunes de ne serait-ce qu'un crouton de pain. Si je devais croiser un regard étonné, ça ne me surprendrait pas du tout.

« Alors Tess, vous aviez aussi faim que ça ? »

Alors que je tentais l'impossible pour ne pas recracher ma soupe, je tournais le regard vers la source de la voix. D'un coup, mon protecteur se renfrogna, gardant pour lui sa rage. Pour ma part, je faisais face à deux chevaliers Sarmates venu... Dieu sait pourquoi d'ailleurs, en attendant ils étaient là, le sourire jusqu'aux oreilles en train de me regarder me goinfrer comme une malpropre.

« Lancelot c'est ça ? Lançais-je en regardant celui qui m'avait adressé la parole, faignant d'ignorer celui qui suivait juste derrière.

-C'est exactement ça. Acquiesça le dit chevalier sans se départir de son sourire. Je me disais que Galahad a beaucoup de chance de vous avoir à son service, si j'avais su j'aurais surement saisit l'occasion. »

... Étouffement mémorable devant tout le monde. Heureusement, j'avais gardé la soupe dans ma bouche sinon Clarius aurait fait les frais de mon « recrachage » super puissant d'étonnement et d'incompréhension. Esquivant adroitement le regard étrangement appuyé de Lancelot, je fusillais le jeune Sarmate derrière du regard l'air de dire : je comprend rien et j'ai pas envie de savoir. Mais le problème c'est que les pensées de Lancelot étaient peut-être un peu trop compréhensible, et son regard évocateur ne permettait pas le doute. Mais je n'eus pas le temps de répliquer que Clarius, encore plus énervé qu'à l'arrivée des deux autres, se leva et fit face au charmeur Sarmate.

« Écoutez Lancelot, je doute que Tess ait envie d'entendre se genre de chose de la part d'un moins que rien comme vous. Alors soit vous arrêtez de l'importuner...

-Soit quoi ? Tu vas me montrer ta force ? Allons Clarius, tu sais très bien que face à moi tu n'es rien. »

Merde... Vu comment c'était partit la discussion allait rapidement partir en sucette, si ce n'était finir en bagarre. Je voyais du coin de l'œil Galahad tenter de modérer Lancelot devenu envieux de bataille. Et quand à moi, je restais plantée là, comme une belle idiote la bouche légèrement entrouverte avec une cuillère en bois levée en l'air dans ma main... mon Dieu, c'était pire que ce que je croyais.

« Arrêtez tous les deux. » Fit Galahad, la situation clairement plus en main.

Je décidais de me lever alors comme une furie histoire d'attirer l'attention. Ce qui marcha plus ou moins bien, surtout si je faisais tomber mon bol de soupe sur mes jambes, éclaboussant au passage tout (et je dis bien tout) mon pantalon. Pourquoi s'acharner contre moi Seigneur ? Que t'ai-je fais pour que le destin me pourrisse autant l'existence ? Et étant donné que la soupe n'avait pas était servie froide, la brulure du liquide me fit jurer comme une poissonnière mal aimable, lâchant des mots pour le moins...

« Putain de bordel de merde de vie à la con ! Mais fait chier ça ! Pourquoi cette malchance doit m'arriver à moi, hein ? » M'excitais-je contre le bol de soupe reversé au sol, foutant un coup de pied rageur dans celui ci avant de relever les yeux vers la foule silencieuse.

Alors bon, je sais que j'aurais pu faire preuve d'un peu plus de politesse contre ce pauvre ustensile visiblement pas responsable de ce qu'il m'avait fait pour la simple et bonne raison qu'il ne s'agissait que d'un bol et que jusqu'à preuve du contraire, ceux ci étaient dénués d'un esprit ou un cerveau. S'énerver contre lui ne servait à rien à part passer pour une mal polie doublée d'une folle. Et le pire c'est que cette fois Galahad était là comme témoin de ma folie. Si il avait encore un doute, ceci avait dû les éclipser entièrement. Reprenant mon calme, je me voyais le centre d'attention de tous les regards, Clarius et Lancelot avaient arrêté de se lancer des vannes foireuses et de faire du point pour me regarder, les yeux écarquillés de stupeur. Un peu comme tout le monde ici dans cette taverne. Prise d'une farouche envie de m'énerver pour de bon, je lançais comme une teigne, criant presque de toute la voix qui me restais :

« Quoi ? Vous avez jamais vu une femme crier ? Vous avez rien de mieux à foutre que de me lorgner ? Cassez vous ! »

Tout en finesse, je sais. Je pouvais être vraiment très... très... subtile, mouais, dirons nous. Bon, j'avoue que j'aurais put être plus gentille dans mes paroles mais le fait est qu'ils me regardaient tous comme une bête de foire et que j'avais horreur de ça.

Saisissant mon bras et me tirant un peu plus loin, Galahad me traina dans un coin isolé, un regard à la fois amusé et en colère transperçait à travers ses yeux.

« Je peux savoir à quoi vous jouez Tess ? »