NdA (de dix pieds de longs, pardon !) :

Merci pour toutes vos reviews, vraiment, j'ai adoré !

Voici donc la suite, je prendrais le temps de faire les RAR au prochain chapitre, pardonnez-moi, mais il est 5heures du matin, et je n'ai pas encore dormi, me dépêchant de finir celui-ci pour vous le présenter.

N'hésitez pas à me faire parvenir vos idées pour le livre, ou le dressage de Riki aussi, j'adore savoir ce que mes lecteurs ont comme idées tordues, ou excellentes, et je ferai tout pour intégrer les meilleures, promis !

J'ai décidé de garder plus ou moins la même longueur de chapitre, exceptionnellement, mais rassurez-vous, le trois est déjà au 8/10ème écrit, et devrait arriver d'ici deux jours je pense, au plus tard, voir même peut-être déjà demain, en fonction de mon temps libre pour le finir, et de votre enthousiasme, parce que je déteste faire attendre mes lecteurs si c'est déjà écrit, je trouve ça presque criminel ! ^^

Plus court veux aussi dire plus souvent, comme cela vous n'aurez pas à attendre aussi longtemps que pour mes autres fics, si tout se passe bien, évidemment !

Je vous laisse donc en tête à tête avec Riki, et comme on me l'a demandé, vous verrez aussi apparaitre un petit souvenir sur Guy, cet adorable salopard qui mériterait qu'on lui fasse goûter à sa propre médecine dans le dernier OAV !

D'ailleurs j'ai commencé à regarder le 3 et le 4 du remake, miam ! So sexy ! Et les graphismes, tout en gardant le style des originaux, sont encore plus beaux ! Le regard de Riki me fait en plus à chaque fois fondre, et sa manière de jurer... ou de gémir ! Il faut dire qu'il est très sensible, le pauvre, et Iason, très très doué, bien qu'il soit (encore) vierge au début de leur "relation" ! (Eh oui ! Beaucoup de monde semble oublier ce petit détail ! Mdr !)

Bon, je me tais, mais je me permets d'encore préciser une petite chose, pour être sûr que vous compreniez bien, ce chapitre suit immédiatement le précédent dans la chronologie, il ne s'est donc encore rien passer d'autre entre-temps.

Bonne lecture !


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How to train you Pet.

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Chapitre Deux.

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Riki n'en pouvait déjà plus.

Six semaines qu'il était ici, dans ses appartements privés, à attendre le bon vouloir de Iason.

Six semaines qu'il subissait cet anneau, qu'il avait pourtant demandé à porter avec hargne, et détermination, pour cesser d'être enchainé.

Il ne savait pas à ce moment-là que cette sorte de soumission ci serait bien pire.

Libre de ses mouvements, dans une certaine mesure. Beaucoup trop, souvent, à devoir obéir, et se laisser faire.

Obéir et gémir.

C'était tout ce que Iason lui avait demandé, la première fois. Et encore tout ce qu'il attendait de lui, maintenant. Pourtant, c'était bien plus dur que ce qu'il aurait cru. Dans cette chambre d'hôtel, à payer cette dette dont il ne voulait pas, il n'avait fait qu'entrevoir toute l'horreur de sa situation actuelle.

Gémir, il aurait pu le faire aisément. Le Blondie, avec ses mains gantées, arrivait à lui tirer jusqu'à des cris dont il ignorait souvent la provenance, l'étonnant lui même.

Mais obéir... Riki n'avait jamais été de ceux qui plient, qui courbent l'échine et se complaisent dans la servitude. Il détestait ces phrases, que Iason lui jetait à la figure, qui lui donnait envie de vomir alors que tout son bas-ventre se contractait d'envie. Ces ordres, immondes, pervers, lubriques, et la façon dont ils l'excitaient.

Jamais personne n'avait éveillé pareil sentiment en lui. Ce dégout, teinté de désir. Un désir si puissant qu'il finissait toujours par plié, honteux.

Sa fierté finissait broyée, et il se savait sot d'avoir cru le matin même que Iason n'était pas en train de le dompter. Il venait encore une fois de lui prouver que sa domination sur son corps était des plus totale. Peu importait ce maudit anneau, qui l'excitait ou lui infligeait une douleur sans nom. Peut importait l'utilisation de ces aphrodisiaques couteux, qui le réduisait exactement à l'état auquel Iason aspirait de le faire devenir : Un Pet lascif, écartant les cuisses pour permettre à son maître de mieux voir sa main s'activer sur son sexe.

Avec de la patience, le Blondie serait arrivé exactement au même résultat. Il le savait, Iason le savait, et ils ne faisaient que presser sa chute.

Riki haïssait Iason.

Infiniment.

Mais celui qu'il haïssait le plus, en ce moment, n'était autre que lui même, alors qu'enfin abandonné seul à sa déchéance, l'anneau finalement éteint, il pleurait sur son passé, son présent, et son avenir, tentant d'étouffer ses sanglots, les épaules tremblantes, réfugié dans son lit, abris provisoire et tout relatif.

Il avait honte. Mortellement.

Il avait encore une fois cédé, une de plus, se caressant exactement comme le Blondie le désirait, écartant toujours plus les cuisses, cambrant les reins, alors même qu'il était seul, stimulé par cet anneau qui l'avait ensuite privé de sa libération, énième action sadique de domination sur sa personne épuisée par son maître détesté.

« Je te dresserai. » avait-il dit.

Et c'était exactement ce qu'il faisait.

La psychologie du Pet.

Riki voyait tous ces points être réalisés, consciencieusement.

Savoir jouer avec le moral de votre Pet.

Il ne faut jamais hésiter à briser le moral d'un Pet récalcitrant, surtout si vous désirez garder son esprit intact et souhaiter le remodeler à votre guise. Certain maître aime garder une part de sauvagerie dans leur animal de compagnie, ce qui peut-être une bonne chose du moment que vous puissiez annihilez celle-ci en un claquement de doigts. Il est aussi conseillé de trouver au plus vite un point de pression sur leur mental, cela vous facilitera grandement la tâche par la suite et...

Riki comprenait, maintenant, tout ce que cela signifiait.

Il n'avait fallu que quelques minutes à son maître honni pour lui prouver qu'il était déjà presque à genoux. Ce presque, qu'il parvenait encore à maintenir, l'emplissait de joie, bien que fort fragile.

Tant qu'il parviendrait à résister, même quelques secondes, cela pourrait lui suffire.

Ce serait toujours cela, cracher à son visage si parfait, sa blondeur si angélique, et sa perversion si profonde.

Mais pour combien de temps encore ?

Combien de temps faudrait-il avant que Riki ne se jette à ses pieds, pour mendier une caresse ? Quand Iason aura-t-il fini son travail de broyage méthodique, et jugerait qu'il était enfin devenu le Pet parfait dont il rêve ?

Le laisserait-il partir, s'il devenait cela, et finissait par l'ennuyer ?

Riki en doutait.

Et il était déjà à bout. Ses larmes ne cessaient de couler, alors qu'il se sentait si sale.

Iason arrivait même à pervertir ses souvenirs, le faisant se caresser, et jouir, sur ses moments passés avec Guy comme s'ils étaient comparables... Ignoble. Mais c'était si bon !

La nausée le saisit à nouveau. Il n'avait rien mangé depuis la veille, unique petite rébellion qui n'avait pas encore été matée, et son estomac vide le tourmentait.

Il se redressa, séchant ses yeux, et s'assit en tailleur, regardant méchamment l'anneau de Pet autour de son sexe qui, resserré, empêchait à son érection de se radoucir. Le sang pulsait un peu douloureusement au niveau de son gland, et il l'effleura du bout des doigts, frémissant violemment.

« Bordel ! » cria-t-il en jetant son coussin contre le mur de sa chambre.

Il ne savait pas combien de temps il avait pleuré, ni combien il avait dormis avant d'être réveillé aussi désagréablement, mais savait que Daryl ne devrait plus tarder à venir le préparer pour le retour de Iason, et désespérait d'avoir ne fut-ce qu'une nuit sans avoir à subir ses ardeurs. Et sa curiosité.

Car il avait remarqué que le Blondie semblait explorer son corps, désormais, et parfois il s'oubliait, fronçant les sourcils devant certaines parties, tâtant, soupesant, pressant des zones de celui-ci comme l'aurait fait un scientifique devant une espèce nouvelle.

Riki s'était même une fois demandé si Iason avait en fait déjà touché un autre homme avant lui, malgré sa grande technique, vu la façon dont il l'explorait et le testait.

Ce souvenir de tout cela n'était visiblement pas une bonne idée, puisque son bas-ventre s'enflamma un peu plus, lui arrachant un geignement plaintif. Il n'en pouvait plus.

Regardant le sol à côté de son lit, il écarquilla les yeux de surprise : un nombre incalculable de mouchoirs s'y trouvait éparpillé, et il ne se souvenait pas avoir dût autant se soulager à cause de ce maudit anneau de dressage.

« Un bâtard comme toi ne mérite pas un bijou. » avait dit le Blondie.

Mais Riki s'en moquait ! S'il avait su, il n'aurait pas été si empressé que Iason le lui mette, et serait plutôt resté enchainé à cette couche, tout seul, sur cette plateforme au milieu du vide. Au moins était-il réellement forcé, pendant cette période.

Se laissant retomber sur le matelas moelleux, il se roula en boule, et décida de somnoler encore un peu, épuisé par tous ces orgasmes forcés et à répétitions. Il était vrai que rien ne l'obligeait à se masturber, mais se sentir ainsi stimulé en continu était difficilement supportable, et il se savait faible. Le sexe lui avait toujours énormément plu, avec Guy...

Il se souvenait encore de leur première fois : magique.

Ils avaient roulé toute la soirée sur des motos volées, et avaient fini sur les vieux quais, allongés sur tout un tas de cordage et de sacs en toile de jute, à boire en regardant les étoiles. C'était une magnifique nuit.

Riki s'était redressé sur un coude, et avait baissé les yeux sur Guy, qui s'était pelotonné contre lui pour essayer de trouver un peu de chaleur dans la fraicheur du crépuscule mourant.

Il ne savait pas ce qui lui avait pris, mais il s'était penché et l'avait embrassé doucement. Guy l'avait laissé faire, lâchant sa bière et enroulant ses bras autour de son cou, le faisant rouler et s'installant entre ses cuisses. Leurs gestes étaient devenus fiévreux, et ils s'étaient à moitié déshabillés, leurs mains tremblant à cause de l'excitation.

C'était sa première fois, et Guy l'avait guidé, le suçant et le préparant longuement, s'enfonçant en lui avec délicatesse. Il n'avait pu retenir un cri, mais quelques minutes plus tard, c'était de plaisir qu'il gémissait, en demandant toujours plus. Il s'était libéré bien trop rapidement, mais son premier amant avait continué, prenant ses cuisses sur ses épaules, et il s'était découvert une souplesse dont il ignorait l'existence, ses genoux touchant son torse.

Guy l'avait alors masturbé en augmentant le rythme de ses coups de reins, le faisant gémir en l'embrassant et couvrant son visage de baisers. Ils avaient fini par jouir ensemble, se mordant les lèvres sans s'en rendre compte tandis que Riki enfonçait ses ongles dans les muscles du dos de Guy, tout son corps parcouru de merveilleux frissons.

Ils avaient recommencé, encore et encore, comme seule la jeunesse peut le permettre, et sans jamais en avoir assez, et avaient fini par s'endormir sur les quais. Au petit matin, il s'étaient fait chasser par des marins hilares. Ils s'étaient alors réfugiés chez Guy, et avaient refait l'amour. Sous la douche, en mangeant, dans le lit, sur le sol. Partout. Puis étaient tombés, épuisés, et avaient dormis longtemps, ne se réveillant que pour reprendre leurs étreintes.

C'était un de ses meilleurs souvenirs. Et un des plus douloureux aussi désormais. Il n'avait eut de cesse de le revivre tout l'après-midi, avec d'autres, à jouir encore et encore en gémissant le prénom de ce garçon qui lui manquait tant : Guy...

Fin du deuxième chapitre.


A très très vite pour la suite ! Je ne peux que vous conseilliez de la mettre en alerte, pour ne pas patienter dans le vide, ou ne pas venir vérifier pour rien !

Et n'oubliez pas, toutes suggestions ou idées pour le livre et/ou le dressage de Riki sont attendues, voulues, désirées, souhaitées, en un mot : Participez !

Sade.