Bienvenue dans l'Univers

Résumé général : Lorsqu'Harry décide de prendre sa vie en main et lance par la même occasion une avalanche de cause à effet, on peut appeler ça un effet papillon, surtout lorsque c'est plusieurs mondes qui se retrouvent chamboulés par son choix. Crossover (pour le moment): Harry Potter, Stargate, Doctor Who, Torchowood, Naruto, Game of thrones et peut être même d'autres pour certains passages/chapitres ça reste à voir (ou peut être dans de futures fanfictions en complément de celle-ci). Pour le meilleurs et pour le pire.

Disclamer : Tous les personnages appartenant à l'un(e) ou l'autre série/livre/manga... ne m'appartiennent pas (pas encore ¤_¤). Par contre les autres sont ma propriété! (y'en faut bien quelques uns).

Note de l'auteur : Je répondrais aux reviews (si il y'en a) avant chaque chapitre, sinon il y aura surement du yaoi donc ceux qui ne supporte pas ça c'est dehors. Il s'agit d'un crossover XXL, donc il ne faut pas s'affoler de la présence de plein de personnages! Par contre certains caractères ne seront pas ou peu respecter. Merci bien les Harry mouton et autres personnages du genre. Enfin bon vous verrez tout ça au fur et à mesure que vous lirez.

Bonne lecture

Partie 1 :

Chapitre 1 : Loin des Dursley l'aventure commence!

Eté 1997

-POTTER!

Voilà, l'heure du réveil avait sonnée. Le beuglement de son oncle ne fit pourtant que le faire soupirer. Cela faisait déjà des heures que le jeune Harry Potter était éveillé. Depuis minuit à vrai dire, heure où le réveil avait affichait quatre zéros, heure où il s'était souhaité lui même son anniversaire. Il n'avait pas vraiment dormi de la nuit, ça faisait déjà deux ans que le seigneur des ténèbres était revenu, deux ans que Cédric était mort, un an pour Sirius, et la fin de cette année scolaire avait vu Dumbledore disparaître et avec lui le seul espoir de finir cette guerre. Cette année aucune lettre ne lui était parvenues, on l'avait prévenu avant qu'il ne sorte du Poudlard express d'ailleurs, pas de lettres, de colis, rien qui puisse le faire localiser, ou être intercepter, il avait entendu toute sorte de raisons bancales venant d'un tel ou d'un tel. Mais il était clair que de toute manière si le Lord avait voulu le trouver, il l'aurait fait depuis longtemps, il ne fallait pas non plus être un génie pour faire des recherches sur le peu de famille qui lui restait.

C'était pas comme si Dumbledore ou lui même n'avait jamais parlé de sa famille moldu à Poudlard. Il avait eu le temps d'y réfléchir depuis le temps qu'il était revenu ici. Il avait aussi eu le temps de comprendre les machinations de l'ordre du Phoenix, de Dumbledore notamment. Après tout c'était vrai que petit à petit il avait changer lui même. Autant à ses onze ans il avait été émerveillé par le monde magique, autant maintenant, après tous ces épisodes vécus dans Poudlard même, alors qu'il est pourtant bien connu que l'école de sorcellerie était LE lieu le plus protéger de Grande Bretagne, du moins tant que Dumbledore y était. Et puis toutes ces cachoteries, il avait beau vouloir passer pour une grand père gâteux, il y avait tout de même des limites. Petit à petit, peut être à force de se faire descendre par les médias et détesté par la population de son monde, il ne s'y sentait plus à sa place, petit à petit même ses amis étaient devenus des étrangers pour lui. Il avait de plus en plus l'impression qu'ils étaient incapables de comprendre ce qu'il se passait à l'extérieur, ils étaient restés des enfants au final, alors que lui avait évolué vers une réalité où les plaisanteries de bas étage n'avaient plus de raison d'être. Surtout lorsque celles-ci devenaient dégradantes pour les pauvres victimes. Et cela même si il s'agissait de Serpentard. Maintenant pour lui il n'avait même plus le statut d'ennemis juré. L'avaient-ils déjà été? Après tout que ce serait-il passé si il avait accepté la main de Malfoy en première année? Maintenant c'était trop tard pour le savoir, Malfoy avait disparu après l'attaque de Poudlard, avec Rogue et les autres mangemorts.

Loin de ces pensées, Harry se leva, déjà habillé il descendit rapidement pour préparer le petit déjeuner pour sa « famille ». Ce genre de choses devenaient tellement naturelles qu'il en profitait pour réfléchir, mettre ses idées au clair. Sans même porter attention aux Dursley qui mangeait, il finit sa tache et remonta dans sa chambre, entendant vaguement que la liste de ses corvées se trouvait sur le frigo et qu'il avait intérêt à finir avant la nuit. Une fois de retour dans sa chambre, il alla s'asseoir sur son lit. Une seule certitude était présente dans son esprit à l'heure actuelle, il était majeure. Et surtout il voulait partir d'ici. De toute manière c'était pas comme si sa famille allait lui manquer. Quitter cet endroit, quitter le pays peut être. Il avait certes quelques personnes à prévenir avant cela, il lui fallait aussi passer sur le chemin de traverse, à Gringott aussi. Mais il allait le faire. Peut importait Voldemort à l'heure actuelle il ne pouvait pas faire grand chose pour ça, surtout avec la théorie de Dumbledore concernant les horcruxes. Et puis quoi, d'après la prophétie il allait mourir non? Du moins si il continuait à affronter Voldemort comme il le faisait. Il fallait qu'il se renseigne sur le monde magique aussi, après tout depuis ces six années où il était à Poudlard il avait toujours compté sur les connaissances d'Hermione sur le sujet, et maintenant il se rendait compte que c'était une mauvaise chose puisque la jeune fille venait du monde moldu. Et ne pouvait pas tout savoir. Après tout le monde magique était plus complexe qu'une simple séparation entre magie blanche et noire. Tout ne pouvait pas être classé comme c'était le cas actuellement. Tout cela pour dire qu'il fallait absolument qu'il parte d'ici et vite. Il savait que les Dursley sortait aujourd'hui, Vernon allait travailler, Pétunia s'était inscrite la veille à une sorte de club de cuisine, de tricot, ou peut être de jardinage il ne savait plus trop. Et Dudley était collé à sa bande de boulets comme tous les jours et il ne tenait pas spécialement à savoir ce qu'il faisait. De plus étant majeure il pouvait utiliser la magie sans se faire repérer par le ministère, ce qui était une bonne nouvelle en soit.

Il sortit sa baguette de sa poche, la caressant du bout des doigts. Il lui faudrait un déguisement et un bon, retourner dans le monde magique avec ce physique plus que reconnaissable était très risqué, surtout pour sa liberté. Fudge était certes un incapable mais il était un incapable tenace! Ce qui était un problème. Mais théoriquement il pourrait peut être obtenir l'aide des gobelins. Il attendit qu'il n'y ait plus de bruit dans la maison et commença à faire sa valise. Son plan était simple : prendre un sac à dos, y mettre les quelques objets de valeurs qu'était la carte des maraudeurs, sa cape d'invisibilité , le bout de miroir à double sens et quelques autres petites choses. Il laissa ses affaires de cours, prenant seulement ses livres, il allait tout reprendre depuis le début. Heureusement son sac était sans fond, achat pratique à l'initiative d'Hermione. Et puis c'est vrai que ce trimballer une malle énorme n'était pas des plus discret et pratique. Une fois cela fait, il ouvrit la porte sans même regarder une dernière fois la chambre. Il descendit les escaliers et sortit définitivement de la maison, laissant la porte ouverte, qui sait peut être qu'un voleur allait rentrer et mettre un bazar monstre! Soit c'était une pensée mesquine mais bon après tout ce qu'il avait enduré ici. Et puis il avait presque finit à Serpentard!

Pour l'instant l'heure était au shopping! Et pour cela il fallait qu'il passe à Gringott avant de faire quoi que ce soit. Il lui fallait aller jusqu'à Londres, et ça ce serait le premier problème à régler. Il ne pouvait pas payer un taxi, ni appeler le magicobus et encore moins demander à un voisin de le conduire. Déterminé à quitte l'endroit, il prit la route à pieds, direction Londres. Il évita les grandes routes et pris le plus de précautions possibles, sait-on jamais il ne fallait pas que des connaissances de l'oncle Vernon le voit quelque part. C'est après plusieurs heures de marche qu'il arriva sur une route en dehors de la banlieue chic de Privet Drive. Cette route semblait beaucoup moins fréquentée. Mais il était sur qu'il allait dans la bonne direction. Après quelques minutes, le bruit d'une voiture se fit entendre, le faisant se retourner. Une voiture arrivait, semblant ralentir. Il commença à avoir peur que la personne au volant le connaisse. Finalement la voiture noire s'arrêta à son niveau. La fenêtre se baissa lentement laissant apparaître une jeune femme brune, semblant amicale et plutôt jolie. Il fut rassuré de ne jamais l'avoir rencontré avant cela.

-Bonjour, vous êtes perdu?

Un peut surpris par le ton sympathique qu'avait employé la jeune femme. Il finit tout de même par répondre quelque chose, histoire de ne pas paraître trop bizarre, déjà qu'il se trouvait sur une route perdu dans la campagne.

-A vrai dire je vais à Londres... Mais j'ai encore un bon bout de route je crois...

Il rit un peu nerveusement en se grattant l'arrière de la tête. La jeune femme paru surprise à son tour, ce gosse se rendait à Londres? A pieds? Elle même se rendait à Londres et elle en avait encore pour quelques heures en voiture.

-Peut être que je peux vous déposer... Montez, vous irez beaucoup plus vite en voiture...

Elle lui fit un beau sourire, l'incitant à entrer dans la voiture. Dire qu'elle était en vacances en Angleterre et qu'ils avaient réussit à l'obliger à rentrer aux États Unis. A croire que ses supérieurs ne pouvait vraiment pas se passer d'elle. Le pire c'est qu'ils ne lui avaient même pas expliqué la raison de cet appel. Enfin le secret défense, rien de très surnaturel ou d'inattendu. Elle aurait dû être habituée depuis le temps. Et puis les relations internationale ça n'attendaient pas. Harry réfléchit une seconde. La jeune femme avait l'air sympathique, et puis si elle tentait quoi que ce soit il avait toujours sa baguette pour se défendre. Et puis elle avait raison, il irez beaucoup plus vite en voiture, de plus si il restait là plus longtemps il risquait de se faire rattraper par son oncle ou quelqu'un d'autre. Il espérait seulement que sa famille n'avait pas prévenu la police ou pire, l'ordre. Quoi que vu qu'ils avaient la magie en horreur, c'était peu probable, quant à la police, eh bien les Dursley était une famille trop normale pour avoir recourt à la police.

-Vous avez certainement raison Mme...

Il ouvrit la portière sans plus d'hésitation et prit place dans le véhicule et referma la portière. La jeune femme sourit de nouveau et redémarra.

-Elisabeth Weir... Je sais que ça ne me regarde pas mais...

Elle hésita quelques secondes avant de finir sa question, après tout elle ne perdait rien à demander.

-Enfin vous étiez seule sur une route peu fréquentée et... vous allez à Londres et à pieds! C'est tout de même surprenant...

Harry fut légèrement amusé par la manière qu'avait eu la brune de poser la question, maintenant qu'il y pensait c'est vrai que la situation était assez inattendue, il aurait très bien pu être quelqu'un de mal intentionné et c'était d'autant plus étonnant qu'elle lui ait proposé de l'emmener.

-Ha...

Il s'interrompit alors qu'il allait se présenter, il ne pouvait pas donner son vrai nom. Sait-on jamais on était jamais trop prudent, même si la jeune femme semblait être sympathique. Il ne pouvait pas risquer de se faire repérer.

-Ahh c'est une bonne question... Au fait je m'appelle Victorian... Victorian Black! Enchanté Mme Weir...

Il lui fit un grand sourire avant de reporter son regard vers le paysage. Il avait toujours trouvé ce prénom joli et puis Black en hommage à Sirius bien sur. Il lutta pour ne pas retourner dans ces pensées morbides qui ne l'avait pas quitter depuis l'an dernier. Après tout c'était de sa faute non? Quoi qu'en dise les autres.

-Et oui je vais à Londres, je rend visite à un oncle... Le problème c'est que je n'ai pas de moyen de locomotion, c'est stupide mais il fallait que je le vois d'urgence... Et disons que les taxis sont vraiment chers...

Elisabeth regarda dans son rétroviseur voyant une autre voiture, rouge, qui allait la doubler, puis reporta son attention sur la route. Ce que venait de dire ce jeune homme, Victorian, était des plus bizarre mais au final restait assez censé. Et puis pour ce qu'elle en avait vu, les taxis étaient effectivement chers et la distance qu'il avait à parcourir était longue, un étudiant ce serait ruiné rien qu'à faire un quart du trajet.

-Et vous... je veux dire … Ça vous arrive souvent de prendre des piétons dans votre voiture?

Elisabeth tourna la tête rapidement vers le passager, puis son regard se reporta sur la route.

-Eh bien... J'avoue que non... Mais je ne sais pas, vous aviez l'air... sympathique! Et... c'est Mademoiselle Weir...

Pour mettre au clair certaine chose, elle était là en vacances. Mais également pour ne pas croiser son ex petit ami qui par manque de chance voyageait beaucoup au USA. C'est donc une Elisabeth ne sachant pas trop quelle destination choisir qui avait finit par prendre une carte et avait jouer sa destination au pifomètre. Comme dans une pub pour le loto dont elle avait entendu parlé. Enfin bref, là n'était pas la question. Harry la regarda un moment, elle n'avait pas l'air des plus heureuse, enfin il n'avait pas à la juger après tout il ne connaissait rien de cette femme.

-Vous êtes ici en vacances? …. Vous n'avez pas l'accent anglais...

Le voyage continua pendant près de trois heures pendant lesquels ils eurent le temps de discuter de tout et de rien, Harry, ou plutôt Victorian, s'inventant plus ou moins une nouvelle vie, lui demandant également conseil sur certaines choses qu'il pensait faire, notamment lorsqu'il appris dans quoi travaillait Elisabeth, quelques conseils en diplomatie ne lui firent aucun mal. Après tout il s'agissait d'une femme et elle avait peut être plus de goût que lui pour ce qui était du la mode et ce genre de chose. Elisabeth se trouva être quelqu'un de sympathique, et effectivement lui donna quelques conseils. Oh pas grand chose, elle ne semblait pas non plus très portée sur ce genre de sujet. Il décida donc de se laisser pousser les cheveux, de trouver quelques échantillons de maquillage, non seulement pour faire ressortir ses yeux, tout en camouflant sa cicatrice. Il décida également de se faire une garde robe moldu tout en gardant tout de même une partie sorcière pour pouvoir être plus libre de s'adapter à sa nouvelle vie.

La conversation n'avait pas été très profonde non plus, ils n'avaient échanger que des informations assez superficielles, mais une impression de confiance semblait régner entre les deux brun. Finalement Harry indiqua à Elisabeth un coin pour le déposer, près d'un parc. Il était déjà tard, il ne savait pas si Gringott était toujours ouverte, et de toute façon, à dix neuf heure passée il ne pouvait que prendre une chambre au chaudron baveur et attendre le lendemain. Le problème était de savoir si il pouvait faire confiance à Tom, le barman. Il salua Elisabeth de la main, lui souhaitant un bon voyage, puis pris la direction d'une ruelle à l'écart. Celle-ci se finissait en cul de sac. Avisant deux grandes baines à ordures. En cette fin de mois de juillet il faisait plutôt chaud. Dormir à la belle étoile semblait être une idée acceptable. Aussi après s'être assurée que personne ne l'avait suivit il se dirigea vers les deux baines et se cacha entre les deux. Demain serait une longue journée et il avait besoin de dormir.

Il fut réveillé par les rayon du soleil illuminant la ruelle. Il papillonna des yeux quelques minutes avant de se rappeler ce qu'il faisait entre ces deux baines à ordures. Il se releva et épousseta les loques qui lui servaient de vêtements. Il rabattit sa capuche sur sa tête, cachant par la même occasion son visage, et surtout sa cicatrice. Nerveusement il se dirigea vers le chaudron baveur. Il atteignit celui-ci après une bonne demi-heure de recherche. Il stoppa quelques minutes, plus très sur de lui puis finit par soupirer et poussa la porte du pub, le visage toujours caché. L'heure matinale était plutôt bien choisie, vu qu'il n'y avait personne dans l'établissement en dehors du barman qui nettoyait déjà quelques verres distraitement. Harry traversa rapidement les lieux et arriva dans la petite cours à l'arrière du pub. Il sortit enfin sa baguette et tapota sur les différentes pierres comme il avait vu faire plusieurs fois depuis qu'il était entré dans le monde magique. Le chemin de traverse, s'éveillant à peine et donc par la même occasion plutôt vide, prit place sous les yeux du jeune Potter.

Tentant de ne pas paraître trop suspect, il se dirigea vers la banque, espérant que les gobelins avaient déjà ouvert les portes de la banque. Il était après tout à peine sept heure trente et la plupart des commerces, du moins ceux qui étaient encore ouvert à en voir les panneaux sur les devantures, étaient encore fermés. Il se doutait bien que le retour officiel de Lord Voldemort et la mort du directeur de Poudlard devait avoir eut un effet dévastateur sur les commerces, notamment sur le chemin de traverse mais il ne s'attendait pas vraiment à cela. Il ne ralentit pourtant pas le pas, et arriva devant la banque sorcière assez rapidement. Le grand bâtiment blanc était toujours aussi majestueux et tranchait vraiment avec le reste de l'allée. Heureusement pour le brun, les portes étaient déjà ouvertes et deux gobelins étaient à l'entrée, comme d'habitude. Il passa devant eux sans rien dire et pénétra dans le bâtiment. Les guichets étaient tous vides. Il n'aurait au moins pas à attendre son tour, et puis c'était moins risqué que de rester dans un lieux publique trop longtemps, une simple capuche ne le cacherait pas très longtemps. Il s'approcha du guichet tenu par le seul gobelin qu'il connaissait de nom, c'est à dire Gripsec. Ne sachant pas vraiment comment s'y prendre mais connaissant tout de même l'importance du respect dans les relations avec les gobelins, surement à force d'entendre le professeur Binns répéter à tous les cours les causes des guerres sorciéro-gobelines.

-Vous désirez?

Une voix peu agréable le sortit de sa pseudo rêverie. Il releva la tête vers le gobelin, relevant légèrement la capuche pour que celui-ci voit son visage et particulièrement sa cicatrice.

-J'aimerais m'entretenir avec le gobelin en charge de mon coffre si possible s'il vous plait...

Le gobelin grimaça légèrement, du moins si on pouvait qualifié ça de grimace, peut être était ce un sourire qui sait.

-Je vais vous y conduire, suivez moi...

Le regard pétillant du gobelin semblant vicieux alors qu'il descendait de sa chaise et lui indiquait le chemin. Harry le suivit, espérant mentalement qu'il ne se jetait pas dans un piège. Après quelques couloirs dont il n'aurait jamais soupçonné l'existence. Apparemment il n'y avait pas que des sous terrains mais aussi beaucoup de couloir dans ce bâtiment, c'était stupéfiant. Les portraits sur les murs représentaient sans grandes surprises à des gobelins, surement d'anciens guerriers ou des directeurs de la banques. Il n'eut pas le temps de lire quoi que ce soit sur les petites étiquettes en dessous des cadres. Ils arrivèrent devant une grande porte en bois sombre contrastant avec le blanc du marbre composant le reste du bâtiment. Gripsec se retourna vers lui et lui demanda d'attendre ici, puis pénétra dans ce qui semblait être un bureaux. Mais il n'eut pas le temps d'observer la pièce plus que ça, la porte se refermant sur le gobelin. Harry en profita pour regarder tout autour de lui, et finit par s'appuyer sur le mur en face de la porte, la capuche toujours sur la tête. Il n'attendit pas très longtemps avant que Gripsec ne ressorte du bureaux et ne lui fasse signe d'entrée. Harry se décolla du mur d'un geste souple et pénétra dans la pièce alors que Gripsec retourna semble t-il à son poste. Harry sentit une sorte de décharge électrique lorsqu'il entra dans le bureaux et regarda autour de lui pour voir ce qui avait pu avoir cet effet. Puis son regard se posa sur le Gobelin derrière son bureaux, de fines lunettes dorée sur son long nez. Celui-ci le fixait d'une manière que l'on pourrait qualifiée de sarcastique, surement amusé par la réaction de l'humain face à lui.

-Ce que vous venez de sentir monsieur Potter vient de nous confirmer que vous étiez bien qui vous prétendez être.

Harry se sentit légèrement ridicule, c'était plutôt logique à vrai dire, il était dans une banque et la première chose que les gens pourraient faire était d'usurper l'identité d'un autre. Rapidement il mit l'éventualité d'un braquage sorcier, idée ridicule en soit si on considérait toute les protections que devait posséder la banque. Il se reprit rapidement et retira sa capuche, qu'il se rappela avoir gardé jusque là. Le Gobelin lui fit signe de s'asseoir dans le fauteuil de style Louis XIV se trouvant devant le bureaux en bois sombre. La pièce en elle même était des plus spacieuse, elle comprenait plusieurs étagères sur le mur à sa droite où trônaient objets magiques et livres diverses dont il ne prit pas le temps de lire les titres. A sa gauche se trouvait trois blasons, dont l'un qu'il reconnut comme celui des Black pour l'avoir vu sur la tapisserie du 12, Square Grimmauld, les deux autres lui étaient familier mais il ne pu mettre un nom dessus. Reportant son attention sur le Gobelin, il vit que celui-ci l'étudiait de près.

-Je suis Hurock, c'est moi qui gère les comptes des Potter, des Black et de Merlin. Gripsec m'a dit que vous vouliez me parler, j'imagine que cela doit être en rapport avec votre héritage, il ne m'a pas semblé vous voir lors de la lecture du testament de Mr Black.

Harry fut assez surpris, il n'avait jamais été prévenu d'une quelconque lecture de testament ou d'un quelconque héritage.

-A vrai dire, je venais surtout vous demander de l'aide. J'avoue par contre ne pas avoir été informé de cet héritage, à croire qu'on m'a caché plus de choses que je ne le pensais.

Cette fois-ci ce fut le Gobelin qui parut surpris, mais cela parut tellement peu sur son visage qu'on aurait pu croire avoir rêvé.

-Nous vous avons pourtant envoyé une lettre pour vous informer, votre tuteur le défunt Albus Dumbledore nous a affirmé que pour votre sécurité vous n'étiez pas en position de quitter votre résidence. J'imagine que vous n'êtes pas non plus au courant des transactions faites à partir de votre compte depuis vos un an?

Harry était choqué. Qu'est ce que c'était encore que cette histoire. Il ne savait même pas qu'il avait un tuteur, et qu'il s'agissait de Dumbledore ne lui était jamais arrivé aux oreilles. De plus il était maintenant curieux de savoir quelles avaient été ces transactions dont parlait Hurock. Sa confiance déjà fragile envers le vieux sorciers s'effritait de seconde en seconde.

-Je n'ai absolument rien reçu, quant à Dumbledore il n'a jamais précisé qu'il était mon tuteur. Vous parliez de transactions?

L'entretient allait être plus long que prévu il semblerait. Il croisa les doigts pour que d'autres mauvaises nouvelles ne tombe alors que le gobelin lui dit de l'attendre ici. Hurlock sortit par une porte cachée dans le fond du bureaux pour revenir une dizaine de minutes plus tard avec d'énormes dossiers portant les mêmes blasons que ceux se trouvant sur le mur. Il posa le tout sur son bureaux et reprit sa place sur son siège. On voyait clairement que l'un des dossiers ne semblait pas avoir été sortit depuis des années aux vues de la poussière et des pages jaunies, alors que les deux autres semblaient être plus récent, bien que très remplis également. Hurlock attrapa le dossier du milieux et l'ouvrit pour le feuilleter.

-Vous constaterez qu'il y a de nombreuses traces de transactions effectuées depuis vos un an, depuis votre coffre principal vers le compte d'Albus Dumbledore, mais également vers ceux de Vernon Dursley, de Molly, Ron, Ginny et Percy Weasley, Hermione Granger, Alastor Maugrey et Arabella Figg, ainsi qu'un coffre à part ouvert pour l'organisation appelé Ordre du Phoenix. Ces transactions, même si nombreuses, surtout à partir de votre première année à Poudlard, n'ont qu'à peine entamé votre compte principal. Si vous le souhaitez je pourrais faire en sorte de récupérer ces sommes, puisque vous ne semblez pas avoir été informé et qu'il est illégal même pour un tuteur d'aller contre le grès de son pupile.

Un sourire, si on pouvait appelait ça un sourire, pris place sur les lèvres fines du Gobelin, lui donnant par la même occasion, une expression sadique et presque effrayante. Harry réfléchit un petit moment à tout ce que venait de lui dire le Gobelin. En résumé, il avait plusieurs coffres, plein à craqué apparemment, le Gobelin n'ayant que mentionné le coffre principal. Ensuite, une bonne partie de la famille Weasley le prenait pour un crétin depuis le début, ainsi qu'Hermione, l'Ordre et Dumbledore. Il finit par sourire lui même, plongé dans ses pensées. De plus il se rappela qu'Hurlock avait parlé de l'héritage de Sirius. Il était vraiment temps qu'il prenne sa vie en mains.

-Bien sur si c'est illégal, je ne vous priverais pas de faire respecter la loi. Je vous remercie pour ces informations précieuses. Vous parliez d'un compte principal, il y'en a d'autres?

Le Gobelin fut cette fois plutôt amusé par l'enthousiasme du brun, c'est pas tous les jours qu'on croisait un gamin ayant à coeur de connaître des détails bancaires.

-Effectivement, le coffre dans lequel vous piochez depuis votre première années par exemple et un compte jeune, il a été ouvert et rempli par vos parents pour que vous puissiez avoir de quoi vivre avant votre majorité. A celle-ci, c'est à dire depuis hier, vous pouvez avoir accès à votre compte principal. Ensuite en parallèle la famille Potter possède trois autres coffres contenant entre autre de l'argent et des possessions magiques se transmettant de génération en génération. Ces coffres-ci n'ont pu être ouvert à votre tuteur, seul le sang d'un descendant pouvant les déverrouiller. Ensuite, de par l'héritage de Mr Sirius Black, vous accédez à la majorité de ses possessions. Enfin, vous êtes également un des derniers héritiers de Merlin encore en vie et le dernier en Angleterre à ce jour, aussi vous avez accès à ces coffres. Pour aller plus vite, je vous fournirai une liste de toutes vos possessions avant la fin de la journée de demain, si vous voulez bien repasser à Gringott vers dix neuf heure.

Harry était soufflé, il n'aurait jamais imaginé cela, c'était des plus déconcertant. Dire qu'il avait vécu dans la misère presque toute sa vie et qu'au final à dix sept ans, on lui annonçait qu'il était un des sorciers les plus riches de Grande Bretagne.

-Je repasserais.

Il est également à signaler qu'en tant qu'héritier désigné par Sirius Black, vous prenait dès à présent le titre de chez de famille.

Il sortit d'un tiroir trois petites boîtes, trois petits écrins. Hurlock les ouvrit et Harry pu voir deux chevalières et un médaillon. Les deux bagues comportaient les armoiries des Black et ce qu'il compris être celles des Potter, et le médaillon représentait surement celles de Merlin. Ses hypothèses lui furent rapidement confirmées par le Gobelin. Harry pris les trois bijoux et sous conseil d'Hurlock, il passa les bagues à ses doigts, et la chaine autour de son cou. Il ressentit alors une étrange chaleur, le faisant se sentir bien et détendu. De son côté le Gobelin pu voir une lumière blanche entourer le jeune sorcier avant de disparaître. Les bagues avaient reconnu Harry Potter comme leur réel propriétaire.

-Bien, revenons au sujet initial de votre visite, nous irons voir vos coffres par la suite.

Harry acquiesça et commença à lui raconter son aventure de la veille, omettant au passage qu'il s'était perdu et qu'une jeune femme l'avait pris en stop, il avait encore sa fierté. Il lui expliqua donc le pourquoi de sa venue, c'est à dire son changement d'identité. Il avait déjà choisi qui il voulait être, il lui fallait surtout de l'aide pour les formalités. Et il espérait que le Gobelin pourrait l'aider. Hurlock l'écouta attentivement et à la fin resta pensif. Ce sorcier allait le faire travailler plus en deux jour que ce qu'il avait l'habitude de faire en deux semaines, mais bon il commençait à l'apprécier, après tout il n'avait pas ce mépris dans le regard ou un quelconque quelque chose de dégradant lorsqu'il lui adressait la parole.

-Bien pour cela aussi, je vous en dirais d'avantage demain soir, nous pofinerons votre nouvelle identité à ce moment là si vous le voulez bien. D'ici là, j'aurais réussit à me procurer les formulaires adéquats. C'est un grand projet que vous avez là monsieur Potter, je ne peux que vous conseiller de ne pas vous perdre dedans.

Il y eut un léger silence pendant lequel ils se jaugèrent du regard.

-Bien, et si nous allions voir ces coffres pour commencer.

Hurlock se leva et fit signe à Harry de faire de même alors qu'il lui indiquait de passer par la petite porte au fond du bureaux. De là il descendirent des escaliers en colimaçon et atterrirent dans le sous terrain qu'ils avaient l'habitude de prendre avec les wagons. Le gobelin lui montra d'ailleurs l'un d'eux dans lequel ils montèrent. Après quelques secondes de trajets ils arrivèrent devant l'entrée d'une grotte, sortant du wagon, Harry pu entendre des grognements s'échappaient de celle-ci. Hurlock le conduisit à l'intérieur sans trop s'en préoccuper. Ils finirent par arriver dans une grande salle où se trouvaient un dragon attaché par une énorme chaine. Hurlock pris un objet sur une sorte d'étagère creusé à même la roche et l'utilisa pour passer devant le dragon, Harry toujours à sa suite. Après encore quelques minutes de marche en silence, ils arrivèrent devant une grande salle où plusieurs portes immenses seulement espacées d'à peine un mètre, à se demander comment tous ces coffres pouvaient tenir les uns à côté des autres. Harry imagina rapidement qu'un sort devait faire en sorte qu'ils soient plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur. Hurlock désigna trois porte les unes à côté des autres, lui indiquant qu'il s'agissait des coffres des Potter, puis il lui en montra quelques autres plus loin les désignant comme étant ceux des Black et de Merlin. Cette salle semblait contenir presque uniquement ses coffres, c'était incroyable, enfin si on omettait les coffres des Malfoy, Lestrange et Dumbledore.

Alors qu'il observait cette caverne, Hurlock lui attrapa la main et le piqua avec une aiguille puis tira sur son bras pour l'appliquer sur une des grandes porte, celle du compte principal des Potter. Il lui expliqua que, vu qu'il n'avait pas pris la clé du coffre, il était nécessaire que le coffre l'identifie comme le propriétaire. Ensuite il demanda au jeune Potter de poser la chevalière sur une encoche à un endroit précis et la porte finit par s'ouvrir, laissant à leur vue une caverne immense dont les murs étaient perdus derrières des colonnes de pièces en or, argent et bronze, des artefacts, des bijoux, joyaux et autres petites merveilles qui auraient pu faire pâlir les grands magasins londoniens. Bouche bée Harry mis quelques temps à se reprendre, effectivement le compte dans lequel il avait l'habitude de pioché n'était rien comparé à tout ça. Son air ébahit amusa grandement le gobelin, qui lui tendit une bourse en cuire, lui indiquant au passage qu'elle était sans fond et qu'il pouvait prendre tout ce dont il pensait avoir besoin. Se reprenant quelque peu Harry saisit l'objet, remerciant le gobelin, et partit remplir la bourse avec tout ce qu'il pouvait, il avait beaucoup à faire pour se refaire une vie, et il comptait bien commencer par se faire une garde robe et changer son look, et pour ça il lui faudrait beaucoup d'argent. Il pensa aussi que le lendemain il aurait surement une nouvelle demeure où il pourrait emménager rapidement, là il lui faudrait peut être aussi des meubles et autre matériel.

Bien sur il allait voyager mais avoir un pieds à terre pour ranger toutes ses affaires avant cela pourrait être un point positif. Il n'allait pas dormir à l'hôtel toute sa vie. Il avait ramasser une somme assez conséquente lorsqu'ils quittèrent les lieux pour retourner dans le bureaux du gobelin. Là Harry fit changer la moitié de la somme en argent moldu, puisqu'il allait commencer par ce monde là. Quatre heures avaient déjà passer depuis l'arrivée du sorcier, et il devait à présent partir. Il y avait beaucoup plus de monde qu'à son arrivée. C'était normal après tout. Le problème était qu'il ne savait pas vraiment si la simple capuche de son sweet allait vraiment le cacher à la vue de tous. Et Merlin sait à quel point il était reconnaissable. Le gobelin lui proposa de lui prêter une cape de sorcier qui trainait depuis quelques temps dans son bureaux, il ne savait d'ailleurs plus d'où il la tenait. Enfin bref, Harry accepta et sortit de la banque et du chemin de traverse sans se faire remarquer.

Une fois dehors, la première chose qu'il fit c'est justement d'aller dans une ruelle à l'écart et de miniaturiser la cape avant de la mettre dans sa poche. Une longue cape noir sorcière ne passe décidément pas inaperçue dans le monde moldu. A partir de là il commença par aller prendre une chambre dans un hôtel, puis se dirigea vers l'avenue marchande où se trouvaient bien entendu tous les grands magasins. Il passa tout d'abord chez le coiffeur pour obtenir quelques conseils techniques. Tous les coiffeurs en présence se mirent d'accord pour dire que des cheveux plus long lui irait beaucoup mieux, et que pour le coup il ne pourraient pas vraiment l'aider à les faire pousser. Par contre ils lui conseillèrent plusieurs produits pour aider à les coiffer et les soigner. Voulant tester ces produits miracles dont personne dans son entourage ne lui avait jamais parlé, il en pris une bouteille de chaque. Il testerait le soir même tout ce bazar, un miracle se produirait peut être qui sait. Il sortit enfin de la boutique, et se mis en tête de sustenter son estomac qui n'avait pas vu de nourriture depuis au moins vingt quatre heures.

Il s'offrit un repas plus que complet dans un restaurant de l'autre côté de la rue. Puis repris finalement son shopping. A la fin de la journée, il avait plus de vêtements qu'un top modèle, dans un peu tous les genres, passant des tenues classiques, aux tenues de soirées, à des vêtements et accessoires de type gothique, voire même punk, des tenues de sport, des pyjamas, maillots de bain, sous vêtements, etc. Sans oublier son passage dans une boutique d'esthétique où trois vendeuses s'étaient affairées autour de lui pour lui trouver les bons produits, lui montrer comment les appliquer, et les lui vendre, tout en essayant de lui faire du charme. Il n'y avait qu'un seul mot pour désigner l'état d'Harry en cette fin de journée, c'était exténué. Heureusement que le sort de réduction existait parce qu'il ne se serait pas vu transporter tous ces sacs jusqu'à l'hôtel. Déjà il se serait pris plus d'un mur, et en plus il serait passé pour un fou. Il n'avait pas vraiment besoin des deux. Harry monta donc jusqu'à sa chambre grâce à l'ascenseur. Il lui faudrait aussi acheter des livres, mais il avait tout le reste de la semaine pour y penser. Le principal était de changer de look. Et demain s'annonçait aussi charger qu'aujourd'hui. Il prit une douche rapide, testant au passage les produits qu'il avait acheté et qu'il avait trouvait dans un des nombreux sacs, avant de commander quelque chose à manger, et se cala devant la télé, histoire de se détendre un peu le temps que ça arrive, puis il mangea et finit par se coucher.