Auteur : Fuyuka

Titre : A gipsy night

Raiting : M

Pairing : Sherlock Holmes/John Watson

Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à leurs propriétaires respectifs. L'auteur de cette fanfiction n'est en aucun cas associé aux propriétaires, aux créateurs ou aux producteurs de ce contenu protégé par copyright. Aucune violation du copyright (droit d'auteur) n'est voulue. L'auteur ne touche aucune rémunération pour l'écriture ou la publication de cette fanfiction.

Résumé : Avant de continuer leur périlleux voyage, Holmes et Watson profitent de leur dernier moment de répit : une nuit de passion au beau milieu d'un camp gitan.

Notes : Je commence donc mes publications sur ce fandom par ce recueil de ficlets, qui sera alimenté plus ou moins régulièrement selon l'inspiration et le temps libre que me laissent mes études. Comme très souvent l'inspiration m'est venue en écoutant une chanson, ici Bedroom Hymns de Florence + The Machine. Ce texte est en POV Watson, j'espère donc avoir respecté "sa" façon d'écrire. De même que l'ambiance générale du film (A Game of Shadows) et de cette scène en particulier.

Bonne lecture ! :)


Je trouve toujours très surprenant le fait que même au beau milieu d'une situation dramatique, la vie continue son cours et que l'Homme soit capable d'oublier ses démons l'espace de quelques instants. Et cette nuit me le prouve une fois de plus. Perdus dans un camp de gitans, échappant au danger autant que nous le poursuivons, nous oublions pour un temps Moriarty et sa menace et ce sentiment nous procure une douce ivresse. La musique, la chaleur du feu, la brûlure de l'alcool dans ma gorge et le sourire de ces gens m'entraînent dans une véritable transe. Mon corps ne m'appartient plus totalement et je me laisse porter par cette fièvre qui semble ne plus vouloir me quitter.

Quand ni l'alcool ni l'euphorie ne furent plus suffisants pour me tenir debout, je partis retrouver Holmes dans la tente que nous ont prêté nos nouveaux amis. Je le découvre allongé sur notre couchette, les traits tirés mais un léger sourire aux lèvres. Le pensant endormi, je m'approche doucement, luttant pour ne pas m'écrouler à ses côtés.

« Je vous avais pourtant bien dit de ne pas danser...

-Vous n'avez donc rien raté du spectacle ?

-C'eut été un crime. Vous êtes beau John, quand vous perdez le contrôle. »

Assez surpris par ses paroles, je m'assois près de lui, envoyant valser plusieurs bouteilles d'un coup de pied : lui aussi a profité de la soirée. Et je sens sa main remonter lentement le long de mon bras et se glisser dans ma nuque dans une légère caresse. Mais bien vite, la douceur s'efface : l'ivresse de cette soirée coule encore dans nos veines pour quelques temps. M'attirant vivement sur lui, nos bouches s'écrasent l'une contre l'autre avec passion. La fatigue qui me terrassait s'efface peu à peu et je me plonge dans cette étreinte chaude, jusqu'à m'y noyer. Ses mains sont partout sur mon corps, me déshabillant prestement et me caressant sans pudeur. Je ne peux retenir un feulement presque sauvage quand nos deux corps nus se rencontrent, moites et brûlants. Et la musique gitane accompagne toujours notre danse, la plus sensuelle et la plus intime qui soit. Alors qu'il me domine sans douceur, j'étouffe difficilement mes gémissements. Mes nerfs à vifs, je frisonne à la moindre de ses caresses sur mes flancs, cambrant mon dos de manière plus qu'indécente. Mais la bienséance n'existe plus et ses coups de bassin me rendent complètement fou. Se penchant sur moi, il dépose une multitude de baisers sur mon dos, nous accordant un léger répit. Je tente de reprendre mon souffle, mes sens saturés par tout son être. Mordant mon épaule, il reprend ses mouvements plus passionnément que jamais. Je ne peux alors que gémir son prénom de ma voix éraillée, comme si ce mantra représentait mon seul point d'ancrage à cette réalité sauvage. Et je l'entends m'appeler désespérément de sa voix rauque : notre délivrance est proche. Le plaisir nous submerge alors violemment, nous laissant hagards pendant de longues minutes. Nous nous séparons à regret et il s'écroule près de moi, m'enserrant immédiatement dans une douce étreinte. Malgré l'immense fatigue qui menace de m'engloutir, je veux profiter de lui encore quelques instants, tant que la situation nous le permet. L'embrassant lentement, j'apprécie la caresse de sa langue contre la mienne et je me rapproche encore plus de lui, comme si nos corps pouvaient fusionner. Il caresse distraitement mon dos et mes hanches du revers de la main, jugeant d'un œil plutôt satisfait les stigmates de sa passion sur ma peau. Nichant mon visage dans son cou, j'inspire une dernière fois son odeur enivrante avant de laisser le sommeil me gagner. M'embrassant doucement la tempe, je sais qu'il va s'endormir également, bercé par de dernières notes de musique. La fièvre qui s'était emparée de nous se mue alors en tendresse tandis que nous accordons enfin à nos corps le repos dont ils ont tant besoin.