Auteur : Fuyuka

Titre : Rapprochement

Raiting : K

Pairing : Sherlock Holmes/John Watson

Disclamer : Les personnages et l'univers appartiennent à leurs propriétaires respectifs. L'auteur de cette fanfiction n'est en aucun cas associé aux propriétaires, aux créateurs ou aux producteurs de ce contenu protégé par copyright. Aucune violation du copyright (droit d'auteur) n'est voulue. L'auteur ne touche aucune rémunération pour l'écriture ou la publication de cette fanfiction.

Résumé : Quand Holmes décide de réaménager l'appartement qu'il partage avec Watson, il y a toujours une bonne raison à cela.

Notes : Voici donc ma seconde contribution à ce fandom. Je m'inspire ici plus du premier film Sherlock Holmes, avec ces disputes de vieux couple entre nos deux protagonistes et un Holmes assez possessif envers Watson, qu'il souhaite garder près de lui au sens propre comme au figuré. C'est un texte beaucoup plus léger et "joyeux" que le premier, j'espère qu'il vous plaira également. Je tiens d'ailleurs à remercier tous les lecteurs de mon premier chapitre. :)

Bonne lecture ! :)


Ce début d'hiver particulièrement rude frappe de plein fouet la population londonienne, ne faisant pas désemplir mon cabinet. Une autre très longue journée de consultations vient donc de s'achever et c'est avec soulagement que je pénètre dans notre salon. Même si je sais que mon colocataire peut me réserver une soirée agitée, je ne peux m'empêcher d'espérer un peu de calme et de tranquillité. Je trouve Holmes assis dans son fauteuil, fumant sa pipe et relisant plusieurs de ses notes. Il lève le regard vers moi et m'accueille d'un léger sourire :

« Dure journée mon ami ?

-Exténuante, je le reconnais.

-Vous sachant frileux, je me suis permis de rapprocher nos fauteuils du feu. »

Je dois reconnaître que pour la première fois, mon compagnon n'a pas déplacé des meubles dans l'unique intention de semer un peu plus le chaos dans notre appartement. Appréciant ce geste, je m'installe face à la cheminée et discute tranquillement avec lui. La soirée fut très calme, comblant mes attentes : après avoir partagé notre repas, Holmes joua au violon plusieurs de mes airs favoris et je dois reconnaître que je faillis m'assoupir. Réalisant que la fatigue a raison de moi, je me lève et interromps à regret ce moment de quiétude. Lui souhaitant une bonne nuit, je me dirige d'un pas lent vers ma chambre, l'esprit encore empli des douces mélodies qui ont bercé ma soirée.

Je sais que mes capacités d'observation font bien pâle figure face à celles de mon compagnon, mais je suis néanmoins capable de me rendre compte du changement qui s'est opéré. Holmes est nonchalamment appuyé contre mon épaule, lisant avec moi le journal. Rompant la quiétude de cette fin d'après-midi, je décide d'éclaircir la situation :

« Depuis quand nos fauteuils sont-ils aussi proches Holmes ?

-Depuis que je les ai déplacés près du feu, il y a une vingtaine de jours. »

La réponse de mon compagnon est sans appel et semble clore cette conversation. Je ne suis pourtant pas dupe : je me rappelle parfaitement que pour répondre aux nombreux caprices de mon ami, je devais me lever de mon fauteuil pour lui apporter sa tasse de thé, soulevant mon corps fourbu de fatigue. En y réfléchissant, je réalise cependant qu'au bout de quelques temps, il me suffisait de tendre le bras pour lui donner sa tasse. La lumière se fit alors dans mon esprit :

« Vous ne les auriez pas rapprochés de quelques centimètres chaque jour ? »

Un léger tressaillement : Holmes se retient de sourire.

« Ma compagnie a grandement amélioré votre sens de l'observation et de la déduction mon ami. »

Il ne tourne cependant pas le regard vers moi et continue de parcourir distraitement le journal.

« Holmes, soyez honnête ! »

Ses sourcils se froncent imperceptiblement : il n'aime pas quand je le force à avouer le fond de sa pensée dans des situations comme celles-ci.

« Très bien mon cher, puisque la vérité semble vous intéresser à ce point : je reconnais avoir déplacé nos fauteuils afin de les rapprocher. »

Cet aveu si rapide et sincère me surprend de sa part, lui qui rechigne tant à avouer ses stratagèmes.

« Pourquoi ?

-Je trouvais qu'une trop grande distance nous séparait. »

Je retiens à la dernière minute un éclat de rire. Il ne s'agissait pas d'un trait d'humour du détective, son regard pénétrant me le prouve. Assez désarmé par cette révélation, je ne sais que répondre.

« Mais avouez Watson qu'il vous serait bien malaisé de critiquer cette situation qui semble vous satisfaire autant que moi. »

Holmes restera toujours Holmes : je rougis alors légèrement, assez honteux que mes sentiments soient mis à jour de manière aussi désinvolte. Alors que je me racle la gorge pour tenter de retrouver une certaine contenance, mon compagnon revient à la charge :

«Watson, ne trouvez-vous pas que nos lits sont bien éloignés l'un de l'autre ? »