Réponses aux reviews anonymes

Justine: Quel compliment :D dire que mon chapitre est brulant me donne le sourire tu peux même pas imaginer. C'est clair qu'entre Klaus et Caroline ça avance et ça devient chaud (bon pour l'instant surtout du côté de Klaus mais bon) et Kol est vraiment un personnage sur qui j'adore écrire. Je le vois vraiment comme un farceur et un petit clown et du coup j'essaie de le faire passer le plus possible ;) d'ailleurs en parlant de Kol j'ai une surprise pour toi dans ce chapitre tu verras (ça a un rapport avec les demandes que tu me faisais dans tes anciennes reviews mdr) encore un immense merci pour ta review

Analissa: Oui c'est surprenant que j'amène le père de Klaus mais bon j'ai vraiment des idées louffoques parfois ;) Pour tyler réponse dans ce chapitre. Merci pour ton soutien

Gossip: Tu n'écris peut être pas des romans comme tu dis mais sache que tes reviews me font toujours autant plaisir :D Oui je préférais aussi la solution de Kol mais bon j'ai du me mettre à la place de caroline :/ Mais tu verras que j'ai quand même voulu venger mon klaus avec violence mdr Encore merci pour tes review

klausetcaroline: Contente que tu aies réussi à devenir pour le père de Klaus :D Il apparaîtra bientot dans les prochains chapitres ;) Merci pour ta review

Lestat: Ne t'inquiètes pas je ne le prendrais pas mal ;) au contraire c'est avec des critiques qu'on avance et en plus tu as raison ce chapitre était moins décrit que les autres :/ j'espére que celui là tu paraîtra mieux. Merci pour ta review.

Aby: Tu verras bien dans quelques chapitres si Peter est vraiment le père de Klaus et qu'est ce qu'il lui veut mdr très bientot. Merci pour ta review

Cassandre: oui rassure toi ça va continuer :) j'aime trop le klaroline pour m'arrêter aussi tot

lopi: j'ai encore été longue à poster la suite mais j'aime me faire désirer cest pas de ma faute mdr

Chapitre 11: La vengeance

point de vue externe

Mystic Falls, dans la maison des Lockwood.

Tyler était assis dans le salon, un verre de whisky dans la main droite et un paquet de cigarettes posé à ses côtés. Depuis quelques temps, il était devenu quelqu'un d'autre, une personne violente, irrespectueuse, agressive et perverse.

Sa famille, ses amis et son ex-petite amie avaient essayé de le calmer, de lui faire entendre raison mais rien n'y faisait, il n'en faisait qu'à sa tête. Tout avait dégénéré quand il avait décidé de se venger de Klaus en le paralysant et en cachant son corps dans un égout. Bien sûr, l'hybride original avait été délivré mais Tyler, impulsif comme il était, ne comptait pas en rester là.

Il prit son téléphone qui trainait sur la table du salon et composa un numéro. Au bout de la quatrième sonnerie, il entendit au bout du fil :

« Tyler, quelle surprise de voir ton numéro s'afficher. Qu'est ce que tu veux ?»

Cette voix était celle d'Hayley, la louve qui avait aidé Tyler dans son idée de vengeance.

« Est ce que tu as encore le numéro de la sorcière qui nous a aidé à se débarrasser de Klaus?

Oui je dois l'avoir quelque part. Pourquoi ?

Klaus est de retour. Caroline l'a libéré et il est hors de question que j'en reste là. J'ai donc besoin de cette sorcière pour refaire le même sort que la dernière fois.

Tu as encore un hybride à sacrifier au moins ?

Oui, je devrais pouvoir en trouver un quelque part, tu peux m'envoyer le numéro par sms s'il te plaît ?

Oui pas de soucis. Tu veux que je revienne en ville pour t'aider ou pas ?

Non pas la peine Hayley. Je dois régler certaines choses avec Klaus avant, je t'appellerais quand ça sera fini. »

Et il raccrocha immédiatement, but une nouvelle gorgée de sa boisson et attendit le numéro de la sorcière. Quelques minutes plus tard, son téléphone sonna et indiqua un sms reçu. Il l'ouvrit et enregistra le numéro de téléphone y figurant dans son répertoire. Ensuite il tapa :

« Salut, je ne sais pas si tu te souviens de moi. Je suis Tyler, un amie d'Hayley. J'aimerais que tu reviennes à Mystic Falls pour refaire le même sort que la dernière fois. Tiens-moi au courant.»

Quelques minutes après, il reçut en réponse :

« C'est d'accord, je reviendrais la semaine prochaine si tu veux.»

Tyler reposa son téléphone fier de lui. Il allait enfin avoir ce qu'il attendait depuis des mois : la disparition de Klaus. Et cette fois ci, personne ne pourrait l'en empêcher.

Point de vue de caroline

J'étais arrivée à l'endroit où j'avais donné rendez vous à Tyler. Pour pouvoir l'attirer encore plus vite, je n'avais pas hésité à m'habiller comme il aimait c'est à dire une mini jupe en jean noire et un maillot gris en dentelle avec un décolleté assez plongeant. J'étais là, dans le froid, à l'attendre et je devais bien avouer que les minutes commençaient à devenir très longues au point que je regardais ma montre toutes les deux secondes.

Il finit par arriver, les mains dans les poches et le sourire suffisant, et quand il me vit son regard se transforma et devint un regard emplit de luxure. Il avait envie de moi et rien que d'y penser j'en avais la nausée et une boule au niveau de l'estomac.

Il s'approcha de moi et me dit:

« Tu as mis le paquet pour me reconquérir chérie ça fait plaisir.

Oui en fait j'ai bien réfléchi et tu me manques trop. J'ai envie de te laisser une nouvelle chance, de nous laisser une nouvelle chance.»

Son regard brilla encore plus et il m'attira à lui pour m'embrasser. Je le repoussais gentiment et lui déclarai, en essayant d'avoir la voix la plus aguicheuse possible:

« Suis moi. On va aller dans un endroit plus discret.

D'accord » me répondit-il avec le sourire

Je lui pris la main et nous descendîmes les escaliers qui menaient au souterrain. J'avais le cœur qui palpitait, la gorge qui se serrait et les mains qui devenaient moites. Il fallait absolument que je me calme si je ne voulais pas gâcher le plan.

Arrivés en bas, Tyler m'attira à lui et m'embrassa. Je me laissai faire en priant pour que Klaus, Kol et Stefan se dépêchent d'intervenir. Sentir la langue de Tyler dans ma bouche me donnait envie de hurler et sentir ses mains sur mes hanches me dégoûtaient.

Plusieurs minutes passèrent et personne n'arriva. Soudain Tyler me lâcha, me regarda dans les yeux et me poussa contre le mur opposé. Ma tête claqua contre celui -i et c'est sonnée que je lui criai :

« T'es malade ou quoi ? T'es pas obligé d'être aussi brutal.

Tu ne croyais quand même pas que j'étais assez stupide pour tomber dans ton piège ? J'ai su à la seconde où tu m'as envoyé un message que c'était un plan contre moi. Tu n'es qu'une traîtresse Caroline et comme je t'ai dis il y a quelques temps: soit tu es avec moi soit tu es contre moi... Et tu as choisi ton camp on dirait.»

Tyler avait le regard froid même glacial. On aurait dit qu'il était possédé. Soudain, il plongea sa main dans ma poitrine, tenant mon cœur chaud dans sa paume ce qui me fit suffoquer. J'essayais d'appeler Klaus mais le son n'arrivait pas à ma bouche, tout ce qui en sortait était un murmure presque inaudible.

« Je crois que ce que je m'apprêtes à faire va être plus jouissif que de tuer Klaus tout de suite. Je vais d'abord te tuer toi puis je lui enverrais un message en me faisant passer pour toi. Quand il arrivera ici, il te verra morte et je peux te garantir que voir la souffrance dans ses yeux va être jubilatoire»

Et sans me laisser le temps de réagir, il tira sur mon cœur et le sorti de ma poitrine...

Je me réveillais en sursaut, le corps couvert de sueur et tremblant. C'était juste un cauchemar, un horrible rêve. J'étais essoufflée et j'avais du mal à retrouver mon calme. Et si ça se passait mal ? Et si Tyler découvrait le plan et me tuait ? Je commençais à ressentir une bouffée d'angoisse, une boule à l'estomac et j'avais la respiration qui se coupait de plus en plus. Soudain, en posant ma main sur mon oreiller, je sentis le collier de Klaus et le pris dans ma main. Son contact m'apaisa immédiatement comme si je savais qu'il ne laisserait pas Tyler me faire du mal. Il avait dit qu'il me protégerait et je le croyais. Jusqu'ici, il n'avait rien fait pour me blesser ou pour me faire du mal. C'est un peu plus rassurée que je me levai et me dirigeai vers ma commode. Je pris mon portable et écrivis

« Salut Ty, c'est Caroline. J'ai quelque chose de très important à te dire et j'aimerais bien qu'on en parle en privé. Rejoins moi dans la forêt au niveau des souterrains vers 14h comme ça on ne sera pas dérangé. Bisous. »

J'ajoutai un petit cœur et envoyai le message à Tyler. Je me mis à taper mes doigts contre le rebord de l'armoire en appréhendant la réponse. Quelques minutes après mon téléphone se remit à sonner et je lus :

« Ton message m'a fait très plaisir et m'intrigues. Je te rejoins là-bas tout à l'heure et j'ai hâte d'y être pour savoir ce que tu veux me dire. Bisous ».

Je me remis à respirer normalement. Pour l'instant, le plan se déroulait parfaitement et j'espérais que ça allait continuer. Je décidais d'envoyer un message à Stefan et Klaus pour les prévenir. J'écrivis donc:

« Tyler me rejoint à 14h au niveau des souterrains. Soyez déjà là-bas avec Bonnie et tenez vous prêt. »

Je regardai l'heure et la panique me gagna de nouveau. Il était déjà 11h et il ne me restait plus que trois heures avant d'affronter Tyler. Mon rêve était encore présent dans ma tête et j'avais un mauvais pressentiment.

Pour passer le temps, je me mis à faire le ménage avec la musique à fond dans la maison. Je dansais et chantais et ça me faisait un bien fou. Tout allait bien se passer, j'étais en sécurité et Tyler serait bientôt hors d'état de nuire.

Il fallait absolument que je sois confiante et sereine sinon Tyler remarquerait mon trouble et le plan serait un échec. Je décidai d'aller me préparer pour être sûre de ne pas être en retard.

Une heure plus tard, j'étais prête. J'avais choisi de ne pas porter la même tenue que dans mon rêve par peur de le voir se réaliser. A la place, je portais un jean noir, un débardeur gris et une veste en jean de la même couleur. Je sentais une angoisse se nicher au creux de mon estomac et une nausée persister. Je me sentais étouffer toute seule chez moi et je décidai d'aller faire un tour histoire de me détendre et d'éviter de devenir folle.

Je ne savais pas trop où aller alors je me dirigeai vers la maison des Salvatore. Il fallait que je parle à Stefan car il était le seul capable de me détendre et de me rassurer. Arrivée devant le manoir, je frappai et quelques minutes plus tard, Damon vint m'ouvrir la porte.

« Blondie, qu'est ce que tu fais ici ?

Stefan est ici ?

Oui dans sa chambre. Vas y »

Il se poussa pour me laisser passer et je m'engouffrai à l'intérieur. Je montai à l'étage et frappai doucement à la porte de la chambre. Stefan dit :

« Entre Caro »

Je pénétrai donc dans la pièce et vit mon ami assis sur le canapé en train de boire un verre de vin. Je m'installai à côté de lui et lui demanda d'une petite voix :

« Je ne te dérange pas j'espère. J'étais en train de devenir dingue chez moi à stresser pour cet après midi.

Pourquoi stresses tu ? Tout va bien se passer, tu n'as aucune raison d'avoir peur.

Je ne sais pas mentir et j'ai peur que Tyler se rende compte que c'est un piège Qui sait ce qu'il serait capable de me faire ?

Tu ne seras pas toute seule. Je serais là ainsi que Klaus et Kol. Aucun de nous me te laissera tomber. Il ne t'arrivera rien car on sera là pour te protéger. Je ne pense pas que Klaus laisserait Tyler te faire du mal vu à quel point il tient à toi. »

Je me retournai vers Stefan et le regardais surprise par sa dernière phrase. Il me regarda à son tour et me dit :

« Quoi ? Tu ne vas pas me faire croire que tu n'es pas au courant que Klaus craque pour toi. Tout le monde le sait, il suffit de voir la façon dont il te regarde. »

Stefan n'avait pas tort. A chaque fois que Klaus me regardait, j'avais l'impression d'être la personne la plus belle et la plus importante pour lui. Ça me faisait du bien de me sentir à ce point désirée par quelqu'un surtout quelqu'un comme lui qui peut avoir toutes les filles qu'il veut.

Voyant que Stefan attendait que je réponde quelque chose, je dis simplement :

« Oui je sais, » en me sentant rougir.

« Alors tu n'as aucune raison de paniquer. Il ne t'arrivera rien. »

J'opinai de la tête et lui souris. Il arrivait vraiment à me détendre et je lui en était reconnaissante. Je regardai l'heure sur son réveil et vis qu'il était déjà 13h30. Je me levai donc et déclarai :

« Je vais bientôt y aller. On se voit tout à l'heure.

D'accord.»

Je quittai la chambre de Stefan et me dirigeai vers la porte d'entrée quand je vis Damon s'approcher de moi et me dire:

« Stefan m'a parlé de votre plan contre Tyler. Bon courage Caroline, ça va bien se passer et tu es très courageuse de faire ça. »

Je le remerciais avec un sourire et sortis de la maison.

Je pris tout de suite le chemin de la forêt et m'engouffrai à l'intérieur. Il me fallut à peine dix minutes pour arriver sur le lieu du rendez vous. Je m'assis sur un tronc d'arbre en attendant Tyler.

J'essayai de me détendre en écoutant le bruit du vent, le chant des oiseaux dans les arbres et je pris le collier de Klaus qui se trouvait toujours dans ma poche et me mis à jouer avec.

Je commençais à me détendre mais soudain, tout changea. Je reçus un message de Stefan me disant qu'il ne pourrait pas être dans les souterrains avec moi car il avait quelque chose à régler avec son frère concernant Elena.

Bien sûr, je passai toujours après Elena c'était logique. J'allais affronter Tyler pour éviter que Klaus meurt et que, par la même occasion, on se fasse tous tuer mais je n'étais pas une priorité pour les Salvatore.

J'essayai de me convaincre que Stefan n'avait pas besoin d'être là, que Klaus et son frère pourrait me défendre tout seul mais j'avoue que j'avais peur quand même.

J'entendais mon cœur battre tellement fort dans ma poitrine que je crus qu'il allait exploser et je fus reconnaissante de ne plus être humaine sinon je serais sûrement morte d'une crise cardiaque. Je tentai d'appliquer une technique de yoga que j'avais vu à la télé mais au lieu de me détendre, ça avait l'effet inverse.

Soudain, je sentis mon téléphone sonner dans la poche de mon jean et le pris. Le nom de la personne qui m'appelait me fit sourire et je décrochai:

« Allô, » dis je le sourire aux lèvres

« Calme-toi, » me répondit la douce voix aux accents anglais de Klaus.

« Je suis calme, qu'est ce que tu racontes ?»

Bien sûr c'était un énorme mensonge mais il ne pouvait pas s'en rendre compte à distance.

« Love, tu as des talents mais le mensonge n'en fait pas partie crois moi. Je suis dans le souterrain et j'entends ton cœur battre la chamade d'ici.»

Bon j'avais oublié ce détail. Klaus était un vampire doublé d'un loup garou donc il avait une ouïe sur développé.

« En même temps, c'est logique que je sois stressée étant donné que mon hybride d'ex copain qui est devenu perturbé et violent va débarquer d'une minute à l'autre et que je ne voudrais pas qu'il me morde.

Je viendrais te défendre sweetheart même si pour ça je dois lui arracher la tête. Détends-toi ça se passera bien.» et il raccrocha

Je me sentis immédiatement rassurée sans savoir expliquer pourquoi. Stefan avait essayé de me calmer plusieurs fois en vain et Klaus y arrivait sans difficulté. Il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond chez moi. Je devrais être comme tous mes amis et être anxieuse au contact de l'hybride mais c'était l'inverse qui se produisait. C'était peut-être le fait de savoir qu'en dépit de tout ce que j'avais fait contre lui, mes nombreuses diversions et manipulations, il avait toujours été là pour moi et avait toujours cherché à me protéger.

Je fus coupé de mes réflexions par un bruit venant des bois. Je vis Tyler arriver un sourire aux lèvres. Je rangeais le plus discrètement possible le collier dans ma poche arrière et m'approchai de lui et lui dis:

« Je suis contente que tu sois venu !

Ton message m'intriguait. Qu'est ce qui t'arrive?»

Mon appréhension arriva de nouveau. Je revoyais mon cauchemar de cette nuit et me mis à prier pour qu'il ne produise pas. Soudain, j'entendis dans ma tête :

« Détends toi ça se passera bien»

et la voix de Klaus me détendis immédiatement. Je le savais, tout prés, et cela suffisait à faire diminuer mon angoisse.

« En fait, je voulais qu'on parle de nous, de la situation. Je n'aime pas qu'on soit en conflit et j'aimerais arranger les choses.

Après m'avoir trahit en allant réveiller Klaus ?

Je sais que tu m'en veux pour ça et que tu auras du mal à me pardonner mais j'ai fais ça pour la mère de Bonnie. Je ne voulais pas qu'elle souffre comme j'ai souffert à la mort de mon père.

Tu me laisseras le neutraliser une nouvelle fois ? Ou tu comptes t'intercepter comme tu as tenté de le faire la dernière fois ?

Non je te laisserais faire parce que j'ai bien réfléchi et je comprends pourquoi tu fais ça. Après, si j'ai tenté de t'en empêcher la première fois, c'est parce que j'avais peur que tu veuilles le tuer et du coup de mourir aussi. Mais maintenant que je sais que tu veux juste le neutraliser je te soutiens.»

Je me mis à espérer que Klaus ne croit pas un seul des mots que j'étais en train de prononcer. Tyler me fixa, le regard dubitatif. Je voyais bien dans ses yeux qu'il était en train de se demander si je lui disais la vérité ou non et j'avais l'appréhension qu'il se rende compte que mes paroles n'étaient que des mensonges. Après tout, il me connaissait bien malgré tout ce qui s'était passé entre nous.

Pendant quelques secondes qui me parurent durer des heures, Tyler resta planté devant moi, me dévisageant sans un mot. Soudain, il me sourit et me dit :

« Tu m'as tellement manqué mon cœur, je suis content de voir que tu acceptes de sauver notre histoire»

Je n'arrivai pas à lui répondre donc je lui fis simplement un sourire qui, je l'espérai, ne paraîtrait pas trop faux.

Il me prit la main et me dit, d'une voix aguicheuse :

« On va chez moi ou chez toi ?»

Le ton qu'il avait employé pour me demander cela me dégoûtait et je dus me retenir pour ne pas faire une grimace.

« Ça ne te dirais pas de descendre dans le souterrain comme au bon vieux temps ?»

J'espérai qu'il ne se poserait pas de question et qu'il accepterait sans soucis. Il opina de la tête tout de suite et m'entraîna vers l'escalier.

A mesure que nous descendîmes, je sentais mon cœur battre la chamade, la respiration se bloquer dans ma gorge et mes mains devenir moites.

Je sentais l'humidité des souterrains m'entourer et cela ajouta un sentiment de stress supplémentaire. Je me sentais oppressée dans ce petit couloir, en compagnie de Tyler.

Arrivée en bas de l'escalier, je n'eus pas le temps de réagir que j'étais déjà appuyé contre le mur, le corps de Tyler contre le mien. Sentir ses mains sur mes hanches et son souffle sur mon cou me donnait des nausées et je me mis à espérer que Klaus et son frère arriveraient vite.

J'avais fermé les yeux et je tentai de respirer calmement quand soudain, je sentis un courant d'air suivit d'un énorme bruit sourd et d'un râle de douleur. J'ouvris les yeux et je restai bouche bée devant le spectacle qui se déroulait devant moi. Kol était devant Tyler, en position d'attaque. Il tenait dans sa main droite une batte de base-ball qui devait être responsable du bruit que j'avais entendu si on en croyait le visage de Tyler, couvert sur toute la partie droite d'un énorme hématome.

Tyler lança quelques insultes au visage de Kol qui lui souriait de manière sadique. L'hybride voulu remonter les escaliers et s'en aller mais fut rapidement arrêté par Klaus qui déboula à grande vitesse sur lui.

« Content de te revoir mon pote» lui dit-il avant de lui attraper le poignet et de lui casser avec force faisant hurler Tyler de douleur.

« ça c'est pour que tu vois ce que ça fait de se faire briser le poignet comme un chien »

Après avoir dit cela, il attrapa l'autre bras de Tyler et lui brisa à son tour, le faisant hurler.

« Et ça c'est pour la fois où tu m'as tendu une embuscade avec mes hybrides et où tu m'as paralysé»

Kol qui avait vu toute la scène se mit à rire et déclara :

« Ça fait du bien de te voir aussi en forme mon frère et entendre cet espèce de chiot des bacs à sable hurler de douleur est tellement jouissif si tu savais.»

Il s'approcha à son tour de l'hybride blessé et lui asséna un énorme coup avec sa batte ce qui fit tomber Tyler sur le sol. Klaus se baissa pour se mettre à son niveau, lui attrapa le menton et lui dit :

« J'ai appris que tu voulais de nouveau me paralyser et m'enfermer quelque part. Je décide de venir te voir pour régler cette histoire en face et tu es allongé par terre au premier coup de mon frère. Comme quoi j'avais raison dès le début quand je disais que tu n'avais pas le potentiel pour être un alpha.

Je ne voudrais pas jouer mon rabat-joie, » coupaKol, « mais je ne suis pas venu ici pour discuter avec cet idiot alors on arrête de parler et on agit.»

Puis il se tourna vers l'escalier et hurla :

« Bonnie on attend plus que toi. Dépêche-toi.»

La sorcière descendit les escaliers sous le regard plein d'incompréhension de Tyler. Quant à moi, j'étais appuyée contre le mur, à l'autre bout de la pièce et je regardai la scène. Mon ex tourna son visage vers moi et me fusilla du regard en hurlant :

« Tu n'es qu'une traîtresse Caroline, une traîtresse tu m'entends ? Je n'en reviens pas que tu sois tombée aussi bas ma pauvre. J'aurais honte si j'étais toi, tu me trahis ainsi que tes amis pour un mec comme lui. En fait, j'avais tort quand je disais que le fait que tu sois devenue vampire t'avais changé, tu es toujours la même garce égoïste et sans cervelle que tu étais à l'époque de ta vie humaine».

Je sentis mes yeux se remplirent de larmes et j'essayai tant bien que mal de les retenir. Il était hors de question que cet idiot me voit pleurer, qu'il sente que ses paroles me blessaient. Klaus, quant à lui, attrapa de nouveau le bras de Tyler et le brisa de nouveau avant de lui dire, en le regardant dans les yeux :

«Dis encore une fois du mal de Caroline devant moi et je te jure que ça ne sera pas ton bras que j'arracherai mais ton cœur directement.»

Puis il se tourna vers moi et me fit un sourire auquel je répondis à mon tour par un «merci» chuchoté.

Bonnie commença son incantation sous le regard amusé de Kol. On aurait dit un enfant qui attendait d'avoir son cadeau de noël. Il avait l'air tellement impatient que le sort fasse effet que ça en était hilarant.

La sorcière se tourna vers les Mickaelson et leur fit un signe de la tête pour leur confirmer que c'était prêt. Les deux frères attrapèrent chacun un bras de Tyler, qui se débattait tant qu'il pouvait en vain. Ils l'entraînèrent vers le fond du souterrain, dans la cage et l'y jetèrent. L'hybride s'écrasa au sol dans un bruit sourd et dans un râle de douleur. Il resta allongé quelques secondes puis il se leva à vitesse vampirique et voulut courir vers la sortie. Il fut repousser en arrière par un champ invisible et son regard passa de la colère à l'incompréhension.

« Qu'est ce qui se passe ? Hurla t-il

Tu es dorénavant coincé ici mon pote, » annonça Klaus.

Ne te plains pas, moi je voulais qu'on te tue mais mademoiselle Forbes ne voulait pas ! » dit Kol en se tournant vers moi, le sourire aux lèvres.

Quand je sortirais d'ici, je vous tuerais tout les deux », hurla Tyler en fixant Klaus et son frère du regard.

Tyler paraissait possédé. Il tournait en rond comme un lion en cage, cherchant un moyen quelconque de s'enfuir de sa prison, sous le regard amusé de Kol qui se retenait pour ne pas pouffer de rire. Quant à Klaus, il avait une attitude neutre, normale. Néanmoins, je pouvais voir dans son regard qu'il se réjouissait du spectacle auquel il assistait. Soudain, Tyler se retourna vers moi, le regard glacial, et hurla:

« Quant à toi Caroline, je te jure que tu vas me le payer. Dès que je sortirais d'ici, je vais me venger. Tu vas regretter de m'avoir trahi comme ça.»

Son regard me glaça le sang et ses paroles me paralysèrent sur place, me faisant trembler de tout mon corps. Je jetai un regard inquiet à Klaus et Kol et m'enfuis à vitesse vampirique. Je voulais mettre la plus grande distance possible entre ce souterrain et moi, entre Tyler et moi. Je courus le plus rapidement possible et poussai un hurlement quand je sentis un bras sur mon bras. Je me retournai et vis Klaus. Il m'avait suivi bien sûr et me regardait d'un air inquiet.

Je sentais les larmes monter et je dus faire un effort surhumain pour ne pas pleurer. Klaus resta plusieurs minutes à me regarder, sans un mot, et enfin il ouvrit la bouche pour me dire:

« Love, parle moi. Je déteste te voir aussi silencieuse, toi qui est toujours un moulin à paroles »

J'aurais dû être vexée par cette phrase mais à la place, elle me fit sourire.

« Il va me tuer... Tu te rends compte ? Quand il sortira il me tuera.

Quand il sortira Love... ce qui n'arrivera pas tout de suite alors arrête de t'inquiéter. Et même quand il sortira, je ne le laisserai pas toucher un seul de tes cheveux. Tu n'as aucune raison d'avoir peur.

C'est facile pour toi de dire ça... Tu es beaucoup plus fort que lui, tu ne risques pas grand chose. Moi je suis faible comparé à lui. Il suffit qu'il me morde et je meurs.»

Je m'en voulais d'être aussi agressive mais je ne pouvais pas m'en empêcher. J'avais peur de la sortie de Tyler, de sa réaction. Et Klaus avait beau dire qu'il serait là pour me protéger, il ne pourrait pas être présent vingt quatre heures sur vingt quatre et Tyler trouverait bien un moyen de me faire payer son enfermement.

Klaus me laissa dans mes pensées pendant quelques minutes puis il me dit, en me tendant la main :

« Allez viens Love.

Où ? Lui demandais je curieuse

Tu as besoin de te détendre, de décompresser donc je t'invite à aller boire un verre.

T'es sérieux ?»

Quelle question ! Bien sûr qu'il était sérieux. S'il y avait une chose que j'avais appris sur lui depuis qu'il venait me parler c'est qu'il faisait toujours ce qu'il disait. Il était têtu et quand il voulait quelque chose, il finissait par l'avoir.

« Bien sûr que je suis sérieux, sweetheart. On y va alors ? »

J'aurais dû dire non. J'aurais dû lui dire que ce n'était pas possible, qu'il devait arrêter de venir me parler, de me faire des compliments et des attentions à mon égard. J'aurais dû refuser par égard pour mes amis. Comment allaient ils réagir quand ils me verraient arriver au Mystic Grill en compagnie de Klaus ? J'aurais dû mais je ne pouvais pas dire non. En fait, je n'en avais pas envie et ça me faisais peur. Depuis quand passer du temps avec Klaus ne me dérangeait plus et au contraire me plaisait assez bien. Voyant qu'il avait toujours son regard sur moi, je lui souris et dit :

« D'accord, on y va.»

Et je lui emboîtais le pas, direction le Mystic Grill.

Point de vue de Klaus

Je me dirigeai vers le Mystic Grill au côté de la plus belle créature qu'il m'est été donné de voir durant mon longue existence. Pendant le trajet, qui paraissait trop court à mon goût, je ne pouvais pas m'empêcher de lui lancer de discrets coups d'œil. La brise légère faisait voler ses magnifiques cheveux blonds qui lui retombaient en cascade sur ses épaules et sur ses joues. Son parfum flottait dans l'air et me rendait complètement fou. Il me donnait des envies inavouables et il fallait absolument que je me calme. Je tentais de respirer tranquillement, de penser à autres choses mais l'odeur de Caroline m'arrivait en pleine figure, m'étant en péril mon self-contrôle. Soudain, elle se tourna vers moi:

« Tu veux bien arrêter de me regarder cinq minutes », me dit-elle me clouant sur place.

Moi qui pensait avoir été discret je me rendis compte que c'était raté et que Caroline était bien plus forte que moi dans ce jeu là. Ne voulant pas perdre la face devant elle, je lui dis :

« Ça va être dur de ne pas te regarder Love, je n'arrive pas à m'en empêcher.»

Elle se retourna en rougissant et je ne pus m'empêcher de sourire. C'est une des choses que j'aimais le plus chez elle : elle avait une si mauvaise image d'elle qu'elle était gênée du moindre compliment, de la moindre attention à son égard alors que, si elle arrivait à se voir comme je la voyais, elle saurait qu'elle était quelqu'un d'extraordinaire et elle ne serait plus jamais gênée qu'on la trouve spéciale.

Nous arrivâmes au Mystic Grill et je me tournais vers elle, un peu anxieux et lui demanda:

« Tu ne veux pas annuler ? Tu es toujours d'accord pour boire un verre ? »

J'avais une certaine angoisse qu'elle change d'avis, qu'elle ne veuille pas se montrer avec moi devant ses amis. Mais elle me sourit et m'annonça d'une voix moqueuse :

« Non je suis venu avec toi jusqu'ici pour rester à la porte comme une cruche pendant que tu bois un verre »

Elle avait des réparties extraordinaires qui me donnaient le sourire. Elle n'hésitait jamais à m'envoyer des piques pour me tester et j'adorais ça. Je lui ouvris la porte et l'invitai à entrer. Elle s'engouffra à l'intérieur et je la suivis.

Nous nous assîmes à une table, un peu à l'écart des autres et Caroline leva la main pour appeler le serveur.

« Tu veux boire quoi ? Me demanda t-elle

Un whisky.»

Le serveur, un gringalet d'une vingtaine d'années, s'approcha de nous et nous dit d'une voix pleine de luxure, en admirant la poitrine de mon ange :

« Vous voulez boire quelque chose ?

Non, on est venu ici pour jouer au tennis, » lui lança Caroline en me souriant, « bien sûr qu'on est venu pour boire un verre »

Le serveur devint rouge et se balançait sur ses pieds, mal à l'aise ce qui me fit rire encore plus.

« On va prendre deux whisky s'il te plaît »

Le serveur opina et se dirigea vers le bar. Caroline soupira et m'expliqua :

« Ce mec est au lycée avec moi et se comporte comme un pot de colle avec moi. Il passe son temps à me draguer, d'une façon lourde d'ailleurs et ne comprend pas que non c'est non.

Moi non plus je ne comprends pas que non c'est non » lui dis-je avec un clin d'œil.

Elle me sourit et cela me réchauffa le cœur. Depuis qu'elle était venue me sauver notre relation s'était améliorée de façon considérable.

Le serveur un peu lourd revint avec nos verres et s'en alla, nous laissant à nouveau tout les deux. Elle leva son verre et me dit :

« A toi qui ne comprends pas le sens du mot non »

Je lui souris et levai à mon tour mon verre:

« Et à toi qui te fais draguer par des gros lourds

Tu te comptes dedans ou pas ? » Me demanda t-elle le regard malicieux et le sourire aux lèvres.

« A toi de me le dire » lui répondis-je avec le même air.

Nous trinquâmes et commençâmes à boire nos verres. J'étais vraiment bien avec elle, je me sentais heureux et je pouvais dire qu'en mille ans ça n'était pas arrivé souvent.

Elle me demanda soudain :

« Ça fait longtemps que l'on a pas vu ta sœur et ton frère en ville, où sont ils ?

Elijah est parti en Europe, il va à des séminaires, à des conférences et visite de nombreux monuments et Reb est partie à Rome.

Qu'est ce qu'elle est partie faire là bas ?

Aux dernières nouvelles, elle avait besoin de vacances.

Tout le monde ne part pas en Italie quand il a besoin de vacances. Regarde moi, j'ai envie de vacances et pourtant je reste à Mystic Falls.

Personne ne t'empêche d'y aller Love. »

Cette conversation me rappelait celle que l'on avait eu lors de notre première soirée tout les deux, lors du bal organisé par ma mère. Je lui avais dit que je l'emmènerais à Paris, à Rome ou à Tokyo et j'avais l'intention d'honorer cette parole.

« Oui sauf que, pour aller en Italie, il faut avoir de l'argent et du temps ce que je n'ai pas.

Au pire tu hypnotises les hôtesses de l'air pour monter gratuitement dans l'avion et arrivée là bas, tu hypnotises les maîtres d'hôtel pour avoir une chambre sans payer. »

Elle rigola de son rire si craquant et me dit:

« Quelle excellente idée. Je pars tout de suite. »

Et elle fit semblant de se lever, me faisant sourire. Cette fille était vraiment une bouffée d'air pur, d'oxygène. Elle arrivait toujours à faire ou à dire quelque chose pour m'impressionner.

Le reste de la soirée passa rapidement, trop rapidement à mon goût. Nous commandâmes quelques verres supplémentaires, discutâmes de tout et de rien, de ses études, de ses projets pour l'avenir et ma douce voulut une énorme glace vanille-chocolat nappée de crème chantilly et de pépites de chocolat.

A la fin de son dessert, il lui restait un peu de chocolat sur le haut de sa lèvre supérieure. Je levai donc ma main vers elle et, de mon doigt, frottai sa bouche.

Elle me sourit, un peu mal à l'aise, son regard interrogateur. Je lui expliquai alors :

« Tu avais du chocolat. »

Elle rougit de plus belle et murmura, honteuse :

« Tu vas dire que je ne sais pas manger correctement, que je suis un bébé

Jamais je ne penserais quelque chose comme ça de toi Love. »

Il fallait absolument que je me calme, ça devenait critique. Des envies naissaient dans le bas de mon ventre et j'avais peur de ne pas pouvoir me contenir longtemps. Cette fille allait finir par me rendre complètement fou. Elle était la première qui, en mille ans, arrivait à me faire ressentir des choses comme ça. J'avoue que cela me faisait peur car elle était ma force mais en même temps ma faiblesse et je savais que, dorénavant, les gens pourraient se servir d'elle pour m'atteindre.

Nous restâmes encore quelques heures au Mystic Grill et, cette fois ci, la conversation se tourna vers moi. Je n'aimais pas me dévoiler, parler de ma vie mais la curiosité de ma douce avait eu raison de moi et je me surprenais à lui parler à cœur ouvert. Cela avait l'air de lui plaire car elle m'écoutait avec attention, me fixait d'un air captivée et me souriait à de nombreuses reprises.

Je lui parlais du début de ma passion pour la peinture, de ce que cela m'apportait. Elle voulut savoir si j'avais connu des poètes, des auteurs ou des peintres connus. Je lui expliquai donc que c'était moi qui avait tout appris à Monet, que c'était grâce à moi qu'il avait fait des toiles connues et respectées comme les siennes.

« Une fois, » lui dis je, « il était persuadé qu'il avait plus de fans que moi. Que les gens préférés sa peinture à la mienne. Nous avons donc décidé de faire un concours. Nous avons accroché nos deux toiles, l'une à côté de l'autre, et nous avons compté le nombre de personnes qui regardaient la sienne et le nombre de personnes qui s'arrêtaient devant la mienne. Je peux te dire qu'il y en avait plus devant la mienne et pourtant ses peintures étaient vraiment extraordinaires.

C'est vrai qu'elles sont superbes

Tu connais des peintures de Monet ? Lesquelles par exemple ?

Je ne connais pas le nom mais je les ai vu dans... »

Elle s'arrêta de parler sans finir sa phrase et rougit.

« Dans ?

Dans Titanic. Je sais je n'ai pas de culture générale.

Il ne faut pas avoir honte Love. Tu as peut être découvert ces œuvres dans ce film mais du coup tu les connais et c'est le principal. Et ce n'est pas une honte non plus de connaître Titanic, moi même je l'ai déjà vu et j'aime bien ce film.»

Elle sourit et regarda son téléphone. Soudain, son regard devint un peu plus triste et elle me dit :

« Il va falloir que j'y aille. J'ai douze appels manqués de ma mère, il serait peut être temps que je rentre chez moi si je ne veux pas me faire tuer.

Je vais te raccompagner sweetheart, je reviens.»

Je partis payer l'addition et quittai le restaurant en compagnie de mon ange. Le chemin jusqu'à chez elle se passa rapidement. Elle n'habitait qu'à quelques pâtés de maison du Mystic Grill. Nous arrivâmes sur le seuil de sa maison et je pouvais sentir une tension s'installer entre nous. Caroline avait les yeux baissés vers ses chaussures et n'osait pas me regarder. Quant à moi, j'avais une folle envie de la prendre dans mes bras et de l'embrasser. Je voulais sentir sa chaleur contre moi et ses lèvres sur les miennes mais je savais que c'était trop tôt pour elle. Je ne voulais surtout pas la brusquer et l'éloigner de moi.

« Merci pour la soirée », finit elle par me dire, « c'était vraiment très agréable. »

De rien Love, c'était un plaisir et je peux te dire que samedi ça sera encore mieux.

J'ai hâte d'y être alors, » m'avoua t-elle ce qui fit battre mon cœur un peu plus fort.

Elle commençait à s'éloigner quand soudain, elle se retourna de nouveau vers moi et me murmura :

« Au fait, je n'ai pas répondu à ta question de tout à l'heure.»

Voyant mon regard interrogatif, elle me dit :

« Quand tu m'as demandé de te dire si je trouvais que tu étais lourd dans ta façon de me draguer comme le serveur.»

J'avais complètement oublié ce détail mais c'est vrai qu'elle ne m'avait pas répondu. J'attendis alors patiemment sa réponse et fut heureux quand elle m'avoua:

« Non je ne trouve pas que tu sois lourd du tout, au contraire. J'aime beaucoup la façon dont tu te comportes avec moi.»

Son aveu la fit rougir et je trouvai ça adorable et charmant. Elle me fit un dernier sourire, ouvrit la porte de chez elle et s'engouffra à l'intérieur, me laissant seul sur le perron, la tête pleine d'espoir pour l'avenir

Point de vue de Caroline

Je venais de rentrer chez moi après ma soirée avec Klaus et j'étais vraiment bien. J'avais passé un excellent moment en sa compagnie et, étonnamment, ça m'avait beaucoup plu. Néanmoins, ma joie fut de courte durée car, à peine franchie le seuil de la maison, je vis ma mère descendre les escaliers, en pyjama. Elle avait l'air très en colère contre moi et hurla

« Où étais tu passé ? Tu te rends compte qu'il est 4h du matin ? Tu es partie toute l'après midi et tu n'as même pas pris la peine de me prévenir que tu allais rentrer tard. Est ce que tu te rends compte de la peur que j'ai eu ? »

Elle continua à crier pendant quelques minutes pendant lesquelles j'essayai, en vain, de trouver une excuse valable. Je voulais lui sortir un mensonge mais j'avais peur qu'elle s'en rende compte et d'aggraver mon cas. Je me décidai donc à dire la vérité

« Je suis désolée maman. Je sais que j'aurais du te téléphoner pour te prévenir mais je n'y ai pas pensé... J'étais au Mystic Grill avec... avec Klaus.»

Ma mère resta bloquée quelques secondes, sans réaction. Elle semblait paralysé par ce qu'elle venait d'entendre et j'avoue que je commençais à avoir peur. J'aurais du lui inviter un mensonge, ça aurait sûrement évité qu'elle se retrouve dans cet état.

J'étais à deux doigts d'appeler les secours pour leur dire que ma mère avait eu une attaque, quand soudain, elle sortit de sa torpeur et cria:

« Tu étais avec Klaus... Tu étais avec lui pendant toute la soirée et tu n'as même pas pris la peine de me prévenir. Connaissant son caractère impulsif, il aurait pu te faire du mal et je n'aurais même pas été au courant...

Arrête maman, la stoppai je immédiatement, Klaus ne m'aurait pas fait de mal. Il ne m'en a jamais fait et pourtant il aurait eu toutes les raisons du monde de le faire vu le nombre de fois où j'ai du aller le distraire. Il a voulu me payer un verre pour me détendre après mon après midi assez compliquée avec Tyler et nous n'avons pas vu le temps passer. Je suis désolée que tu te sois inquiétée et je te promet que ça n'arrivera plus mais je vais bien.»

Elle opina de la tête, encore sous le choc de mon aveu et remonta dans sa chambre. Quant à moi, je me dirigeai dans la cuisine pour prendre une poche de sang quand je sentis mon téléphone vibrer, je venais de recevoir un message de Klaus qui disait:

« Bonne nuit Love.»

Je me mis à sourire et lui répondis à mon tour:

« Bonne nuit à toi aussi...»

Et je me dirigeai vers ma chambre, le sourire aux lèvres en ayant hâte d'être à samedi pour le revoir une nouvelle fois.