Bonjour à toutes et tous !

J'espère que vous avez passé une excellente fin d'année 2012, et que 2013 commence bien pour vous !

Donc, maintenant que ma pause écriture est terminée, voici ce deuxième arc de mon

Cycle de la Rédemption, nommé Renouveau

On retrouve ici nos personnages préférés 1,5 mois après les évènement du premier arc. Et croyez-moi, ils sont loin de ce douter de tout ce qui les attend ;-)

Bref, j'espère que cette nouvelle fic, vous plaira et qu'elle sera à la hauteur de vos attente.

En tout les cas :

BONNE LECTURE !

Blabla officiel : Les personnages relatif à la licence Assassin's Creed ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété exclusive d'UBISOFT


Cycle de la Rédemption

Second arc


Renouveau

Chapitre 1 : L'un part…

Sa conscience réintégra lentement son corps, revenant des contrées lointaines du rêve où elle s'était égarée. Il sentit la réalité récupérer toute sa présence. Les draps frais, le matelas, le coussin, la caresse de la brise matinale s'engouffrant doucement par la fenêtre entrouverte, deux bras enserrant ses épaules avec tendresse, une présence dans son dos, un souffle sur sa nuque. Un sourire se dessina sur son visage et il se tourna sur l'autre flanc, ouvrant enfin les yeux pour voir le visage de la personne qui partageait son lit. Altaïr était aussi réveillé et lui rendit son sourire.

-Bonjour bel endormi, lâcha-t-il sur le ton de la plaisanterie d'une voix douce.

-Salut, répondit Malik avant de l'embrasser chastement.

Après quelques secondes, il rompit le contact et se reposa sur le coussin alors que l'autre se redressait.

-Tu veux des croissants ?

-Altaïr, soupira le cadre, tu en fait trop… Qu'est-ce qu'on avait dit ?

-Que tu ne voulais pas bouleversé tes habitudes, rappela le responsable marketing en arborant une moue dédaigneuse.

-Ce qui veut dire ? interrogea l'autre pour voir s'il se rappelait correctement de ses petites habitudes.

-« Lever à six heures maximum, un peu de fitness d'appartement pour la forme, une douche, un café, puis partir marcher dans le quartier un petit quart d'heure avant de reprendre un café au kiosque avec une collation pour les dix-heure et se rendre au travaille à huit heures au plus tard… Jamais de petit déjeuner, pas de compromis. » Cita Altaïr sur le timbre monotone d'un dictionnaire pour se moquer de son compagnon.

-Voilà, finalement t'es moins bête qu'au lycée, railla doucement ce dernier en lui déposant un baiser sur la joue.

Il s'extirpa du lit et s'étira de tout son long. Altaïr le regarda avec passion commencer son rituelle habituelle du lever, s'asseyant au sol pour entamer une série d'abdos. Il adorait le voir s'agiter ainsi, surtout de si bonne heure. Malik était en caleçon, et la sueur se formant lentement sur sa peau faisait ressortir le trait de sa musculature fine. Il sentit monter un certain désir, celui de s'extirper du lit et de se jeter sur lui comme une bête, mais il savait qu'il fallait y aller doucement avec lui. Bien qu'il ait accepté qu'ils s'installent ensemble (ce qui avait pris effet dès leur sortie de l'hôpital deux semaine plus tôt), il avait fallu trois jour pour qu'il conçoive l'idée de dormir dans le même lit, et il n'acceptait pour le moment ni de se faire toucher ailleurs qu'au visage ou qu'aux épaules et ne tolérait que les baisers chaste.

Tant pis, il avait déjà réussit la première étape, celle qui consistait à se réconcilier avec la personne qu'il aimait et de réussir à s'en rapprocher. Et comme disait le proverbe : « tout vient à point à qui sait attendre »

Il s'extirpa à son tour du lit et sortit de la chambre en annonçant qu'il allait prendre sa douche. La salle de bain était exactement dans le même état qu'à son arrivée. Parfaitement rangée et stérile, comme le reste de l'appartement d'ailleurs. La seule différence, s'était le système de couleur qu'avait mis en place le cadre. Toutes les affaires de toilettes déclinées en deux sets identiques de couleur différente. Violet pour Malik, vert pour lui, y compris les brosses-à-dents et les gobelets à rincer. Il avait d'ailleurs fait pareille avec les tasses à café, et tout le reste de la vaisselle. En voyant les linges parfaitement pliés, rangés en tas parfaits sur le meuble, un soupire lui échappa. Malik était resté célibataire pendant bien trop longtemps et avait fini par développer des sortes de TOC. Toute sa vie était réglée comme une minuterie, et il n'y avait pas la place pour des événements imprévus. La preuve, au dernier gros imprévue, il avait tenté de se suicidé avec ses médicaments…

Soupirant encore une fois, il se glissa sous la douche et tourna le robinet sur réglage froid. Une bonne douche glacée le détendrait un peu avant d'attaquer cette journée. C'était enfin le jour de son grand retour à la DaVinci Inc. Sa chirurgienne avait enfin autorisé à se qu'il reprenne le travail, et il en avait pas mal en retard.

oOoOoOo

Léonardo tapa pour la troisième fois à la porte de la salle de bain. Il commençait vraiment à en avoir marre. La salle d'eau de son appartement était occupée depuis plus d'une demi-heure par Assia et Desmond. Il ne faisait aucun doute que le bruit de la douche n'était qu'un faut prétexte pout s'envoyer en l'air.

Depuis l'enterrement, la secrétaire et l'étudiant s'étaient installé dans la chambre de se dernier, et semblait faire leur deuil en se sautant dessus à longueur de temps. Léo les avait même surpris à faire ça dans la salle de réunion le dimanche précédent. En fait, ce qui l'énervait le plus n'était pas tellement le fait qu'elle se soit presque installée dans l'appartement (la moitié de ses affaires étaient épars dans toute la baraque), ou qu'ils forniquent sans cesse. Non, ce qui l'énervait, c'était plutôt que tout cela lui rappelait qu'il était à nouveau célibataire et qu'il n'avait pas assouvit ses envie depuis un long moment… depuis sa rupture en fait. En plus de ça, il avait un certain nombre d'autres problèmes, plus ou moins importants, à gérer.

Pour commencer, les événements récents l'avaient forcé à annuler le contrat avec Madame de Fontdelait, une première en trois ans d'existence. Bien qu'il n'ait pas eu vraiment le choix : avec Rebecca au plus mal, deux employés à l'hôpital, son compagnon loin, une secrétaire aux abonnés absents et une responsable textile qui travaillait comme une sale à cause de ses problèmes relationnels, le projet Faste de Versailles n'avait aucune chance de voir le jour. Cette annulation avait eu des retombées désastreuse dans la presse people et la DaVinci Incorporation avait perdu de sa superbe aux yeux des gens. En plus de ça, la mauvaise humeur générale et l'anarchie qui régnait dans l'entreprise ralentissait le travail sur le 150e anniversaire de la ville. Sans parler du fait qu'il tournait au ralenti sans comptable. Il avait pourtant déjà eut plusieurs candidatures pour repourvoir le post, mais à chaque fois, ses employés s'étaient précipités pour refuser en bloc la venue d'un nouveau. Ils semblaient tous décidés à ce que le bureau de Shaun ne soit jamais remis à un autre.

La tête pleine de tous ces problèmes, il frappa plus fort à la porte en poussant une gueulée au travers. C'était CA salle de bain et il en revendiquait le droit de cuissage, un point c'est tout ! La douche s'arrêta et il entendit des gloussements à l'intérieur. Un instant plus tard, les deux jeunes sortaient de la pièce, enveloppés dans des linges, et traversaient le couloir pour aller s'enfermer dans la chambre de l'étudiant, continuant de glousser niaisement.

-Désolée Léonardo, lâcha tout de même la secrétaire en lui lançant un sourire navré au moment de fermer la porte.

Maudissant cette belle jeunesse insupportable, le blond entra dans la salle d'eau, saturée de vapeur, et ferma à clé. Il devait faire vite, il avait une réunion dans un quart d'heure. Et voir la seule personne qui lui apportait un peu de réconfort ces derniers temps

oOoOoOo

Lucy arriva au bureau avec une avance d'une heure, une prouesse inédite à laquelle elle s'efforçait depuis la mort de Shaun ? En fait, elle s'y astreignait affin d'éviter de croiser Connor. Il prenait le début de son service à 8h00, et elle n'avait absolument aucune envie de le croiser, ni de lui parler d'ailleurs. Il avait pourtant bien essayé d'ouvrir le dialogue, à plusieurs reprises, mais elle n'arrivait pas à lui pardonner de l'avoir placée dans la place de la femme adultère. D'accord, c'était elle qui l'avait allumé au départ, mais s'il était marié, il n'avait pas à se laisser faire. Il aurait dû lui dire directement qu'il était lié à cette foutue Avelyn DeGrandpré. Surtout que celle-ci avait trouvé le moyen de venir chercher son mari tous les soirs à la sortie du boulot. Bref, elle était partout : à l'hôpital quand elle allait voir ces amis, au boulot pour donner des cours de rattrapage à Desmond (qui avait manqué de louper son année) et à la sortie au bras du mec qu'elle aimait.

Soupirant profondément devant la grande baie vitrée, elle jeta un coup d'œil à sa montre et songea qu'elle avait le temps d'aller boire un café chez Mario. Elle traversa la rue, entra dans le bar et s'assis au comptoir. Le barman qui se tourna vers elle n'était pas le borgne habituel et elle sursauta vivement en le reconnaissant.

-Ezio ?! s'exclama-t-elle en manquant de tomber du tabouret.

-Salut Lucy, qu'est-ce que je te serre ?

L'Italien la regardait avec ironie, un torchon à la main. Il portait une chemise blanche, un jeans et un tablier taché. Un sourire moqueur étirait ses lèvres dans une attitude insolente.

-Café, merci… Qu'est-ce que tu fais là ? interrogea la jeune femme d'un air abasourdi, les yeux écarquillés.

-Il faut bien que je travaille, répondit l'autre avec un soupire, perdant son air sûr de lui.

-Mais... tu es toujours actionnaire à 49% de la DaVinci Incorporation, tu n'as pas à faire ça.

-De un, ça m'occupe, de deux, Léo m'a demandé de quitter sa vie, je ne vais pas revenir aux bureaux, affirma Ezio en préparant un café bien serré

Lucy ferma les yeux au moment où son interlocuteur posait la tasse de café devant elle. Elle se demandait comment on avait pu en arriver là, mais s'abstint de poser directement la question. Après quelques instants, se fut l'Italien qui demanda :

-Comment va Léo ?

-A ton avis ? rétorqua presque froidement la jeune blonde en buvant une gorgée du liquide amer. Comment veux-tu qu'il aille sans toi à ses côtés ?

-Tu marques un point…

-Et toi, depuis un moi qu'on ne te voit plus, tu deviens quoi ? A part barman, je veux dire ? interrogea Lucy. Tu vis toujours dans ce motel moisi ?

-Heureusement non, répondit son vis-à-vis avec un léger sourire. Altaïr m'a laissé son appartement, vu qu'il est partit vivre en face chez Malik.

-Tu sais qu'Altaïr recommence aujourd'hui, fit remarquer la jeune femme.

-Oui, vous allez enfin savoir ce qu'il vaut. Il n'avait pas vraiment eu le temps de vous le montrer avant la fusillade.

Le mot était tombé et un silence gêné s'abattit sur eux. Ezio se rendait compte qu'il venait d'aborder un sujet très délicat. A vrai dire, personne n'avait réellement osé aborder le sujet après l'enterrement de Shaun. Ils étaient encore tous sous le choc, et ils auraient beau dire ce qu'il voulait, faire semblant autant que possible de ne plus y faire attention, ils avaient tous perdu un ami. On ne pouvait jamais réellement s'en remettre. Mais la moindre des choses pour honorer la mémoire du défunt était de continuer, se forcer à avancer. Lucy termina son café en quelques gorgées, elle voulait se dépêcher de partir avant qu'on ne lui pose la question fatale, celle à laquelle elle avait l'impression de passer sa vie à y répondre. Elle posa le billet de un dollars et le brun encaissa. Elle attrapa son sac à main sur le comptoir et s'appétait à tourner les talons quand l'autre lâcha finalement :

-Et Rebecca ? Elle s'en remet.

Lucy se tourna et regarda son ami avec tristesse. Ezio compris le message et baissa les yeux en se mordant l'intérieur de la joue. La blonde lui lança calmement avant de sortir :

-Et si vous pensiez à lui demander vous-même, tous autant que vous êtes !

oOoOoOo

La moto s'arrêta devant l'immeuble, sur le trottoir, pile sur le stationnement interdit. La jeune femme, vêtue de vêtements sombres et sobres, retira son casque. Rebecca, les cheveux coupés courts et lissés désormais, posa son regard sur le petit balcon du deuxième étage. Elle sentit un pincement au cœur en se rappelant des souvenir qu'il lui évoquait. C'était sur ce foutu balcon que Shaun lui avait dit pour la première fois qu'il l'aimait.

Déglutissant difficilement, retenant une vague de larmes, elle s'avança jusqu'à la porte du bâtiment et pénétra dans le hall carrelé. Elle prit l'ascenseur et arriva sur le palier de l'appartement de son défunt petit-ami. Elle joua des clés dans la serrure et entra, tirant la porte derrière elle. Rien n'avait bougé depuis un mois et demi. Elle n'avait rien osé bouger, tout était à sa place d'origine. Il régnait dans la pièce une atmosphère étouffante car elle n'avait même pas tenté d'ouvrir les fenêtres pour aérer, de toute manière il n'y avait plus personne pour se plaindre. Tout était parfaitement immobile, même la poussière semblait se refuser à quitter les sols et les meubles pour voltiger dans les rayons de soleil matinaux. Mais le pire dans tout ça devait sans aucun doute être se silence assourdissant qui régnait en ces lieux.

Après quelques secondes d'immobilité totale, la jeune femme s'avança jusqu'au lit et s'y assis, de son côté habituelle, à droite. Elle resta un long moment ainsi, à embrasser le petit studio du regard. Elle se souvenait de tous les moments qu'elle avait passés ici, en compagnie de son amant. Elle attrapa le cadre photo sur la table de nuit et contempla son contenu. C'était une photo d'eux, à la fête foraine ambulante du printemps dernier. Il lui avait gagné un superbe ourson en peluche, qu'elle gardait depuis sur son bureau au boulot. En voyant cette image du passé, elle sentit la tristesse l'envahir à nouveau.

La noiraude n'arrivait toujours pas à admettre que tout ceci était définitivement révolu, que plus jamais le rouquin ne sortirait de la salle de bain adjacente, une serviette de bain autour des hanches pour lui demander si elle avait bien dormi (car il se réveillait toujours le premier et prenait une douche sitôt hors du lit); qu'il ne lui préparerait plus jamais de thé en lui faisant de longues théories sur « la boisson britannique par excellence »; qu'ils ne regarderaient plus jamais de comédie romantique, blottis l'un contre l'autre sous la couette qu'il ne lui sourirait plus jamais…

Pour la première fois depuis plusieurs semaines, elle sentit que les larmes coulaient malgré elle le long de ses joues et les essuya d'un revers de la main. Elle devait se montrer forte, absolument. Elle ne pouvait pas continuer à être une loque humaine. Elle devait absolument retrouver du poil de la bête, pour ses amis. Ils comptaient tous sur elle, surtout Léonardo qui se trouvait dans une situation précaire vis-à-vis des journaux.

En fait, Rebecca avait beau se répéter ça sans cesse, elle n'arrivait pas à s'en convaincre elle-même. Elle ne voulait pas aller de l'avant. Si elle acceptait de le faire, alors Shaun serait définitivement mort, et elle avait en terreur l'idée d'un jour l'oublier. C'était d'ailleurs surement la raison pour laquelle elle avait refusé de débarrasser les affaires du bureau de son défunt amoureux, ou encore de vider cet appartement.

La jeune femme ferma les yeux dans un soupire. Peut-être que si elle le souhaitait suffisamment fort, il réapparaitrait, même juste une seconde. Ô dieux qu'elle aurait aimé le revoir juste encore une fois, le toucher, l'embrasser, sentir sa présence et son odeur, entendre une ultime fois sa voix douce, son accent britannique, le voir sourire, ou même tiquer.

Alors qu'elle s'apprêtait à conjurer le Diable – s'il existait bel et bien – de prendre son âme en échange d'une dernière danse, elle sentit son estomac se contracter vivement. Rouvrant les yeux, la noiraude jeta un rapide regard au réveil digital sur la table de nuit et se leva pour ce précipité aux toilettes. Sitôt la lunette relevée, elle dégobilla son jus d'orange, son thé et son croissant. Elle pesta intérieurement contre l'inventeur des nausées matinales.

oOoOoOo

Clay s'installa à son bureau avec le regard d'un gamin à qui l'on venait d'offrir un jouet. Il glissa la main dessus, se demandant très certainement si ce qu'il vivait était réel ou non. Alors qu'il restait figé en mode contemplatif, la voix de Malik le ramena à la réalité.

-Donc, ce sera ton bureau à partir d'aujourd'hui.

-C'est génial M'sieur Malik, merci beaucoup.

-C'est Léonardo qu'il faudra remercier, il a pensé que ce serait mieux de t'installer dans mon bureau. Moi j'avais suggérer que le placard à balais t'irai très bien, se moqua le cadre.

-Je savais bien que vous ne m'aimiez pas ! ajouta le jeune homme sur le même ton, un large sourire sur ses lèvres.

A partir d'aujourd'hui, il était officiellement assistant dans les bureaux de la DaVinci Incorporation. Il regrettait un peu de ne pas avoir droit à son propre box, mais comprenait tout à fait qu'on le place sous la surveillance directe de son mentor. Un bureau disposant d'un PC avait été installé dans le box du cadre, à l'équerre avec le sien. De cette manière, il pourrait surveiller le travail de son élève tout en le laissant se débrouiller.

-Bien, je commence par quoi !? s'enthousiasma le jeune homme en sautillant sur son siège, allumant directement l'ordinateur.

Malik se glissa devant le sien avec un sourire amusé – c'était beau la jeunesse – en mettant ses lunettes.

-Recherches-moi tous ce que tu peux trouver sur les précédente fêtes de la fondation s'il te plait.

-A vos ordres, Chef ! s'exclama l'assistant en se ruant sur son clavier.

Secouant doucement la tête avec amusement, le cadre prit une gorgée de son café et se lança à son tour dans son travail en retard. Il avait pu reprendre depuis deux semaines déjà, mais il restait encore un mois entier de dossier à trier et à mettre en ordre. Etrangement, pour la première fois de sa vie, son esprit alla vagabonder hors de son box, ses pensées tournées vers Altaïr. Il avait envie d'être auprès de lui en ce moment précis et se trouva stupide et faible durant une seconde, juste avant de se laisser aller.

oOoOoOo

La journée était déjà presque terminée et Assia rangeait ses affaires tranquillement. Desmond rentra dans le bâtiment et passa en coup de vent devant elle, lâchant sur son bureau un petit billet sans toutefois lui adresser la parole. Avec un sourire intrigué, elle le regarda prendre les escaliers sans se retourner (cela la surpris un peu) et déplia le mot. Il lui proposait un plan Sex&Moquerie aux archives dans dix minutes. Elle rougit légèrement et jetant le billet à la corbeille à papier. Elle sentit son corps s'échauffer légèrement en s'imaginant d'avance ce qu'ils allaient faire et finit de plier son bazar. Elle se leva et se glissa discrètement jusqu'à l'étages, slalomant sournoisement entre les box pour se faufiler aux archives. Elle entrouvrit la lourde porte donnant sur la médiathèque de l'entreprise, plongée dans le noir, et avança jusqu'en son centre. C'était une pièce carrée, avec un espace central entouré de bibliothèque. Desmond l'attendait, adosser à une étagère, un sourire lubrique sur le visage. Il s'avança vers elle et l'embrassa, d'abord doucement, puis plus langoureusement en glissant une de ses mains dans son dos, sous le chemisier, alors que l'autre faisait remonter le pant de la jupe de tailleur. Avec un gloussement, elle le repoussa un peu et le regarda droit dans les yeux, demandant dans un murmure :

-Tu ne crois pas qu'on exagère un peu ?

-Tu dis ça parce que c'est risqué ? lui susurra l'étudiant en lui embrassant le creux de l'épaule.

-Entre autre, oui…

-Et pour le reste ? demanda-t-il en attaquant l'oreille, arrachant un frisson à la jeune femme.

-Je pense qu'on est devenu accro au SM, fit-elle en repoussant doucement l'autre. On devrait ralentir je pense.

-Tu n'aime pas quant on le fait ? interrogea puérilement le jeune homme en la regardant d'un air étonné.

¨ -Ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit, soupira l'autre. Nos petites parties de jambes en l'air sont extra, mais reconnait qu'on doit ce calmer. Cinq fois par jours depuis deux semaines, c'est pas une vie, c'est de la dépendance…

-Donc, qu'est-ce que tu propose ? demanda Desmond en penchant légèrement la tête d'un air dédaigneux.

Assia réfléchit une seconde, soupira, puis proposa :

-On devrait arrêter, ou au moins réduire nos ébats à une fois-deux fois par semaine maximum.

-Tu es folle ?! s'exclama à moitié le jeune homme. J'ai trop de pulsion en ce moment pour réduire autant…

-Alors trouve quelqu'un d'autre Desmond, trancha la jeune femme avec plus de rudesse qu'elle n'aurait voulu.

-Mais… c'est de toi que j'ai envie Assia, tenta piteusement l'étudiant.

-Allons, fit-elle en lui caressant la joue dans un geste de tendresse. On était pourtant d'accord sur ce point dès le début, non ?

-Je sais, soupira le jeune homme.

-Toi et moi ça ne pourrait pas marcher correctement, il faut qu'on s'en tienne à notre plan initial.

-Sex et moqueries, soupira encore l'autre. Donc, tu n'as jamais espérer plus ?

-Au début, c'était un peu en désespoir de cause, et pour toi aussi. Et après l'enterrement, on avait besoin de réconfort pour oublier, mais on doit avancer maintenant Desmond.

-Très bien… répondit simplement le jeune homme, un peu vexé quant même, en détournant le regard.

La secrétaire remarqua son air piteux et sourit doucement. Elle s'avança d'un pas et lui déposa un baiser sur les lèvres. Il sursauta légèrement, mais ce laissa faire. Une fois l'étreinte rompue, il demanda :

-Du coup, toi et moi on est quoi l'un pour l'autre ?

-Pour moi tu es mon meilleur ami et mon confident, sourit-elle.

-On appelle ça un sexfriend, se moqua le jeune homme.

-Si tu veux, gloussa sa vis-à-vis.

-On le fait quand même ce soir ? En souvenir du bon temps ?

-Desmond, s'indigna la jeune femme sur le ton de la plaisanterie.

-D'accord, tu as gagné : plus de sexe !

-Pour les moqueries par contre : tu accepte d'aller boire un verre ?

-Ok.

Ravie de le voir accepter la situation, ils sortirent de la salle des archives, descendirent avec l'ascenseur, et se rendirent au bar en face. Ils eurent à peu près la même réaction que Lucy en découvrant Ezio en barman, et éclatèrent de rire à l'unisson.


Voilà, je sais que pour l'instant, il ne se passe rien de spécial, mais comme dit le proverbe, il faut bien « mettre en place ». En tout cas, j'espère sincèrement que cet première partie vous à plu !

On se retrouve rapidement pour la seconde partie de cette introduction :

Chapitre 2 : …Les autres restent

Merci d'avoir lu !