Sir Arthur Conan Doyle est l'auteur génial qui a façonné les personnages utilisés ici, Moffat et Gatiss sont de superbes scénaristes qui ont transporté ces personnages au XXIè siècle. Lara et Benedict sont de magnifiques interprètes qui forment un beau couple.

J'avoue que ce one-shot était un lemon pur et simple mais c'est devenu quelque chose d'autre.

Avertissements: lemon, lime, angst. J'ai changé le rating en T mais les deux premiers chapitres de cette histoire seront du niveau M. A vos risques et périls!


Imprévu


Une douce nuit étoilée s'étendait de part et d'autre de la ville millénaire de Londres, les étoiles brillaient de mille feus et aucun nuage ne venait obscurcir la douce lueur de la lune. D'aucuns penseraient que cette nuit était parfait, propice au rêve et à l'imagination, certains poètes se mettaient à écrire et à imaginer quels anges ils pourraient rencontrer. D'autres fixaient rêveusement les étoiles qui rappelaient les diamants portés par les belles princesses et leurs beaux princes qui devaient les rejoindre cette nuit.

Certaines princesses prenaient beaucoup de temps à se préparer, d'autres femmes également, ce soir était vraiment particulier, il sonnait la journée des amoureux et sans aucun doute, la nuit des amants. Une d'entre elles avaient plutôt bien compris le concept et voulait surprendre encore une fois celui qui partageait ses nuits. Cet amant était un aventurier, un bel homme fort et supérieur par son intellect. Un sil bel amour !

Cet homme lavait charmée dès qu'elle l'avait vu sur cette photo étalée en page une du journal avec sa casquette si amusante. Elle pensait beaucoup à lui tout en peaufinant les détails de sa coiffure et de sa tenue. Elle mit encore un peu de couleur à ses yeux et ses hautes pommettes pour admirer encore une fois le résultat final. Elle n'était plus la dominatrice, mais une femme qui désirait se plaire et plaire aux autres. Elle avait gardé le rouge sur les lèvres mais elle n'avait pas mis de fard à paupières.

Son amant serait vraiment surpris lorsqu'il serait de retour à leur appartement, Lestrade devait encore le retenir pour une affaire. Mais elle savait qu'ils ne seraient pas dérangés cette nuit, John était parti au restaurant avec la belle Mary Morstan et elle se doutait fortement que la fin de la soirée serait des plus doux entre eux. L'alcool était un précieux allié durant ce rendez-vous galants.

Puis la belle femme se leva et prit le chemin de la chambre qu'elle partageait avec Sherlock au 221B Baker Street depuis que John était parti avec Mary. Elle effleura avec délectation le drap de soie blanche et huma avec délice le parfum des chemises de Sherlock. Son parfum rappelait la fraicheur du printemps et l'odeur vive du vent qui frappait le visage et en même temps, elle percevait une certain fragrance presque cachée qui rappelait la une certaine innocence. Irène reposa la chemise avec un soupir et posa sa tête sur le vêtement noir pour attendre le retour de Sherlock.

Sherlock - Irène - Sherlock - Irène - Sherlock

Plus tard, beaucoup plus tard, le détective rentra chez lui, étonné par l'absence d'Irène sur le fauteuil près de la cheminée, elle était pourtant de retour après une tournée européenne pour promouvoir son album. Il aperçut l'écharpe de La Femme posée sur le dos dune chaise et il l'accrocha au portemanteau de l'appartement. Au moins, elle était présente. Il enleva son propre manteau et son écharpe près des affaires d'Irène le plus silencieusement possible.

Il mangea un morceau de pain recouvert de beurre préparé auparavant pas l'attentionnée Mrs Hudson pour se diriger finalement vers sa propre chambre. Il ouvrit la porte avec douceur et lenteur pour ne pas réveiller celle qui dormait dans son lit, il déboutonna sa chemise et la laissa tomber à terre. Il n'avait jamais beaucoup aimé les conventions sociales. Seulement vêtu de son pantalon, il s'assit sur le lit déjà occupé et se pencha vers Irène. Son cœur battit à la vue de la femme étendue face à lui, il s'émerveillait par la douceur des cheveux d'Irène et porta une mèche à son nez, appréciant pleinement son arome.

C'était encore avec une main tremblante de désir qu'il caressa la joue d'Irène, puis, avec une certaine innocence, déposa un baiser sur la joue de la belle. Il aimait beaucoup la voir endormie, naturelle et apaisée. Il repoussa les draps en silence et faillait les lâcher par surprise : Irène ne portait pour seul vêtement qu'un corset de cuir noir. Et il jeta un coup d'œil à son visage pour s'apercevoir qu'elle était finement maquillée.

- Une fois de plus, M. Holmes. L'amour est un dangereux désavantage.

Il resta interdit pendant quelques minutes, gardant le drap dans ses mains jusqu'à ce qu'il se rendre compte du ridicule de sa position. Il lâcha le tissu soyeux pour mieux observer la femme qui se dressait comme une lionne sur le lit, dominante et puissante. Il savait ce que cette femme avait en tête pour la suite des événements et déglutit difficilement, quand elle était comme ça, elle ne lui faisait pas de cadeaux. Il détestait perdre par-dessus tout. En plus, depuis que Lestrade savait qu'Irène l'avait battu dans son ancienne vie, il ne cessait de l'asticoter sur cette défaite plutôt cuisante.

- Vous me regardez d'un air si ébahi M. Holmes. Tellement ébahi, que vous en oubliez le danger face à vous.

Sherlock sentit une paire de bras l'enlacer au niveau de la taille et son corps bascula au niveau du lit. Mais Sherlock remarqua qu'Irène ne se montrait pas aussi forte que d'habitude et jeta un coup d'œil à son visage, il paraissait émacié et fatigué. Une tournée était toujours éprouvante mais Irène était infatigable comme lui et se risqua un regard vers son corps, il était aussi fin que d'habitude et pourtant, une légère rondeur venait déformer son ventre. Il posa la main sur cette rondeur et Irène frissonna à ce contact si tendre, si affectueux, si gentil. Elle prit la main de Sherlock entre les siennes et les pressa contre son ventre et sourit avec une affection et une émotion que Sherlock ne lui connaissait pas. Elle lui avait caché ce fait, elle…

- J'attends votre enfant M. Holmes. J'ai demandé à un spécialiste de prélever quelques cellules amniotiques, ils ont analysé l'ADN, c'est le tien Sherlock.

Voilà pourquoi elle n'avait pas appelé, voilà pourquoi elle avait été si secrète ces derniers temps ! Voilà pourquoi elle portait ce corset plutôt couple ! Elle voulait être à l'aise dans ses mouvements. C'était une immense surprise pour lui. Puis il se rendit compte qu'il serait bientôt père, c'était si irréel. Si irréel… Il passa une fois de plus ses mains longues et fines sur le ventre d'Irène pour tenter de sentir la vie qui y grandissait mais pour une fois, ses perceptions ne lui étaient d'aucune aide. Ses mains se crispèrent légèrement en raison de son impuissance.

- M. Holmes, vous verrez le résultat d'ici quelques mois… Pour l'instant fêtons nos retrouvailles.

Irène - Sherlock - Irène - Sherlock - Irène

Elle se pencha très doucement pour capturer ses lèvres, ce baiser avait les allures d'une simple caresse et Sherlock répondit avec tout autant de douceur à ce contact. Pour une fois, ils seraient doux l'un envers l'autre, pour une fois, leurs sentiments prendraient le dessus sur leur besoin à se surpasser, se défier. Sherlock enlaça le corps d'Irène et la fit basculer sur le lit avec un air dominateur et qui trahissait une certaine candeur et un respect profond.

Il lut beaucoup de fragilité dans le regard de la belle en face de lui, cette fois était unique et elle était une future mère, alors pour tous les deux, autant montrer beaucoup de tendresse l'un envers l'autre, se faire confiance le plus possible, s'ouvrir définitivement à l'autre. L'innocence qui se voyait sur leurs visages révélait la beauté immense de leurs traits, on aurait cru voir deux anges qui se dévisageaient avec adoration.

Sherlock enroba les hanches d'Irène et rapprocha son ventre du sien propre comme pour faire comprendre à quel point ce qui y poussait pouvait être important. Il baisa la peau rebondie de la femme qu'il serrait dans ses bras. Les instincts protecteurs qui sommeillaient en Sherlock firent surface à cet instant précis, il se mit à quatre pattes au-dessus de la belle et fondit sur la nuque de sa dulcinée.

Il continua son œuvre en promenant les organes pulpeux sur la peau de pèche de la belle Irène Adler, cette dernière soupira d'aise. Les cheveux de Sherlock effleuraient le ventre rond d'Irène et les mains habiles de Sherlock défirent la fermeture éclair du corset d'Irène. Sherlock put s'emparer des tétons d'Irène qui passa ses mains dans les cheveux bouclés de Sherlock, ce dernier la regarda lascivement et, pour ne pas brusquer les choses, remonta vers ses pommettes hautes.

Les mais puissantes de Sherlock massèrent les cuisses de l'ancienne dominatrice et Irène se cambra légèrement pour épouser les courbes de son amant. Son amant lécha langoureusement la poitrine délicieuse et offerte de la femme juste sous lui, pour une fois il la dominait ou plutôt, elle le lassait la dominer. Il s'attarda surtout sur son nombril et il humidifia ses propres doigts et fit pénétrer ces derniers dans l'antre si réservé de la chanteuse.

Il pénétra de plus en plus profondément dans l'antre de la belle sous lui et de plus en plus vite de ses doigts fins et agiles pour mieux l'élargir. Il sentit le liquide qui humectait des parois et conclut qu'Irène était plus que prête à le recevoir. Il se rapprocha une fois encore du corps d'Irène et fit quelques mouvements de va-et-vient avec son corps long et élancé.

Pour une fois l'orgasme les prit l'un après l'autre très rapidement, pour une fois ils ne s'étaient pas contrôlés par fierté rien que pour leurs retrouvailles, leur futur enfant. Ou bien était-ce par envie de construire quelque chose ensemble, de se poser maintenant que l'enfant inattendu naîtrait dans plusieurs mois ?

Sherlock ne connaissait pas la réponse à ses propres questions mais baisa le front d'Irène et la prit dans ses bras pour le restant de la nuit. Irène de son côté, se sentait beaucoup mieux, une part d'elle-même avait été effrayée par la réaction de son amant et compagnon. Elle s'était dit que la réaction de Sherlock déterminerait l'avenir de cet enfant, de sa grossesse.

Une fois complètement détendue, elle ferma les yeux longtemps après Sherlock dont la tête reposait sur le ventre d'Irène avec douceur. Il ressentait toujours le besoin de tout savoir et cet enfant était un mystère pour lui qu'il lui tardait à résoudre. Mais ce secret ne lui serait révélé que dans quelques mois, Irène connaissait aussi le sexe de l'enfant mais elle avait décidé de le lui cacher. Une énigme permettrait à Sherlock de le découvrir.

Mais patience serait sa meilleure alliée et la confiance qu'elle éprouvait envers Sherlock serait la meilleure conseillère, elle s'endormit donc à son tour, serra contre elle, la tête aux cheveux noirs du détective consultant.


Je vous souhaite à tous et à toutes une joyeuse Saint Valentin!

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