Salut tout le monde! Me voici de retour avec le chapitre 30 des Chevaliers de la nuit! Autant vous dire que ce chapitre va régler certains de mes nooooooombreux problèmes liés à la fic! Les seuls qui reste, je peux les gérer assez facilement! Donc tout va devenir plus facile pour en ce qui concerne l'écriture! Après ne vous attendez pas à ce que je me mette à poster 1 fois par semaine comme avant, parce que ça reste de l'écriture, je suis lente et en ce moment je suis en pleine révision du bac! J'espère que ce chapitre vous plaira, laissez moi des reviews et...

Bonne lecture à tous X)!

Chapitre 30 : La source

Hermione courut à perdre haleine. Les larmes lui brouillaient la vue et elle les essuyait de façon hasardeuse. Elle fila droit vers sa chambre pour s'y réfugier. A peine entrée, elle jeta ses affaires au sol et se plaqua contre sa porte pour fermer le verrou. Une fois fait, elle s'écarta de la porte et se jeta dans un coin de la pièce.

Son cœur battait la chamade et refusait de se calmer. Elle essaya de reprendre son souffle mais ses larmes et sa course effrénée lui coupait la respiration. Elle se prit la tête entre ses mains et lâcha un profond sanglot.

Consciente de sa propre panique, elle essaya de se lever. Elle le fit trop brusquement et heurta le lit puis elle se cogna dans l'encadrement de la porte. Elle ne s'arrêta pas et fila toute habillée sous la douche en activant l'eau froide. Le choc de température lui arracha un cri. Elle se permit alors de sangloter bruyamment et se laissa glisser le long de la paroi.

Le froid lui éclaira un peu les esprits. Elle comprenait à présent l'erreur qu'elle avait faite. Elle se traita d'idiote à plusieurs reprises. Elle regrettait d'avoir suivi Mathieu. Pire ! De l'avoir cru ! Comment avait-elle pu être aussi stupide ? Drago l'avait prévenu qu'il n'était pas net, elle-même avait vu qu'il était dangereux !

La honte lui retournait l'estomac. Une petite voix lui soufflait depuis le début que c'était une erreur. Elle avait toujours fait attention et elle avait baissé sa garde juste parce qu'il semblait vraiment désespéré et qu'il voyait les mêmes choses qu'elle.

Ce qu'elle regrettait le plus à présent, c'était d'avoir mentit à Drago. Comment est-ce qu'il réagirait s'il apprenait ? Même s'il ne c'était jamais rien passé entre Mathieu et elle, Drago remettrait-il sa parole en doute ?

Elle se laissa de nouveau aller aux larmes.

Plus les minutes passaient, plus son corps s'engourdissait à cause du froid. Elle ne se décida à bouger que lorsque son corps eut atteint sa limite et que ses muscles commençaient à être vraiment douloureux. Avec une lenteur déraisonnée, tel un fantôme, Hermione se sécha et enfila les premiers vêtements qu'elle trouva après s'être débarrassée de ceux qui étaient trempés.

Elle tremblait encore de froid mais aussi du surplus d'émotions lorsqu'elle s'allongea sur son lit. Ce qui venait de se passer l'avait épuisée et s'endormit aussitôt s'était-elle recroquevillée sur son lit.

Elle ne se réveilla que quelques heures plus tard. Elle espéra un instant que ce qu'elle avait vécu n'était qu'un cauchemar. En réalisant qu'il s'agissait bel et bien de la réalité, les larmes lui montèrent de nouveau aux yeux.

Elle les chassa de la main. Elle avait assez pleuré, il fallait à présent agir.

Maintenant qu'elle avait les idées plus claires, elle se mit à analyser la situation. Mathieu devait en cet instant penser qu'il avait le contrôle sur elle, et elle était presque certaine qu'il allait utiliser le chantage. Il était intelligent et bien qu'il déteste Drago, il ne lui dirait rien maintenant.

« Il attendra que le moment propice... »

Mathieu était conscient que Drago, malgré les apparences, était un être sensible qui se laissait parfois déborder soit par ses sentiments, soit pas son travail. Il attendra qu'il soit dans un moment de crise, et sans doute espérait-il qu'Hermione se laisserait prendre au piège aussi et se noierait dans les problèmes en le laissant la manipuler.

Hermione se mordit la lèvre. Il fallait qu'elle trouve une solution pour se sortir de ce pétrin.

Elle chercha pendant une bonne heure. Elle eut beaucoup d'idées mais aucune n'était vraiment convaincante. A chaque fois elle prenait un risque considérable et elle refusait d'être entrainée dans quelque chose de plus compliqué que ça ne l'était déjà. Surtout -et ça lui coutait de le dire- si c'était juste pour sauver son couple.

La seule idée qui revenait sans cesse dans son esprit était la plus simple, mais aussi la plus désagréable pour elle. Elle devait tout avouer à Drago, elle-même et sans perdre de temps.

Là encore elle prenait un risque, mais Hermione était certaine que c'était la meilleure solution. Au pire des cas, Drago risquait de se sentir trahi et humilié et allait sans aucun doute partir. Hermione avait cependant l'espoir qu'il la laisserait s'expliquer à un moment ou à un autre et peut-être... et bien, peut-être qu'il la pardonnerait.

Avait-elle vraiment le choix sur la solution à adopter à présent ?

Hermione sentie une boule se former dans sa gorge et crut un instant qu'elle allait vomir. Hermione se laissa de nouveau tomber sur son lit.

Par sa faute, Drago allait être blessé mais elle était résolue à étouffer le plan de Mathieu dans l'œuf et l'empêcher de faire pire. Elle resta cependant allongée, à repenser à ces bons moments qu'elle avait passés avec le blond. Ce fut une période courte et joyeuse, où elle réalisait qu'elle ne c'était jamais sentie aussi heureuse depuis bien longtemps.

Lentement, elle se leva. Elle ne lui dirait pas aujourd'hui, mais certainement demain matin. Drago serait reposé et elle plus maître de ses émotions. Si elle le faisait maintenant, elle avait peur d'être trop fragile et de se laisser emporter. Or si elle et Drago étaient dans le même état de faiblesse émotionnelle, la discussion virerait forcément à la catastrophe.

Elle se dirigea vers la porte mais soudain, ses jambes fléchirent et elle tomba. Elle essaya de se relever mais c'était comme si ses jambes étaient écrasées par un poids. La panique la gagna. Elle allait appeler à l'aide mais elle sentie que quelqu'un essayait de s'incruster dans son esprit. Elle le bloqua immédiatement. Elle reconnaissait cette présence !

« Allez-vous-en ! » cracha-t-elle en désespoir de cause. « Qu'est-ce que vous me voulez à la fin ? Vous ne voyez pas que vous m'avez apportée suffisamment de problèmes comme ça ? Laissez-moi ! »

Elle renforça sa barrière mentale espérant dissuader l'esprit mais elle fut surprise de constater qu'il persévérait. Pire. Il était plus puissant qu'avant et il éliminait petit à petit chaque parcelle de sa barrière.

« Laissez-moi ! Allez-vous-en ! » Hurla Hermione.

Elle atteignait sa derrière limite. Une dernière fois Hermione essaya de la renforcer mais elle était déjà affaiblie et cet ultime effort brisa la barrière au lieu de la solidifier. Une lumière blanche explosa devant elle. Hermione fut aveuglée et se sentie aussi légère qu'une plume, emportée par une brise légère.

.

Mélodie rentra dans la salle d'entrainement. La journée était finie pour les membres de la mission et tout le monde était pressé de découvrir le repas. Elle vit Théo qui se dirigeait comme les autres vers la sortie. Il l'aperçut et vint vers elle.

« Tu n'es pas de service à la Grande Salle aujourd'hui ? » demanda le brun après l'avoir embrassée.

« Si, mais j'ai demandé à être remplacée pour quelques minutes. »

« Tu ne supportais plus de ne pas me voir ? » ricana Théo.

« J'aurais bien voulue que ce soit la raison principale mon chéri... »

En voyant sa mine soucieuse, Théo la prit par le bras pour l'écarter un peu de la foule.

« Tout va bien ? »

« ... »

« Mélo ? »

Elle ouvrit doucement la bouche puis la referma. Elle poussa un soupir puis le regarda dans les yeux.

« Je... »

Théo hocha la tête pour l'inciter à continuer.

« Je suis inquiète pour Hermione. » dit-elle brusquement.

« Ah ? Pourquoi ça ? »

« Et bien...Tu vois... » elle soupira de nouveau. « Excuse-moi Théo mais je crois qu'il faut que j'en parle d'abord à Drago. Tu sais où il est ? »

« Il est avec Blaise, dans le troisième bloc. »

Elle allait partir mais Théo l'arrêta.

« Ce n'est pas grave ? »

« Non ! Enfin je ne crois pas... »

« ... »

« ... »

« Je te vois tout à l'heure. »

Il la lâcha et elle partit en acquiesçant. Il la regarda s'éloigner puis reprit sa route vers la Grande Salle. Depuis quelques jours, Mélodie agissait bizarrement. Si en plus Hermione l'était aussi, il ne savait plus quoi faire.

Mélodie trottina jusqu'au troisième bloc et faillit rentrer dans Drago qui s'apprêtait à partir. Il fonça les sourcils en la voyant.

« Théo vient juste de partir si tu voulais le voir. »

« Oui, je l'ai croisé. »

Le blond afficha une mine surpris et la jeune femme reprit :

« Drago...je n'ai pas vue Hermione de toute la journée... elle n'est pas venue aider pour le service de ce soir... et elle n'est pas allée chercher Anna non plus. »

« Je pensais que tu étais avec elle vue qu'elle n'est pas venue à l'entrainement ! » s'exclama le blond.

« Je sais ! » Ajouta Mélo en passant nerveusement une main dans ses cheveux. « Mais ce matin elle m'avait dit qu'elle allait à la bibliothèque, qu'elle irait s'entrainer et qu'elle me rejoindrait pour le service du repas ! Sauf que ça fait plus d'une heure que j'ai commencée à servir et quand j'ai demandé à Seamus, il m'a dit qu'elle n'était pas venue ici non plus. »

Drago restait silencieux et cela inquiétait Mélodie. Ses prunelles argent devenaient orageuses et elle sentait qu'il était partagé entre colère et inquiétude. Il inspira un grand coup et poursuivit d'un ton calme :

« Je vais aller la chercher. »

« Je peux t'aider ! »

« Non, je voudrais que tu t'occupes d'Anna. Je reviens vite. »

Il ne lui laissa pas l'occasion de répondre et la dépassa pour sortir à son tour. La jeune femme sentie alors des larmes d'inquiétude lui monter aux yeux et fit son possible pour les chasser, mais rien à faire, elles coulaient d'elles-mêmes.

Etant à présent seule dans la salle, elle en profita pour s'assoir et se laisser un peu aller. Elle avait l'impression que tout lui échappait. Autant ses émotions que les événements.

.

Une légère lumière fit reprendre connaissance à Hermione. Sa tête lui faisait mal et quand elle essaya de se relever, elle retomba aussitôt tant ses membres étaient faibles.

Comment avait-elle put se retrouver dans un tel état ?

Tout de suite, ce qui c'était passé lui revint en mémoire. Elle inspecta la pièce où elle était mais ne vit personne. A vrai dire, elle ne voyait pas grand-chose. Outre quelques rayons de lumière qui venaient des murs, la pièce était terriblement sombre et on ne distinguait à peine les meubles.

Prudemment, Hermione se traina jusqu'à ce qui semblait être une commode et prit appuie dessus pour se relever. Elle n'avait aucune idée d'où est-ce qu'elle était et encore moins de comment elle était arrivée ici. Inquiète de savoir si quelqu'un allait revenir, elle essaya de chercher une sortie.

Comme elle ne voyait presque rien, elle décida de faire le tour. Elle voulait être la plus silencieuse possible et essaya de cacher le couinement de ses chaussures avec le bruit d'étranges grincements qui se faisaient entendre tout autour d'elle.

Chaque meuble et objet qu'elle touchait était couvert de poussière. Elle rencontra aussi quelques toiles d'araignées mais elle pria surtout à ne pas avoir à rencontrer de rats. Elle détestait ces grosses bestioles.

« Hermione. »

Surprise par cette voix venue de nulle part, Hermione ne put retenir un cri et renversa ce qu'elle croyait être une carafe qui s'écrasa au sol dans un bruit assourdissant. Paniquée de tout se raffut, la jeune femme essaya de trouver quelque chose qui pourrait lui servir. Avisant d'une sorte de bout de ferraille, elle s'en saisit et le brandit devant elle de façon aléatoire.

« Qui êtes-vous ? » demanda-t-elle d'une voix qu'elle voulait assurée, mais dont elle était consciente qu'on ne pouvait être dupe. « Qu'est-ce que vous me voulez ? »

Elle entendit le bruit d'une chute et un gémissement de douleur. Hermione n'osa pas bouger. Le silence revint, entre coupé d'une respiration haletante.

« Vous allez bien ? » osa finalement demander Hermione.

« Oui. » souffla la voix féminine douloureusement. « J'ai dépensé trop d'énergie en t'amenant ici... »

Hermione n'ajouta rien. Elle réfléchissait désespérément, et essaya de forcer sa vision à s'adapter à la luminosité en vain.

« Où êtes-vous ? »

De nouveau il y eut des bruits de mouvements et quelques gémissements de douleur. C'était comme si la femme essayait de se relever. Hermione, d'un réflexe voulut prendre sa baguette. Seulement, elle se rendit compte qu'elle était restée dans ses vêtements trempés.

« Ne bougez pas ! » Intima Hermione. Elle devait lui faire croire qu'elle était en position de force. « Que faites-vous ? »

« Je veux me relever. »

« Ne bougez pas. Et donnez-moi votre baguette. »

Elle crut qu'elle ne lui obéirait pas mais fut surprise du contraire. Il y eut un bruit de bois touchant le sol dur puis un roulement dans sa direction. A tâtons, toujours sur ses gardes, Hermione retrouva la baguette et s'en empara. Elle sentie tout de suite que sa magie ne s'accordait pas avec cette baguette mais elle n'avait pas d'autre choix.

« Lumos. »

Avec une seconde de retard et de manière faible, la baguette obéit tout de même. Hermione découvrit que la pièce dans laquelle elle se trouvait était en fait un bureau. Autour d'elle, tout semblait être figé dans le temps. Les papiers étalés sur le bureau, des vieux livres dans une petite bibliothèque, une petite commode... tout semblait venir d'une autre époque.

Elle se tourna vers la femme, qui était assise à même le sol et était à demi appuyée sur le bord d'un vieux canapé abîmé au centre de la pièce.

C'était une femme simple. Des cheveux mi- courts bruns, des yeux noisette, de taille et de corpulence moyenne. Rien de particulier chez elle donc, si ce n'était ses yeux. Ils reflétaient tellement d'intensité, il y avait tellement de sensations qui semblaient prisonnière de ce regard que la jeune femme en fut mal à l'aise.

Hermione balaya cette pensée et resta en garde. En voyant que la femme n'était pas bien, elle lui demanda de s'assoir sur le canapé.

Au prix de quelques efforts elle y arriva. Hermione prit place derrière l'autre canapé en face d'elle.

« Qui êtes-vous ? Pourquoi m'avez-vous amenez ici ? »

« Je m'appelle Marielle. » répondit-elle calmement en la fixant. « Tu n'as rien à craindre de moi Hermione, je veux juste te parler. »

« Vous savez que vous pouviez frapper à ma porte au lieu de m'enlever dans cet endroit sordide ? » cracha la brune.

« Si j'avais pu je l'aurais fait, mais c'était impossible. Hermione, écoute-moi, j'ai essayé de te parler, mais en entrant dans ton esprit ! »

Hermione ouvrit la bouche de surprise et sentit sa main trembler légèrement. La voix qu'elle entendait depuis ces derniers mois, la source de ses tourments était juste en face d'elle. Elle ne savait pas si elle devait se sentir réjouie ou en colère.

« C'était vous ? Depuis tout ce temps... Mais par Merlin, pourquoi vous ne m'avez pas contacté par un autre moyen ? » s'exclama Hermione en proie à une rage sourde. « Est-ce que vous vous rendez compte de tous les problèmes que vous m'avez apporté ? »

« Tu es une puissante sorcière Hermione, » poursuivit Marielle toujours aussi calme, « et moi je suis limitée dans ma magie. J'espérais qu'au fil du temps tu finirais, au moins par curiosité, me laissez entrer dans ton esprit pour que je puisse te parler mais tu te fermais toujours avec autant de vigueur. »

« Mais pourquoi moi ? Et Mathieu ? Et...pourquoi ? » Enchaina Hermione perdue dans ses propres questions.

Marielle ne répondit pas tout de suite et prit le temps de se redresser dans le canapé dans une grimace de souffrance. Elle fit signe à Hermione de s'assoir mais elle refusa. Après quelques secondes de silence, voyant qu'Hermione n'accepterait pas, Marielle reprit dans un soupir.

« Tu as un esprit qui es en accord avec le mien, et tu es quelqu'un de puissant. Tu étais la seule personne vers qui je pouvais me tourner. »

« Comment ça ? Vous parliez à Mathieu aussi ! »

« Pour Mathieu c'est différent. Honnêtement, j'aurais aimé qu'il reste en dehors de cette histoire mais je ne pouvais pas faire autrement. »

« Comment ça ? »

« Mathieu est... comment dirais-je... ton opposé. Son esprit est à la fois très similaire au tien et en même temps très différent. Vous êtes comme liés tous les deux. Donc lorsque je m'adressais à toi, Mathieu le ressentais aussi. »

Hermione avait des nausées rien qu'à l'idée de penser qu'elle puisse être liée à Mathieu. Cet homme le dégoûtait à présent.

« Je ne comprends pas. » reprit Hermione « Quand il est venu me trouver, il me disait que ça faisait des mois qu'il ressentait que quelqu'un essayait de s'introduire dans son esprit. Il me mentait ? »

Elle était horrifiée à l'idée qu'elle ait put être manipulé depuis le début. Elle ressentit un souffle de soulagement lorsqu'elle vit Marielle secoua la tête.

« Non. J'ai longtemps hésité avant de vouloir contacter Mathieu car je savais qu'il serait quelqu'un dont je devrais me méfier. Seulement, il était le seul esprit qui m'était accessible et je ne pouvais pas attendre indéfiniment quelqu'un d'autre. J'ai donc essayé. Ça a pris du temps mais il a fini par me laisser entrer quelques instants. Je n'avais pas complétement confiance en lui donc je lui ais expliqué ce que je voulais en étant très générale. Je crois qu'il a pris peur et m'a tout de suite rejetée.

Ensuite tu es arrivée Hermione. J'ai tout de suite sentie ta puissance et après t'avoir observée quelque temps, j'ai compris à quel point tu étais mieux que lui. J'ai donc essayée de te joindre. Tu connais la suite, mais je pense que Mathieu a dû réfléchir à ce que je lui avais dit. Je crois qu'il voulait me reparler mais pour moi, c'était hors de question. Il ne savait pas que lorsque j'essayais de te parler, j'avais aussi accès aux pensées de Mathieu à ce moment-là... je voulais aussi te prévenir du danger. »

« Il me voulait du mal ? » s'etonna Hermione bien que finalement, plus grand-chose ne l'étonnait vraiment concernant Mathieu. Tout ce qu'elle avait cru jusque-là c'était révélé faux.

« De ce que j'ai pu comprendre de ses pensées, il croit que je peux lui donner du pouvoir. Il te voulait en tant que personne mais aussi en tant qu'instrument pour me retrouver. La « source » comme vous l'appelez, c'est cet endroit. » dit-elle en regardant la pièce des yeux.

Hermione suivit son regard. Elle n'avait pas encore eu le temps de vraiment la regarder mais elle était toujours aussi stupéfaite de constater à quel point ce lieu semblait ancien, voir abandonné. C'était comme si la pièce c'était endormie. De la poussière c'était élevée parce qu'elle avait marchée, et révélait à présent les rayons de lumière qui filtrait par les fentes du mur.

A sa droite il y avait une petite bibliothèque, à sa gauche un bureau. Il y avait plusieurs papiers dessus, mais aussi des cadres photos, dont certains étaient tombés. En dirigeant la baguette plus, dans cette direction, Hermione se rendit compte que plusieurs objets étaient à terre. Des piles de livres avaient été renversées, de feuilles étalées partout à même le sol, un verre éclaté et le bureau lui-même avait été poussé.

« Où sommes-nous ? » demanda finalement Hermione.

Marielle c'était relevée et clopinait jusqu'au bureau. Aucune poussière n'était soulevée à son passage.

« Dans le bureau d'un de mes amis. »

Elle prit un cadre, et regarda la photo d'un air attendrit.

« C'est lui, l'homme à droite, avec sa fiancée. » Elle tendit la photo à Hermione. « La photo a été prise deux mois avant qu'ils ne partent tous les deux. »

Hermione la prit et regarda. C'était une photo magique, le couple souriait, riait et s'embrassait. Ils étaient beaux, lui grand, les cheveux mi- long brun attaché en queue de cheval et le regard pétillant, elle, une jeune femme brune rougissante mais au grand sourire. Etrangement, son visage lui semblait familier.

« Il s'appelait Jack Steven. Il a créé cet endroit pour protéger les rebelles, un peu comme vous aujourd'hui. Je l'ai aidé. Un jour, une jeune femme est arrivée à la Grotte. Je me suis moquée d'elle, je sentais qu'elle n'avait rien à faire ici. Elle était une sang-pur qui recherchait un peu d'émotions fortes. Elle était timide, elle bégayait... je n'étais pas la seule à me méfier d'elle. Pourtant... » chuchota-t-elle d'un ton triste. « Pourtant je me trompais. Elle était déterminée, elle ne voulait plus retourner chez elle parce que ce qu'il s'y passait la dégoutait. Comment elle avait réussi à nous trouver, comment elle avait trouvé le courage pour partir et affronté sa famille, je n'en savais rien et j'ai fini par ne plus y penser. Elle était investie dans ce qu'elle faisait et cherchait toujours à bien faire. Jack en est tombé amoureux. Elle s'appelait Rowena. » Marielle leva les yeux vers Hermione. « Rowena Serdaigle. »

La jeune femme écarta les yeux et fixa de nouveau la photo. Elle se rappelait à présent pourquoi ce visage lui était familier ! Pourtant, la photo ne correspondait pas totalement aux portraits qu'elle avait pu voir de la fondatrice de Poudlard, et même si ça avait été le cas, Rowena Serdaigle avait vécu au Moyen-Âge !

« Tu as compris Hermione. » sourit la femme en voyant le regard suspicieux qu'Hermione lui lançait. « C'est sa descendante. Et sa famille n'a pas apprécié sa fugue. Ils n'ont pas tardé à nous trouver. »

Son regard se perdit soudainement dans le vide, alors qu'elle regardait le bureau. L'air de la pièce devint soudain lourd, presque insupportable pour Hermione.

« Quand ils ont attaqué, Rowie s'est sentie coupable de ce qu'il se passait et moi et Jack passions notre temps à la rassurer. Nous lui interdisions de sortir de se battre et encore moins de se rendre. Puis un jour, alors qu'ils avaient réussi à percer nos défenses et étaient sur le point de rentrer dans la grotte, ils furent brusquement repoussés. On les a retrouvé tous assommés à l'orée de la forêt. Ils avaient tout oublié. Nous étions invisibles. Seul le fils de la famille Serdaigle se souvenait encore et hurlait à ses gardes de retourner se battre. Je crois qu'il a été pris pour un fou et ils l'ont ramené.

En revenant à la Grotte, on ne comprenait toujours pas ce qu'il c'était passé. Ce n'est qu'après que nous nous sommes rendus compte que Rowie avait disparue. En allant à sa chambre, on a trouvé sa fille devant la porte et elle a donné une lettre à Jack. Quand il a lu, il a enfoncé la porte et c'est mis à hurler. Rowie était morte. Quelques années plus tard, quand notre combat fut terminé, tout le monde partis de la Grotte. Jack et sa fille aussi. Il me laissa une lettre qui m'expliquait ce qu'il c'était vraiment passé ce jour-là. »

Marielle releva la tête. Des larmes silencieuses dévalaient ses joues et s'écrasaient au sol. Pourtant, aucune ne laissait de traces. Hermione réalisa.

« Vous êtes un fantôme. »

Marielle opina.