Notes d'auteurs :

Bonjour, chères (chers) ami(e)s lectrices (lecteurs) ou auteurs de fanfiction,

En premier lieu, je voudrais remercier plusieurs personnes au grand cœur qui m'aide sur ce projet de fanfiction.

Donc un grand merci à MarsJovial2312, Jun-Fuu, Ljay, Isty Bitsy, Aeringue pour leurs aides formidables dans la correction des chapitres.

Je remercie également WoR dans un premier temps car elle m'a inspiré l'histoire grâce à ses fabuleux écrits :

- Survivre: 35e Jeux de la Faim

- Châtiés: Les Jeux du Capitole

Je vous conseille d'aller lire ses textes car ils méritent d'être connues.

Je la remercie également pour l'aide qu'elle a apporter à Ljay pendant la correction de ce chapitre.

Je vous recommande aussi les écrits de Ljay que je trouve excellent.

L'univers de Hunger Games appartient bien sur à Suzanne Collins, ce n'est malheureusement qu'un emprunt de ma part, ainsi que certains personnages.

La vengeance des sacrifiés :

Introduction : Les espions de l'ombre

Centre du Capitol, demeure présidentielle :

Assise derrière son bureau, Paylor, la nouvelle présidente de Panem, regarde l'un des dossiers qui est posé devant ses yeux. Il est rouge sang, étrangement comme ce qu'il représente. Ses yeux sombres sondent les lignes du rapport qu'elle vient de recevoir. Cette décision sera la plus dure de sa carrière, elle en avait été persuadée dès le commencement du projet.

Mais, la lecture du dossier complet ne fit que confirmer ses pensées.

Elle soupira devant cette nouvelle responsabilité. Les vainqueurs ont voté en majorité pour, et la population des districts attendait sa vengeance. La jeune femme ne pouvait cesser de penser que ces jeux seraient une erreur. Une raison de plus pour des actes barbares.

Mais on s'attendait à ce qu'elle donne le feu vert et un refus de sa part pourrait entacher sa réputation auprès des districts.

Un bruit la fit sursauter et en levant les yeux, elle aperçut, devant sa porte entrouverte, Cylian Castelli, son adjoint. Lui faisant signe d'avancer, elle repensa à l'arrivée subite de cet homme dans le Capitol.

Il faut dire que la rébellion avait laissé des traces et il fut difficile pour le nouveau gouvernement de remettre tout en place. L'aide du trentenaire, qui s'avéra être un homme plein de ressources, fut plus appropriée aux circonstances.

Ce qui fut étrange, c'est que l'aide fût trouvée auprès d'un individu qui apparut blessé tout près de la demeure présidentielle. Quoique méfiante devant cette apparition soudaine, elle fut attristée par son état et le fit entrer. Ses blessures étant trop graves pour qu'il survive à un déplacement, elle accepta qu'il soit hospitalisé sur place. Il lui fallut près de deux semaines pour le guérir, c'est pendant cette période que la présidente découvrit les talents de son futur adjoint. Celui-ci ne pouvant s'empêcher d'écouter les conversations autour de lui et de donner son avis. Même, si le dossier sur lequel il tombait était jugé confidentiel. Son comportement sembla louche à plusieurs ministres, qui argumentaient auprès de la présidente pour éliminer ce visiteur devenu gênant.

Mais celle-ci, qui ne voulait pas agir sans preuve formelle eut vite fait de trouver quelques informations sur le personnage. Son dossier bien que très court, ventait les mérites de ce citoyen du district un, qui avait travaillé pour l'ancien maire. Un homme droit et honnête.

C'est vérification faite, elle le convoqua pour discuter avec lui du comportement qu'il devait avoir en ces lieux et sur la possibilité de son départ proche. Ce à quoi, Cylian répondit par un rapport complet qu'il fit déposer sur son bureau avant de partir de la demeure présidentielle. D'abord furieuse devant le culot de ce civil, elle se rendit vite compte que les quelques feuilles qu'il lui avait laissé, retraçaient les problèmes actuels et ce qu'il fallait faire pour en contrer les principaux.

Elle le fit donc rappeler dès le lendemain et lui offrit le poste de secrétaire d'état. Ils mirent par la suite plusieurs semaines à remettre de l'ordre dans le gouvernement.

Il fut muté un mois plus tard au statut adjoint de la présidente, au mécontentement d'une grande partie des ministres.

Ses méthodes étaient parfois discutables mais cela était secondaire car Paylor savait qu'elle n'aurait pu espérer meilleur second pour redresser la patrie. C'est pour cette raison qu'elle écoutait toujours avec attention les paroles de Cylien.

Entrant dans la pièce, il s'approche de la fenêtre donnant vue sur le paysage, tout en glissant sous l'inattention de sa supérieure, un œil sur le dossier entre ses mains.

Dieu qu'il avait hâte qu'on le mette en place, il pouvait déjà voir en vision ces misérables cloportes suppliés pour leurs vies.

Un rictus passe furtivement sur son visage avant de disparaître, comme s'il n'avait jamais été, ceci juste avant qu'il ne se retourne et lui demande en prenant un air interrogatif :

─ Avez-vous réfléchi au cas du dossier : La vengeance des sacrifiés ?

L'adjoint de la présidente se rappela comment ce nom était venu, si naturellement.

Avant, tous ces jeux n'existaient que pour venger les tributs morts lors des compétitions.

Un juste revers de fortune, pour ceux qui jouissant devant leur écran de télévision de la mort d'enfants innocents, qu'ils puissent à leur tour vivre la peur au ventre, de crainte de voir leur progéniture subir le même sort.

Pour qu'ils comprennent l'horreur de ce qu'ils ont fait jusqu'ici et qu'ils culpabilisent enfin sur leurs actes.

Revenant au présent, il voit tout de suite au regard de sa supérieure les doutes qui subsistaient dans son esprit.

─ Je ne suis pas sûre Cylien. Ne serait-ce pas devenir aussi monstrueux qu'eux ?

Le trentenaire allait répliquer quand l'écran de la télévision de la présidente s'alluma sur Elena Prism la célèbre journaliste.

Les images suivantes leur rappelèrent les phases de la rébellion.

On pouvait y observer les restes d'un bâtiment ou plusieurs sauveteurs essayaient de trouver des survivants dans les gravats.

Paylor eut la bouche sèche devant cette vision et la voix de la présentatrice accentua son malaise.

« Ici Elena Prism dans l'arrondissement des Héros où des rebelles viennent de détruire le musée des vainqueurs. Derrière moi, les secours arrivent désespérant de retrouver des survivants. »

Il s'en est suivi plusieurs images de la scène jusqu'au moment où la journaliste reprit :

« Je viens d'apprendre qu'une cinquantaine de personnes se trouvaient dans le bâtiment avant sa destruction, dont une classe de l'école préparatoire New Age.

Le silence qui s'était installé dans la pièce fut brisé par le cri de la jeune présidente, qui murmura :

─ Oli, ma petite Olivia.

Paylor attrapa son portable et essaya de joindre sa nièce qui faisait partie de la visite scolaire.

Après plusieurs sonneries dans le vide, le téléphone vibra et elle répondit.

L'adjoint Castelli qui avait levé la tête vers son interlocutrice, vit son visage se décomposer à vue d'œil. En larmes, elle raccrocha et se laissa tomber à genoux.

─ Mon bébé…Elle ne peut…Oh mon dieu..Morte….Olivia

L'homme comprit qu'on venait de lui annonçait la mort de l'enfant. Il prit un air désolé avant de la prendre dans ses bras.

Le téléphone du bureau choisit cet instant pour résonner dans la pièce, la présidente se releva difficilement pour répondre d'une voix étouffée par les sanglots.

« Présidente Paylor à l'appareil...oui, je viens de voir les informations. Avez-vous attrapé ces salopards ?

Non, je m'en fous de la presse ! Tous les moyens sont bons pour arrêter ces rebelles.

Tolérance zéro à partir de maintenant. Oui, je vous donne le feu vert.

Je veux que votre rapport soit sur mon bureau demain matin»

Cylien sursaute quand sa supérieure s'adresse à lui, tellement il était perdu dans ses pensées.

─ Vous aviez peut-être raison, le Capitol a besoin d'une leçon pour revenir à sa place.

Suite à cela, elle prit congé pour aller voir le corps de sa nièce.

Deux jours plus tard, Cimetière Saint Anne

La pluie tombe à flots sur la tombe en marbre blanc où repose la jeune Olivia Paylor et aussi sur les nombreuses autres qui l'entourent, en ce jour funeste.

Le prêtre commence la messe dans le silence et la peine. Mais chaque mot qu'il prononçe semble transpercer le cœur de l'ancienne commandante, qui ne reste debout que par l'aide de Cylian et de Plutarch le secrétaire de la communication, qui la maintiennent sur ses jambes.

Elle regarde d'un œil vide le cercueil où repose son enfant de cœur. Sa fille, elle l'avait élevé comme une mère a la mort de sa sœur et son beau frère pendant un soulèvement du district huit. Et la lui enlever, c'est comme lui retirer une partie d'elle-même.

S'avançant doucement, elle dépose un bouquet de roses blanches sur la tombe.

La vue de ce bloc où se trouve Olivia lui fit perdre la tête, et elle s'affale sur la pierre pour essayer de l'ouvrir en hurlant que sa nièce aura peur là-dedans.

Des mains l'éloignèrent du cercueil tout en la collant contre une épaule où elle se laissa aller à pleurer longuement. En levant les yeux, elle tomba sur Cylian qui la regardait d'un air affligé.

Ses larmes ayant séchées sur ses joues, elle s'accroupit au bord de la tombe pour s'y recueillir seule.

Pendant les trois heures où elle resta seule avant que Plutarch, le secrétaire commercial revint la chercher, la jeune femme revit en pensées, l'affreuse journée qu'elle superposa aux moissons qu'elle avait vécues dans son enfance.

Se superposant au corps de sa nièce et à ceux de ses amies qui étaient mortes durant les jeux de la faim ou pendant la rébellion.

Assise devant le marbre blanc qui recouvrait sa dernière famille, l'idée de vengeance commença à s'implanter au fond de son cœur et ses pensées se tournèrent vers le dossier rouge posé sur son bureau.

Cette journée l'avait changé, la perte qu'elle venait de subir finit par l'endurcir.

C'est pour cette raison qu'elle finit par réunir dès le lendemain, une réunion extraordinaire de ses ministres.

Demeure présidentielle, grande salle du conseil de l'aile D,

Quand la présidente Paylor entra dans la salle de réunion le lendemain, Ceylan sentit un frisson de victoire qu'il réprima. La jeune femme avançait dans la pièce d'un pas lent, mais sûr.

Sur son passage, les différentes discussions se turent à la méfiance de la présidente.

Fustigeant de ses yeux clairs les ministres un par un, elle arrêta son regard sur Jamie Kapart , un homme corpulent à l'allure de rapace.

─ Monsieur Kapart , dites-moi de quel secteur êtes-vous ministre ?

L'homme la regarda longuement, la défiant du regard et l'adjoint Castelli ricana devant la bêtise de cet homme.

─ Ministre de la défense, Madame la présidente.

La jeune femme leva les yeux de colère et répliqua :

─ Donc dites-moi pourquoi ces hommes ont réussi à déjouer vos hommes pour attaquer l'un des emblèmes de notre nouvelle république ? Croyez-vous que votre devoir et de bayer aux corneilles pendant que des gens meurent par la faute de votre incompétence ?

Son regard tremblant de désapprobation rencontre celui, baissé, de son interlocuteur qui en brûle de honte. Celui-ci néanmoins essaya de répliquer, mais sa supérieure ne lui en laisse pas le temps.

─ Non, je ne veux pas vous entendre ! vous êtes soit incompétent, soit stupide comme tous les autres !

Un homme roux assez imposant se trouvant à la droite de la jeune femme, se levant grommela :

─ C'est bien beau de mettre tout sur notre dos, mais rien ne présageait un tel acte de violence de la part de ces lâches. Ils ne savent que s'en prendre à des enfants.

La ministre du Capitol, Anna Riverra répliqua aussitôt :

─ Ne mettez pas ceci sur le dos du Capitol , Irian.

Ces extrémistes non rien à voir avec les simples citoyens.

Irian Quartz, ministre de la culture ricana :

─ C'est ce que tu dis ! On sait de quoi vous êtes capables, toi et les autres monstruosités.

Les ministres venant du Capitol se levèrent pour interagir quand Paylor rugit :

─ Silence ! Je n'ai que faire de vos querelles infantiles. Ai- je affaire à des adultes ?

J'en ai de moins en moins l'impression.

Les dits « enfants » se rassirent et se turent en baissant la tête, honteux ;

Se tournant vers les autres, la présidente continua son discours :

─ A cette heure et en ce jour, j'ai le cœur meurtri comme celui de la famille des quatre vingt trois autres personnes mortes de cet acte monstrueux.

De ces crimes, nous sommes tous les complices pour avoir manqué de fermeté pour les criminels du Capitol. Mais aujourd'hui, cette époque est révolue. Finie ! la justice pieuse et compréhensive, nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère.

Et pour son commencement, je voudrais vous présenter un projet que l'ancienne présidente Coin avait abordé et que les vainqueurs ont voté à la majorité dont notre geai moqueur.

Le service en charge du dossier vient de le finaliser et il ne reste plus que notre accord pour sa mise en place : Je vous présente le rapport sur les possibles 76èmes Hunger Games qui auront comme tributs les enfants du Capitol.

La présidente regardant les ministres vit plusieurs sentiments dans leurs yeux, passant de la curiosité et la joie, à l'incompréhension ou l'effroi, selon le personnage.

Ceux appartenant au Capitol dont Madame Riverra murmuraient entre eux, scandalisés.

Paylor attendit quelques minutes, le temps de leur laisser consulter les grandes parties avant de passer au vote :

─ Il ne nous reste plus que votre avis pour son application.

Je ne vais donc pas m'attarder sur les explications inutiles.

Pour plus de facilités, vous trouverez devant vous une télécommande où vous n'aurez qu'à sélectionner votre réponse par oui ou non. L'ordinateur comptabilisera les voix.

Quelques minutes plus tard l'écran interactif indiqua les résultats en faveur des jeux avec plus de soixante pour cent des voix.

A ce résultat, les membres de Capitol sortirent en regardant d'un air indigné leurs collèges.

Une heure plus tard, bureau de la présidente :

L'adjoint Castelli entra dans la pièce pour y découvrir sa patronne assise à son bureau contemplant d'un air vide le rapport devant elle.

─ Cylian, mon cher ami avons-nous pris la bonne décision ?

Le conseiller trouva sa supérieur vieillit par le chagrin et le doute, un sourire n'acquit sur ses lèvres devant les perspectives que ça lui représentait. Il se reprit vite et répondit :

─ Je ne pense pas que ce soit notre décision, les circonstances ont poussé à ce résultat.

Je parlerais plutôt de retour de circonstance ou décision divine.

La jeune femme prit un temps de réflexion avant d'acquiescer.

Prenant le large dossier sur la table, elle l'ouvrit en attrapant un crayon et signa plusieurs pages.

Puis lui tendit en murmurant : Ici commencent les 76èmes Hunger Games.

Suite à cela la présidente sortit de la pièce pour se recueillir sur la tombe de sa nièce comme elle le faisait tous les soirs depuis l'enterrement.

Son adjoint tenant délicatement le dossier vermeil entre ses bras eut un large sourire sur son visage, dès que Paylor ne fut plus en vue

Attrapant son portable, il envoya un message énigmatique :

Numéro Dix la deuxième phase est terminée

La fleur de Carlis verra bientôt sa vengeance

Opération terminée, troisième phase enclenché