Ma première traduction, je suis émue! Et ce n'est même pas une fanfiction Harry Potter – surprenant – mais sur Hunger Games.

Parce que cette fiction, j'aurais voulu l'avoir écrite! Ceux qui me connaissent savent toute l'admiration que j'ai pour Gale, comment je pense qu'il est un Anakin Skywalker en puissance et que les suites de Collins m'ont déçue! Il n'y a pas assez de fics en français sur lui, en plus, j'ai promis cette traduction à une amie parce que j'en suis tombée amoureuse (je suis bien contente que l'auteure m'ait donné son accord)!

Cette fic est en cours, elle en est au chapitre 24 et ceux-ci sont assez longs. (Je ne sais pas mon rythme de traduction, d'autant plus que j'ai une fic en cours!) L'auteure en est DBlaZe et toutes reviews lui seront retransmises! ;)

Je lui laisse la parole! ;)

DISCLAIMER : je n'ai jamais rien posséder, surtout pas les droits sur les personnages existant ou les livres. Ceux-ci appartiennent à une certaine Suzanne Collins. Je suis pauvre et cette histoire ne changera pas cet état de fait puisque je ne tire aucun revenu de cette écriture.

A/N: Salut et merci de lire (je présume que vous finirez de lire ce chapitre) ma fic sur Hunger Games. Elle commence à l'annonce des jeux de l'Expiation. Je reste fidèle à tout ce qui a été écrit avant ce point. (Je présume du fait que vous ayez lu les livres alors je ne vais pas absolument tout changer ce qui y arrive.) Avec une exception : Gale est un an plus jeune, ainsi, au lieu d'avoir eu 18 durant la 74e édition des Hunger Games, il avait 17 ans. Il est seulement un an plus vieux que Katniss et éligible au jeu de l'Expiation.

Cette fiction sera écrite avec différents PDV, surtout ceux de Katniss, Gale, Prim, Peeta et Haymitch. Quand je décrirai dans ces points de vue, j'essaierai de rester authentique au ton et au vocabulaire employé par chaque personnage respectif. Comme il est mentionné dans les livres que l'école est plus une formalité qu'un véritable enseignement académique, je ne pense pas qu'ils seraient en mesure de décrire les choses aussi bien que j'aimerais qu'elles le soient. J'espère que l'authenticité que je saurai garder apportera à l'histoire au même titre que le contenu. Aussi, à mesure de la progression de l'histoire, certains personnages seront dans des situations qui les feront évoluées, leur PDV suivra cette évolution.

Quand je change de PDV, je changerai de ligne et mettrai le nom du personnage dont j'utilise le point de vue entre parenthèse.

Merci encore et toute les reviews seront appréciées.

Knightingale

Écrite par : DBlaZe

Corrigé par : Ellenka

Chapitre 1


(Katniss)

Je suis assise dans la cuisine de la maison du village des vainqueurs. Je ne peux pas vraiment l'appeler ma maison encore. Bordel, je ne l'appellerai peut-être jamais comme ça, qui sait où j'habiterai une fois mariée… Je ne peux pas y croire encore. Je n'avais pas le choix de dire oui et j'espère encore que, si chacun joue son rôle assez bien, on puisse se sortir de cette situation. Notre union et notre supposée histoire d'amour sert bien la rébellion, en tout cas, c'est ce qu'on m'a dit. Maintenant, je me demande seulement si ce mariage était tout ce que le président nous réservait. D'une certaine façon, je ne réussis pas à me forcer à être si optimiste.

Je suis dans le milieu de cette pensée pour la millionième fois lorsqu'un son, que j'ai appris à détester, me parvient aux oreilles. L'hymne des Jeux. Juste parfait. Il est temps de me voir à l'écran parader en robe que tout le monde puisse choisir dans laquelle je me marierai, ce qui leur donnera encore plus de contrôle sur ma vie. Ma mère et ma sœur sont là et j'ai pu avoir une conversation avec elles, mais mes pensées n'y sont pas. C'est une technique que j'ai développée il y a des années, pour que Prim arrête de s'inquiéter lorsque mes méninges commençaient à courir pour trouver de la nourriture et nourrir la famille. Ce qui a été ma principale préoccupation pendant des années. C'est aussi la raison pour laquelle j'ai pu garder mon calme lors des Jeux – être capable d'être efficacement opérationnelle sans même porter attention à ce que je fais. Gale le fait très bien aussi, dans la forêt, nous l'utilisons pour aiguiser nos sens lorsque nous chassons et traquons. Ici, j'utilise cette technique pour que les choses auxquelles je ne veux pas prêter attention arrêtent de bourdonner dans ma tête. C'est infaillible à condition que rien d'extrême n'arrive pour me retirer de cet état.

Un truc extrême tel que la voix d'un homme qui fait frissonner ma peau, grincer mes dents et me fait serrer les poings. Juste entendre le son de sa voix est suffisant pour emplir mes narines de sa puanteur putride. Snow. Maintenant, mes yeux sont rivés sur l'écran de notre télévision et tentent de lui percer des trous dans la tête à travers l'écran. Je sais que c'est inutile, mais j'apprécie tout de même l'effort de leur part. Ainsi, quand il commence à parler des prochains Jeux, mon cœur accélère. J'avais oublié. Les jeux d'Expiation...

À chaque 25e anniversaire, des Jeux spéciaux sont organisés pour faire un encore plus gros spectacle du massacre et rendre les gens encore plus désespérés. Ils ajoutent une règle spéciale; pour les deux jeux d'Expiation précédents, ces règles touchaient le processus de choix des tributs. Alors, j'imagine que ce sera le cas aussi cette année. Soudain, mon cœur s'accélère : Snow peut contrôler les règles, il peut faire n'importe quoi. Même sélectionner les tributs lui-même.

Il rappelle donc les règles des deux derniers jeux d'Expiation, mais je suis tellement anxieuse à propos des troisièmes qu'elles ne s'enregistrent pas. En même temps, je les ai déjà entendues. Ensuite, il prend l'enveloppe contenant la nouvelle règle et l'ouvre.

« Pour le 75e anniversaire de la rébellion, pour rappeler à tous ceux assez fou pour s'opposer au Capitole qu'ils apportent seulement la mort à ceux qu'ils aiment. Chaque tribut qui sera choisi aura à choisir son partenaire d'un âge éligible à la Moisson et du sexe opposé qui le rejoindra dans l'Arène. » Ses yeux froids regardent directement l'écran et, même si c'est idiot de ressentir ça, je peux sans savoir comment sentir la brûlure de son regard.

Prim sursaute et le regard de ma mère devient de pierre. « Non seulement les enfants appelés seront deux fois plus nombreux, mais ils devront choisir eux-mêmes? Les monstres. » Sa voix n'est qu'un murmure, mais je peux voir les cris dans ses yeux lorsqu'elle me regarde. Ma mère sait qu'elle peut faire mieux que de parler du Capitole comme ça, mais je peux difficilement la blâmer.

Je pars, sans avoir le cœur de lui dire que tout ça est certainement de ma faute.

« … ils apportent seulement la mort à ceux qu'ils aiment. » Je devrais me sortir cette phrase de la tête. Je sais qu'elle m'était destinée, mais la Moisson a lieu seulement dans des mois, je ne saurai pas ce qu'il a planifié jusqu'à ce moment. Alors, je ne devrais pas y penser. Après cinq minutes de marche sans être capable de penser à autre chose, je sais déjà que ces prochains mois seront longs. Parce que, peu importe le nombre de fois que je regarde la situation, je ne vois qu'une seule issue…

(Gale)

Tu ne peux pas vraiment imaginer la sensation d'être fouetté et, vraiment, qui le voudrait? Mais moi, je n'ai pas à imaginer. Quelques semaines auparavant, je l'avais découvert en primeur, et vous savez quoi? Ça fait vraiment mal putain. Mais je crois que ce qui fait le plus mal, c'est que tout le monde m'a vu comme ça. Elle m'a vu comme ça. Et le plus dur est de le voir arriver aux autres.

Depuis que Thread est devenu le chef des Pacificateurs, les séances de fouet sont devenues communes. Beaucoup de choses sont devenues communes, de mauvaises choses. Et mon habituel échappatoire n'est plus possible. Maintenant que le courant circule constamment dans la clôture, la forêt est un endroit complètement inaccessible. Notre plus grande peur au district 12 (outre les Jeux, bien sûr) avait toujours été d'être affamer à mort; il est étrange de regretter ces jours. Je regrette aussi la lumière du soleil, être dans ces mines toute la journée draine toute mon énergie.

Je dis ça, mais être affamer à mort ne m'a jamais réellement fait peur, ça me met seulement hors de moi. J'ai réalisé ça quand mon père est mort et que ma mère ne pouvait nous aider seule, j'ai alors pris la décision que j'allais veiller sur ma famille, ce qui voulait dire ne plus avoir peur. Ce que je pensais la chose la plus mature à faire. Malheureusement, ce n'est pas si facile de se débarrasser de ses peurs. Non, vous ne pouvez le faire seul par vous-même, quelque chose doit le faire pour vous. Dans mon cas, c'était quelqu'un.

De toutes les choses inattendues que j'ai rencontrées dans les bois, sans aucun doute, j'étais le plus mal préparé pour la rencontrer, elle. « Catnip » Everdeen, en tout cas, c'est ce que j'avais entendu. Elle avait essayé par la suite de me dire que c'était « Katniss », mais après l'incident avec le lynx, « Catnip » était resté. Longtemps avant d'être la fille du feu, elle était la fille avec un arc. Ma meilleure amie, mon professeur, mon élève, ma confidente, ma partenaire. Elle m'a appris à utiliser un arc, je lui ai appris à monter des pièges. On a passé des heures entières ensemble à chasser et elle m'a écouté fulminer. Je m'en fous si les choses ne sont plus vraiment pareilles depuis son appel à la Moisson l'an dernier. Je m'en fous si le Capitole la force à être avec quelqu'un d'autre. Elle est encore ma Catnip.

Nul besoin de le dire, cette situation m'a mis dans une position difficile. Ma partenaire est au centre d'un jeu malade joué par un homme ayant le pouvoir de faire ce qu'il veut, quand il le veut, à qui il veut. Sans mentionner son sens de l'humour tordu qui lui a fait élever au rang de sport le fait que des enfants s'entretuent. Notre relation… a déjà été meilleure. Et je n'ai aucune idée pour revenir à ce que nous avions. Spécialement considérant le fait qu'elle est supposée ne pas me voir beaucoup, ça regarde mal. En plus avec son mariage imminent…

Mon estomac était dans ma gorge à la seconde même où l'annonce était sortie de la bouche du président. (Et j'avais cru que je le haïssais avant.) Mes pensées courraient dans des millions de direction à la fois, j'étais étourdi et je pouvais entendre les battements de mon cœur dans mes oreilles. Peeta Mellark allait marier ma Catnip et, si j'essayais de faire quelque chose, les gens auxquels je tenais vont mourir.

Est-ce que j'ai dit position difficile? Je voulais dire le septième cercle de l'enfer, okay, peut-être le sixième. Je sais que je n'ai pas la plus mauvaise partie et ça me rend encore plus furieux. Le Jeu en son entier est à propos d'elle. Le président nous voit tous comme des outils pour l'atteindre et il a raison, je déteste l'admettre, mais j'agirais de la même manière. L'homme m'a à peine catégorisé comme un ami que, déjà, il a créé mon enfer personnel parfait par coïncidence. L'homme a un don pour le sadisme et je vendrais mon âme pour le lui faire ravaler dans sa gorge reptilienne.

Je finis le travail qui me restait et me fraie un chemin jusqu'à l'ascenseur. Mon groupe a travaillé un peu tard aujourd'hui, pas pressé de retourner à la surface les jours où les télédiffusions du Capitole sont programmées. Ils ne disent jamais rien de bien et ce sera le sujet de discussion du district pendant des jours, aucun besoin de se presser pour les mauvaises nouvelles. Je suis sûr d'avoir entendu que ça allait être au sujet de la robe de mariée à Catnip.

Elle est celle à propos de qui je suis le plus inquiet en ce moment. Avec tout ce qui se passe, je sais qu'elle se déchire. Elle s'inquiète à propos de tout le monde sauf d'elle-même, ce qui est correct, puisque c'est ma job. Je suis son partenaire. La partie qui n'est pas correcte dans sa façon de penser est celle de croire que tout est de sa faute – ce qui est arrivé durant ses Jeux, le soulèvement, même tous les changements survenus ici. Elle se blâme quand le Capitole, et ce bâtard de Snow, devraient le faire. Si vous demandez à n'importe qui d'autre (dans un coin reculé, loin de tous) il vous dirait au bout d'une seconde que tout ce bordel résulte des agissements du Capitole. Mais pas ma Catnip, la fille ne saurait pas quoi faire si tout le poids du monde n'était pas déjà sur ses épaules. Mais c'est exactement pourquoi je l'aime. Elle est la seule personne qui comprend entièrement ce que je vis sans que l'un de nous ne prononce un mot, parce qu'elle le vit aussi.

Alors je suis ici et, malgré ma futilité, je n'ai pas arrêté d'essayer de trouver un moyen de la sortir de là. Putain, j'aurais souhaité qu'elle se soit enfuie avec moi avant que tout cela ne soit jamais arrivé. Je ris. Oui, bien sûr, je n'aurais jamais pu partir sans ma famille, pas plus qu'elle ne l'aurait pu. C'était juste un rêve éveillé que j'avais besoin de dire tout haut. C'est la preuve de mon niveau de stupidité. Ça a été mon premier vrai essai pour lui parler de mes sentiments pour elle; la fantaisie de s'enfuir ensemble. Je pensais vraiment qu'elle allait faire le lien mais, comme d'habitude, cette fille n'est absolument pas consciente lorsque vient le temps des émotions. (À l'exception de la colère, celle-là elle la maîtrise parfaitement.) Elle a toujours pensé qu'elle était une sorte de paria quand, à la vérité, elle est une des seules personnes du district qui est acceptée par à la fois les gens de la Veine et la classe des marchants. Elle pense que toutes leurs gentillesses est à cause de son père, c'était peut-être vrai au début. Mais après avoir regardé cette fille sans peur se battre littéralement pour sa vie et la survie de sa famille, la famine, la forêt et le monde, qui pourrait réellement ne pas l'admirer? Elle avait quand même besoin que tout ça arrive pour le réaliser.

La fille peut lire tous mes mouvements, mes gestes et mes regards, elle est juste incapable de lire entre les lignes. Mais maintenant que j'ai lâché la bombe, (encore elle a été tout sauf giflée en pleine face par la situation), on a même partagé un baiser. Un auquel je pense beaucoup plus que je ne veux bien l'admettre. Dans les mines, cette situation de merde et rester en vie est tout ce à quoi je peux penser. Ce n'est pas comme si mon travail demandait beaucoup de facultés mentales.

J'étais dans l'ascenseur durant la télédiffusion. Première fois que je suis heureux qu'il soit aussi lent que l'enfer. Quand je suis arrivé à la surface, c'était déjà fini et une symphonie de murmures emplissait l'air. La mélodie n'était pas ce dont on se serait attendu d'un débat sur des robes de mariée. Le ton était sombre, et j'ai remarqué que tout le monde parlait de façon à ne pas se faire trop entendre. « Quelque chose ne va pas. » Je l'ai dit à voix haute, au cas les gars avec qui j'étais monté ne l'auraient pas remarqué. Mais la plupart d'entre eux sont de vieux mineurs, et tu ne vis pas assez longtemps pour être un vieux mineur si tu ne peux entendre les sensations qui flottent dans l'air. Je reçois quelques hochements de tête brefs alors que je les regarde et, sans un mot, nous partons tous à nos maisons respectives.

Je n'ai jamais atteint la mienne, au lieu de ça, je vois Katniss descendre la rue dans un de ses états d'hébétude fonctionnel et je me mets délibérément sur son chemin. Elle est à moins de dix pieds de moi lorsque ses yeux se posent sur moi et elle s'arrête brusquement.

« Gale, hey. » Je sens la gêne d'un éléphant entre nous dans sa voix et dans chacun de ses mouvements. J'aimerais être capable de faire quelque chose à propos de ça ou juste agir comme si rien n'était arrivé mais, honnêtement, je ne sais plus ce que je devrais faire. Et elle ne me pardonnerait jamais si je lui force la main et que quelque chose arrive entre nous. Mais il y a quelque chose d'autre. S'il y a un éléphant entre nous, il doit y avoir une baleine dans sa poitrine aussi.

Malgré ça, j'y vais tout en légèreté et chaleur et dis avec le sourire: « S'lut Catnip, comment ça va? On ne te voit plus souvent par ici cousine. » Je sais qu'elle déteste nos liens familiaux fabriqués de toute pièce par le Capitole, mais c'est trop amusant de l'agacer. Pas aussi amusant par contre lorsqu'on ne reçoit pas la réponse sarcastique espérée.

Au lieu de ça, elle hausse les épaules et me lance un regard qui signifie pas ici. Je redresse la tête et tourne sur moi-même de sorte qu'on soit côte à côte et, sans un mot, on marche ensemble du même pas. Nos pieds bougent seuls et on va où il y a moins de gens. On laisse une bonne distance entre nous pour ne pas attirer la suspicion. Bientôt, nous sommes dans un des seuls endroits sûres à l'intérieur du district pour parler entre nous à un volume normal. Quand même, j'utilise un simple regard pour débuter la conversation. Un qui dit alors?

Elle le lit sans même me regarder et commence immédiatement, « Je peux te dire que tu n'as pas vu la télédiffusion, parce que si tu l'avais vu, tu aurais déjà explosé. » Maintenant, elle se tourne vers moi avec un regard voulant une confirmation verbale.

« Non… Je savais qu'est-ce que ça allait être alors je l'ai manquée délibérément. » Avec surprise, je ne trouve absolument rien d'intéressant à regarder tandis que je scrute la distance nous séparant pour m'empêcher de la regarder puisque mes yeux trahiraient mon dédain. « Je suis sûr que tu étais magnifique. »

Elle se moque, « Autant qu'une belle poupée. » Elle donne un coup de pied sur une roche en signe de frustration. « Comme si ce n'était pas suffisamment horrible… » Sa voix devient inaudible et je la regarde, la tête basse et les bras enroulés autour d'elle-même. Je m'arrête, après une seconde elle le fait aussi et sans se retourner dit au ciel : « les jeux d'Expiation »

Elle me répète mot par mot ce que le président a dit et comment tout est de sa faute. (Comment savais-je qu'elle allait dire ça?)

« … apportent seulement la mort à ceux qu'ils aiment » répète-t-elle, crachant les mots comme s'ils étaient dégoûtants dans sa bouche. Elle me regarde et s'arrête. Je me retourne pour lui faire face et ses yeux montrent une peur qu'elle n'a jamais montrée dans l'Arène. Une peur plus grande que celle pour sa propre vie. Elle murmure à peine, mais je n'ai pas besoin d'entendre pour savoir que le mot qui passe ses lèvres est, « Prim… »

Mâchoire serrée et yeux fermés, je lève la tête vers le ciel et la secoue, « Ce bâtard, il… » J'allais dire qu'il n'oserait pas, mais les mots n'ont jamais atteints la proximité de ma bouche. « … est la pire pièce de merde qui soit au monde. » Je secoue la tête et elle tombe. C'est difficile de contrôler ma colère, mais elle ne m'apportera aucun bien alors je me force à la maîtriser. Je la garde pour plus tard.

Mon éclat obtient un haussement d'épaule. « Ouais, il pourrait recevoir des prix. » Elle répond de quelque part de très loin. On partage un moment de silence et je finis de maîtriser ma rage.

« Je peux juste le voir, maintenant, si content de lui-même. » La rage menace de me brûler, mais au lieu de tout dévaster, elle relâche un petit rayon lumineux qui connecte les neurones de mon cerveau avec la partie que j'utilise pour faire des pièges. Soudainement, je vois tout clairement, tout ce qui est arrivé et tout ce qui arrivera. Lentement, un sourire se glisse sur mon visage. Pas un sourire normal, ni un faux sourire, plus comme les sourires que font les requins, et certaines personnes complètement folles. (J'espère que, dans mon cas, c'est plus comme celui du requin.) « Mais je peux te dire une chose. Il ne rira pas le dernier. » Je suis sûr que mes yeux, eux, ont l'air de ceux d'un fou.

Elle relève la tête brusquement et le regard de ses yeux me dit que si c'est une blague que je fais, ce sera ma dernière. Bonne chose pour moi, je ne blague pas. « Snow fera en sorte que Prim soit choisie. Elle va mourir et je ne rirai plus jamais. Ça me semble assez final. » Ça aurait été moins effrayant si elle me l'avait crié. Au lieu de ça, elle avait un ton détaché, atone, mort, un ton qui se résignait à un destin inévitable.

Je hoche la tête dramatiquement, « Ça ressemble à ça… » Son poing est à mi-chemin vers ma poitrine lorsque j'ajoute : « MaisÇaN'arriveraPasCommeÇa. » Elle n'a pas le temps d'arrêter son geste que sa main me frappe comme une pâte molle. La tristesse dans ses yeux qui s'était transformée en rage devient rapidement de la confusion. Elle n'a pas besoin de prononcer sa question, son visage le demande pour elle. « Il enverra peut-être Prim dans le Jeu, mais elle ne mourra pas. »

« Arrête de me baratiner Gale! » Ça, elle le fait parfaitement, il n'y a rien d'étrange dans le fait qu'elle me gueule dessus. Ça arrive tout le temps. Elle baisse la voix: « J'en suis sorti vivante avec difficulté, elle n'aura aucune chance. Et tu le sais. »

« Non, toute seule elle n'en a pas. » Une fissure de questions transparaît dans son visage de marbre qui s'agrandit à mesure que je continue. « Mais elle ne sera pas seule. Elle devra choisir un partenaire. » Maintenant, c'est la compréhension qui traverse son visage et elle commence à secouer la tête. « Et, je ne sais pas pour toi, mais je ne vois pas Prim se choisir un partenaire. » Elle commence à me dire non, mais je la coupe.

« Gale, je ne laisserai… » est tout ce qu'elle a le temps de dire.

« C'est pourquoi je serai son partenaire » dis-je avec un élan de satisfaction. Lequel se change en douleur lorsqu'elle me gifle en pleine face.

« C'est ça ta brillante solution? De mourir avec elle? Comme ça, ça sera de ma faute si vous mourrez tous les deux? » Elle commence à s'éloigner en tempêtant.

« Tu as raison en partie. » Elle se redresse et me regarde, choquée, avec un air de trahison. C'est correct pour elle de le penser, mais m'entendre le dire est comme un couteau dans le dos. Mais elle devrait mieux me connaître. « Tout cela arrive à cause de toi, très bien, à cause de ta bravoure et de ton dévouement, à cause de ta volonté de seulement protéger ceux autour de toi. Tout ça arrive parce que tu as montré à tout le monde qu'il est possible de se battre pour ceux qu'on aime peu importe les bizarreries. » Je fulminais comme je le faisais dans les bois avant que les trous du cul de Pacificateurs nous bloquent l'accès du seul endroit où je me sentais libre. Comme je ne peux plus le faire ici…

« Et, à cause de ça, les gens se lèvent maintenant devant ces bâtards. Ce qui les effraie à mort. Ils savent maintenant que tu donnes de l'espoir aux rebelles alors ils font leur possible pour te briser. C'est de ta faute si ces putains de sadique nous font ça depuis soixante-quinze ans et que les gens en ont marre… » Je m'interromps lorsque je l'aperçois, elle me supplie d'arrêter avec son regard. Je vois peut-être tout ça comme une bonne chose, mais elle ne voit que les gens qui se font faire du mal. Elle tient plus de sa mère qu'elle ne veut bien l'admettre et j'oserai jamais le lui dire.

Je continue plus doucement, agrippant ses épaules et la faisant me regarder. « Ce n'est pas ta faute, ils t'ont lancés dans cette situation. Quand ils ont essayé de te briser, ça n'a pas marché. Alors, maintenant, ils veulent te punir. Tout vient d'eux. Tout ce que tu as fait est te battre pour survivre et protéger ceux qui te sont chers en jouant à leur Jeu. Si c'est faire quelque chose de mal, alors, être humain est mal. C'est probablement ce qui est le plus offensant pour le Capitole, car ils ne savent rien à propos du fait d'être humain. Tu n'as pas demandé à être un symbole, ils t'ont fait le devenir. Tu n'as causé rien de tout ça. Si on meurt, ce ne sera pas ta faute. »

« Mais je n'ai aucune intention de mourir dans leur petit jeu alors, quelque soit ta façon de penser, tu seras innocente. » J'essaie d'alléger mes paroles avec une blague, mais je regarde Catnip et elle ne rit pas.

Elle me regarde avec la tête légèrement penchée et ses yeux se rétrécissent comme si elle essayait d'imaginer quelque chose, (peut-être mon corps, mort, étendu sur le sol), ce qu'elle fait probablement. Essayant de voir si je crois vraiment à ce que je dis et j'y crois. Elle a confiance en mon jugement la plupart du temps, alors si j'y crois vraiment… Elle hoche la tête après un intense moment.

« Tu as raison... » Elle le dit sans y croire. « Tu as raison... » Cette fois, elle a donné un sens aux mots, je peux les voir prendre sens dans sa tête. « Ils ont fait ça parce que je ne voulais pas m'abaisser et mourir. Je ne veux pas être spéciale; je veux qu'ils me laissent tranquille. Que je puisse vivre ma vie et protéger ma famille. J'ai essayé de jouer leur Jeu et ils essaient encore de nous attraper. Ces… » Elle est bien remontée et sa voix commence à s'élever.

« Garde ta voix basse, je doute que les Pacificateurs apprécient autant ta révélation que je le fais. » Mon sourire arrogant me vaut un regard noir. Heureusement, mon commentaire a été fait juste à temps puisqu'une paire de Pacificateurs apparaît dans notre repaire isolé.

Je peux dire que j'ai perdu mon sang-froid. Comme nous revenions vers la partie principale de la ville, sa tête était élevée et ses pas rapides. Elle avait quelque chose en tête et ça la mettait en colère. Est-ce que c'est ce dont j'avais l'air quand je fulminais sur le Capitole dans la forêt? J'en doute; je ne pourrais être aussi joli. Elle intercepte mon regard et secoue la tête. Elle sait ce que je pense, mais si je dis le mot adorable elle me tuerait. Elle déteste ce mot et je l'utilise seulement quand je suis à l'abri. Même si ce n'est que pour un moment, je suis content que ça redevienne normal entre nous. Malheureusement, je ne peux en profiter longtemps. Je la raccompagne aux portes du village des vainqueurs. On se dit au revoir d'un signe de tête. Je la regarde s'éloigner et se diriger vers la maison de Haymitch. Je contemple ce mystère brièvement seulement, ils sont devenus proches et, comme il l'a ramené à la maison, j'ai retiré à peu près toutes les choses méchantes que j'ai dites à propos de cet homme luxuriant. (Je sais, à petit pas.)

(Katniss)

Je ne cogne même plus à la porte de Haymitch. De tout façon, ce n'est pas comme s'il allait se lever pour y répondre. Alors quand je l'ai ouverte et l'ai vu debout dans la cuisine, j'ai été presque choquée par la droiture de son maintien. « Il est déjà passé 6 heure et tu peux encore tenir debout? » Sarcasme avec le sourire.

« Haha, elle est bonne celle-là chérie. Mais, bien sûr, je devais m'assurer d'avoir une vision claire quand je te verrais dans toutes ces jolies robes. » Il sait que j'adore porter des robes autant que lui.

« Tu m'as regardé? Je n'aurais jamais pensé que tu avais ces goûts. »

Son rire est encore plus forcé maintenant: « Juste pour toi. » Nos deux sourires sont tombés alors que toutes nos blagues ne peuvent plus cacher ce que chacun de nous pensons. « Tu as vu? » grogne-t-il.

Je hoche la tête. « Tu as saisi ce qu'il a dit, pas vrai? »

Il fait oui de la tête: « Il n'en a pas fini avec toi encore. Le mariage n'est pas assez, c'est le point d'attraction, son erreur. Ça aura quelque chose à voir avec l'Expiation et la nouvelle règle. Soit sur tes gardes, il t'attaquera où tu t'y en attends le moins. »

« Je sais, c'est pourquoi je suis ici. Tu vas m'aider. » Je le regarde directement dans les yeux avec la même détermination qui me permettait de faire du troc.

Il roule des yeux et attrape une bouteille sur le comptoir. Sans s'embêter avec l'utilisation d'un verre, il en avale le plus qu'il peut avant de manquer d'air. Il s'essuie la bouche d'un revers de main et comme son regard faiblissait par sa consommation, il dit : « Comment je sais que je n'aimerai pas ça? »

Avec un sourire ironique, je réponds: « Parce que tu es plus brillant que tu en as l'air? »