NON, VOUS N'ALLEZ PAS ME TUER! Taddaaaaaaam!

Je vous préviens j'ai pratiqué l'hypnose ces vacances, vous ne pouvez plus rien contre moi! haha! :D huhu.

Sinon, comme prévu, j'ai deux semaines de retard (vous commencez à être habitués, non? Deux semaines, j'ai fait pire! Genre, 5-6 mois non?)

Comme quoi...mon cas est tellement désespéré que je me réjouis de n'avoir que deux semaines de retard sur ma prévision...Mais le pire c'est que le chapitre était près il y a deux semaines! Sauf que ben...vous me connaissez (en fait, non, mais on va faire genre) je travaille trop! Et ces deux dernières semaines ont été éprouvantes en TL1 (de par chez moi, c'est ma classe) faut dire...

Pour tout résumer, la retenue, et après dans les prochains chapitres Noël, et après février et pâque et ensuite la fin d'année, et après on passe au tome 2 parce que vite fait ça me soûle en vrai les gosses de onze ans. Faut que je passes à autre chose sinon je vais péter un câble et Adrian mourra la tête éventrée par un grenouille venimeuse ayant la rage en ouvrant son cadeau de noël.

Une mort indigne.

Bon, je cesse de digresser et je passe au choses sérieuse.

Disclaimer: Ceci n'est PAS à moi (j'ai honte d'avoir encore à le préciser) mais à JKR the Great

Warning: Que le péon qui ne sait pas que cette fiction est en T+ à cause de son langage grossier aille se pendre.

Sur ce.

BONNE LECTURE!

CHAPITRE 9-Flamel, Retenues

« Comment-ça tu as trouvé un caillou sous la trappe ? Tu as perdu l'esprit ? »

Hermione, Harry, et moi nous trouvions dans le dortoir de la jeune fille, à Serdaigle. Ron, Terry et Draco avaient décidé de partir explorer le château et notamment les sous-sols, domaine de Snape et des Serpentards où peu d'autres maisons s'aventuraient jamais. Padma avait rejoint sa sœur Parvati pour l'après-midi et les autres se trouvaient avec elle chez les Gryffondors. Nous étions le mercredi après-midi, moment où tous les premiers années étaient libres de classes, juste la semaine suivant la nuit où j'avais récupéré le caillou rouge.

Ma meilleure amie et mon frère me regardaient comme si j'avais perdu l'esprit, et je dû sortir le caillou que j'avais maintenant toujours dans mes poches pour leur prouver que je ne racontais pas n'importe quoi.

Hermione le fixa avait des yeux grands comme des soucoupes, et me demanda la permission du regard avant de me le prendre des mains pour le tourner dans tous le sens.

« Et pourquoi tu ne l'as pas dit à Dumbledore ? Il aurait pu te dire ce que c'était…Demanda Harry en fixant lui aussi le roc, sceptique.

Parce que la vieille bique me l'aurait pris. C'est mon caillou.

_ Parce que c'était précisément quelque chose qu'il cherchait à cacher, je veux savoir pourquoi ! Imagine que ce soit le secret de sa puissance ! Je m'enflammais brusquement, levant les bras au ciel dans un signe d'excitation.

_ Impossible, Harry hocha la tête en lançant un regard à Hermione, qui approuva. Quand nous l'avons prévenu que tu étais tombé sous la trappe, il a dit que les pièges des professeurs n'étaient pas tous installés, mais que ce serait le cas sous peu. Si c'était vraiment le secret de sa puissance, les pièges n'auraient pas étés installés cette année.

_ Je confirme. Ca fait près de cinquante ans que Dumbledore est considéré comme le sorcier le plus puissant de Grande Bretagne. Si sa puissance reposait sur une pierre, ça se saurait, ajouta la Serdaigle, tout en tapant du bout de l'ongle sur le caillou.

_ Mouais… »

Ma déception était perceptible dans ma voix. J'aurais aimé tenir là le secret pour éviter de me faire manipuler par Dumbledore.

« Bon, de toutes façons, je ne suis pas d'avis pour que tu aille lui rendre…

_ Pardon ? Hermione et moi nous exclamâmes en cœur, c'était tellement inattendu de sa part qu'il s'oppose à Dumbledore !

_...Bah non. Il te punirait. Non, on redescend sous la trappe, on remet la pierre en place, et on remonte ! »

Est-ce que je dois vraiment commenter ?

« Tu sais que c'est du suicide ? Si je n'ai pas été tué par le Cerbère…

_ Touffu, précisa Hermione avec un air blasé sur le visage.

_...Par Touffu, c'est parce que j'ai eu de la chance. La trappe n'aurait pas été ouverte, il m'aurait déchiqueté. Ensuite, la plupart des pièges n'étaient pas finis, comme Dumbledore vous l'a avoué, donc j'ai encore eu de la chance. L'énigme de Rogue, c'était de la logique, pas besoin de magie pour passer cette épreuve. Par contre, je suis sûr que Dumbledore n'avait pas encore rajouté sa propre protection au système. La dernière pièce était trop facile.

_ Et je bénis cette chance. Mais bon…Harry rougit en détournant le regard, et je fis de même en m'apercevant qu'il m'avait avoué à demi-mot qu'il avait eu peur pour moi.

_ Bon…Hermione reposa le caillou devant moi et releva la tête en soupirant. Ça vous dit de faire autre chose, de bouger un peu? Je m'ennuie depuis hier, j'ai fini tous mes devoirs et j'ai finis le manuel de sortilège de seconde année hier soir… »

Sans commenter l'avance astronomique que prenait Hermione dans sa scolarité, Harry et moi commençâmes à réfléchir un instant, prenant la même moue dubitative qui nous rendait quasi identique.

« On a qu'à aller voir Hagrid tiens ! On ne l'as pas vu depuis le soir d'Halloween !

_ Je dois lui rendre un bouquin sur les créatures magiques, allons-y. » approuvais-je d'un hochement de tête.

Hermione étais déjà sur ses pieds, et nous la suivîmes à travers les couloirs et la cour intérieur, pour nous retrouver sur la passerelle menant à la volière, où nous tournâmes à gauche pour apercevoir la cabane d'Hagrid. Nous nous avançâmes, et alors que nous frappions à la porte, je sentais mon dos me brûler intensément. Exactement comme en cours de vol. Je me suis immédiatement tendu alors qu'Hagrid nous ouvrait la porte, mais ils ne l'ont heureusement pas remarqué. Le demi-géant ouvrit légèrement le battant de la porte en jetant un regard suspicieux au dehors, et lorsqu'il nous aperçut, nous fit rentrer sans un mot.

« Hagrid ? Ça va ? Le ton d'Hermione s'était fait inquisiteur alors qu'elle fronçait les sourcils, comme chaque fois qu'elle était inquiète.

_ Oui oui, ne faites pas attention, installez-vous vite, notre ami de grande taille avait l'air distrait et alerte à la fois, comme s'il pensait à autre chose qui lui occupait particulièrement l'esprit.

_ Pourquoi est-ce qu'il fait si chaud ici ? Remarqua Harry en s'asseyant, se massant le cou, prêt à se lever pour ouvrir la fenêtre.

_ Non, non ! Arrête, tu vas tout gâcher ! » Hagrid l'arrêta d'un geste angoissé de la main, avant de jeter un regard vers sa cheminée, qui fumait plein pot pour ce doux après-midi de novembre.

Nous suivîmes son regard, et je vis Hermione pâlir quand elle aperçut ce que contenais l'âtre.

Un œuf. Enorme. Noir comme du charbon, qui produisait un léger bruit de claquement, comme un animal qui jappe et croque et siffle tout en même temps. C'était très étrange. Presque paralysé sur mon siège par les courbatures qui me parsemaient maintenant le dos, j'ai jeté un regard affolé à Harry, puis à Hagrid qui, lui, fixait avec…affection, l'œuf.

« Hagrid, est-ce que c'est un œuf de dragon ?

_ Oui Hermione. Je l'ai gagné hier soir, au pub. Je le fais éclore, et ensuite je le garderais dans le jardin…

_ Hagrid, vous ne pouvez pas le garder ici ! Enfin, je veux dire…Un dragon ! C'est illégal !

Je jetais un regard à Harry, agréablement surpris qu'il soit au courant de ce détail qui, il est vrai, ne va pas de soi pour quelqu'un élevé chez les moldus.

_Mais ils comprendront sûrement qu'un dragon à besoin de rester auprès de sa maman, non ? »

Non, ils ne comprendront pas. Je peux vous l'assurer. Un objet illégal reste un objet illégal, relation de parenté ou pas. La cocaïne reste une drogue, même si certains l'appelle par des petits noms, vous savez ?

Nous lui jetâmes un regard désespéré, et passèrent notre après-midi à essayer de le convaincre que, non, un dragon ne pouvait pas habiter dans sa cabane, et que non, le Professeur Dumbledore ne pourrait pas l'autoriser à garder son dragon avec lui quoi qu'il arrive. Il était désespéré, mais bon…

Nous le quittâmes en catimini juste avant le dîner, auquel nous rejoignîmes Ron, Draco, Padma et Terry chez les Serdaigles. Nous expliquâmes à demi-mots à nos camarades la situation du garde-chasse, et c'est alors que nous arrivions au dessert et que je m'emparais d'une pannacotta aux coulis de framboise faite maison, que Ron eut une idée. Pas une idée brillante, mais de loin la meilleure de la soirée.

« _ Au pire, mon frère Charlie peux essayer de passer le récupérer, non ?

_ Bien sûr ! L'exclamation d'Harry me fit relever la tête brusquement. Il n'a qu'à le ramener en Roumanie !

_ En Roumanie ? Qu'est-ce que ton frère Charlie fait en Roumanie ? Hermione posa pour moi la question qu'avait immédiatement soulevé cet échange.

_ Il travaille dans un élevage de dragons pour une société de recherches. Il s'en occupe et étudies leurs comportements, leurs particularités, enfin, des dragons quoi…

_ Il fait ça tout seul ?

Et là, je me suis senti idiot. Ron et Draco m'ont jetés un regard affolé, comme si j'avais perdu l'esprit et Hermione a froncé les sourcils en me jetant un regard éloquent. Elle n'en savait pas plus que moi.

_ Adrian, commença le blond. Il faut environs douze sorciers adultes pour maîtriser un dragon. Explique-moi comment un homme seul peut bien en élever une vingtaine sans problème ! Un dragon est une bête sauvage et intelligente, en garder un en captivité est très dure. Ils doivent être bien deux cents là-bas pour autant de dragons.

_ Une bête intelligente ? Padma haussa les sourcils, sceptiques. J'en ai vu une fois auparavant, au zoo (oui, parce que les sorciers quand ils vont au zoo, ils ne vont pas voir des pingouins, non, ils vont voir des dragons, excusez-nous) et il avait plus l'air d'un animal que d'un être intelligent.

_ Bah, d'après ce que m'a expliqué Charlie la dernière fois que je l'ai vu, c'est très variable selon les espèces. Les Boutefeux chinois par exemple sont des animaux à part entière, mais les Wyvernes…Il m'a dit qu'il en avait vu une très vieille qui pouvait parler !

_ Bref, ce n'est pas la question, Harry nous ramena sur terre en un instant, stoppant net nos rêveries. Tu pourrais lui envoyer une lettre pour lui demander s'il veut bien venir le chercher ? »

Ron hocha la tête avec assentiment, et nous finîmes le repas dans un brouhaha d'enfants de onze ans, j'en oubliais même un instant la douleur qui me perçait le dos depuis plusieurs heures, sans me rendre compte que le professeur Quirrell n'assistait pas au festin…

En arrivant dans le dortoir après manger, je me précipitais avant tout le monde à la salle de bain et, après avoir fermé la porte à clefs, j'enlevais ma robe, mon pull et mon tee-shirt, pour me tordre et dévoiler mon dos.

De longues zébrures bleues s'étendaient de ma hanche gauche à mon épaule droite, comme de vieilles griffures cicatrisées qui prenaient leur temps pour partir.

Or, je n'avais pas été griffé récemment. Du moins pas que je le sache. La seule occasion que j'aurais pu avoir était quand j'avais croisé Touffu, la haut…Or…

Touffu. La pierre. J'avais récupéré la pierre ! Est-ce que c'était l'objet d'une malédiction ? Est-ce que je m'étais fourvoyé à rechercher et à prendre ce cailloux rouge ?

J'en fouillais la poche de ma robe, et en ressortait la pierre, que je posais devant moi, sur le lavabo, face au miroir.

Avec une respiration tremblante, j'approchais ma main de la pierre, m'attendant presque à ce que la douleur me transperce de nouveau le dos. Mais rien ne vint.

J'en soupirais de soulagement avant de réfléchir. Cela m'était arrivé pour la première fois le weekend dernier, une semaine après Halloween. Depuis, les blessures sur mon épaule et mon avant-bras avaient disparues, presque complètement. C'était en réalité une douleur sourde, intense pendant deux jours, et qui disparaissait entièrement en cinq minutes chrono, après un certain temps.

Samedi matin, je me « blessais » pour la première fois. Dimanche j'apprenais que Snape était amis avec ma mère, et le soir même je tombais au fond d'un trou, traversais des épreuves étranges pour arriver à un caillou rouge qui paraissait sans intérêts mais que je ne pouvais m'empêcher de conserver, par orgueil ou par curiosité, je n'aurais su le dire.

Si seulement j'avais pu savoir ce que c'était…J'aurais pu tout deviner ! Ou presque, enfin bref.


Le vendredi suivant, après les cours, Hermione et moi avions décidés de nous rendre à la bibliothèque pour faire nos recherches, sur Snape, mes blessures (qui avaient disparues beaucoup plus vite cette fois-ci), et par extension, nos devoirs.

Hermione se penchait sur les vieux journaux de Poudlard, et je me repenchais sur les déchirements de la peau suite à des ondes de magie, quand en relevant la tête pour soupirer de désespoir, j'aperçus une forme familière qui passait avec un groupe d'amis, au bout du rayonnage. Et j'eux une idée.

Brusquement, je me levais et alors qu'Hermione ne me jetais même pas un regard, je me précipitais le plus silencieusement possible dans l'allée, à la poursuite de cette personne.

« Cédric ! Murmurais-je, en l'apercevant.

Il se retourna immédiatement et, dès qu'il me reconnut, me fit un grand sourire en venant à ma rencontre.

_ Adrian ! Ça va ?

_ Oui, oui, lui répondis-je en rougissant tout d'un coup.

Il était beau, le bougre, y a pas à dire. Grand, bien foutu de sa personne, avec des yeux marrons à se damner (si si, je vous jure que c'est possible de se damner pour des yeux marrons, les siens en l'occurrence oui) et une forme de visage parfaite… C'est vrai qu'il était beau garçon, ce que je n'avais pas remarqué dans sa tenue de Quidditch pleine de sueur.

Bon, pour tout vous dire, je n'ai pas vraiment réagit. J'avais onze ans, donc, bon ! On est assez insensible sexuellement à cet âge-là. J'étais juste impressionné par sa beauté, et puis platoniquement admiratif ! Non mais. Il n'y a qu'avec Dumbledore que je pense au sexe, mais lui c'est particulier. Il fait partie d'une caste assez étrange et marginale de pédophiles.

_ Je me demandais, tu saurais quelque chose sur une pierre rouge sang, grosse d'une dizaine de centimètres, et qui aurait une grande valeur ?

Il me regarda avec un regard interloqué avant de froncer les sourcils :

_ Peut-être, la Pierre de Résurrection ?

_Hein ? Quoi ? Qu'est-ce que c'est ?

_ Elle vient d'une légende…Elle servirait à faire revivre les défunts…

_ Oh non, non, lançais-je avec un sourire. Celle dont je te parle est bien réelle, je l'ai vu dans un livre où ils en parlaient, mais je n'arrive plus à me souvenir du nom…

Il haussa les épaules :

_ La seule pierre qui correspond à cette description, c'est la Pierre Philosophale, mais à part ça, je ne vois pas…

_ Ah ! Bon, bah…Merci quand même Cédric !

Il me salua d'un signe de la main me signifiant que ce n'était rien, et repartit s'asseoir avec ses amis, pendant que je revenais vers Hermione à toute vitesse.

« Hermione, je crois que j'ai trouvé ! Enfin, je ne suis pas sûr…

_ Quoi ? Qu'est-ce que tu as trouvé ? M'interrogea-t-elle en relevant la tête d'entre les pages de son bouquin, alerte.

_ Tu sais ce que c'est que la Pierre Philosophale ? » Lui demandai-je, attendant qu'elle ait une illumination et qu'elle me déballe sa science.

Le pire, c'est que c'est exactement ce qui est arrivé. Elle a ouvert de grands yeux ronds comme des soucoupes volantes, s'est levé et est parti en courant en me demandant de l'attendre là.

Bon bah…Je n'avais plus qu'à attendre.

Alors que je cherchais d'autres infos sur Snape, revenant sur son invention de la potion Tue-Loup en 1984, elle est revenu, un pavé gros comme mon torse et épais comme la longueur de ma jambe sur les bras.

Elle l'a ouvert à la page 4196, (je ne rigole même pas, si je m'étais foutu de vous, je vous l'aurais dit) et a lu tout un paragraphe, illustré par une image quasi-identique de la pierre qui se trouvait actuellement dans ma poche…

« « La Pierre Philosophale est un produit de l'alchimie, découvert en 1457 par le renommé Nicholas Flamel, un scientifique français. Il est l'idéal produit de la discipline qui l'a créé, puisqu'il permet de changer les métaux en or et sécrète un liquide qui, une fois consommé, permet au corps de ne pas vieillir. Il n'existe actuellement qu'une seule pierre philosophale et elle est en possession du précédemment cité Nicholas Flamel. Celui-ci a depuis toujours conservé son bien, et seuls lui et sa femme ont profités des bienfaits de la pierre. Ils ont atteint en 1962 l'âge de 545 et 562 ans, tout en ne paraissant pas plus de 50 ou 60 ans » C'est exactement ça ! La Pierre que Dumbledore cachait, c'était la Pierre Philosophale ! » Hermione laissa échapper une exclamation de surprise.

Elle rougit lorsque Mme Pince lui jeta un regard glaciale en sifflant dangereusement, la ramenant au silence.


Après cette découverte, que nous nous empressâmes de divulguer à nos amis, vint le temps de notre retenue avec Hagrid, le samedi soir. Seul Hermione et moi y étions convoqués, et dès dix heures, nous nous rendîmes à la cabane du garde-chasse, nous demandant ce qu'il fallait que l'on fasse.

Il nous ouvrit avec un grand sourire, Un Norbert encagé sous le bras.

« Je vais lui faire faire un petit tour, pour qu'il prenne un peu l'air, il étouffe à être toute la journée à l'intérieur. »

Nous ne pûmes ignorer le grand sourire du demi-géant, mais nous nous jetâmes un regard inquiet, avançant vers les sous-bois de la Forêt Interdite derrière le garde-chasse, son chien sur nos talons.

Nous finîmes par entrer complètement dans la forêt, et alors que nous nous jetions des regards de plus en plus effrayés, Hermione demanda à Hagrid :

« Au fait, qu'est-ce que nous allons faire exactement, pendant cette heure de retenue ?

_ Oh, pas grand-chose de bien excitant, malheureusement…Le grand homme eut un soupire en se tournant vers nous. Quelques licornes sont mortes de façon étrange dans la forêt ces derniers temps. Dumbledore m'a demandé de chercher pourquoi.

_ Attendez…J'hésitais un instant. Vous être en train de dire que vous recherchez une bête qui assassine les équidés les plus rapide du monde magique, et que vous emmenez des élèves ? Vous êtes inconscient ?

L'autre eut la décence de rougir avant de répondre :

_ Oh, tu sais, ce n'est pas bien dangereux. On les a juste vidées de leur sang…

Je me suis pris un arbre.

_Précisément ! Imaginez que cette chose nous attaque ! On fait quoi ? On leur fait une transfusion ?

Hermione a rigolé, puis s'est tourné vers notre accompagnateur, qui nous jetait un regard perplexe :

_ Une transfusion est un prélèvement de sang, chez les moldus.

_ Quoi ? Les moldus donnent leur sang ?

_ Euuh…Oui, pourquoi ? Nous fronçâmes tous deux les sourcils, trouvant étrange la réaction du garde-chasse.

_ Mais c'est terriblement important de donner son sang comme ça, ça ne se fait pas ! Imaginez, ils deviennent tous de la même famille ! Et puis des dons de sang, c'est plein de magie noire tout ça !

Ohlala bordel, je n'ai vraiment pas envie de discuter du bien-fondé de l'utilisation de la magie noire avec lui, je sais qu'on ne va pas s'entendre…

_ Mais les moldus ne sont absolument pas magiques…Ça ne marche pas comme ça avec eux, Hermione joua élégamment le parti du compromis, empêchant tout débat non productif.

Au fur et à mesure que le temps passait, une légère brume s'épaississait, et je resserrais ma poigne sur la poignée de la lanterne, tentant de me rassurer. Nous restâmes de longues heures à marcher dans les bois quand, vers onze heures et demi Hagrid trouva ce qu'il voulait.

De longues traînées argentées s'enfonçaient dans les bois, montrant des buissons écrasés dans leur sillage, et une trace qui perçait le feuillage. Le désordre du chemin et le tronc abîmé près dudit sentier montrait d'ailleurs que la licorne s'était débattue, avant de se traîner d'elle-même le plus loin possible de l'endroit de son agression.

Nous les suivîmes sur la pointe des pieds, attentifs à toute trace de l'agresseur. Je sentais d'ailleurs que la tension était montée d'un cran, puisque Hagrid s'était rapproché de nous, son arbalète tendue devant lui, à l'affût. Norbert s'agitait par ailleurs dans sa cage, tentant de passer à travers les barreaux, en vain. Il se mit même à cracher de petite flammèche en poussant des gémissements plaintifs.

Nous finîmes par trouver la malheureuse, étendue sur le sol, au creux d'un grand arbre aux racines noueuses. Elle vivait encore, bien que respirant difficilement, son souffle se faisant plus sifflant et faible à chaque seconde.

Le demi-géant se précipita vers elle, posant son arbalète et la cage du dragon sur le côté alors que nous restions en retrait.

Il se pencha sur son corps et lui murmura quelque chose, incompréhensible de là où nous étions. Et, alors que nous nous penchions pour tenter de l'apercevoir, elle se mit à parler.

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu un être magique parler. Un centaure peut-être, un dragon sûrement pas. Les licornes parlent, elles sont très puissantes et très indépendantes, c'est bien connus. Mais peu de gens les entendent parler. Et bien je peux vous assurer que c'est effrayant.

Elle parle anglais mais le son est si différent que l'on pourrait penser que c'est une autre langue. Vous leur reconnaissez une certaine beauté, une prestance ? Et bien leur voix est semblable à un son d'outre-tombe. Le ton est sifflant, rocailleux, lourd et leur mots résonnent de l'intérieur, comme si elles parlaient constamment dans une église vide avec une voix éraillée, brisée, de fumeur de pipe. C'est une voix qui n'est pas désagréable, plus…glauque, voilà ce que c'était. Glauque et terrifiant.

Bon après, c'est peut-être aussi parce qu'elle était sur le point de mourir. Je ne sais pas, peut-être que sa voix aurait été différente si elle avait été bien vivante.

« Ca boit pour vivre, mais ça meurt aussitôt…Il fait mal, il blesse, il brûle, il mord, il est retourné, il veut boire… »

Donc, en plus d'être flippante, elle veut se la jouer devineresse et parler par énigme ? Je déteste cet animal. Remarque, elle vient de me confirmer que ma vie est un film de série Z. Il n'y a que dans ce genre de truc qu'un animal mystique et puissant sur le point de mourir lâche une phrase énigmatique puis rends son dernier souffle sans que l'on ait pu lui poser la moindre question.

Je crois qu'Hagrid n'a pas été satisfait, puisqu'il s'est relevé, juste après avoir fermé les paupières de la licorne, et a balayé les alentour du regard, son arbalète bien en main.

« On est observés, statua-t-il simplement.

_ Comment ça ? Hermione posa sa question avec une pointe d'angoisse dans la voix, en suivant son regard et en scrutant les buissons qui nous entouraient.

Allons bon, ces machins ne bruissent qu'à cause du vent, faut se détendre. Encore une fois, ma vie est un film de merde, mais tout de même.

Non mais je vous ju…ARGH !

J'ai senti un truc m'attraper le col, un truc froid, glacé.

J'ai commencé à hurler d'une voix suraiguë, perdant tout contrôle de ma pensée, incapable de réfléchir à quoi que ce soit ou même de me défendre.

Une force impressionnante m'a tiré sur plus d'une dizaine de mètre à travers les bois, alors qu'un carreau d'arbalète traversait les buissons au-dessus de ma tête. Nous avons slalomé entre les arbres jusqu'à ce que nous atteignions une petite clairière où l'on m'envoya rouler sur le sol.

La chose sombre se redressa, alors que je me traînais rapidement dans un coin, le sang figé par la peur, incapable de prendre la fuite plus loin. Je m'appuyais contre un arbre, et fixait la forme encapuchonnée qui s'avançait maintenant d'un pas délibérément lent et mesuré vers moi.

Je m'étais mis à pleurer, et quand je relevais la tête, je ne distinguais à travers mes yeux embués par la peur qu'une forme sombre, encapuchonné, qui murmurait des paroles qui me semblait sans queux ni têtes, et qui se pencha sur moi et m'attrapa par le cou. Puis, j'entendis clairement, dans ma tête :

Dans sa poche. C'est dans sa poche.

J'essayais pitoyablement de me redresser, et m'aperçut que ma cheville ne me soutenait plus. La chose noire s'approcha de moi lentement encore, comme si elle voulait faire durer le plaisir, et une forme pâle que je supposais être sa main sorti de sous sa cape, se dirigeant vers ma poche droite, pour y prendre ce que je savais être la seule chose là, la Pierre Philosophale. Et au moment où elle allait l'atteindre, elle a été bousculé a été projetée à terre d'un coup violent, qui a fait retentit un craquement sinistre dans toute la clairière.

La forme encapuchonnée a reculé rapidement, se traînant sur le sol, fixant ce nouvel adversaire sortit de nulle part.

Une gigantesque forme imprécise s'est imposée entre moi, émettant un étrange grognement, mi-hennissement, mi-cri d'humain et la chose noire a encore reculé, puis, après avoir tenté un instant d'effrayer mon défenseur inopportun a vite battu en retraite avec un sifflement inquiétant.

Je me suis essuyé les yeux d'un geste de la main, hésitant à regarder ce qui m'avait sauvé de près, alors qu'Hagrid débarquait en ahanant, Hermione sur les talons. Elle se précipita vers moi et m'aida à me relever, alors que j'essuyais mon visage plein de terre.


Par la suite, le centaure qui m'avais sauvé, Firenze, se présenta et prévint Hagrid de partir au plus vite, ce que nous fîmes dès que l'hybride eût disparu entre les arbres.

Alors que nous revenions à la lisière de la forêt interdite, je lançais un regard à Hermione, et sortais de ma poche la Pierre, que je cachais sous les racines d'un arbre, juste derrière la cabane du garde-chasse. C'est alors que je remarquais l'absence de la cage de Norbert.

« Et le dragon ? Où est-il passé ?

Hermione m'envoya un sourire d'excuse alors qu'Hagrid m'expliquait en un léger sanglot :

_ Eh bien, quand cette chose t'a emmenée, j'ai malencontreusement lâché la cage de Norbert, qui s'est ouverte. Il s'est envolé sans demander son reste.

_ Et bien dit donc, c'est Ron qui va être content…Il aura écrit à Charlie pour rien !

-TBC-

Huhu. Une fin qui ne veut rien dire pour vous pour l'instant mais qui va me permettre de gracieusement finir l'intrigue du premier tome en trois chapitres encore. C'est plutôt appréciable, comme qui dirait.

Bon sinon mis à part ça, Est-ce que j'ai fait ma tournée d'excuse pour les fautes du chapitre? Les gens qui parlent bien français les trouveront, j'en suis désolé.

Sinon mis à part ceci je voulais vous demander:

R

E

V

I

E

W

S

?

pleaseuuuh :3

Bye, à la prochaine!