Bonjour à tous. Il s'agit de la première fanfiction que j'écris sur cette série que j'adore. C'est aussi la première fois que je publie, alors soyez indulgent s'il vous plait. =) Ma fic se situe après l'épisode 211 ("Le repos du guerrier"). J'espère que ce premier chapitre vous plaira. N'hésiter pas à laisser une review à la fin pour me dire ce que vous en avez pensé. Je prends toutes les critiques, positives ou négatives.

/!\ Disclamer: La série de m'appartient pas et j'écris pour le plaisir. Je ne touche évidemment pas d'argent.

Sur ce, bonne lecture à vous !


Depuis ce fameux jour, l'officier Faith Yokas ne parvenait plus à dormir correctement. Elle avait déjà affronté des traumatismes importants par le passé, mais elle s'en était toujours remise. Mais cette affaire du tueur de flics à vélo l'avait rendu comme paranoïaque. Tout au long de la chasse à l'homme qui avait été effectuée, l'ensemble du district avait été sur les nerfs. Cela avait été à un tel point que lors d'une de leur patrouille à pied, elle et son partenaire de 55-david – l'officier Maurice Boscorelli – s'étaient retrouvés à terre au son d'une benne à ordure dont le couvercle était retombé bruyamment. Tous avaient bien conscience qu'en faisant ce métier ils risquaient chaque jour leur vie, la preuve avec ce jeune officier qui s'était fait tirer dessus, Greg. Mais durant cette période en particulier, ils avaient vraiment tous eu peur pour leur vie.

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Cela faisait quelques semaines maintenant que le tueur à vélo avait été appréhendé. Tout le monde au commissariat semblait avoir retrouvé une attitude plus sereine. Mais ce n'était pas le cas de tout le monde. Et ça, l'officier Boscorelli le sentait. Lors d'une de leur patrouille au volant de leur RMP, n'en pouvant plus du silence pesant de sa partenaire, il détourna un instant les yeux de la route et s'adressa à elle.

« Okay Yokas, qu'est-ce qu'il se passe ? »

« Je te demande pardon ? »

Se reconcentrant sur le trafic, il soupira.

« Tu n'as pas dit un mot depuis ce matin, que ce soit pour te plaindre du comportement de Fred ou pour parler des gosses. »

« Tout va bien Bosco. »

Il lui lança un regard en biais.

« J'étais simplement perdue dans mes pensées. »

Le jeune homme se contenta de cette réponse, mais au fond le comportement de sa partenaire le rendait perplexe. « Ça t'arrive bien souvent ces derniers temps » pensa-t-il.

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Leur patrouille se termina sans trop d'action. Bosco avait réussi à discuter avec Faith durant leur pause déjeuner, mais rien n'indiquant la raison de son comportement étrange. Dans le vestiaire les deux partenaires finissaient de se changer et Bosco tenta une dernière approche.

« Faith, tu es sûre que ça va ? »

« Oui. Je suis juste un peu fatiguée. Je vais rentrer chez moi et me coucher après un bon bain. »

Devant le regard insistant de son partenaire elle s'efforça de lui offrir un mince sourire. Elle était malgré tout touchée de le voir si concerné.

« Je vais bien Bosco, je t'assure. »

« Okay… »

Il se résigna. Si elle n'avait pas envie de lui parler, très bien. Il n'allait pas se battre pour quelque chose de perdu d'avance.

« Tu veux que je te reconduise chez toi ? »

« Merci mais je vais prendre le métro. J'ai besoin de marcher un peu. »

Ces simples mots suffirent à lui confirmer que quelque chose n'allait pas.

« On se voit demain alors ? »

« Oui. Bonne nuit Bosco. »

« Bonne nuit, Faith. »


Faith avait finalement convaincu son partenaire de ne pas embarquer ce voleur d'oranges qu'il avait décidé de martyriser en lui rappelant la tonne de paperasse que cela impliquerait. Alors après avoir fait fuir le misérable truand et restitué la marchandise à son propriétaire, ils se remirent en route au volant de leur RMP.

Bosco était encore en train de pester contre le type aux oranges, au grand désespoir de sa partenaire, quand un coup de feu retentit. Le temps semblait s'être arrêté, ou du moins sembla ne plus défiler qu'au ralentit. La vitre arrière du véhicule de police explosa. Par réflexe Faith se recroquevilla sur son siège. Elle se saisit de sa radio pour demander de l'aide.

« 55-David à central ! Nous sommes victimes de coups de feu ! Demandons assistance à la dernière adresse signalée ! »

« 55-David, bien reçu. Les renforts sont en route. »

N'ayant pas entendu son partenaire réagir, elle s'adressa à lui.

« Bosco, est-ce que ça va ? »

Quand elle leva la tête vers lui elle ne put retenir un murmure horrifié.

« Oh Seigneur… Bosco ! »

Son partenaire était penché en avant, la tête reposant sur le volant, un trou à l'arrière du crâne à l'endroit où la balle était entrée. Sur le volant, et sur une partie de tableau de bord et du pare-brise il y avait des éclaboussures de sang et de cervelle.

« Oh mon Dieu… »

Sa voix tremblait alors qu'un sanglot se formait dans sa gorge.

« 55-David à central ! Un officier à terre, j'ai besoin d'une ambulance ! »

Elle savait au fond qu'il n'y avait plus grand-chose à faire, mais elle ne pouvait pas envisager une seule second que son partenaire soit mort.


Faith se réveilla en sursaut dans son lit, le corps trempé de sueur et le visage baigné de larmes. Elle se redressa et s'assit pour reprendre son souffle, ce qui pourtant semblait une tâche impossible à accomplir à cause des sanglots qu'elle tentait de retenir. Si ce n'était pas déjà le cas, elle ne voulait pas réveiller les enfants. Quant à Fred, qui était toujours affalé sur le canapé du salon depuis son retour, il était bien trop ivre pour se rendre compte de quoique ce soit.

Sachant qu'elle ne parviendrait pas à se rendormir de sitôt, Faith se dégagea de sa couette et quitta sa chambre. De l'air, elle avait besoin de prendre l'air. Après un rapide passage dans la salle de bain pour enfiler un jean, un top et un pull, la jeune femme prit la direction de la chambre de ses enfants. Ses deux petits anges dormaient à poings fermés. Avant de quitter l'appartement elle enfila une paire de tennis et une veste légère. Les nuits étaient encore douces à cette époque de l'année.

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Déambuler dans les rues de New York cette nuit-là ne l'aida pas à se changer les idées. Les images lui revenaient sans cesse en mémoire. Elles la hantaient. La sensation de peur lui tiraillait le ventre comme la semaine des dramatiques évènements. Faith ressenti soudain le besoin urgent de voir son partenaire, son meilleur ami. Elle avait besoin de lui parler, de s'excuser pour son comportement de ces derniers jours. Elle avait simplement besoin de ressentir sa présence, aussi.

Consciemment ou non, sa cadence s'accéléra et elle se mit à courir. C'est seulement une fois arrivée au pied de l'immeuble de son partenaire qu'elle s'autorisa à reprendre son souffle. Elle prit les escaliers et monta jusqu'à la porte de son appartement. Prise d'un doute pourtant inutile elle ferma les yeux un instant et respira profondément. Elle frappa trois coups brefs contre le bois de la porte et patienta. Au bout de quelques secondes sans un bruit elle réitéra son geste. Constatant qu'il n'y avait aucune réaction et aucun signe de mouvement de l'autre côté, Faith se résigna. Sans doute était-il dans un bar quelconque ou en train de partager le lit d'un top model. Sur cette pensée elle se décida à faire demi-tour. Mais à peine eut-elle fait deux pas qu'elle entendit la serrure se déverrouiller derrière elle.

Quand elle se retourna, elle ne fut pas surprise de voir son partenaire braquant son arme de secours sur elle, les marques de l'oreiller encore sur la joue. Après tout, il était un peu plus de 3h du matin.

« Faith ? »

La surprise ne disparaissait pas de ses traits quand il abaissa son arme et remis la sécurité.

« Que se passe-t-il ? »

Sa question la ramena tout d'un coup aux raisons de sa venue. Cela devait se voir sur son visage puisque désormais il arborait une expression grave et inquiète.

« Hey Faith… »

Sa voix n'était plus endormie mais restait un doux murmure. Il reposa son arme sur le meuble d'entrée et lui prit le bras.

« Entre donc. »

Etait-ce l'inquiétude de la voir ici au beau milieu de la nuit, ne prononçant pas le moindre mot, ou bien les larmes qui menaçaient de tomber et faisaient briller ses yeux, quoi qu'il en soit Bosco attira la jeune femme contre lui pour une étreinte rassurante.

« Bos'… »

« Shh… »

Ces simples mots et la chaleur de ses bras autour d'elle suffirent à Faith pour relâcher toute la tension accumulée au cours de plusieurs semaines et de plusieurs nuits sans sommeil. Elle éclata en sanglots contre le torse de son meilleur ami qui les guida prudemment vers le canapé du salon où il les fit s'asseoir.

Les minutes passèrent et Bosco continuait de caresser le dos de sa partenaire dont les larmes ne cessaient de couler. Il n'avait jamais aimé voir une femme pleurer. Encore moins quand il s'agissait de sa mère, de Faith ou des enfants de celle-ci auxquels il était très attaché. Car quoi qu'on en dise il avait un cœur. Et les larmes versées par ces personnes-là le déchiraient. Après ce qui semblait une éternité, la jeune femme commençait à se détendre dans ses bras, et Bosco cru un instant qu'elle s'était endormie.

« Désolé Bos'… »

Elle venait de relever la tête et ses yeux rougis rencontrèrent les siens, inquiets.

« Hey, tu n'as pas à être de désolée pour quoi que ce soit. »

« Je n'aurais pas dû être aussi froide avec toi ces derniers jours, aujourd'hui non plus. »

« Tout le monde à des problèmes, Faith. Je peux le comprendre. »

L'officier Yokas baissa la tête. Bosco posa deux doigts sous son menton pour la lui faire relever.

« Tu veux en parler ? »

De nouveau elle baissa la tête, mais cette fois-ci ferma les yeux avec force. Un frisson parcouru son corps. Tout son visage se crispa alors qu'elle luttait contre elle-même pour ne pas pleurer.

« Donnes-moi ta veste et mets-toi à l'aise, je vais nous faire du thé. »

Il venait de se lever pour lui laisser le temps dont il savait qu'elle aurait besoin. Quand il revint avec les deux mugs fumants qu'il posa sur la table basse, Faith avait retiré ses chaussures et s'était assise avec les genoux repliés sous le menton tout en étant adossé à l'accoudoir du canapé. Bosco prit place à l'opposé et s'installa de manière à se retrouver face à sa partenaire.

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La jeune femme avala une gorgée du breuvage et garda la tasse encore un peu dans ses mains le temps d'apprécier la chaleur se diffusant de ses doigts vers le reste de son corps, puis la reposa sur la table basse.

« Je fais des cauchemars. »

Elle avait murmuré cette phrase tellement bas que Bosco croyait avoir rêvé.

« Toujours le même, en fait. Sans cesse. »

Pendant un instant elle ne dit plus rien.

« Raconte-moi. »

Mais sa requête se heurta à un autre silence. Il avança son buste et tendit le bras de manière à pouvoir poser une main sur son genou. Le contact sembla la faire réagir et leurs regards se croisèrent.

« Je t'en prie Faith, parle-moi. »

Les yeux de la jeune femme se remirent à briller et elle brisa le contact visuel. Elle savait qu'elle n'aurait pas le courage de continuer en le regardant dans les yeux.

« Toutes les nuits, je nous revois dans la voiture près de cette épicerie. Sauf que notre voleur à l'étalage, Rudy, n'est pas là. »

Elle fit une pause pour respirer profondément. Sa gorge était nouée, ce qui ne l'aidait pas. La main de Bosco, qui était toujours sur son genou, exerça une légère pression. C'était une façon pour lui de lui témoigner son soutien sans pour autant l'interrompre.

« Dans mes cauchemars j'arrive à te convaincre de le laisser filer pour éviter de la paperasse inutile. On retourne alors à la voiture, tu te mets au volant en pestant contre le type. »

Elle sourit tristement à l'évocation de cette réaction typique du caractère de son partenaire, dans la vie de tous les jours. Lui, de son côté, déglutit plus ou moins difficilement. Il semblait prendre conscience de la suite des évènements. Pourtant il s'abstint de tout commentaire, de peur de la braquer.

« Ensuite il y a eu ce coup de feu… le même qui a tué ce type à l'arrière de notre voiture, il y a quelques semaines. Sauf que là il n'y avait plus personne pour se mettre entre le tireur et toi, Bos'… »

Les larmes commencèrent à rouler le long de ses joues. Elle n'avait plus la force ni la volonté de les retenir. Ces larmes qui coulaient étaient des larmes de détresse, de douleur et de culpabilité.

« Je t'ai convaincu de laisser partir ce gars et je t'ai tué… »

Sa voix se brisa sur les derniers mots. La crise approchait, tout son corps commençait à trembler.

« Je suis là Faith. Je suis en vie, ce n'est qu'un cauchemar. »

« Bon sang Bosco, je t'ai tué ! Tu es mort par ma faute ! »

Cette fois elle ne pouvait plus les retenir. Son corps fut secoué de sanglots. Bosco s'approcha d'elle et la prit dans ses bras.

« C'était si réel… si réel… »

« Shh… »

L'officier Boscorelli laissa la jeune femme se calmer doucement. Elle s'était retrouvée en position fœtale sur le canapé de son meilleur ami, la tête posée sur ses jambes tandis qu'il lui caressait distraitement les cheveux.

Il s'était trouvé désemparé face à la détresse de celle qu'il considérait comme sa seule véritable amie. Sa meilleure amie. Bien sûr il l'avait déjà vu pleurer, après tout Faith est une femme sensible. Mais cela n'avait jamais été comme maintenant. Jamais le concernant. Certes Emily lui avait déjà confié que sa mère avait pleuré une fois suite à l'une de leurs violentes disputes, mais là s'en était presque désarmant.

« Le thé est froid maintenant… »

Bosco fut tiré de ses songes par la voix de Faith.

« C'est qu'il est temps d'aller dormir. »

Les deux partenaires échangèrent un sourire. Bosco se leva et tendit une main à Faith pour qu'elle en fasse de même. Celle-ci lui jeta un regard interrogateur.

« Mon lit est assez grand pour nous deux. Et le canapé n'est pas spécialement confortable pour dormir. Si tu fais un cauchemar je serai là. »

Elle le remercia silencieusement par un sourire.

« Et je saurai me tenir. »

Cette précision et son clin d'œil la firent éclater de rire. Bosco avait toujours eu le chic pour la faire se sentir bien dans n'importe qu'elle situation.

Ils s'installèrent chacun d'un côté du lit et se glissèrent sous la couette. Au plus grand étonnement de son partenaire, Faith vint directement s'allonger contre lui. Il passa alors un bras autour d'elle et l'entendit soupirer d'aise avant de s'endormir. Un coup d'œil à son réveil : 4h passé. Bosco finit par s'endormir à son tour.

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Le réveil s'était mis à sonner à 7h, résonnant comme un hurlement désagréable dans les oreilles de l'officier Boscorelli qui n'était pas du tout du matin. Lorsqu'il voulut bouger il n'y arriva pas à cause du corps collé au sien. Il ouvrit alors les yeux et aperçu la chevelure doré de sa partenaire dépassant de sous la couette.

« Faith ? Faith, réveille-toi. »

Son murmure n'eut pas d'effet sinon la faire se blottir davantage contre lui. Ce n'était pas une situation désagréable, au contraire, mais s'ils ne se levaient pas dans les 5 minutes, ils finiraient par être en retard. Et il fallait encore qu'ils passent chez Faith pour qu'elle puisse se changer. Il s'efforça alors de bouger ce qui eut pour conséquence de la faire grogner dans son sommeil. Il alla faire couler le café et revient dans sa chambre. Il s'assit sur le rebord du lit du côté de Faith et se pencha au-dessus d'elle.

Le tableau qu'il avait sous les yeux le fit sourire. Faith était revenue de son côté du lit et se trouvait désormais allongée sur le ventre, la couette reposant lâchement dans le bas de son dos. Elle avait ses deux bras sous l'oreiller et la tête posée dessus, tournée vers la fenêtre derrière lui. Son visage était désormais nettement plus serein que quelques heures plus tôt. Bosco tendit la main vers son visage et replaça derrière son oreille une mèche de cheveux qui lui tombait sur le nez. Elle commença à papillonner des yeux pour finir par les ouvrir.

« Bonjour, belle au bois dormant. »

« Bonjour… »

Sa voix était encore endormie. Bosco se leva du lit.

« Si tu te lèves maintenant tu auras le temps de boire un café avant que l'on passe à ton appartement. »

Elle repensa soudain aux évènements de la veille et au fait qu'elle n'avait prévenu personne de là où elle serait. Ses enfants allaient s'inquiéter s'ils ne la voyaient pas ce matin. La bulle dans laquelle elle se trouvait à son réveille éclata.

« Mince ! »

Elle avala le petit déjeuner que son partenaire lui avait préparé le temps que ce dernier prenait sa douche.

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Ce matin-là Faith pouvait affirmer que ce ne serait pas une bonne journée. Elle l'avait senti en arrivant chez elle.

« On peut savoir où tu étais passée cette nuit ?! »

Fred. Faith sentait le mal de tête arriver au pas de course. Finalement Bosco intervint pour l'aider.

« Pas maintenant Fred. Faith, vas vite prendre une douche et te changer sinon les enfants risquent d'être en retard à l'école. »

« Maman ! »

« Maman, est-ce que tu es blessée ? »

Un regard suffit et la jeune mère prit la direction de la salle de bain après avoir embrassé ses enfants.

« Non Emily. Elle va bien. »

« Alors pourquoi elle rentre avec toi ce matin, oncle Bosco ? »

« Rien de grave Champion, ta maman n'arrivait pas à dormir cette nuit et comme marcher ne l'aidait pas elle est venue me voir et on a bu du thé avant de retourner se coucher. »

« C'est toi qui nous emmène à l'école alors ? »

Mais l'enthousiasme de Charlie retomba bien vite quand son père intervint.

« Hors de question ! Je vous emmène. Alors filer vous préparer. Tout de suite ! »

Quand les enfants revinrent avec leurs cartables, Faith était revenue et avait tenu tête à son mari qui se résigna finalement à la laisser emmener les enfants à l'école comme prévu.

« En route kiddos ! »

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Emily n'avait rien dit du trajet. Elle se doutait que quelque chose n'allait pas pour que sa mère termine la nuit chez son partenaire. A la différence de son père, elle savait que sa mère n'irait pas le tromper. Charlie, lui, était plus que ravit de pouvoir aller à l'école en voiture, dans la Mustang d'oncle B.

« Tu peux remercier Bosco, Charlie, parce que ça ne sera pas tous les jours comme ça. »

Après un bisou à sa mère le petit garçon sauta dans les bras de son chauffeur du jour. Emily se contenta d'un bisou sur la joue en le remerciant.

« Tu vas bien ma chérie ? »

Faith venait de prendre sa fille à part. Son silence l'inquiétait.

« Mieux que toi, c'est sûr. »

La réponse d'Emily était un tantinet agressive, mais sa mère savait que c'était là sa manière de montrer sa peur et son inquiétude.

« Je vais bien mon ange. Promis. »

La jeune fille détourna le regard avec une mine triste.

« On en discutera samedi soir si tu veux, d'accord ? Ton père et Charlie seront sans aucun doute devant le match à la TV alors on sortira juste toi et moi. Ça te va ? »

« Ça me va ! »

Emily se jeta dans les bras de sa mère, soulagée de savoir qu'elle lui faisait suffisamment confiance pour discuter avec elle de ses problèmes.

« Aller file, tu vas être en retard. Je t'aime Em'. »

« Je t'aime aussi m'man ! »

Faith et Bosco remontèrent en voiture et le jeune homme prit la direction du commissariat.

« Est-ce que tout va bien avec Emily ? »

« Oui. Elle s'inquiète juste pour moi. Beaucoup plus que mon propre mari, d'ailleurs. »

« Fred n'est qu'un abruti ! Désolé, mais c'est la vérité. Si tu étais ma femme–»

« Bos'… je sais. Et je suis touchée que tu t'inquiètes pour moi. »

S'il ne rajouta rien, il était heureux d'avoir été celui vers qui elle s'était tournée au final.


Alors, qu'avez-vous pensé de ce premier chapitre? =)