Bonjour à tous. Voici le deuxième chapitre de ma fic je suis enfin parvenue à le boucler, même si mon inspiration m'a fait faux-bond à un moment donné. J'espère que cette suite vous plaira. =)

Guest: Merci pour ta review tout d'abord. Ensuite je pareil que toi, à ne pas comprendre comment Faith a pu rester aussi longtemps avec lui. Pour répondre à ta question, je pense. Il faut attendre la suite. :P

Delhouse: Merci à toi aussi pour ta review, j'espère que ce nouveau chapitre te plaira aussi.

Fan-des-series: Pour la énième fois merci pour ta review et tes commentaires encourageants. J'espère que la suite sera à la hauteur de tes espérances. :-)

Sur ce, bonne lecture à vous !


Les jours passaient et les rapports entre Faith et son mari n'allaient qu'en se dégradant. Fred buvait de plus en plus et avait perdu son travail. Du coup sa femme travaillait davantage pour pouvoir payer toutes les factures et subvenir aux besoins de la famille. Malgré tous les efforts qu'elle faisait, cela n'était pas encore assez pour lui. Soi-disant qu'elle travaillait trop et n'était pas suffisamment présente pour lui et les enfants. Comme la plupart des discussions tournaient souvent en violentes disputes, Faith avait pour habitude de quitter le domicile familial en claquant la porte. Elle ne rentrait que des heures plus tard.

La plupart du temps elle avait le droit à son retour au même tableau pitoyable : Fred ivre mort, affalé sur le canapé, une bouteille vide dans la main ou renversée au pied du divan. Si elle se sentait mieux elle allait se coucher dans le lit de sa fille, contre elle, pour finir sa nuit. Dans le cas contraire elle rejoignait le lit conjugal désormais froid, et pleurait parfois. Il arrivait aussi qu'Emily et Charlie la rejoignent quand ils n'étaient pas encore endormis. Au moins ses enfants se faisaient un minimum de soucis pour elle.

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Puis un jour Fred avait eu une crise cardiaque. Cet évènement l'avait complètement transformé. Dès sa sortie de l'hôpital, Fred avait entamé un régime sain et avait cessé de boire. Les choses avaient alors semblé rentrer dans l'ordre. Faith s'était dit que son mariage ne serait peut-être pas réduit à néant finalement. Son mari passait de nombreuses journées en ville à chercher un nouveau travail, même si le résultat ne semblait pas fructueux pour le moment. Il sortait aussi davantage voir des amis le soir, mais il revenait sobre à chaque fois. Elle ne pouvait pas lui en vouloir de profiter de la vie après ce qui lui était arrivé.

Cela n'était peut-être pas grand-chose aux yeux du monde, mais Faith était beaucoup plus détendue au quotidien, maintenant qu'elle n'avait plus de tension à accumuler encore et encore. Cela n'empêchait pas l'officier Boscorelli et sa partenaire de se voir régulièrement en dehors du travail. Le jeune homme avait constaté le changement chez sa meilleure amie, et il en était plus que ravie pour elle.

« J'espère que l'on ne sera pas harcelé d'appel aujourd'hui. »

« Pourquoi donc Bosco, tu as eu une courte nuit ? »

« Ha ha ! Très drôle Yokas. »

La jeune femme gloussait à ses côtés, ce qui lui tira un sourire en dépit de l'air vexé qu'il tentait d'arborer.

« Non, mais j'aimerais passer voir Ma' dans l'après-midi. C'est son anniversaire aujourd'hui. »

« C'est l'anniversaire de Rose ? Mais pourquoi tu ne me l'as pas rappelé plus tôt ?! Je ne lui ai rien acheté. »

« Ce n'est pas important. Ça lui fera énormément plaisir de simplement te voir. Mais si tu y tiens vraiment alors on pourra toujours faire un détour chez un fleuriste. »

« Ça me va. »

Comme Bosco l'avait espéré l'après-midi fut tranquille. Les deux officiers se mirent d'accord pour aller dîner de bonne heure avant de prendre la route vers le bar que tenait Rose Boscorelli. Le bouquet de fleurs que Faith lui apporta lui fit énormément plaisir. Celle-ci l'enlaça et alla mettre les fleurs dans l'eau tout en lui répétant qu'elle n'aurait pas dû. Le fait que son fils était ici, de même que Faith, le jour de son anniversaire, lui mettait du baume au cœur.

L'homme qu'elle aimait appeler son « bébé » lui avait offert une jolie paire de boucles d'oreilles. Elle le prit dans ses bras et tous deux profitèrent de cette étreinte maternelle. Et bien qu'ils auraient aimé rester un peu plus longtemps avec la barmaid, les deux partenaires étaient toujours en service.

« On nous signale un cambriolage au 45 Avenue Lexington. »

Bosco fit un signe de tête à Faith qui l'interrogeait du regard pour savoir s'il voulait ou non répondre à l'appel.

« Cambriolage, 45 Lexington. 55-David on s'en charge. »

Une fois sur place les deux officiers firent le tour des lieux, prirent la déposition du propriétaire victime du cambriolage, interrogèrent la voisine d'en face qui semblait être la commère de l'immeuble. Bref, ils suivirent la procédure. L'homme les remercia et leur dit au revoir.

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Les officiers de 55-David s'apprêtaient à redescendre les deux étages à pieds quand la cloche de l'ascenseur retentit à leur niveau. Par réflexe ils jetèrent un œil aux individus dans la cabine. Faith ne se doutait pas qu'elle regretterait par la suite de s'être retournée.

Dans l'appareil, un couple d'amants partageait une étreinte plus que sensuelle. Ils semblaient dans une bulle, loin de se rendre compte d'où ils étaient. Bosco, en tant que défenseur de l'ordre public, se racla la gorge de manière significative ce qui mit un terme à leurs ébats. Faith tentait de réprimer un sourire au comportement de son partenaire dans une telle situation. Mais bien vite est n'eut plus à réprimer quoi que ce soit. En effet, quand l'homme qui était de dos se retourna, elle perdit son sourire.

« Fred ?! »

« Faith ? Hmm… qu'est-ce que tu fais là ? »

Le mari de Faith était dans de beaux draps. Son amante se cachait presque derrière lui, comme une adolescente prise en flagrant délit par les parents de son petit-ami. Mais l'officier Yokas l'avait déjà reconnu. Son partenaire qui était aussi légèrement en retrait était toujours là, immobile, bien trop choqué par le tableau insensé qui se jouait devant lui.

« Je fais mon boulot figure-toi. Maintenant je comprends mieux pourquoi toi tu n'en retrouves pas, du travail, depuis tout ce temps. »

Elle n'était pas aussi en colère qu'elle le laissait croire. En fait elle était surtout blessée. Mais il était hors de question qu'elle le lui montre. Que ce soit à lui ou à personne d'autre d'ailleurs.

« Faith, attends ! Ce n'est… »

« 'Ce n'est pas ce que tu crois', hein ? Pas à moi Fred, et épargne-moi tes excuses ! Tu te tapes ton infirmière dans mon dos, je pense qu'il n'y a rien d'autre à ajouter. Alors très bien. Fais-la toi tant que tu voudras, mais n'imagine même pas pouvoir franchir à nouveau la porte de chez moi ! »

Fred tenta de s'approcher de Faith mais se ravisa quand Bosco esquissa un pas en avant pour s'interposer. Mais ce fut inutile car la jeune femme s'avança vers son mari et lui colla une gifle magistrale qui résonna sur le palier.

Sans un mot de plus aux amants de l'ascenseur, elle tourna les talons et descendit les escaliers.

« En route, Bosco. »

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Dire que l'ambiance sur le retour au poste était tendue aurait été un euphémisme. L'un comme l'autre, les deux partenaires étaient perdus dans leurs pensées. Bosco lui-même n'en revenait pas. Fred n'était vraiment qu'un pauvre imbécile. Il ne se rendait même pas compte de la chance qu'il avait d'avoir une femme telle que Faith comme épouse. Mais maintenant sa chance venait de passer. D'ici à ce qu'elle s'entretienne avec son avocat pour demander le divorce et la garde des enfants, il n'y avait pas des kilomètres.

De son côté, sa partenaire était tout aussi absorbée par ses pensées. Elle se maudissait d'avoir été aussi crédule. D'avoir imaginé possible un retour à la normal avec Fred. Certes, frôler la mort peut avoir des effets miracles, mais pas à ce point. Elle était reconnaissante envers n'importe quelle entité ayant conduit son mari à arrêter de boire et de lui hurler dessus en permanence. Mais elle n'aurait pas dû espérer plus.

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Aucun mot n'avait été échangé entre eux jusqu'à la fin de leur service. Mais en ayant assez de ce silence pesant dont il n'était nullement responsable, Bosco décida d'interpeller sa partenaire pour la faire sortir de sa léthargie.

« Tu veux qu'on aille boire un verre chez Haggerty avec les autres ? »

« Vas-y sans moi, je préfère rentrer. »

« Et risquer de tomber nez à nez avec Fred ? »

Le sujet tendu venait d'être abordé. Il risquait bien de la voir se refermer comme une huître. C'était quitte ou double.

« Je lui ai dit qu'il n'avait pas intérêt à revenir. »

« Tu le connais, Faith. Et puis il reviendra au moins chercher ses affaires. Tu veux vraiment risquer un éclat de voix devant les gosses ? »

La jeune femme poussa un soupir et s'assit sur l'un des bancs du vestiaire. Bosco vint se poser à ses côtés.

« Je n'ai pas vraiment le choix, Bosco. Et puis je ne vais pas laisser les enfants tous seuls à la maison. »

« Je peux demander à Ma' de les prendre pour la nuit. Ça ne lui posera aucun problème. »

« Bos'… »

« Prends tes affaires Faith, je nous ramène chez moi. »

Bosco n'attendait aucune protestation de sa partenaire. Comme à leur habitude ils quittèrent ensemble le commissariat après avoir salué leurs collègues et souhaité un bon courage aux officiers de nuit. Sur la route, Bosco appela sa mère pour lui demander de prendre en charge les petits Yokas pour la nuit. Il lui proposa de les déposer chez elle, mais cette dernière lui assura qu'elle irait les chercher et qu'elle les emmènerait à l'école le lendemain matin. Son fils la remercia alors au nom de sa meilleure amie et lui souhaita de passer une bonne nuit. Le reste du voyage se fit dans le silence.

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Une fois dans l'appartement de Bosco, débarrassés de leurs manteaux et de leurs chaussures, ce dernier lui proposa de se restaurer un peu. Il s'agissait de restes mais cela leur suffisait grandement. Ni l'un ni l'autre n'avait vraiment faim de toute manière. Pour faire oublier ses soucis à Faith, au moins pour la nuit, il orienta la discussion sur des sujets légers et plaisants. Il arriva même à lui rendre le sourire. Ils parlèrent aussi des enfants, de la saison de football de Charlie et des humeurs d'Emily. Après avoir partagé une tasse de thé devant la télé, qui ne proposait plus grand-chose d'intéressant à leurs yeux, ils décidèrent d'aller se coucher. Tout naturellement la jeune femme vint s'allonger aux côtés de son partenaire. C'était devenu presque une habitude quand elle passait ses soirées avec lui.

Seulement cette nuit-là Faith eut du mal à trouver le sommeil. Elle faisait son possible pour rester tranquille dans le lit, pour ne pas réveiller l'homme qui dormait à ses côtés, mais il n'y avait rien à faire. D'ailleurs celui-ci finit par se réveiller au bout d'un moment. Faith était tournée vers la fenêtre, lui tournant le dos, mais il sentait à sa respiration qu'elle ne dormait pas. Tout son corps était trop tendu pour cela.

« Tu devrais arrêter de réfléchir. »

« Je t'ai réveillé ? Excuse-moi… »

« Ton cerveau fait trop de bruit. »

Ils échangèrent un bref sourire puis Bosco finit par s'assoir contre la tête de lit.

« Même si l'on a tendance à dire que la nuit porte conseil, ce n'est pas comme ça que tu trouveras le sommeil. »

« Je n'arrive pas à croire qu'il puisse me faire ça. Je veux dire, pas après tout ce qu'on a vécu. Tout ce que j'ai supporté de lui. J'aurais pu partir quand les choses n'allaient plus, d'ailleurs j'y ai pensé, mais pour les enfants j'ai tenu bon. Et maintenant que les choses ont repris leur cours normal je pensais que l'on pourrait retrouver ce que l'on avait avant. J'avais faux sur toute la ligne. »

« Fred n'est qu'un abruti. Il ne voit pas la femme en or qu'il a épousée il y a quelques années et qu'il est en train de perdre aujourd'hui. »

Faith se sentit rougir à ce compliment à peine voilé mais par chance la pièce était plongée dans le noir.

« Je ne vais pas te dire de le quitter ou de rester avec lui pour les enfants, parce que cela ne regarde que toi. Mais la seule chose que je te demande, Faith, c'est de ne pas te laisser détruire par ses actes. A lui seul de les assumer. »

« Je ne peux pas penser que pour moi Bosco, je dois aussi tenir compte des enfants. »

« Quoique tu décides, ils auront toujours un père et une mère. Même si tu venais à partir, tes enfants t'en voudront peut-être au départ, mais quand ils seront plus grands ils comprendront tes choix. »

Faith ne répondit rien et baissa la tête. Elle avait le regard posé sur ses mains qu'elle tordait. Délicatement son partenaire vint poser une main sur son bras, ce qui eut pour effet de lui faire relever la tête. Quand il fut sûr d'avoir son attention il reprit la parole.

« Peu importe ce que tu feras, je serai là. Tu pourras toujours compter sur moi. »

« Je sais Bos'… Je sais. »

Sur ces mots elle décroisa les jambes pour s'installer un peu plus confortablement contre le montant du lit et posa sa tête sur l'épaule de Bosco. Ils restèrent ainsi un certain moment jusqu'à ce que la jeune femme ne bouge un peu et se redresse.

« Maintenant il faut que tu dormes, sinon demain tu vas roupiller dans la voiture. Et il n'en est pas question. »

Sur ce dernier trait d'humour de la journée, les deux partenaires se réinstallèrent sous la couette pour terminer leur nuit.


Alors, qu'avez-vous pensé de ce deuxième chapitre ? =)